Un internet de croissance pérenne et équitable

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🇪🇺🏛 Hier le Parlement Européen a vécu trois temps forts et marquants :

  • Le discours de l’état de l’Union en 2018 du Président de la Commission Européenne M. Juncker.
  • Le vote de l’application de l’article 7 à la Hongrie de Viktor Orban, article qui lance un processus au terme duquel l’État Membre se voit privé de son droit de vote.
  • L’adoption après des débats intenses du projet de réforme de la directive sur le droit d’auteur à l’ère numérique.

Ce dernier vote a été salué par les acteurs professionnels ainsi que par nombre d’élus, dont les députés #LaRem de la Commission des affaires culturelles auxquels j’appartiens, qui avaient appelé à ce vote (cf tribune sur mon blog).

 

Cette issue du long travail du parlement européen démontre que lorsque l’on aborde le sujet d’internet avec bonne foi et lucidité des solutions sont possibles sans tomber dans les excès, soit d’une impossibilité de réglementer, soit de blocage a priori de contenus.

 

🖌📖 Créer des contenus c’est le fondement même du développement économique et culturel. Les rendre accessibles, partageables, « commentables » est aussi une contribution au développement collectif.

 

Rééquilibrer la chaîne de la valeur c’est-à-dire « qui perçoit quoi » dans les rentrées financières liées à cette activité sur le « world wide web » était nécessaire.

 

💻📱 Désormais, l’utilisation de contenus (comme des extraits) par une plate-forme numérique ouvrira droit à contrepartie financière pour son auteur. Il s’agit là d’une avancée majeure pour la protection du droit d’auteur.

 

📰🗞 Cette directive va permettre que les artistes, auteurs et interprètes, maintiennent leur visibilité sur le « web » mais soient mieux rémunérés et puissent garder un contrôle sur leurs œuvre. Plus particulièrement, elle ouvre un droit voisin pour la presse.

 

Une nouvelle phase de discussion débute maintenant entre le Parlement européen, la Commission Européenne et le Conseil. Avec le Gouvernement et le Parlement français, je continuerai d’être pleinement mobilisée afin que la suite des négociations confirme ces avancées.

Mon intervention au sujet du conventionnement d’Ebulliscience lors du Conseil Municipal du 2 juillet

 

Monsieur le Maire,

Chers collègues,

 

Je suis heureuse d’intervenir au sujet de cette délibération qui incarne la lutte pragmatique, efficace contre les inégalités sociales et pour l’accès à la connaissance.

 

Tout a commencé avec une expérimentation développée par Ebulliscience, avec notre soutien, car notre majorité, progressiste, ne croyait pas en la fatalité de l’échec en mathématiques et dans les matières scientifiques.

 

Ebulliscience c’est un mouvement associatif, avec des bénévoles et des professionnels, un mouvement d’éducation populaire, qui, dans la lignée de l’action lancée par feu Georges Charpak, Prix Nobel de physique, construit depuis 20 ans un nouvel accès à l’apprentissage des sciences par la main à la pâte, par le faire, par des projets concrets qui parlent aux enfants.

 

Ebulliscience est un acteur complémentaire de l’école qui organise également des centres aérés éducatifs sur les sciences pendant les vacances et les jours de semaine non scolaires ainsi que nos classes sciences dans l’école Olympe de Gouge.

 

S’il y a un goût des mathématiques, il n’y a pas, au sens propre du terme, une bosse des mathématiques que l’on aurait ou que l’on aurait pas.

 

Et ce goût des mathématiques et des sciences est la base d’un bon apprentissage. Et c’est pour cette raison que nous souhaitons le voir se développer partout, t également dans nos quartiers et à Mermoz Lyon 8ème.

 

La grande force d’Ebulliscience, c’est l’humilité et la générosité des scientifiques qui s’y engagent. C’est humblement qu’ils savent que leur goût des sciences n’est pas une qualité supérieure qui les dinguerait des autres. C’est généreusement qu’ils consacrent du temps et renoncent à une carrière professionnelle plus rémunératrice pour travailler des voies alternatives au développement du goût pour les mathématiques et les sciences chez nos enfants.

 

Cette innovation nous l’avons soutenue et accompagnée.

 

A chaque évaluation, l’intérêt se confirmait et en même temps la méthode s’améliorait.

 

La valeur de ce trésor pédagogique est d’ailleurs reconnue à l’échelle nationale. A ses côtés, avec mon collègue Franck Lévy, pendant qu’il en faisant la découverte il y a quelques semaines à l’école Pasteur, je peux vous dire tout l’intérêt porté par mon collègue Député Cédric Villani en charge du rapport national sur l’enseignement des mathématiques, à notre travail commun avec Ebulliscience.

 

Cette délibération consolide et amplifie l’intervention d’Ebulliscience, c’est une bonne nouvelle pour tous les enfants de Lyon.

 

Mais surtout cette délibération annonce la démultiplication de cette réussite grâce à son adossement à notre périscolaire. La synergie entre ce projet réussi, reconnu et la sensibilisation de nos animateurs périscolaires va ouvrir des voies prometteuses pour les petits lyonnais.

 

Cette délibération fait le pari de l’intelligence des acteurs professionnels et associatifs lyonnais : je sais qu’ils seront au rendez-vous et j’en suis heureuse car nous allons ainsi faire bouger un des points de blocages des apprentissages scolaires.

 

Cette délibération c’est la promesse réaliste d’enfants qui réussiront mieux scolairement et auront accès au formidable champ culturel des sciences, c’est une chance pour leur avenir et nous nous en félicitons.

Je vous remercie.

Inauguration de la pension de famille Armée du Salut 51 rue Germain Lyon 6ème arrondissement

 

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J’ai été invitée à prononcer une allocution à l’occasion de l’inauguration de la pension de famille portée par l’Armée du Salut au 51 Rue Germain dans le 6ème arrondissement de Lyon.

La voici retranscrite :

« Monsieur le Secrétaire Général de la Préfecture du Rhône, Préfet délégué pour l’égalité des chances,

Monsieur le Maire de Lyon,

Madame la Vice-Présidente de la Métropole de Lyon,

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement de Lyon,

Monsieur le Directeur des Programmes d’Inclusion Sociale,

Monsieur le Représentant de Lyon Métropole Habitat,

Vous tous habitants et travailleurs sociaux,

 

Le logement et l’emploi sont les deux défis prioritaires de notre pays.

Notre situation nationale sur le logement n’est pas satisfaisante. Nous le savons.

Et nous devons relever ce défi. Nous y travaillons d’ailleurs actuellement à l’Assemblée avec la future loi ELAN.

Pour relever ce défi, il faut regarder les problèmes en face et les dire afin de les résoudre.

Observer ce qui marche et ce qui ne marche pas constitue déjà un pas vers la résolution d’un problème.

Ne pas cacher ce qui ne marche pas pour le résoudre mais nommer aussi ce qui marche pour que cela fasse exemple.

(suite…)

Rapport sur les relations entre les parents et l’école présenté ce jour en Commission affaires culturelles et éducation

Ce matin, ma collègue Aurore Bergé, députée des Yvelines, et Béatrice Descamps, députée du Nord, nous ont présenté le rapport qu’elles ont réalisé sur les relations entre l’école et les parents. Ce travail de grande qualité m’a conduit à les questionner, à partir de mon expérience d’élue de terrain, sur le rôle des associations d’éducation populaire dans le lien avec les parents les plus éloignés de l’école ainsi que sur l’intérêt des conseils de vie périscolaire.

 

 

La réponse d’Aurore Bergé a été intéressante et constructive. Elle permet de mettre l’action lyonnaise en perspective, par rapport à d’autres situations à l’échelle nationale.

 

De nombreuses actions menées durant les six premiers mois de la XVème législature

Il y a quelques jours, le 27 décembre exactement, cela a fait 6 mois depuis la première séance publique à laquelle j’ai participé à l’Assemblée nationale. Déjà 6 mois et de nombreux faits marquants et, sans faire un bilan exhaustif, je souhaite revenir sur quelques avancées importantes pour notre pays.

© droits réservés 7 novembre 2017 : séance de questions au Gouvernement
© droits réservés 7 novembre 2017 : séance de questions au Gouvernement

Mon premier vote à l’Assemblée nationale a été celui de la loi de prorogation de l’état d’urgence. La sécurité est une priorité de notre majorité et nous y avons travaillé dès le début de cette législature. Tout d’abord avec la prorogation et la préparation de la sortie de l’état d’urgence puis avec la loi renforçant la Sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme. Cette loi a permis une sortie maîtrisée de l’état d’urgence au 1er novembre, tout en renforçant notre arsenal juridique pour lutter efficacement contre le terrorisme dans le cadre du droit commun. Et nous avons aussi renforcé notre effort de défense avec une augmentation inédite du budget des Armées sur tout le quinquennat. Les premières expérimentations de la police de sécurité du quotidien seront lancées dès le 1er janvier 2018 pour répondre aux attentes et besoins de nos concitoyens dans les quartiers populaires.

(suite…)

Parcoursup, l’enseignement supérieur pour tous

Aujourd’hui j’ai interrogé Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Éducation nationale sur la mise en place de Parcoursup pour les prochaines inscriptions universitaires.

Sa réponse a été à la fois précise et rassurante : un gouvernement au travail et qui fait avancer notre pays.

Mon intervention avant l’adoption de la loi relative à l’orientation et la réussite des étudiants à l’Assemblée nationale

Monsieur le Président,

Madame la Ministre,

Monsieur le Président de la commission,

Monsieur le rapporteur,

Mes chers collègues,

Cette loi relative à l’orientation et la réussite des étudiants contient des améliorations majeures du passage du lycée à l’enseignement supérieur ainsi que des premières années de licence et de la vie étudiante en général. Pour notre groupe, ce texte de loi a de nombreuses qualités :

Premièrement, c’est un texte cohérent qui s’insère dans un projet global pour notre jeunesse. Il s’inscrit au cœur du plan étudiant, un plan étudiant qui est lui-même l’aboutissement d’un large travail de concertation et de co-construction avec les acteurs de l’enseignement supérieur : syndicats, organisations étudiantes et lycéennes, conférence des universités, parents d’élèves…

Deuxièmement, c’est un texte complet qui agit en même temps :

– En amont, en améliorant l’information et l’orientation des bacheliers, grâce à la nouvelle plateforme Parcoursup et à un accompagnement renforcé par les professeurs de lycée,

– En aval, en améliorant d’une part l’accompagnement durant le premier cycle d’enseignement supérieur, et ce dès son tout début, et d’autre part en améliorant la vie étudiante, dont on sait à quel point elle agit sur la réussite des étudiants.

Troisièmement, c’est un texte équilibré et pragmatique qui instaure de nouveaux outils, adaptés à nos étudiants dans leur diversité :

(suite…)

Pour en finir avec l’assignation à résidence, nous faisons le choix de la culture

Voici la tribune rédigée par ma collègue Aurore Bergé et que j’ai cosignée.

Elle a été publiée dans le Huffington Post aujourd’hui et me tient particulièrement à coeur.

 

Il est fini le temps où le budget de la culture était la variable d’ajustement du budget de l’Etat.

Madame françoise Nyssen, Ministre de la Culture © droits réservés
Madame françoise Nyssen, Ministre de la Culture © droits réservés

L’engagement pris devant les Français par le Président de la République est plus que tenu par la Ministre de la Culture Françoise Nyssen: l’effort de l’Etat en faveur de la culture est non seulement préservé, mais conforté avec un budget voté de 10 milliards d’euros pour 2018.

Un budget pour mettre l’éducation artistique et culturelle au cœur de l’école

Bâtir une école de la confiance, c’est permettre à chaque enfant de France d’avoir un accès facilité à l’art, son expression et sa pratique. Nous développerons les chorales: la moitié des écoles de France doit pouvoir en être dotée dès la rentrée prochaine. Nous développerons les jumelages entre chaque établissement scolaire et un établissement culturel local, pour favoriser les sorties et les activités artistiques des enfants.

Un budget pour rendre la culture accessible à tous

Nous tiendrons l’engagement de la mise en œuvre du Passeport Culture, qui doit être un passeport culturel vers l’âge adulte pour chaque jeune, en permettant par exemple d’accéder à des enseignements artistiques, des œuvres ou encore des lieux culturels.

Bibliothèque Marguerite Yourcenar à Lyon © droits réservés
Bibliothèque Marguerite Yourcenar à Lyon © droits réservés

Un budget pour bâtir la République des livres

Les bibliothèques constituent le premier réseau culturel de proximité dans notre pays. Dans nos villes et nos villages, on compte autant de bibliothèques que de bureaux de Poste. Elles doivent être des lieux de vie ouverts. La mission confiée à l’écrivain Erik Orsenna viendra donner corps à cette ambition.

Un budget qui marque notre attachement à une culture ouverte

Celle dont notre patrimoine est le socle. Un patrimoine qui n’est pas figé, et qui n’est pas uniquement concentré à Paris et dans sa région.

Notre budget contient les moyens nécessaires à sa préservation, sa restauration, et son ouverture à tous les citoyens.

Un budget qui, enfin, soutient la France des artistes et des créateurs

Le soutien à la filière musique et à l’internationalisation de nos artistes est réaffirmé au travers de l’augmentation sans précédent du budget du Bureau Export, sous l’impulsion des députés de la majorité. Par ailleurs, le développement de projets qui permettent aux artistes de rencontrer les publics dont ils sont traditionnellement éloignés est une priorité et ils recevront un soutien particulier.

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La culture est le levier le plus puissant d’émancipation

La maîtrise de notre langue, la connaissance de notre histoire, la diffusion des valeurs ancrées dans nos livres, dans notre musique, dans nos musées luttent plus que tout autre levier contre le communautarisme. Tout comme ils permettent à chacun d’aller au-delà de sa condition initiale.

Nous devons en finir avec l’assignation à résidence qui enferme, condamne, dans un territoire, dans un patronyme, dans une identité réductrice.

C’est ce que nous faisons en votant pour un budget pour la culture ambitieux.

Les signataires :

Aurore Bergé, Gabriel Attal, Bruno Studer, Pierre Person, Anne Brugnera, Danièle Cazarian, Sylvie Charriere, Fabienne Colboc, Jacqueline Dubois, Raphaël Gérard, Valérie Gomez-Bassac, Danièle Hérin, Gaël Le Bohec, Claire O’Petit, Béatrice Piron, Cécile Rilhac, Stéphanie Rist, Marie-Pierre Rixain, Bertrand Sorre, Stéphane Testé

Six mois après l’élection d’Emmanuel Macron

Le 8 mai 2017, au lendemain de la victoire d’Emmanuel Macron j’écrivais ces mots sur ce blog :

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« La première responsabilité d’Emmanuel Macron est de réunir les français, de les réconcilier. Le défi est grand et notre Président en est extrêmement conscient. Il l’a dit hier soir : « Ce n’est qu’une étape. En réalité, tout commence. Nous avons été entendus, mais nous devons maintenant prouver, obtenir des résultats et transformer notre pays. »

Pour rassembler, il n’y a qu’un moyen : agir. La politique de l’action est celle qui montre ses résultats et convainc les électeurs. Il faut faire ce que l’on dit et dire ce que l’on fait. »

Aujourd’hui, 6 mois après cette formidable élection, confirmée lors des élections législatives, et forte de mon expérience à l’Assemblée nationale, je voulais évoquer cette étape et montrer que la transformation est en marche.

Les engagements sont tenus, nous faisons ce que nous avons dit. De par la loi : réforme par ordonnances du marché du travail, loi pour rétablir la confiance dans l’action publique, adoption de la loi renforçant la Sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme permettant la levée de l’état d’urgence au 1er novembre. Mais aussi de par des mises en œuvre ministérielles : dédoublement des CP en REP+, déploiement de devoirs faits pour ce que je suis de plus près.

Plus que de simples réformes, c’est un projet de transformation en profondeur de notre pays qui est conduit, pour le renouvellement de notre vie politique, la rénovation de notre modèle social et l’invention d’un nouveau modèle de croissance fondé sur l’innovation, les compétences et l’accélération des transitions écologiques et numériques.

L’action du Président et du gouvernement vise à libérer les énergies et les initiatives, tout en protégeant les Français, et notamment les plus fragiles d’entre eux. Encourager l’investissement productif, la création d’entreprise, l’engagement individuel et collectif, mais aussi faire en sorte que le travail paie, rendre du pouvoir d’achat aux Français, inventer les nouvelles protections dont les actifs ont besoin, et garantir à tous un égal accès à l’éducation, à la formation, aux soins. (suite…)

Ma question au Ministre de l’Education lors de la séance des questions au gouvernement de ce jour

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Monsieur le Président,

Mes cher.e.s collègues,

Ma question s’adresse à Monsieur le Ministre de l’Education Nationale.

M. Le Ministre, vous mettez en œuvre notre volonté collective de réussite de tous les élèves par un dispositif massif d’aide aux devoirs au collège : le dispositif « Devoirs faits ».

Depuis hier, les collèges de France ont commencé la mise en œuvre de ce nouveau dispositif. Nous nous accordons tous sur l’utilité de cette aide aux devoirs, gratuite et accessible à tous. Le travail personnel fourni par l’élève est déterminant pour la réussite de sa scolarité. Et le programme « Devoirs faits », organisé au sein de l’établissement, permet à chaque collégien de travailler individuellement, pour faire des exercices, répéter ses leçons, exercer sa mémoire, et ce en bénéficiant du soutien dont il en a besoin.

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Dans un premier temps, chaque collège va recueillir l’expression des besoins de ses élèves et une réponse sera apportée à tous les élèves volontaires. L’organisation sera bien entendue adaptée à chaque établissement par les principaux et leurs équipes pédagogiques. Elle se fera en fonction de la taille du collège, de sa composition sociale ou des dynamiques des équipes existantes. Les meilleures solutions seront trouvées et elles seront proposées partout, je n’en doute pas, j’ai confiance en nos équipes de terrain.

Mais, nous le savons, les élèves les plus en difficulté ne sont pas toujours ceux qui se manifestent spontanément.

Aussi, M. le Ministre, ma question est la suivante : les avis des équipes pédagogiques, et tout particulièrement pour les collégiens qui, dès le premier trimestre, éprouveront des difficultés, ces avis pourront-ils être plus incitatifs ? En particulier, les professeurs principaux pourront-ils recommander fortement aux parents la participation des élèves pour lesquels cette aide aux devoirs serait la plus bénéfique ; et je pense notamment à ceux pour qui elle pourrait prévenir un risque de décrochage ?

Je vous remercie.

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Réponse de Monsieur Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Education Nationale

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Député.es,

Madame la Députée Brugnera

Merci pour votre question qui permet de parler de ce dispositif qui a commencé depuis hier dans la grande majorité des 7100 collèges en France et qui est à la disposition de toutes les familles, toutes classes sociales confondues, tous territoires confondus.

Cette mesure permet de dépasser un clivage assez classique dans notre débat scolaire entre ceux qui disaient, et qui disent toujours, qu’il faut des devoirs parce qu’en effet les devoirs ont une utilité pédagogique considérable et ceux qui disent cela ont raison. Et puis ceux qui disent que les devoirs posent un problème parce qu’ils créent des inégalités entre les familles, en fonction de la situation de chaque famille. Et ceux qui disent cela ont raison aussi.

C’est pourquoi ce que nous avons décidé, et c’était un engagement du Président de la République pendant la campagne, de permettre que ces devoirs puissent être faits à l’intérieur de l’établissement, gratuitement et avec un souci de qualité qui caractérise le dispositif puisque ce que nous avons fait, c’est mobiliser d’abord et avant tout les professeurs par des heures supplémentaires mais aussi l’ensemble des acteurs que ce soient les assistants d’éducation, les conseillers principaux d’éducation, les services civiques – il y en a 7000 aujourd’hui et nous monterons jusqu’à 10 000 – ainsi que les associations et les collectivités locales.

Dès la rentrée prochaine nous viserons aussi à étendre ce dispositif vis à vis de l’école primaire. Ce dispositif est donc très important et aura beaucoup de conséquences en chaîne. L’une d’entre elles, vous avez raison, est de prévenir le redoublement et le décrochage.

Nous ne voulons pas obliger à suivre « Devoirs faits » mais nous devons inciter, c’est ce que vous avez dit, et donc ce sera fait dès les conseils de classe de fin de premier trimestre où l’on proposera très fortement aux élèves qui en ont besoin de s’inscrire. Il y aura un dialogue avec les parents pour leur proposer avec beaucoup de volontarisme.

Merci beaucoup.