Conseil du 6e arrondissement du 9 mars 2021 – Intervention sur le règlement local de publicité

Règlement local de publicité

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A l’occasion du conseil d’arrondissement du 9 mars 2021, je suis intervenue lors du débat sans vote sur le projet de règlement local de publicité porté par la Métropole de Lyon. Voici le texte de mon intervention: 

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement, mes chers collègues,

Nous devons aujourd’hui débattre du règlement local de publicité de la Métropole de Lyon. Ce règlement est un document important pour la préservation de la qualité de notre cadre de vie lyonnais.

Il y a aujourd’hui sur le territoire de notre Métropole 42 règlements communaux différents, les autres communes étant couvertes par le règlement national. Nous devons, dans le cadre de la loi, adopter un nouveau règlement d’ici mi-2022, faute de quoi c’est le règlement national de publicité, beaucoup plus permissif, qui s’appliquera sur notre territoire. Et personnellement je ne le souhaite pas.

Le processus d’élaboration de ce règlement local de publicité a été lancé en 2017 et j’y ai participé, en tant qu’élue de la Métropole de Lyon. Je constate d’ailleurs, avec satisfaction, que l’essentiel du travail que nous avons effectué entre 2017 et 2020 a été repris à son compte par le nouvel exécutif.

Ainsi, sur les enseignes et dispositifs lumineux, la nouvelle majorité souhaite limiter leur amplitude horaire ; c’était également notre volonté avec une légère différence en fonction des lieux.

Sur les publicités lumineuses, il est proposé d’interdire les dispositifs les plus polluants ; nous proposions de même de n’accepter que des dispositifs ne fonctionnant qu’aux périodes de flux importants avec des gabarits moindres que les dispositifs classiques.

Sur les bâches publicitaires, il est proposé d’interdire ou d’encadrer fortement le très grand format publicitaire ; nous proposions également d’en limiter fortement la taille, les formats et les lieux d’implantation.

Enfin sur la mutualisation des enseignes scellées, sur la réduction de la taille de la publicité, sur la préservation des séquences paysagères ou patrimoniales, les propositions du nouvel exécutif rejoignent en grande partie le travail de la majorité précédente.

Au final, comme l’a dit le vice-président en charge du dossier à la Métropole, c’est 80 à 90% du travail de la majorité précédente qui est repris dans ce nouveau règlement local de publicité.

Pourtant, je me souviens qu’à l’époque j’avais eu des échanges vifs à ce son sujet avec le Collectif Plein la vue, alors que j’étais Présidente de groupe à la Métropole. Je me souviens de critiques fortes sur un soi- disant manque de volonté politique de notre part, une trop grande complaisance vis-à-vis de certains opérateurs économiques…

Or aujourd’hui, les militants du collectif Plein la vue ont intégré l’exécutif métropolitain, le cabinet du Président de la Métropole et la tête du groupe des élus écologistes, bref ils sont au cœur du pouvoir métropolitain. Et que constate-t-on ? Que le projet de règlement local de publicité conspué hier est repris quasiment tel quel.

Évidemment c’est une bonne chose pour notre territoire. Mais cet épisode devrait appeler la majorité actuelle à un peu de modestie.

A l’heure où commence à l’Assemblée nationale le débat sur un projet de loi d’une ambition inégalée pour la protection de notre environnement, j’entends déjà les critiques de militants et élus écologistes. Mais voyant ce qu’ils ont fait du règlement local de publicité, je ne peux m’empêcher de penser que, confrontés à la réalité, ils ne feraient pas autrement que ce qu’ils nous reprochent de faire aujourd’hui.

Car comme le dit l’adage, la critique est aisée mais l’art est difficile. Je vous remercie.

Compte rendu de mandat : 3 ans d’actions !

Je vous propose de découvrir ci-dessous mon compte rendu de mandat, le bilan à 3 ans d’actions au service de la 4e circonscription du Rhône.

Dans ce compte rendu, je reviens en détail sur mes principaux travaux à l’Assemblée nationale, sur mes actions et engagements sur le terrain à Lyon mais aussi sur mon investissement depuis le début de l’épidémie de Covid. 

Téléchargement du document complet ⤵️

Anne Brugnera compte rendu de mandat 3 ans – decembre 2020

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Le logement : un engagement républicain contre la précarité

Cette semaine je vous propose un focus sur mon travail en matière de politique logement.

 

Dans un premier temps, au niveau local, à l’échelle de Lyon et de sa Métropole.

La demande en logements sociaux est grandissante sur notre territoire, notamment du fait de l’augmentation de la précarité mais aussi pour des raisons démographiques. La crise sanitaire que nous connaissons n’arrange rien à la situation.

Lors du Conseil du 6ème Arrondissement du 7 décembre, je suis intervenue sur l’engagement triennal pour la production de logements sociaux qu’a proposé la Ville de Lyon. Dans mon propos, j’ai montré le manque de vision sur les questions d’urbanisme et de logement de la nouvelle municipalité écologiste. J’ai insisté sur le besoin de logements en ville pour tous, les plus précaires comme les professions intermédiaires qui peinent à se loger à Lyon. Pour eux tous, il faut agir vite, il faut construire.

Je vous propose de retrouver ci-dessous mon intervention en intégralité ⤵️

 

« Monsieur le Maire,

Chers collègues,

Cette délibération porte sur l’engagement triennal de la Ville de Lyon en matière de production de logements sociaux, pour la période 2020-2022.

L’ambition lyonnaise en matière de production de logements sociaux est ancienne. Le bilan des deux précédentes périodes triennales en témoigne puisque la production de logements sociaux a été supérieure de près de 20% aux objectifs fixés par l’État.

Or cette production de logements sociaux est essentielle pour respecter la loi SRU mais surtout pour assurer à Lyon, à nos quartiers, une bonne mixité sociale, et ce même en cœur de ville.

La mixité sociale est, je le crois, une condition essentielle pour redonner du sens à l’idée d’égalité des chances et surtout pour lutter contre le repli sur soi. Nous devons le réaffirmer constamment et cela doit guider notre action publique.

Cette délibération se donne donc pour ambition de construire 6000 logements sociaux à Lyon en 3 ans, soit 2000 par an. C’est 400 logements de plus par an que l’engagement des deux périodes précédentes et c’est plus de 300 logements supplémentaires par an par rapport à ce qui a été produit entre 2017 et 2019.

C’est donc un objectif TRES ambitieux que se fixe ainsi la Ville de Lyon et j’y souscris. C’est pourquoi je voterai cette délibération. J’espère toutefois que cette délibération sera bien mise en œuvre et qu’il ne s’agit pas là d’un vœu pieux ou d’une simple opération d’affichage. J’ai en effet quelques doutes sur la capacité à réaliser cet objectif de la Mairie.

Les nouveaux exécutifs sont installés depuis cinq mois, à la Ville comme à la Métropole. Mais on peine encore à voir s’esquisser leur véritable vision sur les questions d’urbanisme et de logements. Les quelques signes que l’on perçoit sont même assez contradictoires.

Ainsi j’ai entendu la vice-présidente de la Métropole en charge de l’urbanisme expliquer qu’il fallait construire du logement en reconstruisant la ville sur la ville plutôt que de consommer des terres agricoles. Je souscris pleinement à ce discours. Je travaille au 0% d’artificialisation des sols et j’ai cosigné des amendements en ce sens lors du Projet de Loi de Finances 2021. Mais quand dans le même temps elle explique qu’il faut arrêter de densifier, je ne comprends plus. Comment construire plus de logements, tout en préservant les espaces naturels et agricoles, si ce n’est en densifiant ?

Notre ville, et plus largement notre métropole, sont des territoires attractifs, et pour ma part, j’espère qu’ils le resteront. De nombreuses personnes veulent s’installer durablement à Lyon. Souhaitons-nous les accueillir ? Allons-nous en être capables ? Comment souhaitons-nous le faire ?

L’encadrement des loyers, ça ne fait pas une politique de logement. Si l’on veut satisfaire les besoins en logements d’aujourd’hui et de demain, il faut produire du logement, il faut en produire également dans le cœur de la Métropole, à Lyon, et il faut en produire vite. Nous sommes fin 2020. Plus que de 2 ans pour produire les 6000 promis ici.

J’avoue avoir du mal à comprendre comment la Ville de Lyon et son nouveau Maire comptent réaliser ces objectifs de production de logements sociaux. L’objectif est-il de ne plus construire que des logements sociaux ? D’abandonner la mixité ? S’agit-il de racheter des logements du parc privé pour en faire des logements sociaux ? Se faisant diminuer le parc privé et augmenter le parc social sans construire ?

 Cette dernière option poserait deux problèmes.

Le premier serait celui du financement. Aujourd’hui une part importante de la production de logements sociaux est issue d’opérations portées par le privé. Sans nouveau chantier, plus de production privée.

Le deuxième serait celui du modèle de ville que nous voulons. Voulons-nous d’un côté un marché du logement privé qui se rétrécit, et donc dont les prix augmentent encore plus, et de l’autre une offre de logement social élargie sans offre intermédiaire ? Voulons-nous prendre le risque de voir la ville devenir inaccessible aux classes moyennes, comme est en train de le devenir Paris ? Est-ce là la mixité sociale que nous voulons ?

 Personnellement je ne le veux pas. Au contraire, j’ai cosigné ce week-end une tribune dans le JDD où je réaffirme ma volonté de renforcer cette mixité sociale grâce au logement et de recréer de la mixité au sein même du parc social. Il faut que le parc de logements sociaux accueille à la fois des ménages dans le besoin et des travailleurs prioritaires de la nation, des personnels hospitaliers, des enseignants, des policiers, des caissières, des éboueurs, des commerçants du quartier, dont nous avons tous constaté l’importance pendant la crise. Ils ont pu être les grands oubliés de la République, nous devons leur assurer un logement, dans la ville et non en lointaine banlieue.

J’espère que la Ville de Lyon et la Métropole de Lyon s’engageront pour le logement et pour la mixité sociale, au-delà d’un encadrement des loyers idéologique qui ne permettra pas de construire plus ou mieux si les chantiers ne démarrent pas rapidement. Et j’espère surtout que cet objectif de 6000 logements sociaux en 3 ans n’est pas une vaine promesse.

Je vous remercie. »

 

À l’échelle nationale, j’ai cosignée une tribune parue dans le JDD du 5 décembre, proposée par la ministre déléguée chargée du Logement, Emmanuelle Wargon, et d’autres élus adhérents de Territoires de Progrès. Cette tribune alerte sur la nécessité d’en finir avec les « ghettos », avec l’entre soi. Nous pensons que le logement est un point de départ pour un nécessaire sursaut républicain.

Je vous propose de lire cette tribune ci-dessous ⤵️

 

« Alors que le pays est secoué par une crise sanitaire sans précédent, demain crise économique et sociale aux lourdes conséquences pour nombre d’entre nous, le besoin est plus fort que jamais de refonder notre unité nationale et de faire corps. La question commune à ces crises est en effet celle du vivre-ensemble, fondement de l’idée républicaine, mais aussi défi de l’action publique moderne. Or le logement est un lieu central de socialisation et de ‘l’être ensemble’. C’est pourquoi une politique ambitieuse en la matière peut constituer le point de départ d’un sursaut républicain.

Tout au long de l’année 2020, la crise sanitaire du Covid-19 a mis en évidence les souffrances de nombreuses familles françaises : isolement géographique et social, étroitesse des logements, insalubrité et nuisances diverses, éloignement des services publics et des espaces de vie commune, etc. La crise des Gilets Jaunes les avait déjà mises en évidence, mais le confinement a aussi révélé des conditions de vie difficiles et douloureuses dans de nombreuses villes et banlieues, où les Français ont parfois pu être cloîtrés dans des appartements étroits et sans accès aux espaces verts.

Nous avons entendu leur insatisfaction vis-à-vis de l’habitat et du logement en France, ainsi que leur besoin de lien social de proximité, d’entraide à l’échelle du quartier, de solidarité fondée sur le tissu associatif et le contact entre voisins. Le repli à l’échelle du quartier, de l’immeuble, voire même du simple foyer, a exacerbé l’inégalité des chances que ressentent nombre de nos concitoyens lorsque la concentration des difficultés économiques et sociales est trop forte dans leur ‘espace de vie’.

La mixité sociale à l’échelle d’un quartier ou d’une ville est aujourd’hui une condition essentielle pour retrouver une certaine unité nationale, redonner du sens à l’idée d’égalité des chances et lutter contre le repli sur soi.

Pour déclencher un réveil républicain rapide de notre société, l’objectif est simple : il faut en finir avec les ‘ghettos’, avec l’entre soi et redonner à nos concitoyens l’envie de faire société, de partager entre voisins de palier, d’immeuble, de quartier, et d’être solidaires en toute situation. Il faut, pour atteindre ce but, déployer des moyens humains et financiers à la hauteur de nos ambitions. En recréant de la mixité au sein du parc social, nous favoriserons le dialogue, l’échange, l’entraide ; en somme, nous poserons les bases d’un nouveau pacte solidaire et républicain.

Deux efforts sont aujourd’hui nécessaires en matière de logement. Nous souhaitons d’abord recréer de la mixité dans le logement social. Il faut que le parc de logements sociaux accueille à la fois des ménages dans le besoin et des travailleurs prioritaires de la nation, personnels hospitaliers, enseignants, policiers, caissières et éboueurs, commerçants du quartier, dont nous avons tous constaté l’importance pendant cette période de crise. Ils ont pu être les grands oubliés de la République, c’est à nous de leur assurer un logement, main dans la main avec les bailleurs et les collectivités territoriales.

Pour réussir cette opération de mixité, il nous faut aussi et parallèlement bâtir, construire de nouveaux logements sociaux, transformer nos villes et nos banlieues. C’est pourquoi nous devons réviser les obligations des collectivités territoriales, dans le cadre de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU), qui fixe les obligations des collectivités territoriales en matière de construction de logements sociaux jusqu’en 2025. Cette loi est régulièrement évaluée et le gouvernement a d’ailleurs veillé à ce que là où les engagements n’étaient pas tenus, les élus soient sanctionnés. Au-delà des promesses, nous avons l’obligation de proposer une alternative de vie réelle à chacun, à l’écoute de ses besoins, et de préparer l’avenir au-delà de l’échéance de 2025.

Nous ne pouvons pas continuer à ajouter de la pauvreté à la pauvreté, nous devons poursuivre nos efforts pour lutter contre l’assignation à résidence et donc redéfinir les règles de vie dans le logement social. Une répartition équilibrée des attributions de logements, qui laisse place à une plus grande mixité sociale, et un nouveau choix géographique pour l’implantation des logements sociaux et des centres d’hébergement d’urgence, non plus à la frontière des villes mais à proximité des services publics ou des lieux où se trouvent les emplois et les formations, voilà notre ambition pour redonner vie aux notions de vivre-ensemble, d’égalité et de citoyenneté. »

 

Les signataires : 

Emmanuelle Wargon, ministre déléguée auprès de la ministre de la Transition écologique, chargée du Logement

Saïd Ahamada, député des Bouches-du-Rhône

Christophe Arend, député de Moselle

Sophie Beaudoin-Hubière, députée de Haute-Vienne

Belkir Belhaddad, député de Moselle

Jacky Bontemps, délégué aux relations institutionnelles et syndicales, membre du comité exécutif de Territoires de Progrès (TdP)

Deniz Boy, membre du comité exécutif de TdP

Anne Brugnera, députée du Rhône

Alain Calmet, membre du comité exécutif de TdP

Aude de Castet, déléguée nationale aux relations avec les élus, membre du comité exécutif de TdP

Lionel Causse, député des Landes

Emilie Chalas, députée de l’Isère

Christophe Chamoux, membre du comité exécutif de TdP

Francis Chouat, député de l’Essonne

Stéphanie Do, députée de Seine-et-Marne

Yves Durand, président du Conseil national, membre du comité exécutif de TdP

Pascale Fontenel-Personne, députée de la Sarthe

Alexandre Freschi, député du Lot-et-Garonne

Véronique Hammerer, députée de Gironde

Xavier Iacovelli, sénateur des Hauts-de-Seine

Benjamin Igranaissi, délégué à l’organisation, membre du comité exécutif de TdP

Anissa Kheder, députée du Rhône

Bernadette Laclais, trésorière, membre du comité exécutif de TdP

Anne-Christine Lang, députée de Paris

Brigitte Liso, députée du Nord

Jacqueline Macquet, députée du Pas de Calais

Sandra Marsaud, députée de Charente

Félix Meysen, secrétaire général adjoint, membre du comité exécutif de TdP

Monica Michel, députée des Bouches du Rhône

Jean-Michel Mis, député de Loire

Catherine Osson, députée du Nord

Michèle Peyron, députée de Seine-et-Marne

François Pupponi, député du Val-d’Oise

Rémy Rebeyrotte, député de Saône et Loire

Roland Ries, président du conseil politique, membre du comité exécutif de TdP

Cécile Rilhac, députée du Val-d’Oise

Laurianne Rossi, députée des Hauts-de-Seine

Gilles Savary, délégué général de TdP

Stéphane Testé, député de Seine-Saint-Denis

Irène Tolleret, députée européenne

Ergün Toparslan, membre du comité exécutif de TdP

Stéphane Travert, ancien ministre, député de la Manche

Stéphane Trompille, député de l’Ain

Pierre Venteau, député de Haute-Vienne

Murielle Verges-Caullet, conseillère régionale, membre du comité exécutif de TdP

Dominique Villemot, membre du comité exécutif de TdP

 

 

 

Conseil du 6e arrondissement du 9 novembre 2020 – Intervention reconversion du musée Guimet

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Monsieur le Maire, Mes chers collègues,

Je me réjouis de cette délibération au bénéfice des acteurs culturels, j’en remercie la ville de Lyon et également les services qui ont fait un gros travail d’instruction des demandes.

Je souhaitais profiter de cette délibération pour aborder un sujet important pour notre arrondissement, dont nous n’avons pas débattu, à savoir la réhabilitation du musée Guimet.

Comme vous le savez, un projet a été lancé sous le mandat précédent, projet qui prévoyait une réhabilitation du bâtiment historique et l’accueil de deux institutions, le service archéologique de la Ville de Lyon et des ateliers de la maison de la danse. Nous avons appris il y a peu, par la presse, que le nouvel exécutif a décidé l’arrêt de ce projet.

Cette décision a été prise de façon brutale et sans concertation avec la Maison de la Danse. C’est une méthode dont nous commençons à avoir l’habitude. Cela montre à quel point le Maire fait peu de cas des acteurs de la ville et sa notion de la concertation semble à géométrie variable.

Les ateliers de la Danse verront semble-t-il le jour (c’est ce que nous avons appris dans la presse) dans le 8e arrondissement, sur le tènement du groupe scolaire Kennedy. Mais à quelle échéance ? Et le projet sera-t-il aussi ambitieux que le précédent ? Il est permis d’en douter. Avec quel budget se fera-t-il ? Car ce projet comptait plusieurs financeurs dont on ne sait pas s’ils seront favorables au nouveau projet. Cette décision d’arrêt, c’est 5 ans de travail perdu… Un véritable renoncement, une perte d’ambition et pour la culture et pour notre Ville où la danse occupe une place si particulière.

Se pose également la question du service archéologique, qui fait la fierté de notre Ville, qui continuera donc d’occuper des locaux inadaptés dans l’ancienne école des Beaux-Arts puisqu’aucune autre idée n’a été émise à leur sujet.

Mais revenons dans notre arrondissement. Le musée Guimet a fermé ses portes il y a 13 ans. Son état se dégrade. Plus le temps passe, plus le coût d’une réhabilitation, toutes choses égales par ailleurs, augmente. On nous dit qu’on arrête ce projet pour des raisons financières. Mais est-ce bien là la véritable raison ? Il est permis d’en douter car si l’on met bout-à-bout le projet d’ateliers de la Danse dans le 8e, la nécessaire relocalisation du service archéologique et une rénovation du musée encore retardée, donc plus onéreuse, est-on vraiment sûr du gain financier ?

Je m’interroge également sur la volonté politique de rénover le musée Guimet. Cet abandon ne signe-t-il pas purement et simplement la fin de l’histoire de ce bâtiment emblématique de Lyon et plus particulièrement du 6ème ?

Le message est hélas clair. L’ambition culturelle et le patrimoine ne sont pas des priorités de cet exécutif, malgré les proclamations médiatiques. Car ce qui compte ce ne sont pas les mots mais les actes. Et pas d’acte plus clair qu’un arrêt de projet.

J’ai lu, Monsieur le Maire du 6ème arrondissement, que vous souteniez cet abandon de projet, qui avait pourtant été discuté avec vous en son temps. Je vous pose donc la question : quel projet alternatif soutenez-vous pour ce lieu emblématique et patrimonial de notre arrondissement ? Quel projet réalisable et adapté au lieu? Quelles garanties pouvez-vous apporter à ceux qui s’inquiètent de voir ce patrimoine continuer à se dégrader, faute de réhabilitation, peut-être de manière irréversible ?

Émile Guimet est un nom lyonnais connu nationalement et même au-delà dans l’histoire muséale. C’est une partie de l’histoire de Lyon, faite d’innovation, d’humanisme, de sciences, que vous abandonnez ainsi en vous associant à ce renoncement. Un renoncement qui me fait craindre un manque d’ambition mais surtout un manque de respect pour notre ville, pour son histoire, pour son patrimoine, pour ceux qui l’ont faite avant nous, si ce n’est un simple manque de connaissance de ce qu’est notre ville et un manque d’humilité de ne pas savoir s’inscrire dans une histoire sans rupture dommageable.

Je vous remercie.

La newsletter d’Anne Brugnera Députée de la 4ème circonscription du Rhône

Bonjour à toutes et à tous,

Cette semaine, je vous propose un point sur :

• Le plan France Relance
• Une rentrée réussie, une vigilance permanente
• Les forums des associations dans les arrondissements

Le plan France Relance

Le Premier ministre, entouré de Bruno Le Maire, Barbara Pompili, Elisabeth Borne et Clément Beaune, a présenté la semaine dernière le plan France Relance qui donne au pays les moyens de surmonter la crise et d’en ressortir plus forts.

La crise sanitaire et économique nous a frappés alors que nous obtenions des résultats en matière d’emploi, de baisse du chômage et de pouvoir d’achat : le rythme de création d’emploi était à un niveau jamais vu depuis 10 ans, l’industrie se remettait à créer de l’emploi (une première en 17 ans), nous observions la plus forte progression du pouvoir d’achat des ménages depuis 17 ans.

Nous avons limité la casse au cœur de la crise avec un investissement de l’Etat à hauteur de 470 milliards d’euros. Grâce à cette réponse d’urgence, nous avons sauvé des centaines de milliers d’entreprises de la faillite et préservé 8 millions d’emplois grâce au chômage partiel.

L’heure est désormais à la relance du pays : le Gouvernement fait le choix d’investir massivement pour lutter contre le chômage, préparer l’avenir et bâtir la France de 2030.

• Un plan massif, ambitieux et inédit

Ces 100 milliards d’euros investis dans France Relance sont historiques à plusieurs titres. Ils représentent :
• 4 fois plus que le plan de relance de 2008 ;
• un tiers du budget de l’Etat ;
• le plan de relance le plus massif annoncé à ce jour parmi les pays européens (en proportion de la richesse nationale);
• 40% financés par l’Union européenne.

A court terme, ces 100 milliards vont soutenir la reprise, limiter les faillites et les licenciements, accompagner les plus fragiles ; et, dès fin 2022, nous aurons retrouvé le niveau de richesse d’avant l’épidémie.

A moyen terme, ils vont nous permettre d’investir dans les technologies et les compétences d’avenir, de renforcer la capacité de la France à croître, de transformer notre économie en favorisant les secteurs porteurs (transition écologique, numérique…).

• Trois piliers au cœur de France Relance

Accélérer la transition écologique

France relance c’est, d’abord, la priorité donnée au climat et à la biodiversité. Nous nous donnons les moyens de remplir notre objectif : devenir la première grande nation décarbonée européenne. Pour ce faire, 30 milliards d’euros seront consacrés à la transition écologique ; soit un tiers du plan

Concrètement, ces 30 milliards vont permettre de :
révolutionner les transports, en mettant le train au goût du jour et en rendant au ferroviaire son ambition d’innerver tous les territoires (4,7 milliards pour le train, 1,2 milliard pour le vélo et les transports du quotidien) ;
d’investir dans la rénovation énergétique des bâtiments sur tout le territoire (4 milliards pour les bâtiments publics, 2 milliards pour les logements privés, 500 millions pour les logements sociaux et 200 millions pour les PME et TPE),
de relever le défi de l’énergie et des technologies en investissant dans l’hydrogène vert (2 milliards), dans les technologies vertes (3,4 milliards), dans la décarbonation de notre industrie (1,2 milliard) ;
d’investir dans une alimentation de qualité pour tous, dans une agriculture saine, dans un retour au local (1,2 milliard).

Cet engagement de 30 milliards d’euros est à la hauteur de celui réclamé par les experts pour réussir à atteindre, notamment, les objectifs fixés par les accords de Paris.

Rendre notre économie plus souveraine et plus compétitive

34 milliards d’euros de ce plan de relance vont permettre à nos entreprises de gagner en compétitivité et à la France de retrouver pleinement sa souveraineté industrielle, notamment dans les secteurs stratégiques.

Ce volet s’articule autour de trois axes :
une baisse massive de la fiscalité sur les entreprises.
Cette baisse bénéficiera à tous les secteurs, mais en particulier à l’industrie et au commerce ;
une aide à la vie quotidienne des entreprises en leur garantissant fonds propres et trésorerie sur le long-terme (3 milliards pour le soutien au financement des entreprises) ;
la construction d’une souveraineté industrielle : 1 milliard pour la relocalisation, dont 600 millions pour investir dans les secteurs stratégiques pour l’avenir, et 400 millions pour des projets « territoire d’industrie ».

La cohésion sociale et territoriale au service de l’emploi et des compétences

Enfin, 35 milliards d’euros du plan de relance seront consacrés à la lutte contre le chômage et l’investissement dans les compétences, pour préparer les emplois de demain.

Plusieurs axes ont été retenus, dont certains ont d’ores et déjà été lancés :
• un Plan jeune (6,7 milliards) avec des aides à l’embauche, à la formation et des emplois aidés ;
• la mise en place d’un bouclier anti-chômage (7,6 milliards) avec la mise en place de l’activité partielle de longue durée ;
• la montée des compétences pour faire de cette crise une opportunité avec 900 millions investis dans un programme d’investissement pour la formation et 1 milliard pour France compétence et Pôle emploi.

Ce plan servira également au désenclavement et à l’égalité entre les territoires (haut débit partout, soutien aux associations de lutte contre l’exclusion, …).

• Notre méthode : un suivi strict et une concertation intense

Le Gouvernement va entrer dans une phase de concertation avec les territoires, avec les partenaires sociaux, pour une relance adaptée à chaque territoire et conclure des contrats territoriaux.

La mise en œuvre de ce plan sera suivie très méticuleusement. Un comité de pilotage et une réunion mensuelle de suivi, dirigés respectivement par Bruno Le Maire et par le Premier ministre, permettront un suivi rigoureux. Ce suivi sera également territorialisé, dans chaque région, et les membres du Gouvernement se rendront sur place pour s’assurer que les choses avancent au bon rythme.

Si les choses n’avancent pas assez dans un domaine, le Gouvernement n’hésitera pas à réallouer des fonds vers d’autres secteurs.

Il y a 100 milliards d’euros sur la table, ce seront 100 milliards d’euros de projets, de concret, 100 milliards d’euros utiles pour notre pays, jusqu’au dernier centime.
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Une rentrée réussie, une vigilance permanente

La rentrée scolaire 2020 s’est effectuée dans un contexte inédit en raison de la crise de la Covid-19. Malgré la situation sanitaire, le retour à l’école s’est fait de façon très satisfaisante.

Elèves, professeurs et les familles ont exprimé leur joie de retrouver le chemin de l’école. Il est important de saluer et remercier tous les acteurs pleinement mobilisés pour que cette rentrée soit la plus normale possible.

La jeunesse ne doit pas pâtir de la crise que nous traversons. C’est une priorité pour le gouvernement comme l’a exprimé le Premier ministre lors du lancement du Plan de relance.

• Focus sanitaire

Le ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports suit avec la plus grande attention la situation au jour le jour.

Les cas apparaissent surtout en dehors de l’école et ont un impact ensuite dans l’école, d’où l’importance des règles sanitaires mises en place pour protéger au mieux les élèves et les personnels.

La doctrine en matière de fermeture de classes est nationale mais le pouvoir d’appréciation et de décision est local (recteur, préfet et ARS) face à une grande hétérogénéité des territoires. A titre d’exemple, lorsque 3 cas sont détectés, en accord avec les autorités sanitaires, l’établissement est généralement fermé.

• Quid de la continuité pédagogique si un élève doit rester à son domicile ?

Chaque rectorat suit avec attention la situation dans son territoire et apporte les réponses les plus adaptées selon le plan de continuité pédagogique.
Tout élève à qui il sera demandé de rester à son domicile se verra proposer une solution pour assurer la continuité de son apprentissage.

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Les forums des associations dans les arrondissements

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Ce week-end, je me suis rendue comme chaque année aux forums des associations du 3e, 6e et 8e arrondissement afin d’échanger avec les associations de la circonscription sur leur rentrée.

Consciente des difficultés qui sont les leurs face à la crise que nous traversons avec une faible activité en présentiel depuis le confinement, j’ai tenu cette année à les remercier pour leur engagement. En effet, la plupart ont maintenu un lien avec leurs adhérents durant cette période.

Durant le confinement et sa sortie, j’ai travaillé avec les Présidents d’associations afin de leur fournir les informations en ma possession afin de les aider dans leur reprise d’activité. Je continue donc à être à leur écoute et à les accompagner pour que notre vie associative si riche à Lyon continue à se développer.

Cordialement

Anne Brugnera
Députée de la 4e circonscription du Rhône
Conseillère du 6e arrondissement de Lyon

Information sur l’accueil des enfants pendant les vacances de printemps

Pour les enfants des personnels soignants

Pendant les vacances scolaires qui débutent le vendredi 18 avril, undispositif exceptionnel va être mis en place pour maintenir un accueil pour les enfants des personnels soignants.

Les crèches ouvertes pour eux maintiennent leur capacité d’accueil.

L’accueil dans les écoles est maintenu pendant les vacances grâce à l’implication de la Mairie et de ses agents municipaux. Cet accueil s’inscrit dans le cadre des accueils collectifs de mineurs. Ce dispositif n’a donc pas de finalité pédagogique. Il s’agit d’un accueil de loisirs. Cet accueil s’étend aussi sur les week-ends et jours fériés.

Pour les autres enfants

Les accueils de loisirs restent interdits jusqu’à la fin du confinement (à l’exception de ceux destinés aux enfants des personnels mobilisés dans la gestion de la crise).

Le ministère des solidarités et de la santé, en lien avec la Caisse Nationale d’Allocations Familiales, a annoncé un plan d’actions conjoint pour aider les parents pendant la période de vacances en confinement.

Un « accueil de loisirs à la maison» avec des activités différentes chaque jour pour apprendre en famille tout en s’amusant est proposé sur le site monenfant.fr.

Un fond de 500.000€ va soutenir les projets associatifs à destination des parents, notamment pour financer le fonctionnement de lignes téléphoniques pour les aider, les conseiller (recrutement de personnel supplémentaire, actions de coordination, formation et supervision, actions de communication sur ces lignes) ainsi que pour acheter le matériel nécessaire au travail à distance (achats de logiciel, rédaction, diffusion des supports de communication …).

Enfin, pour aider les parents dont l’activité professionnelle est jugée prioritaire dans la gestion de la crise sanitaire du Coronavirus, la CNAF met en ligne sur www.monenfant.frun questionnaire dédié pour leur permettre d’indiquer leurs besoins d’accueil pour leur(s) jeune(s) enfant(s).

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Pour l’ensemble des parents, un espace dédié COVID-19 : Garde d’enfants, parents et professionnels, disponible dès la page d’accueil du site www.monenfant.fr, fournit les dernières informations actualisées sur les conduites à tenir durant cette période.

Retrouvez ci-dessous le communiqué de presse de la CNAF :

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Mon intervention au sujet des équipements culturels à usage partagé lors du Conseil Métropolitain du 30 septembre 2019

Monsieur le Président,

Chers collègues,

En octobre dernier, plus de 250 acteurs culturels étaient réunis aux Halles du Faubourg à l’invitation de la Métropole, afin de réfléchir à l’avenir de leur filière. Parmi les constats partagés qui ont émergé de cette rencontre, figurait la nécessité de travailler plus collectivement et le besoin d’inventer des modèles économiques plus vertueux, fondés sur le partage des ressources et des compétences.

Les contraintes qui pèsent sur les finances publiques, interrogent en effet une filière culturelle encore fortement dépendante des fonds publics.

Lors du conseil de mars dernier nous avons approuvé un appel à projet sur les équipements culturels à usage partagé, afin d’accompagner la filière culturelle de notre territoire.

Cet appel à projet veut soutenir des initiatives qui répondent à des besoins partagés par plusieurs acteurs culturels et qui débouchent sur la création de services communs.

Ce dispositif est un soutien non pas en fonctionnement, mais en investissement, avec pour objectif de générer des synergies durables. Ce soutien a vocation à être un soutien ponctuel, un coup de pouce pour mettre œuvre un autre modèle qui soit pérenne sans soutien public.

Il s’agit d’accompagner la mutation du secteur culturel en renforçant les coopérations entre acteurs, mais aussi en faisant émerger de nouveaux modes de soutien à cette filière.

Selon nous, c’est bien à la Métropole d’innover et d’entraîner les acteurs de nos territoires vers de nouvelles méthodes. Mutualisation et maillage sont deux axes de travail majeur pour de nouveaux partenariats.

Avec 23 candidatures et 15 dossiers retenus, cet appel à projet est un véritable succès et montre la réalité de la demande de la part d’un secteur culturel, en quête d’un nouveau modèle économique plus collectif.

Le groupe Socialistes et républicains métropolitains salue cette initiative innovante et votera bien entendu ce rapport.

Je vous remercie.

Mon intervention Intervention au sujet du logement social étudiant lors du Conseil Métropolitain du 30 septembre 2019

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Notre Métropole est un lieu d’excellence universitaire, qui attire des étudiants toujours plus nombreux. Ils sont ainsi un quart de plus qu’il y a dix ans, soit 155 000 et pourraient atteindre les 180 000 d’ici 2025.

Ce dynamisme est une richesse pour l’agglomération. Beaucoup de jeunes découvrent notre Métropole au cours de leurs études et, séduits par son cadre de vie, y demeurent une fois leur cursus terminé. C’est ce qui explique la jeunesse de notre agglomération. C’est aussi un critère important pour attirer des entreprises, qui savent qu’ils auront à disposition dans notre Métropole une main d’œuvre avec une formation de qualité.

L’attractivité de notre Métropole a été saluée par le magazine l’Étudiant, dont le classement de référence a placé Lyon en tête des villes où il fait bon étudier deux années de suite, en 2017 et en 2018. Cette année, nous avons perdu cette première place, à cause de la dégradation d’un indicateur : le logement.

Les études sont coûteuses, même dans les filières universitaires où les frais d’inscription sont faibles, voire inexistants pour les boursiers. Le logement en est le poste de dépenses le plus élevés pour ceux qui étudient trop loin du domicile de leurs parents, et représente plus de la moitié de leur budget mensuel.

Si nous voulons une université accessible à tous, qui garantisse l’égalité des chances, il faut agir pour permettre à tous les étudiants de se loger. Pour répondre à cet enjeu, la Métropole de Lyon a fait un choix politique fort, celui d’accompagner la production de logements sociaux étudiants. Depuis 2014, cela représente près de 3500 logements produits à ce titre. Notre ambition est non seulement de poursuivre ce mouvement, mais de l’amplifier.

Car le besoin existe. En tant qu’ancienne adjointe à la vie étudiante, je suis ce sujet depuis longtemps, et force est de constater que malgré nos efforts, ceux de tous les professionnels du secteur que j’ai rencontré, comme chaque année, au salon du logement étudiant organisé par le CCLAJ, malgré les constructions de résidences étudiantes privées, publics, sociales, du CROUS, malgré le développement de la colocation et du logement chez les personnes âgées, tel que l’organise le Pari solidaire, les capacités manquent. Et je soupçonne qu’Airbnb retire également des appartements étudiants du marché. Pour toutes ces raisons, il nous faut donc redoubler d’efforts, non seulement pour soutenir la production de logements étudiants, mais encore de logements étudiants à prix maîtrisé, et ce que nous faisons avec cette délibération en rajoutant 8 millions d’euros supplémentaires au bénéfice de cette politique.

Dans certaines villes, les étudiants renoncent à rejoindre des écoles ou des universités où ils sont acceptés, pour lesquels ils ont passé des concours, parce que les coûts du logement les en dissuade. Ce n’est pas ce que nous voulons pour notre Métropole. Au contraire, notre objectif c’est accompagner le formidable dynamisme de la démographie étudiante en développant une offre de logement adaptée aux besoins. C’est cela que permet cette délibération.

Le groupe Socialistes et républicains métropolitains votera pour ce rapport.

Je vous remercie.

Mon intervention au sujet de la maladie de Lyme lors du Conseil Municipal de la Ville de Lyon du 25 mars

Délibération : Approbation d’une convention de partenariat entre la Ville de Lyon, la Métropole de Lyon VetAgro Sup -institut d’enseignement supérieur et de recherche en alimentation santé animale, sciences agronomiques et de l’environnement- et l’ARS, visant à mettre en place une étude de caractérisation du risque Borréliose dans les parcs urbains et péri urbains

Monsieur le Maire,

Chers collègues,

L’approbation de cette convention est l’occasion de s’arrêter quelques instants sur ce partenariat entre la Ville de Lyon, la Métropole de Lyon, VetAgro Sup et l’ARSet surtout d’évoquer ce sujet de santé nationale.

Je voulais saisir cette opportunité afin de saluer le travail accompli par les équipes des différents partenaires, particulièrement de la Direction de l’Ecologie Urbaine de la Ville de Lyon à l’initiative de ce partenariat en 2018 et de souligner l’importance de la prévention et de la lutte contre la maladie de Lyme.

Cette maladie d’origine bactérienne transmise par morsure de tique peut conduire à des complications neurologiques, articulaires ou à une altération grave de l’état général.

Avec plus de 50 000 nouveaux cas par an, la Haute Autorité de Santé a défini des recommandations de bonne pratique en juin 2018 concernant la Borréliose de Lyme et autres maladies vectorielles à tiques.

Cependant cette maladie divise le milieu médical à l’heure où elle se propage.

(suite…)

Mon intervention au sujet de la requalification des places Tolozan et Louis-Pradel dans le 1er arrondissement de Lyon lors du Conseil de la Métropole du 18 mars 2019

Monsieur le Président,

Chers collègues,

© droits réservés
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Cette délibération, concerne la requalification des places Tolozan et Louis-Pradel dans le 1er arrondissement de Lyon.

Malgré des travaux de réparation entrepris en 2017, force est de constater que des dysfonctionnements persistent sur cet espace qui n’est décidément pas à la hauteur de son statut de porte d’entrée de la Presqu’île.

Cette requalification doit permettre à la fois de gérer les flux importants de piétons et de cycles qui viennent des Pentes comme du pont Morand, mais aussi de ménager des espaces de repos et de loisir, pour flâner qu’on soit du quartier ou de passage.

Cette requalification doit aussi permettre de végétaliser le secteur et par là-même de lutter contre les îlots de chaleur, pour une ville plus agréable et moins sensible aux périodes de canicules dont on sait qu’elles vont se multiplier et s’amplifier. C’est un enjeu important dans ce quartier dense du centre de Lyon.

Au-delà du confort des habitants et des usagers, ces espaces publics rénovés permettront de  mettre en valeur deux monuments lyonnais : l’opéra bien sûr, mais aussi la maison Tolozan, un de nos plus beaux hôtels particuliers du XVIIIe siècle et un témoin des grandes heures de la soierie lyonnaise.

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