Inauguration de la pension de famille Armée du Salut 51 rue Germain Lyon 6ème arrondissement

 

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J’ai été invitée à prononcer une allocution à l’occasion de l’inauguration de la pension de famille portée par l’Armée du Salut au 51 Rue Germain dans le 6ème arrondissement de Lyon.

La voici retranscrite :

« Monsieur le Secrétaire Général de la Préfecture du Rhône, Préfet délégué pour l’égalité des chances,

Monsieur le Maire de Lyon,

Madame la Vice-Présidente de la Métropole de Lyon,

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement de Lyon,

Monsieur le Directeur des Programmes d’Inclusion Sociale,

Monsieur le Représentant de Lyon Métropole Habitat,

Vous tous habitants et travailleurs sociaux,

 

Le logement et l’emploi sont les deux défis prioritaires de notre pays.

Notre situation nationale sur le logement n’est pas satisfaisante. Nous le savons.

Et nous devons relever ce défi. Nous y travaillons d’ailleurs actuellement à l’Assemblée avec la future loi ELAN.

Pour relever ce défi, il faut regarder les problèmes en face et les dire afin de les résoudre.

Observer ce qui marche et ce qui ne marche pas constitue déjà un pas vers la résolution d’un problème.

Ne pas cacher ce qui ne marche pas pour le résoudre mais nommer aussi ce qui marche pour que cela fasse exemple.

Or, s’il est bien un exemple de dispositif public qui fasse sens et consensus dans la politique du logement, ce sont bien les pensions de familles. Ces lieux tenus par des associations et soutenus par l’État.

J’entends parfois ici ou là que notre majorié serait trop préoccupé d’émancipation et pas assez d’aide.

Je revendique cette priorité donnée à l’émancipation.

Car l’émancipation n’est pas réservée à quelques-uns, c’est l’objectif que doit avoir tout humaniste pour tous ses contemporains.

Or il n’y a pas d’émancipation sans autonomie.

Et il n’y a pas d’autonomie sans logement.

Le logement est le lieu du sommeil mais c’est surtout celui d’une vie privée, d’une intimité sans laquelle l’humanité disparait.

L’hébergement répond à l’urgence du besoin du sommeil et de l’hygiène, le logement donne place à l’intimité.

Le logement c’est le « chez-soi » où l’on peut « être soi ».

C’est pour cette raison que notre mot d’ordre est : le logement d’abord.

Dans le Plan Logement d’abord, le Gouvernement a prévu de créer durant le quinquennat 10 000 places en pensions de familles sur les 50000 créations de logements pour les plus précaires.

S’il est une belle avancée dans les politiques publiques du logement, c’est donc bien à travers la définition et le développement des pensions de famille.

Car dans ce long chemin républicain commencé formellement en 1997, structuré par les circulaires de 2002 et 2006, développé depuis, c’est bien la recherche de la capacité à être un « chez-soi » et pas seulement un hébergement qui a caractérisé les pensions de famille.

Je suis donc très satisfaite que ce soit une pension de famille que nous inaugurions aujourd’hui ensemble.

Et pas n’importe où. Dans le 6ème arrondissement et dans le quartier Bellecombe. En effet, ce quartier fait partie de ces morceaux de ville dynamiques qui conservent un esprit de village. Avec cette pension au cœur de la ville, c’est bien un nouveau départ que nous offrons aux pensionnaires à proximité de la Part Dieu, lieu de connexion à la Métropole, à deux pas des Brotteaux et au cœur de Bellecombe, un espace en mutation qui gagne en qualité de vie tout en préservant son esprit village. Je souhaite donc la bienvenue à ces nouveaux habitants dans notre circonscription riche de sa diversité.

Ce d’autant plus qu’elle sera animée, je dis bien animée à dessein, par l’Armée du salut.

Je connais l’Armée du salut. Ses multiples facettes. De l’image d’Épinal à la réalité quotidienne de son action.

Je sais que les valeurs et l’histoire de l’Armée du salut sont une garantie que notre volonté d’émancipation se traduise en réalité dans ce nouveau Lieu.

Représentante de la Nation, je vous remercie pour cet engagement personnel et professionnel profond qui rend notre projet politique humaniste possible.

Car voyez-vous nous sommes dans cette assemblée divers dans nos parcours et sensibilités mais tous, attachés à l’esprit lyonnais d’une République girondine, pragmatique et humaniste, que vous mettez en œuvre chaque jour.

Nous croyons en la capacité d’émancipation de chacun, et vous, vous allez là où cette espérance est la plus difficile à réaliser et vous la faite vivre.

Je vous en remercie« 

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