Mon intervention sur le Débat d’Orientation Budgétaire 2018 lors du Conseil métropolitain du 15 décembre dernier

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Conseillers,

Ce débat d’orientation budgétaire 2018 est l’occasion pour notre groupe d’apporter son soutien à notre Président et à son exécutif.

L’année 2018 sera une année forte en réalisations et cette délibération illustre parfaitement cette volonté.

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Comme nous l’avions annoncé en début de mandat, nous entrons dans la phase d’accélération de la mise en œuvre de la PPI. Avec un cadrage de 700 millions d’euros d’autorisations de programme (contre 580 en 2017) et de 650 millions d’euros de Crédits de Paiement débloqués (contre 532 en 2017). La croissance annoncée est au rendez-vous et se traduira par la réalisation des projets attendus par nos concitoyens.

Cette accélération est rendue possible par un pilotage à long terme efficace et par la bonne santé de notre Métropole dont les recettes de fonctionnement demeurent stables et où l’augmentation des dépenses est maîtrisée.

Cet investissement est viable et nécessaire car il s’appuie et soutient le développement économique de notre territoire, supérieur à la moyenne nationale, qui confirme sa forte attractivité et son dynamisme.

Ces résultats, issus pour partie de l’important travail réalisé par notre institution, nous permettent d’être optimistes quant à l’avenir de notre collectivité et surtout quant à la poursuite de nos missions fondamentales auprès de nos concitoyens, que ce soit pour un marché de l’emploi dynamique, une place universitaire de valeur, l’accompagnement des personnes en difficulté et l’amélioration de notre cadre de vie.

En effet, dans notre Métropole, collectivité à statut particulier, alliant les ressources et compétences d’une communauté urbaine et d’un département, ainsi que de puissantes compétences économiques. Notre dynamisme nous procure des recettes fiscales supérieures à la progression de nos dépenses sociales. Cet effet ciseau inversé démontre, s’il en était besoin, toute la pertinence de notre Métropole particulière.

Pour améliorer notre capacité d’autofinancement sur le long terme, nous poursuivons notre politique de maîtrise de nos dépenses. Avec une amélioration des conditions de travail et une modernisation de nos processus et outils professionnels, nous avançons de façon équilibrée vers une stabilisation des effectifs [9200 agents].

Ces efforts continus sur le long terme qui entretiennent notre bonne santé économique nous permettent d’assurer une stabilité de nos politiques de solidarité comme des subventions aux partenaires et associations de notre territoire.

Encore une fois le résultat est là. Notre capacité de désendettement quant à elle est de l’ordre de 4 ans. Elle ne dépassera pas les 10 ans en fin de mandature après que nous ayons financé les investissements nécessaires à la réalisation des projets décidés pour ce mandat.

Notre endettement est maitrisé et nos emprunts sont désormais sans risque. Nous avons les moyens effectifs de la réalisation de nos projets.

Nous savons enfin que des discussions sont en cours avec l’État en lien avec la loi de finances 2018 et la loi de programmation des finances publiques 2018-2022.

Nous partageons la volonté de maîtriser l’évolution des dépenses de fonctionnement dans le cadre d’un « contrat » sur 5 ans. Une contractualisation, c’est différent d’une baisse unilatérale de dotation.

Cette contractualisation entre notre Métropole et l’État nous permettra d’avoir une visibilité budgétaire à 5 ans, chose qui n’était pas arrivée depuis longtemps.

Une Métropole comme une commune ou une entreprise a besoin de lisibilité pour sécuriser ses investissements et son fonctionnement. C’est ce que permet cette contractualisation pluriannuelle dans le public.

Notre collectivité a déjà fait de nombreux efforts par le passé, notamment pour régler le problème des emprunts toxiques hérités du Département. Nous avons déjà agi pour maitriser nos dépenses et améliorer nos recettes et ceci sera pris en compte à l’occasion de cette contractualisation qui sera différente selon les collectivités, leurs difficultés éventuelles, les projets et les efforts précédemment faits et c’est heureux.

Concernant la taxe d’habitation, elle sera compensée à l’euro près par l’État grâce au choix de la méthode du dégrèvement que nous connaissons déjà tous et qui n’a jamais été pris en défaut. Son seul impact sera d’augmenter le pouvoir d’achat de la majorité de nos concitoyens.

La dotation globale de fonctionnement sera stable en 2018 (+0.4%) alors qu’elle avait connu une baisse constante depuis 2013. Mais il nous faudra poursuivre notre maitrise de nos dépenses de fonctionnement dans le cadre de la contractualisation État – grandes collectivités qui les limite à + 1.2%.

Ainsi, grâce à 1) cette nouvelle visibilité des dotations de l’État, 2) notre maitrise passée de notre endettement 3) notre dynamisme économique remarquable et 4) notre statut particulier de Métropole, nous avons tous les atouts pour poursuivre notre développement solidaire et soutenable au service de tous nos concitoyens.

Je vous remercie.

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