Conférence de presse du Premier Ministre et du Ministre de la santé

Le Premier ministre, Édouard Philippe, a présenté samedi 28 mars avec le Ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, un point complet sur la situation du pays face à l’épidémie de Covid 19. Y ont également participé le Professeur Jérôme Salomon, Directeur général de la Santé, le Professeur Arnaud Fontanet de l’Institut Pasteur, et la professeure Karine Lacombe de l’APHP.

Voici l’essentiel de leur présentation >> Présentation_Point_de_situation_sur_le_Covid_19_28_03_2020

Déclaration du Premier ministre

Il s’agit d’une crise sanitaire sans précédent depuis un siècle.

Près de la moitié de l’humanité est confinée.

Le combat ne fait que commencer.

« Les 15 premiers jours d’avril seront encore plus difficiles que les 15 derniers jours. »

Pr Karine Lacombe, cheffe du service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine

Le virus est dangereux :

– Il est très contagieux : une personne infectée peut en contaminer entre 2/3 autres.

– Environ 15% des personnes asymptomatiques entrainent des complications.

– Le virus frappe les personnes âgées et les plus fragiles.

– Mais il n’épargne pas les plus jeunes.

Les passages en réanimation ne sont pas proposés aux personnes très âgées car lorsque l’on est âgé, il y a un risque très important de ne pas sortir de réanimation.

Il y a donc beaucoup de choses que l’on ne sait pas : « Le virus est-il présent dans l’environnement ? Est-ce qu’il persiste longtemps dans l’air, dans les surfaces inertes ? On ne sait pas. On sait que l’on peut trouver du virus, mais on ne sait pas si ce virus est infectant » a précisé la professeure.

Professeur Jérôme Salomon, Directeur général de la Santé

Le dispositif national de surveillance de l’épidémie est basé sur 3 sources :

1️. Le nombre de cas de tests positifs

2️. Le suivi hospitalier quotidien des formes sévères de la maladie (plus de 600 hôpitaux signalent tous les jours les nouvelles admissions)

3️. Le recours aux soins en ville (surveillance syndromique de la population)

Concernantla surveillance de la mortalité, elle est assurée grâce :

– à la mortalité recensée dans les hôpitaux

– à la surveillance de la mortalité dans les EHPAD (les chiffres seront disponibles la semaine prochaine)

– à la surmortalité enregistrée par l’INSEE, par rapport à la mortalité habituelle.

Un tableau de bord est disponible sur le site du Gouvernement.

Ici >> https://dashboard.covid19.data.gouv.fr/

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Premier ministre sur la stratégie générale

81 à 85% des cas sont bénins. 15% peuvent êtres des cas sévères.

En France, nous comptions 5.000 lits en réanimation avant l’épidémie.

Nous avons 2 objectifs :

1/ Augmenter notre capacité d’accueil dans les services de réanimation

2/ Aplanir la courbe des hospitalisations : faire en sorte qu’il y ait moins de cas sévères.

« Cette stratégie est parfaitement justifiée au niveau national, mais doit être mise en œuvre au niveau régional. »

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Pr Arnaud Fontanet, Directeur du Département Santé Global à l’institut Pasteur

Pour limiter le nombre de patients en réanimation, la stratégie de confinement a été mise en place. Il convient également d’appliquer les mesures barrières : se laver les mains, utiliser un mouchoir à usage unique… et les mesures de distanciation sociale (télétravail, fermeture des écoles…). Cette association des mesures barrières et des mesures de distanciation sociale va diminuer nos contacts et donc la contamination.

En moyenne, sans ces mesures, chaque malade va infecter 3 personnes. L’objectif est de limiter les contacts, pour limiter ce nombre de personnes infectées. Pour estimer l’impact des mesures de confinement, il va falloir attendre un peu. Les premiers impacts seront connus en fin de semaine prochaine.

Premier ministre

« Au moment où nous avons pris les mesures de confinement, il y avait moins de 8.000 cas sur le territoire national et moins de 200 morts de la maladie. Je ne laisserai personne dire qu’il y a eu du retard sur les mesures de confinement ».

Le confinement sera prolongé au moins jusqu’au 15 avril. Nous ferons un nouveau bilan la semaine prochaine.

Déclaration du Ministre de la Santé et des Solidarités

Sur la préparation des hôpitaux avant l’apparition de l’épidémie :

– le Plan Blanc a été activé partout,

– il y a au moins un hôpital COVID par département,

– mobilisation de tous les hôpitaux publics et privés

– passage de 5.000 à 10.000 lits en réanimation, nous souhaitons atteindre un objectif de 14.000 à 14.500 lits.

Nous avons plusieurs enjeux :

1️. Humain : laréserve sanitaire s’enrichit chaque jour de 1.000 soignants supplémentaires. 40.000 réservistes aujourd’hui (vs 22.000 début mars)

2️. Matériel : il faut assurer l’approvisionnement en médicaments face à une augmentation massive de la consommation des produits liés à la réanimation, jusqu’à +2.000% pour certains produits. Un plan d’action national a été déclenché pour faire face à l’urgence :

a/ renforcement des approvisionnements avec les industriels

b/ allocation des produits entre les régions

c/ identification des alternatives

d/ optimisation des pratiques

Nous optimisons les moyens nationaux en :

1/ Augmentant les capacités de réanimation

2/ Augmentant les équipements et renforts humains

3/ Transférant les malades.

Concernant la protection des soignants et la question des masques : le stock national est de 117.000 millions de masques chirurgicaux. En période d’épidémie, ce n’est pas assez.

Face à l’augmentation massive des besoins pour les professionnels de santé (consommation hebdomadaire = 40 millions), ont été mis en œuvre :

– des réquisitions

– une hausse de la production (x3) grâce à nos producteurs nationaux (production nationale mensuelle = 40 millions)

– une recherche d’augmentation encore de ces capacités de production nationale

– un achat de plus d’un milliard de masques à l’étranger

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Concernant les tests et traitements :

Notre stratégie en matière de tests a évolué : au début, tous les cas suspects étaient testés via des tests PCR.

Tests PCR : en mars, 5.000/jour, fin avril nous serons à 50.000/jour

Il existe des tests rapides avec un rendu de résultats en quelques minutes (30 min maximum). La France a passé une commande pour 5 millions.

30.000/jours en avril, 60.000/jour en mai puis 100.000/jour

Traitement: aucun traitement spécifique n’a fait ses preuves formellement.

13 études cliniques en cours et 16 sont à venir. 7 traitements sont étudiés.

Soutien massif de la France à la recherche : 5 milliards d’euros sur 10 ans

« S’il s’avérait qu’un traitement était efficace, nous mettrions tout en œuvre pour le fournir à tous les Français » a rappelé le ministre de la Santé.

Premier ministre sur lesemplois et revenus des Français

Pas de rupture des droits des plus fragiles :

– Prolongation des allocations chômage pour les personnes qui ont épuisé leurs droits à compter du 12 mars 2020

– Éligibilité aux droits sociaux prolongée sans réexamen de situation (AAH, RSA, PCH…)

– Rémunération des travailleurs en situation de handicap maintenue en cas de réduction de l’activité ou de fermeture de l’établissement

– Trêve hivernale prolongée de 2 mois, jusqu’au 31 mars.

Renforcer les droits des personnes en arrêts maladie :

– Suppression du délai de carence pour les salariés du privé comme pour les fonctionnaires

– Élargissement du champ des bénéficiaires du complément aux indemnités journalières versé par l’employeur

Mesures en faveur de l’économie

1️. Report du paiement d’échéances sociales et/ou fiscales (URSSAF, impôts directs) représentant jusqu’à 32,5 Md€

2️. Un dispositif de chômage partial simplifié et renforcé

3️. Un fonds de solidarité de 1,2Md€ financé par l’État, les Régions et les assureurs ; versement début avril, au titre du mois de mars, une aide allant jusqu’à 1.500 euros pour les TPE, les indépendant, les professions libérales et les micro-entrepreneurs les plus touchés par la crise

4️. Une garantie de l’État à hauteur de 300 mds d’€ sur les lignes de trésorerie bancaires octroyées aux entreprises

5️. Possibilité de report des loyers, des factures d’eau, de gaz et d’électricité pour les TPE en difficulté.

Édouard Philippe : « Nous sommes installés dans un combat qui va durer.Nous devons tous l’intégrer, comprendre que nous devons nous installer dans un combat qui va durer.En respectant les consignes de confinement, les gestes barrières, nous le gagnerons. »

Pendant le confinement, c’est l’école à la maison !

Chaque jour, en cette période difficile, le travail des professeurs et de toute la communauté éducative, leurs initiatives innombrables, permettent d’accompagner les familles dans le suivi de leurs enfants et à ceux-ci de demeurer des élèves.

Le confinement ne doit pas être assimilé à des vacances pour les enfants. Et tout l’enjeu des acteurs de l’éducation est d’assurer cette continuité éducative pour tous les enfants, quels que soient leur niveau, le bagage éducatif de leurs parents et l’équipement numérique de leur famille.

En effet, dans le contexte de la crise sanitaire actuelle, il est fondamental que tous les élèves, qu’ils bénéficient ou non d’une connexion internet, puissent garder le contact et poursuivre leurs apprentissages.

Des dispositifs et des outils ont été développés à cette fin.L’éducation nationale mobilise toutes les ressources possibles afin de permettre la continuité pédagogique de chaque élève.

Le CNED a ainsi développé un service en ligne : Ma classe à la maison, qui propose des séances pédagogiques en ligne pour les élèves de la primaire au lycée.

Les enseignants utilisent l’environnement numérique de travail (pronote, maclasse.com ou autre) de leur établissement pour partager les ressources, supports de cours et exercices avec leurs élèves. Pour les plus grands, des audio ou visioconférences sont proposées pour certains cours.

L’audiovisuel public, à travers France Télévisions, Radio France et Arte, se mobilisent également en proposant des programmes de qualité en lien avec les programmes scolaires.

Retrouvez tout le programme détaillé sur le site internet de Lumni : https://www.lumni.fr et sur le site internet d’Éduc’Arte : https://educ.arte.tv

Un label « Nation apprenante »a été créé. Les émissions diffusées à destination des élèves sont ainsi identifiables par les parents grâce au visuel ⤵️ 200330_TEXTE_COVID6

Un vadémécum est également disponible pour détailler la mise en œuvre de la continuité pédagogique ⤵️

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Pour plus de proximité et d’adaptation aux besoins de chacun, les services académiques ont mis en place des cellules téléphoniques à destination des parents d’élèves, pour être à leur écoute et les guider pas à pas dans la mise en œuvre de cette continuité pédagogique.

Enfin des précisions sur les examens, et notamment le bac 2020, seront données en fin de semaine par le Ministre de l’Éducation nationale.

La date de reprise des cours n’est à ce jour pas connue, elle dépendra de l’évolution de l’épidémie. Ce sont les autorités sanitaires qui en décideront.

Adoption par L’Assemblée Nationale du Projet de loi d’Urgence sanitaire

Ce qu’il faut retenir sur les congés payés et le droit du travail

Les dispositions de l’article 7 du PJL visent à permettre à l’employeur de faire face à la baisse d’activité liée à la pandémie. Il pourra, dans une certaine limite, imposer l’utilisation par ses salariés de congés payés et de jours de réduction du temps de travail (RTT) et de jours de repos affectés sur le compte épargne temps (CET), et déterminer les dates de prise de ces congés.

❌ Il ne s’agit pas de supprimer les congés des salariés mais d’utiliser une disposition déjà existante du Code du travail pour permettre aux entreprises de s’adapter. Elles peuvent ainsi réduire le délai de prévenance, de manière unilatérale, pour les RTT ou le CET, et par accord de branche ou d’entreprise pour les congés payés.

Les congés payés sont un droit auxquel les salariés sont particulièrement attachés. L’objectif du gouvernement est exclusivement d’aménager les délais dans lesquels l’employeur peut imposer la date où ils sont pris.

✔️ Le dialogue social doit primer pour renforcer la concertation sur les modalités de prise des congés dans l’entreprise.

✅ C’est pourquoi il est proposé de soumettre à un accord collectif la possibilité de réduire les délais de prévenance applicable pour fixer les dates de congés.

✅ Cet accord ne pourra modifier les dispositions relatives aux congés quepour un nombre maximal de 6 jours ouvrables.

Des mesures spécifiques pour les demandeurs d’emploi :

Des dispositions particulières sont également prévues pour les allocataires en fin de droits. Le Gouvernement va permettre la prolongation des droits à l’allocation-chômage pour les demandeurs d’emplois arrivant en fin de droit courant mars et jusqu’à la fin de la période de confinement.

L’objectif est d’éviter une perte de revenus, la période de confinement ne permettant pas à ces chômeurs de retrouver rapidement une activité professionnelle.

📍 Sont concernés tous les demandeurs d’emploi (y compris les saisonniers et les intérimaires) dont la fin de droits est en mars ou pendant toute la période de confinement.

📍 Le versement de l’allocation-chômage sera prolongé jusqu’à la fin de cette période de confinement. Cette indemnisation supplémentaire ne viendra pas réduire les éventuels droits à venir.

✅ Les conditions de prise en charge des coûts de formation, des rémunérations et cotisations sociales des stagiaires de la formation professionnelle sont adaptées.

Restez chez vous : Sauvez des vies !

Information Coronavirus COVID-19
Respectez le confinement mis en place
Elections-municipales-2020

Depuis ce mois de janvier, une épidémie de Coronavirus COVID-19 (ex 2019-nCoV) s’est propagée depuis la Chine. 

Retrouvez toutes les réponses officielles aux questions que vous vous posez sur ce qu’est le Coronavirus COVID-19 et les recommandations pour votre santé sur la plateforme >> gouvernement.fr/info-coronavirus 

Lundi 16 mars, le Président de la République a annoncé des mesures importantes pour réduire les contacts ainsi que les déplacements au strict minimum, et ce sur l’ensemble du territoire dès le mardi 17 mars 12h00, pour quinze jours minimum.

Les sorties de son domicile sont désormais autorisées uniquement sur attestation et exclusivement pour :

  • Se déplacer de son domicile à son lieu de travail lorsque le télétravail n’est pas possible ;

  • Faire des achats de première nécessité dans les commerces de proximité autorisés ;

  • Se rendre auprès d’un professionnel de santé ;

  • Se déplacer pour la garde de ses enfants ou pour soutenir des personnes vulnérables à la stricte condition de respecter les gestes barrières ;

  • Sortir ses animaux à proximité du domicile ;

  • Faire de l’exercice physique uniquement à titre individuel, autour du domicile et sans aucun rassemblement.

Toute infraction à ces règles sera sanctionnée par une amende et je vous invite à les respecter scrupuleusement.

Mieux le confinement sera respecté, plus il sera efficace.

Face au coronavirus, il est des gestes simples importants pour préserver votre santé et celle de votre entourage :

  • Se laver les mains régulièrement ;

  • Rester chez soi ;

  • Tousser et éternuer dans son coude ;

  • Utiliser des mouchoirs jetables et les jeter immédiatement après usage ;

  • Ne pas se serrer la main et éviter les embrassades et les contacts.

Un numéro vert répond est mis en place pour toutes vos questions, 24h/24 et 7j/7 :

☎ 0 800 130 000

Attention, cette plateforme téléphonique ne dispense pas de conseils médicaux.


J’ai des symptômes (toux, fièvre) qui me font penser au Covid-19 :

✔️je reste à domicile,

✔️ j’évite les contacts,

✔️ j’appelle un médecin avant de me rendre à son cabinet,

✔️ ou j’appelle le numéro de permanence de soins de ma région,

✔️ je peux également bénéficier d’une téléconsultation,

si les symptômes s’aggravent avec des difficultés respiratoires et signes d’étouffement, j’appelle le SAMU au 15,

❌ je ne me rends pas aux urgences,

❌ je n’appelle pas le 15 en cas de simple fièvre pour ne pas l’encombrer,

❌ je ne me rends pas chez le docteur sans l’avoir appelé avant.

Retrouvez ci-dessous les documents importants :

Attestation de déplacement : Attestation_de_deplacement_derogatoire

Justificatif de déplacement professionnel : Justificatif-de-deplacement-professionnel

Foire aux questions sur le confinement : FAQ-restrictions-VDEF

Mon intervention au sujet du quartier de la Part-Dieu lors du Conseil Municipal du 17 décembre dernier

Monsieur le Maire, Chers collègues,

La présentation du rapport des mandataires de la SPL Part-Dieu est l’occasion de s’arrêter quelques instants sur ce beau projet. Je voulais saisir cette opportunité, d’abord pour saluer le travail  accompli par les équipes de la SPL Part-Dieu et ensuite pour faire un point d’étape sur la transformation de la Part-Dieu, quartier emblématique de notre Ville comme de notre Métropole, au cœur du 3ème arrondissement.

L’objectif que nous nous sommes donnés est ambitieux, il est de réinventer la Part-Dieu.

Réinventer la Part-Dieu implique de faire de ce quartier des années 70 un quartier tertiaire de référence en Europe, un quartier du XXIè siècle. La Part-Dieu est aujourd’hui le second centre d’affaires en France et il faut poursuivre le développement pour répondre à une demande croissante, sur un marché tertiaire lyonnais particulièrement dynamique.

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(suite…)

Mon intervention au sujet du Boxing Lyon United lors du Conseil Municipal du 24 septembre dernier

Monsieur le Maire,

Chers collègues,

Cette délibération est le signe du dynamisme associatif et sportif dans le 3ème arrondissement de Lyon.

Le « Boxing Lyon United » nous, les élus du 3ème, l’avons vu naitre dans cet arrondissement. Aventure humaine, aventure sportive, nous avons suivi avec passion son développement et ses incroyables réussites.

L’aventure humaine est celle d’un homme et d’un collectif. Pour comprendre cet incroyable succès, il faut connaitre l’humanité de Kamel Hasni et en particulier, au-delà de son palmarès sportif, son remarquable sens du collectif.

© droits réservés
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L’aventure sportive est celle de résultats rapides tels ceux de Paul Omba-Biongolo et sa victoire en championnat d’Europe des moins de 22 ans en 2017 5 ans seulement après la création du club.

Ce qui fait aussi cette réussite, c’est l’accent que le « Boxing Lyon United » met sur la citoyenneté. Ce qui rend ce club remarquable, c’est son état d’esprit.

Ce club n’est pas un club où l’on consomme de l’activité sportive.

Ce n’est pas non plus un club où tout est tourné vers la performance de quelques-uns.

Ce club développe une dynamique où l’émancipation de l’individu et la vie collective sont pleinement reliés.

(suite…)

Mon intervention au sujet du conventionnement d’Ebulliscience lors du Conseil Municipal du 2 juillet

 

Monsieur le Maire,

Chers collègues,

 

Je suis heureuse d’intervenir au sujet de cette délibération qui incarne la lutte pragmatique, efficace contre les inégalités sociales et pour l’accès à la connaissance.

 

Tout a commencé avec une expérimentation développée par Ebulliscience, avec notre soutien, car notre majorité, progressiste, ne croyait pas en la fatalité de l’échec en mathématiques et dans les matières scientifiques.

 

Ebulliscience c’est un mouvement associatif, avec des bénévoles et des professionnels, un mouvement d’éducation populaire, qui, dans la lignée de l’action lancée par feu Georges Charpak, Prix Nobel de physique, construit depuis 20 ans un nouvel accès à l’apprentissage des sciences par la main à la pâte, par le faire, par des projets concrets qui parlent aux enfants.

 

Ebulliscience est un acteur complémentaire de l’école qui organise également des centres aérés éducatifs sur les sciences pendant les vacances et les jours de semaine non scolaires ainsi que nos classes sciences dans l’école Olympe de Gouge.

 

S’il y a un goût des mathématiques, il n’y a pas, au sens propre du terme, une bosse des mathématiques que l’on aurait ou que l’on aurait pas.

 

Et ce goût des mathématiques et des sciences est la base d’un bon apprentissage. Et c’est pour cette raison que nous souhaitons le voir se développer partout, t également dans nos quartiers et à Mermoz Lyon 8ème.

 

La grande force d’Ebulliscience, c’est l’humilité et la générosité des scientifiques qui s’y engagent. C’est humblement qu’ils savent que leur goût des sciences n’est pas une qualité supérieure qui les dinguerait des autres. C’est généreusement qu’ils consacrent du temps et renoncent à une carrière professionnelle plus rémunératrice pour travailler des voies alternatives au développement du goût pour les mathématiques et les sciences chez nos enfants.

 

Cette innovation nous l’avons soutenue et accompagnée.

 

A chaque évaluation, l’intérêt se confirmait et en même temps la méthode s’améliorait.

 

La valeur de ce trésor pédagogique est d’ailleurs reconnue à l’échelle nationale. A ses côtés, avec mon collègue Franck Lévy, pendant qu’il en faisant la découverte il y a quelques semaines à l’école Pasteur, je peux vous dire tout l’intérêt porté par mon collègue Député Cédric Villani en charge du rapport national sur l’enseignement des mathématiques, à notre travail commun avec Ebulliscience.

 

Cette délibération consolide et amplifie l’intervention d’Ebulliscience, c’est une bonne nouvelle pour tous les enfants de Lyon.

 

Mais surtout cette délibération annonce la démultiplication de cette réussite grâce à son adossement à notre périscolaire. La synergie entre ce projet réussi, reconnu et la sensibilisation de nos animateurs périscolaires va ouvrir des voies prometteuses pour les petits lyonnais.

 

Cette délibération fait le pari de l’intelligence des acteurs professionnels et associatifs lyonnais : je sais qu’ils seront au rendez-vous et j’en suis heureuse car nous allons ainsi faire bouger un des points de blocages des apprentissages scolaires.

 

Cette délibération c’est la promesse réaliste d’enfants qui réussiront mieux scolairement et auront accès au formidable champ culturel des sciences, c’est une chance pour leur avenir et nous nous en félicitons.

Je vous remercie.

Nous voulons plus qu’un plan banlieues !

Tribune publiée le 19 mai dans Libération

Nous, parlementaires de La République en Marche, impliqués dans les quartiers prioritaires de la ville (QPV), dont nous sommes pour beaucoup issus, forts de notre diversité, tenons à être force de propositions pour en finir avec les ghettos et l’assignation à résidence.

Le président de la République s’exprimera le mardi 22 mai pour lancer la mobilisation nationale en faveur des quartiers, alors qu’une résignation forte se fait ressentir dans ces territoires. Dès la campagne présidentielle, puis dans son discours de Roubaix-Tourcoing, le président de la République a fixé un cap clair : l’heure est à l’action et tout se fera ensemble, avec les acteurs de terrain. Encore un plan banlieues, diront certains. Nous voulons sortir de manière claire et définitive d’une politique de la ville inefficace et à bout de souffle, pour aller vers un instrument d’équité de tous les territoires de la Nation, sans opposer nos compatriotes entre eux.

Les quelque 6 millions de Français qui vivent dans ces quartiers en difficulté n’ont pas à justifier la nécessité d’un investissement des pouvoirs publics. L’État doit rendre compte de l’accès équitable de tous les habitants aux services publics. Ce bouleversement de logique est la seule manière de ne plus jamais avoir à réfléchir à un plan banlieues. Il permettra aussi d’assurer une équité de traitement de tous les Français où qu’ils résident, dans nos campagnes ou dans nos villes, en métropole ou en outre-mer.

Les banlieues ne doivent pas être traitées comme étrangères à la République, et le soutien de l’État quasiment assimilé à de l’aide au développement. Celles et ceux qui vivent dans ces territoires ne sont pas des citoyens de seconde zone. Le traitement spécifique doit être remplacé par le même accès aux droits pour tous les Français.

Pour assurer la solidarité nationale, un mécanisme d’évaluation et de correction des inégalités devrait être mis en œuvre par une méthode statistique, en lien avec la réforme de la fiscalité locale. L’objectif serait de mieux mesurer les inégalités sociales et territoriales, pour les combattre avec force.

Éducation, formation et emploi

Les efforts doivent être poursuivis et concentrés sur l’éducation, pour lutter contre les inégalités à la racine. Nous pourrions aller plus loin dans le dédoublement des classes en zones d’éducation prioritaire, notamment en envisageant de l’expérimenter jusqu’au CM2 dans certains quartiers en difficulté. Nous croyons en l’école publique qui, avec des moyens adaptés et l’implication des équipes éducatives, doit parvenir à ouvrir les voies d’excellence à celles et ceux qui le souhaitent, sans la création d’un nouveau parcours spécifique. L’accès aux classes préparatoires et aux grandes écoles, de commerce, d’ingénieurs, ou encore de préparation aux concours de la fonction publique, tout comme à la formation en apprentissage de métiers d’avenir, doit tendre vers une meilleure représentativité sociale et territoriale. Le Président s’est engagé avec détermination pour une politique efficace de lutte contre les discriminations, notamment à l’embauche. Nous devons permettre aux habitants des quartiers, en particulier aux jeunes, d’être pleinement inclus. Pour cela, les entreprises et projets issus de l’économie sociale et solidaire (ESS) représentent un levier puissant contre l’exclusion.

La stigmatisation doit changer de camp. Il convient d’intensifier les campagnes de «testing» contre les discriminations, «traquer les employeurs» qui ne respectent pas la loi et «pénaliser les entreprises qui ont recours à ces pratiques», comme l’a expliqué le chef de l’État. Le «name and shame» sera une mesure forte, en permettant de rendre public le nom des entreprises fautives.

Afin de parvenir à des résultats tangibles et rapides dans nos quartiers, des solutions pragmatiques doivent être co-construites au plus près du terrain. Et pour cela, si la mobilisation de l’ensemble des acteurs est nécessaire, celle des habitants est indispensable. Ainsi, la concertation et le droit à l’expérimentation doivent être renforcés dans les territoires. Les actes sont déjà là : emplois francs, la police de sécurité du quotidien, ou encore le dédoublement des classes de CP et CE1 ont été lancés par gouvernement. Nous saluons ces mesures qui ont été prises dans une logique d’équité et mises en place dans le cadre de dispositifs de droit commun, et non par la politique de la ville. Nous réaffirmons notre confiance envers le gouvernement pour aller plus loin, avec l’ensemble des acteurs.

Députés de la Nation, nous serons au rendez-vous pour veiller à la mise en œuvre des actions à venir, pour rappeler au gouvernement ses engagements, et pour faire remonter la parole des habitants des quartiers. Nous prenons l’engagement de tout faire pour sortir nos quartiers de leur situation de territoires de seconde zone. En somme, nous voulons plus qu’un plan banlieues : une mobilisation nationale pour l’humain.

Signataires
Saïd AHAMADA, député des Bouches-du-Rhône
Nadia HAI, députée des Yvelines
Valérie PETIT, députée du Nord
Pierre-Alain RAPHAN, député de l’Essonne
Damien ADAM, député de Seine-Maritime
Patrice ANATO, député de Seine-Saint-Denis
Didier BAICHERE, député des Yvelines
Belkhir BELHADDAD, député de la Moselle
Anne BRUGNERA, députée du Rhône
Carole BUREAU-BONNARD, députée de l’Oise
Sébastien CAZENOVE, député des Pyrénées-Orientales
Jean-François CESARINI, député du Vaucluse
Sylvie CHARRIERE, députée de Seine-Saint-Denis
Dominique DAVID, députée de Gironde
Nicole DUBRE-CHIRAT, députée du Maine-et-Loire
Stella DUPONT, députée du Maine-et-Loire
Albane GAILLOT, députée du Val-de-Marne
Emilie GUEREL, députée du Var
Stanislas GUERINI, député de Paris
Christophe JERRETIE, député de la Corrèze
Anissa KHEDHER, députée du Rhône
Rodrigue KOKOUENDO, député de Seine-et-Marne
Aina KURIC, députée de la Marne
Mustapha LAABID, député d’Ille-et-Vilaine
Mohamed LAQHILA, député des Bouches-du-Rhône
Frédérique LARDET, députée de Haute-Savoie
Fiona LAZAAR, députée du Val-d’Oise
Annaïg LE MEUR, députée du Finistère
Marion LENNE, députée de Haute-Savoie
Alexandra LOUIS, députée des Bouches-du-Rhône
Laurence MAILLART-MEHAIGNERIE, députée d’Ille-et-Vilaine
Jean François MBAYE, député du Val-de-Marne
Jean-Michel MIS, député de la Loire
Cendra MOTIN, députée de l’Isère
Matthieu ORPHELIN, député du Maine-et-Loire
Catherine OSSON, députée du Nord
Zivka PARK, députée du Val-d’Oise
Anne-Laurence PETEL, députée des Bouches-du-Rhône
Cathy RACON-BOUZON, députée des Bouches-du-Rhône
Cécile RILHAC, députée du Val-d’Oise
Laurianne ROSSI, députée des Hauts-de-Seine
Cédric ROUSSEL, député des Alpes-Maritimes
Sira SYLLA, députée de Seine-Maritime
Aurélien TACHE, député du Val-d’Oise
Hélène ZANNIER, députée de la Moselle
Jean-Marc ZULESI, député des Bouches-du-Rhône

Inauguration de la pension de famille Armée du Salut 51 rue Germain Lyon 6ème arrondissement

 

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J’ai été invitée à prononcer une allocution à l’occasion de l’inauguration de la pension de famille portée par l’Armée du Salut au 51 Rue Germain dans le 6ème arrondissement de Lyon.

La voici retranscrite :

« Monsieur le Secrétaire Général de la Préfecture du Rhône, Préfet délégué pour l’égalité des chances,

Monsieur le Maire de Lyon,

Madame la Vice-Présidente de la Métropole de Lyon,

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement de Lyon,

Monsieur le Directeur des Programmes d’Inclusion Sociale,

Monsieur le Représentant de Lyon Métropole Habitat,

Vous tous habitants et travailleurs sociaux,

 

Le logement et l’emploi sont les deux défis prioritaires de notre pays.

Notre situation nationale sur le logement n’est pas satisfaisante. Nous le savons.

Et nous devons relever ce défi. Nous y travaillons d’ailleurs actuellement à l’Assemblée avec la future loi ELAN.

Pour relever ce défi, il faut regarder les problèmes en face et les dire afin de les résoudre.

Observer ce qui marche et ce qui ne marche pas constitue déjà un pas vers la résolution d’un problème.

Ne pas cacher ce qui ne marche pas pour le résoudre mais nommer aussi ce qui marche pour que cela fasse exemple.

(suite…)