Inauguration du plateau ambulatoire et interventionnel du Centre Léon Bérard

J’étais invitée hier à l’inauguration du plateau ambulatoire et interventionnel du Centre Léon Bérard, rue Laënnec, Lyon 8ème.

Les exposés et la visite organisés à cette occasion m’ont marquée sur deux points essentiels dans le domaine des soins : la durée d’hospitalisation et la prise en compte de l’angoisse du patient avant une opération.

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Le Centre Léon Bérard (site du centre Léon Bérard) est un établissement de soins privé d’intérêt collectif (ESPIC). C’est un hôpital entièrement dédié à la cancérologie. Nous le savons le cancer est une maladie à part, par son taux d’apparition bien sûr mais aussi par la crainte qu’elle suscite.

Apprendre qu’on a un cancer est en soi un véritable choc. Et nous savons bien que l’hospitalisation, l’opération chirurgicale et les traitements conséquents changent profondément la vie du patient et qu’ils impactent sa vie familiale et sociale et son parcours professionnel. Il est donc essentiel d’apporter aux malades un soutien psychologique adapté.

Le Centre Léon Bérard a mis la prise en charge du patient, globale, innovante, au cœur de ses missions. Il ne cesse de proposer des améliorations qui influent sur le bien-être du patient et qui participent de la qualité de sa guérison, avec des travaux sur le thème de la nutrition du patient, de la sophrologie ou encore de la psycho-oncologie.

Hier nous ont été ainsi présentées les modalités de l’accueil dit J0. Cette hospitalisation dans la journée pour des soins appelés ambulatoires répond à deux ambitions majeures d’amélioration de la prise en charge du patient.

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1/ l’ambition de limiter la durée d’hospitalisation

Cette ambition nationale s’applique à tous les hôpitaux. Mais à Léon Bérard, hôpital spécialisé dans les cas complexes et les chirurgies lourdes, c’est un défi particulier. L’hospitalisation à la journée repose sur un accueil le matin à des horaires échelonnés et une sortie le même jour. Elle évite ainsi un stress supplémentaire au patient qui auparavant était hospitalisé la veille de l’opération. Elle permet aussi de ne pas mobiliser un lit dont pourrait avoir besoin un autre patient.

2/ l’ambition de diminuer l’angoisse pré-opération du patient

Tout dans l’accueil a été pensé afin que le patient arrive au bloc opératoire dans un état de stress minimal, condition importante pour la qualité de l’acte chirurgical et pour le bien-être du patient. Ainsi nous a été expliquée l’importance du contact de la veille par le régulateur qui vérifie avec le patient les conditions de son hospitalisation.

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A son arrivée le matin, celui-ci est accompagné jusqu’à une salle d’attente dédiée, un espace snoezelen, où un faux ciel, des peintures douces, un mobilier adapté, des colonnes de bulles permettent de se relaxer.

La réalité virtuelle est également utilisée. Grâce à un casque, le patient peut « nager avec des baleines ». Cette autohypnose le place dans un état de relaxation aussi remarquable que celui atteint par des médicaments.

Autre particularité, le patient se rend au bloc opératoire débout et il en sort assis, sur un fauteuil roulant. Ça aussi ça change tout dans l’anticipation de l’opération.

Toutes ces attentions n’ont qu’un but : offrir une prise en charge d’excellence aux patients atteints d’un cancer.

Lyon a la chance de compter sur son territoire des établissements de santé high tech et performants. Je suis heureuse de voir à quel point l’innovation y est quotidienne pour le bénéfice des patients.

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