Mon intervention au sujet de la maladie de Lyme lors du Conseil Municipal de la Ville de Lyon du 25 mars

Délibération : Approbation d’une convention de partenariat entre la Ville de Lyon, la Métropole de Lyon VetAgro Sup -institut d’enseignement supérieur et de recherche en alimentation santé animale, sciences agronomiques et de l’environnement- et l’ARS, visant à mettre en place une étude de caractérisation du risque Borréliose dans les parcs urbains et péri urbains

Monsieur le Maire,

Chers collègues,

L’approbation de cette convention est l’occasion de s’arrêter quelques instants sur ce partenariat entre la Ville de Lyon, la Métropole de Lyon, VetAgro Sup et l’ARSet surtout d’évoquer ce sujet de santé nationale.

Je voulais saisir cette opportunité afin de saluer le travail accompli par les équipes des différents partenaires, particulièrement de la Direction de l’Ecologie Urbaine de la Ville de Lyon à l’initiative de ce partenariat en 2018 et de souligner l’importance de la prévention et de la lutte contre la maladie de Lyme.

Cette maladie d’origine bactérienne transmise par morsure de tique peut conduire à des complications neurologiques, articulaires ou à une altération grave de l’état général.

Avec plus de 50 000 nouveaux cas par an, la Haute Autorité de Santé a défini des recommandations de bonne pratique en juin 2018 concernant la Borréliose de Lyme et autres maladies vectorielles à tiques.

Cependant cette maladie divise le milieu médical à l’heure où elle se propage.

Les associations, et nous en avons de nombreuses et fort actives sur notre territoire, des associations dynamiques comme notamment France Lyme ou ChroniLyme que j’ai pu rencontrer.

De nombreuses actions de prévention sont réalisées ainsi que des actions de soutien aux malades et aux familles. Et avec elles, je tiens à saluer le caractère innovant de cette initiative de la Ville et la Métropole de Lyon sur ce sujet.

Après une étude de faisabilité réalisée en 2018, la convention de partenariat 2019 qui nous est proposée ce jour, prévoit, sous l’intitulé ERATIQ

  • de collecter des tiques sur trois sites identifiés dont le Parc de la Tête d’Or dans le 6e arrondissement
  • d’identifier les zones préférentielles de développement des tiques dans les différents espaces et biotopes existants sur ces trois sites
  • de croiser ces données avec celles de la présence d’ongulés domestiques et sauvages sur ces mêmes sites
  • de rechercher la présence de Borrelia dans les tiques selon les méthodes reconnues de l’INRA.

Je suis extrêmement satisfaite de la mobilisation de notre Ville et de notre Métropole pour ce sujet majeur de santé publique, pour la santé des Lyonnais, des Grands-Lyonnais et leurs enfants.

Et si je peux me permettre, il serait intéressant de poursuivre ensuite ce travail à deux niveaux :

  • une connaissance encore plus fine de la présence de tiques dans des parcs intermédiaires, je pense ici au Parc Chambovet dans le 3e arrondissement mais aussi dans nos squares et aires de jeux
  • une campagne de communication et de prévention pour les Lyonnais. Il existe déjà des supports très pédagogiques et leur affichage dans nos parcs serait un pas de plus pour une meilleure protection des Lyonnais.

Je vous remercie.

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