Mon intervention à l’Assemblée nationale lors de la discussion générale du texte de loi sur l’orientation et la réussite étudiante

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Monsieur le Président,

Madame la Ministre,

Monsieur le Président de la Commission,

Monsieur le Rapporteur,

Chers collègues,

Au nom des députés de La République En Marche, à l’occasion de cette discussion générale sur le projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants, permettez-moi tout d’abord de situer ce texte, un texte équilibré, juste et pragmatique.

Il est la 2ème étape législative du plan étudiants, après le vote des premiers crédits nécessaires à la mise en œuvre de ce plan.

A l’origine, il y a notre projet législatif, structuré autour de deux lignes de force.

La première était la vie étudiante. Nous le savons, améliorer la vie étudiante c’est améliorer la réussite étudiante.

Et ce texte permet ainsi de :

– simplifier l’accès à une couverture sociale qui ne fluctuera plus ;

– d’augmenter les moyens dédiés à la santé, la pratique sportive et l’épanouissement culturel des étudiants ;

– d’augmenter leur pouvoir d’achat en supprimant la cotisation de la sécurité sociale étudiante de 217€ par an.

La seconde ligne de force que nous avons portée lors des élections concernait l’orientation des lycéens, qui doit commencer par une meilleure information, plus transparente et élargie qui les renseignera sur les taux de réussite, les débouchés professionnels et aussi les attendus, c’est-à-dire les compétences nécessaires à la réussite dans chaque filière. Ainsi chaque lycéen pourra faire de véritables choix éclairés d’orientation.

Cela, nous l’avons porté devant les électeurs et nous le portons aujourd’hui devant la représentation nationale. Ce que nous souhaitons, c’est permettre à tout bachelier de réussir ses études dans le supérieur, d’y obtenir un diplôme et de pouvoir s’émanciper intellectuellement et par l’emploi.

C’était notre projet, le plan étudiant le met en œuvre et ce texte en est une composante essentielle.

Et puis nous avons connu la difficile rentrée 2017, avec les dysfonctionnements d’APB, les tirages au sort et la mise en demeure de la CNIL. J’ai lu et entendu des propos inadmissibles. Pour certains, quelques tirages au sort seraient tolérables. Notre réforme pourrait être reportée de quelques années. Mais non ce n’est pas acceptable !! Laisser perdurer de telles situations, si injustes, c’est abandonner notre jeunesse. Nous, nous voulons agir pour elle.

Et grâce à la qualité de la concertation conduite par vous, Madame la Ministre, notre projet a été enrichi, des pistes ont été proposées, elles ont été approfondies et elles se traduisent dans ce texte.

Pour nous, ce texte permet des améliorations majeures dans le parcours des jeunes bacheliers vers le supérieur et ce grâce à 3 points essentiels.

En premier lieu, il supprime le tirage au sort.

Je l’ai dit, il n’y a rien de plus injuste ni de plus inefficace que le tirage au sort pour affecter des jeunes dans des formations.

 Ce texte met fin à l’absurdité dogmatique du tirage au sort et c’est une bonne chose.

Deuxièmement, ce projet de loi affirme l’accès à l’enseignement supérieur de tout bachelier. Et ce dans le premier alinéa du 1er article. Ceci est fondamental. Et pour améliorer cet accès, la nouvelle plateforme Parcoursup permettra une orientation mieux renseignée, anticipée et accompagnée, qui sera aussi améliorée par la participation des professeurs de lycée et par les avis des professionnels de l’enseignement supérieur sur les vœux formulés.

Une meilleure information, une meilleure orientation et une meilleure affectation permettront à nos bacheliers de débuter leurs études supérieures avec bien plus de chance de réussite.

Enfin, ce projet de loi instaure un objectif de réussite pour nos étudiants. Il ne suffit pas de rentrer en licence pour nous, il faut y réussir. Aujourd’hui on connait 60% d’échec en licence. Il n’y a rien d’inéluctable à ce constat accablant. Nous pouvons agir. Nous voulons agir.

Ce projet de loi établit des dispositifs pédagogiques innovants et des parcours de formation personnalisés afin de suivre les élèves qui en ont le plus besoin, de les accompagner, de les réorienter voire d’adapter les enseignements et les méthodes selon leurs besoins.

Pour nos jeunes comme pour notre pays, nous voulons élever le niveau de qualification. Ces nouveaux outils d’affectation et d’accompagnement permettront de mettre fin à l’échec massif en licence que nous déplorons aujourd’hui.

Fin du tirage au sort, meilleure orientation, parcours de formation adaptés, voici les principales nouveautés de ce texte.

Bien sûr, ce plan étudiant et ce projet de loi, sont accompagnés de moyens financiers. Et ils sont considérables, à la hauteur de l’enjeu :

– 500 millions sur 5 ans pour l’enseignement supérieur,

– et 450 millions du Grand Plan d’Investissement,

qui permettront de créer des places dans les filières en tension, d’accompagner chaque étudiant et de reconnaître l’engagement pédagogique des enseignants.

Par ce texte, nous transformons le passage du lycée au supérieur. Une étape importante dans la vie de nos jeunes que nous souhaitons plus éclairée et mieux accompagnée afin de leur donner toutes les clés pour qu’ils puissent construire leur futur.

Notre choix politique porté par le plan étudiant et donc par ce texte mettra certainement du temps à changer la réalité. Nous sommes lucides et réalistes. Nous ne vendons pas du rêve, ce n’est pas le grand soir de l’université. Les mesures que nous portons sont de bon sens, elles sont justes et elles sont porteuses de progrès. Et nous serons pleinement engagés dans leur suivi.

Notre objectif est clair : améliorer la réussite étudiante pour permettre à notre jeunesse de s’émanciper par l’accès au travail et au savoir.

Nous abordons ce débat avec envie et responsabilité, ne doutant pas que tous ici nous cherchons le meilleur pour notre jeunesse.

Je vous remercie

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