Inauguration de la pension de famille Armée du Salut 51 rue Germain Lyon 6ème arrondissement

 

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J’ai été invitée à prononcer une allocution à l’occasion de l’inauguration de la pension de famille portée par l’Armée du Salut au 51 Rue Germain dans le 6ème arrondissement de Lyon.

La voici retranscrite :

« Monsieur le Secrétaire Général de la Préfecture du Rhône, Préfet délégué pour l’égalité des chances,

Monsieur le Maire de Lyon,

Madame la Vice-Présidente de la Métropole de Lyon,

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement de Lyon,

Monsieur le Directeur des Programmes d’Inclusion Sociale,

Monsieur le Représentant de Lyon Métropole Habitat,

Vous tous habitants et travailleurs sociaux,

 

Le logement et l’emploi sont les deux défis prioritaires de notre pays.

Notre situation nationale sur le logement n’est pas satisfaisante. Nous le savons.

Et nous devons relever ce défi. Nous y travaillons d’ailleurs actuellement à l’Assemblée avec la future loi ELAN.

Pour relever ce défi, il faut regarder les problèmes en face et les dire afin de les résoudre.

Observer ce qui marche et ce qui ne marche pas constitue déjà un pas vers la résolution d’un problème.

Ne pas cacher ce qui ne marche pas pour le résoudre mais nommer aussi ce qui marche pour que cela fasse exemple.

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Rapport sur les relations entre les parents et l’école présenté ce jour en Commission affaires culturelles et éducation

Ce matin, ma collègue Aurore Bergé, députée des Yvelines, et Béatrice Descamps, députée du Nord, nous ont présenté le rapport qu’elles ont réalisé sur les relations entre l’école et les parents. Ce travail de grande qualité m’a conduit à les questionner, à partir de mon expérience d’élue de terrain, sur le rôle des associations d’éducation populaire dans le lien avec les parents les plus éloignés de l’école ainsi que sur l’intérêt des conseils de vie périscolaire.

 

 

La réponse d’Aurore Bergé a été intéressante et constructive. Elle permet de mettre l’action lyonnaise en perspective, par rapport à d’autres situations à l’échelle nationale.

 

De nombreuses actions menées durant les six premiers mois de la XVème législature

Il y a quelques jours, le 27 décembre exactement, cela a fait 6 mois depuis la première séance publique à laquelle j’ai participé à l’Assemblée nationale. Déjà 6 mois et de nombreux faits marquants et, sans faire un bilan exhaustif, je souhaite revenir sur quelques avancées importantes pour notre pays.

© droits réservés 7 novembre 2017 : séance de questions au Gouvernement
© droits réservés 7 novembre 2017 : séance de questions au Gouvernement

Mon premier vote à l’Assemblée nationale a été celui de la loi de prorogation de l’état d’urgence. La sécurité est une priorité de notre majorité et nous y avons travaillé dès le début de cette législature. Tout d’abord avec la prorogation et la préparation de la sortie de l’état d’urgence puis avec la loi renforçant la Sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme. Cette loi a permis une sortie maîtrisée de l’état d’urgence au 1er novembre, tout en renforçant notre arsenal juridique pour lutter efficacement contre le terrorisme dans le cadre du droit commun. Et nous avons aussi renforcé notre effort de défense avec une augmentation inédite du budget des Armées sur tout le quinquennat. Les premières expérimentations de la police de sécurité du quotidien seront lancées dès le 1er janvier 2018 pour répondre aux attentes et besoins de nos concitoyens dans les quartiers populaires.

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Parcoursup, l’enseignement supérieur pour tous

Aujourd’hui j’ai interrogé Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Éducation nationale sur la mise en place de Parcoursup pour les prochaines inscriptions universitaires.

Sa réponse a été à la fois précise et rassurante : un gouvernement au travail et qui fait avancer notre pays.

Mon intervention avant l’adoption de la loi relative à l’orientation et la réussite des étudiants à l’Assemblée nationale

Monsieur le Président,

Madame la Ministre,

Monsieur le Président de la commission,

Monsieur le rapporteur,

Mes chers collègues,

Cette loi relative à l’orientation et la réussite des étudiants contient des améliorations majeures du passage du lycée à l’enseignement supérieur ainsi que des premières années de licence et de la vie étudiante en général. Pour notre groupe, ce texte de loi a de nombreuses qualités :

Premièrement, c’est un texte cohérent qui s’insère dans un projet global pour notre jeunesse. Il s’inscrit au cœur du plan étudiant, un plan étudiant qui est lui-même l’aboutissement d’un large travail de concertation et de co-construction avec les acteurs de l’enseignement supérieur : syndicats, organisations étudiantes et lycéennes, conférence des universités, parents d’élèves…

Deuxièmement, c’est un texte complet qui agit en même temps :

– En amont, en améliorant l’information et l’orientation des bacheliers, grâce à la nouvelle plateforme Parcoursup et à un accompagnement renforcé par les professeurs de lycée,

– En aval, en améliorant d’une part l’accompagnement durant le premier cycle d’enseignement supérieur, et ce dès son tout début, et d’autre part en améliorant la vie étudiante, dont on sait à quel point elle agit sur la réussite des étudiants.

Troisièmement, c’est un texte équilibré et pragmatique qui instaure de nouveaux outils, adaptés à nos étudiants dans leur diversité :

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Pour en finir avec l’assignation à résidence, nous faisons le choix de la culture

Voici la tribune rédigée par ma collègue Aurore Bergé et que j’ai cosignée.

Elle a été publiée dans le Huffington Post aujourd’hui et me tient particulièrement à coeur.

 

Il est fini le temps où le budget de la culture était la variable d’ajustement du budget de l’Etat.

Madame françoise Nyssen, Ministre de la Culture © droits réservés
Madame françoise Nyssen, Ministre de la Culture © droits réservés

L’engagement pris devant les Français par le Président de la République est plus que tenu par la Ministre de la Culture Françoise Nyssen: l’effort de l’Etat en faveur de la culture est non seulement préservé, mais conforté avec un budget voté de 10 milliards d’euros pour 2018.

Un budget pour mettre l’éducation artistique et culturelle au cœur de l’école

Bâtir une école de la confiance, c’est permettre à chaque enfant de France d’avoir un accès facilité à l’art, son expression et sa pratique. Nous développerons les chorales: la moitié des écoles de France doit pouvoir en être dotée dès la rentrée prochaine. Nous développerons les jumelages entre chaque établissement scolaire et un établissement culturel local, pour favoriser les sorties et les activités artistiques des enfants.

Un budget pour rendre la culture accessible à tous

Nous tiendrons l’engagement de la mise en œuvre du Passeport Culture, qui doit être un passeport culturel vers l’âge adulte pour chaque jeune, en permettant par exemple d’accéder à des enseignements artistiques, des œuvres ou encore des lieux culturels.

Bibliothèque Marguerite Yourcenar à Lyon © droits réservés
Bibliothèque Marguerite Yourcenar à Lyon © droits réservés

Un budget pour bâtir la République des livres

Les bibliothèques constituent le premier réseau culturel de proximité dans notre pays. Dans nos villes et nos villages, on compte autant de bibliothèques que de bureaux de Poste. Elles doivent être des lieux de vie ouverts. La mission confiée à l’écrivain Erik Orsenna viendra donner corps à cette ambition.

Un budget qui marque notre attachement à une culture ouverte

Celle dont notre patrimoine est le socle. Un patrimoine qui n’est pas figé, et qui n’est pas uniquement concentré à Paris et dans sa région.

Notre budget contient les moyens nécessaires à sa préservation, sa restauration, et son ouverture à tous les citoyens.

Un budget qui, enfin, soutient la France des artistes et des créateurs

Le soutien à la filière musique et à l’internationalisation de nos artistes est réaffirmé au travers de l’augmentation sans précédent du budget du Bureau Export, sous l’impulsion des députés de la majorité. Par ailleurs, le développement de projets qui permettent aux artistes de rencontrer les publics dont ils sont traditionnellement éloignés est une priorité et ils recevront un soutien particulier.

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La culture est le levier le plus puissant d’émancipation

La maîtrise de notre langue, la connaissance de notre histoire, la diffusion des valeurs ancrées dans nos livres, dans notre musique, dans nos musées luttent plus que tout autre levier contre le communautarisme. Tout comme ils permettent à chacun d’aller au-delà de sa condition initiale.

Nous devons en finir avec l’assignation à résidence qui enferme, condamne, dans un territoire, dans un patronyme, dans une identité réductrice.

C’est ce que nous faisons en votant pour un budget pour la culture ambitieux.

Les signataires :

Aurore Bergé, Gabriel Attal, Bruno Studer, Pierre Person, Anne Brugnera, Danièle Cazarian, Sylvie Charriere, Fabienne Colboc, Jacqueline Dubois, Raphaël Gérard, Valérie Gomez-Bassac, Danièle Hérin, Gaël Le Bohec, Claire O’Petit, Béatrice Piron, Cécile Rilhac, Stéphanie Rist, Marie-Pierre Rixain, Bertrand Sorre, Stéphane Testé

Six mois après l’élection d’Emmanuel Macron

Le 8 mai 2017, au lendemain de la victoire d’Emmanuel Macron j’écrivais ces mots sur ce blog :

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« La première responsabilité d’Emmanuel Macron est de réunir les français, de les réconcilier. Le défi est grand et notre Président en est extrêmement conscient. Il l’a dit hier soir : « Ce n’est qu’une étape. En réalité, tout commence. Nous avons été entendus, mais nous devons maintenant prouver, obtenir des résultats et transformer notre pays. »

Pour rassembler, il n’y a qu’un moyen : agir. La politique de l’action est celle qui montre ses résultats et convainc les électeurs. Il faut faire ce que l’on dit et dire ce que l’on fait. »

Aujourd’hui, 6 mois après cette formidable élection, confirmée lors des élections législatives, et forte de mon expérience à l’Assemblée nationale, je voulais évoquer cette étape et montrer que la transformation est en marche.

Les engagements sont tenus, nous faisons ce que nous avons dit. De par la loi : réforme par ordonnances du marché du travail, loi pour rétablir la confiance dans l’action publique, adoption de la loi renforçant la Sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme permettant la levée de l’état d’urgence au 1er novembre. Mais aussi de par des mises en œuvre ministérielles : dédoublement des CP en REP+, déploiement de devoirs faits pour ce que je suis de plus près.

Plus que de simples réformes, c’est un projet de transformation en profondeur de notre pays qui est conduit, pour le renouvellement de notre vie politique, la rénovation de notre modèle social et l’invention d’un nouveau modèle de croissance fondé sur l’innovation, les compétences et l’accélération des transitions écologiques et numériques.

L’action du Président et du gouvernement vise à libérer les énergies et les initiatives, tout en protégeant les Français, et notamment les plus fragiles d’entre eux. Encourager l’investissement productif, la création d’entreprise, l’engagement individuel et collectif, mais aussi faire en sorte que le travail paie, rendre du pouvoir d’achat aux Français, inventer les nouvelles protections dont les actifs ont besoin, et garantir à tous un égal accès à l’éducation, à la formation, aux soins. (suite…)

Ma question au Ministre de l’Education lors de la séance des questions au gouvernement de ce jour

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Monsieur le Président,

Mes cher.e.s collègues,

Ma question s’adresse à Monsieur le Ministre de l’Education Nationale.

M. Le Ministre, vous mettez en œuvre notre volonté collective de réussite de tous les élèves par un dispositif massif d’aide aux devoirs au collège : le dispositif « Devoirs faits ».

Depuis hier, les collèges de France ont commencé la mise en œuvre de ce nouveau dispositif. Nous nous accordons tous sur l’utilité de cette aide aux devoirs, gratuite et accessible à tous. Le travail personnel fourni par l’élève est déterminant pour la réussite de sa scolarité. Et le programme « Devoirs faits », organisé au sein de l’établissement, permet à chaque collégien de travailler individuellement, pour faire des exercices, répéter ses leçons, exercer sa mémoire, et ce en bénéficiant du soutien dont il en a besoin.

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Dans un premier temps, chaque collège va recueillir l’expression des besoins de ses élèves et une réponse sera apportée à tous les élèves volontaires. L’organisation sera bien entendue adaptée à chaque établissement par les principaux et leurs équipes pédagogiques. Elle se fera en fonction de la taille du collège, de sa composition sociale ou des dynamiques des équipes existantes. Les meilleures solutions seront trouvées et elles seront proposées partout, je n’en doute pas, j’ai confiance en nos équipes de terrain.

Mais, nous le savons, les élèves les plus en difficulté ne sont pas toujours ceux qui se manifestent spontanément.

Aussi, M. le Ministre, ma question est la suivante : les avis des équipes pédagogiques, et tout particulièrement pour les collégiens qui, dès le premier trimestre, éprouveront des difficultés, ces avis pourront-ils être plus incitatifs ? En particulier, les professeurs principaux pourront-ils recommander fortement aux parents la participation des élèves pour lesquels cette aide aux devoirs serait la plus bénéfique ; et je pense notamment à ceux pour qui elle pourrait prévenir un risque de décrochage ?

Je vous remercie.

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Réponse de Monsieur Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Education Nationale

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Député.es,

Madame la Députée Brugnera

Merci pour votre question qui permet de parler de ce dispositif qui a commencé depuis hier dans la grande majorité des 7100 collèges en France et qui est à la disposition de toutes les familles, toutes classes sociales confondues, tous territoires confondus.

Cette mesure permet de dépasser un clivage assez classique dans notre débat scolaire entre ceux qui disaient, et qui disent toujours, qu’il faut des devoirs parce qu’en effet les devoirs ont une utilité pédagogique considérable et ceux qui disent cela ont raison. Et puis ceux qui disent que les devoirs posent un problème parce qu’ils créent des inégalités entre les familles, en fonction de la situation de chaque famille. Et ceux qui disent cela ont raison aussi.

C’est pourquoi ce que nous avons décidé, et c’était un engagement du Président de la République pendant la campagne, de permettre que ces devoirs puissent être faits à l’intérieur de l’établissement, gratuitement et avec un souci de qualité qui caractérise le dispositif puisque ce que nous avons fait, c’est mobiliser d’abord et avant tout les professeurs par des heures supplémentaires mais aussi l’ensemble des acteurs que ce soient les assistants d’éducation, les conseillers principaux d’éducation, les services civiques – il y en a 7000 aujourd’hui et nous monterons jusqu’à 10 000 – ainsi que les associations et les collectivités locales.

Dès la rentrée prochaine nous viserons aussi à étendre ce dispositif vis à vis de l’école primaire. Ce dispositif est donc très important et aura beaucoup de conséquences en chaîne. L’une d’entre elles, vous avez raison, est de prévenir le redoublement et le décrochage.

Nous ne voulons pas obliger à suivre « Devoirs faits » mais nous devons inciter, c’est ce que vous avez dit, et donc ce sera fait dès les conseils de classe de fin de premier trimestre où l’on proposera très fortement aux élèves qui en ont besoin de s’inscrire. Il y aura un dialogue avec les parents pour leur proposer avec beaucoup de volontarisme.

Merci beaucoup.

La loi renforçant la Sécurité Intérieure et la Lutte contre le Terrorisme est entrée en vigueur ce mercredi 1er novembre, jour où notre pays est sorti de l’état d’urgence.

A l’issue de la signature de la loi par le Président de la République, Gérard Collomb, Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur, s’est réjoui que « l’entrée en vigueur de ce texte majeur, puisse permettre, dès le 1er novembre, la sortie de l’état d’urgence tout en donnant aux forces de sécurité intérieure les moyens de lutter contre une menace terroriste toujours aussi prégnante ».

La France représente, nous le savons, une cible particulière pour les terroristes. Elle est visée à cause des valeurs qu’elle porte. Les attentats la frappent régulièrement depuis 2012. Il a donc fallu adapter notre législation à la menace terroriste et au nouveau contexte qu’elle provoque.

L‘état d’urgence a été déclaré à la suite des attentats ayant frappé Paris le 13 novembre 2015. Sa prorogation a ensuite été l’objet de différentes lois, elle aura au total duré 2 ans. La loi du 11 juillet 2017, la première loi que j’ai eu à voter en tant que Députée, l’a prorogé une dernière fois jusqu’au 1er novembre 2017. Le gouvernement a construit cette nouvelle loi sur la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme durent ces derniers mois d’état d’urgence, avec l’expérience des mois sous état d’urgence.

Car, si la menace terroriste caractérisant le péril imminent a justifié la déclaration initiale et les prorogations de l’état d’urgence, l’efficacité de la protection des citoyens ne peut reposer à long et moyen terme sur le recours à ces mesures de circonstances exceptionnelles. Avec cette loi, le droit commun dispose désormais de moyens efficaces pour lutter contre le terrorisme, pour améliorer la surveillance et déjouer des attentats.

L’enjeu de l’examen de ce texte a été de veiller à ce que les dispositions votées opèrent une conciliation équilibrée entre la prévention des atteintes à l’ordre public d’une part, et le respect des droits et libertés reconnus par la Constitution d’autre part.

La loi n’a adapté que les mesures les plus efficaces de l’état d’urgence au droit commun, avec des conditions d’application plus restrictives et encadrées et uniquement pour la lutte contre le terrorisme. Ceci va bien dans le sens de la conciliation entre sécurité et respect des libertés individuelles.

Cette recherche d’équilibre s’est faite dans un contexte où les extrêmes, à droite comme à gauche, ont tour à tour cherché à durcir les dispositions, en perdant souvent de vue la nécessaire protection des libertés individuelles, ou à en atténuer la portée, jusqu’à vider le texte de toute opérationnalité. Ainsi, entre le procès en laxisme et celui en déni des libertés publiques, les députés ont su adopter un texte responsable et équilibré. 

Pour préserver cet équilibre, la loi contient notamment 4 mesures phares :

  • la création par les préfets de périmètres de protection en cas de grands rassemblements sportifs, culturels… ;
  • la fermeture des lieux de culte lorsque « des propos, des écrits, des activités, des idées ou des théories » incitant ou faisant l’apologie du terrorisme s’y tiennent ;
  • la possibilité pour l’autorité administrative de mettre en place des contrôles administratifs et des mesures de surveillance individuelle, moins contraignantes que l’assignation à résidence, mais suffisantes pour assurer un contrôle efficace ;
  • la possibilité pour les préfets d’ordonner, seulement après autorisation du juge de la liberté et des détentions, la visite de tout lieu dont il existe des raisons sérieuses de penser qu’il est fréquenté par une personne qui représente une menace terroriste ou est en relation avec des personnes qui représentent une menace terroriste.

En signant la loi renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme, le Président de la République a confirmé son engagement de campagne de lever rapidement l’état d’urgence tout en garantissant pleinement la sécurité de nos concitoyens.

Certificats « connaissance de la laïcité » et Diplômes universitaires « religion, liberté religieuse et laïcité » décernés à Lyon le 16 octobre dernier

J’ai eu le plaisir de participer à la remise des diplômes de la promotion 2016/2017 du certificat « connaissance de la laïcité » et du diplôme universitaire « religion, liberté religieuse et laïcité » dans les salons de la Préfecture du Rhône.

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Ces diplômes délivrés par l’Université Lyon 3 et l’Université Catholique de Lyon valident une formation commune à la laïcité développée spécialement pour les cadres de l’administration et les cadres religieux.

Le Major de la promotion © droits réservés
Le Major de la promotion © droits réservés

Ces formations innovantes ont été créées à Lyon à la rentrée universitaire 2012. C’est donc la 5ème promotion qui a été récompensée la semaine passée. Elles attirent de plus en plus de demandes et cette année 27 étudiants ont été diplômés.

Elles concernent aussi bien les athées, les agnostiques que les croyants des différentes religions et répondent  à une demande sociale particulière quant à l’Islam de France.

Ce projet, qu’il nous faut continuer à promouvoir, contribue à une meilleure connaissance de la diversité, et en particulier de la culture musulmane, par les agents de la fonction publique et les acteurs sociétaux intéressés. Il améliore également la compréhension indispensable des lois de la République et du contexte sociétal français par les cadres religieux et associatifs musulmans.

Deux professeurs © droits réservés
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L’originalité de ce diplôme est d’aborder ces deux besoins de façon articulée et coordonnée, et de réunir le monde universitaire et une institution de formation de la communauté concernée. Un tel projet entend concourir à la consolidation d’un islam respectueux des lois de la République et intégré dans la société française.

Ce diplôme répond à un des enjeux de notre société d’aujourd’hui : le besoin de connaissances pour mieux construire un monde commun. Il permet une meilleure appréhension des phénomènes religieux et leur inscription dans l’espace public de la laïcité, en dépassant les crispations et les préjugés.

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La force et la richesse de ce diplôme résident dans la diversité du groupe d’étudiants. Il s’agit de mieux apprendre par l’autre et de faire bouger les a priori de chacun. Il est important de constater que les anciens diplômés participent souvent et permettent ainsi à la formation de prospérer.

Félicitations à tous les diplômés de cette promotion et bonne année scolaire aux nouveaux étudiants.