Protéger la France et les Français

Il est un enjeu qui m’est cher et sur lequel tous les élus sont appelés à la responsabilité et donc au rassemblement : la sécurité. À la fois applicables et efficaces, les propositions d’Emmanuel Macron sont pour moi en mesure de répondre au réel et donc de l’améliorer.

EM Sécurité 2Comme lui, je suis convaincue que notre sécurité intérieure nécessite de maintenir durablement notre capacité à intervenir au besoin partout dans le monde et ainsi de lutter efficacement contre le terrorisme. L’engagement de nos forces armées nécessite un soutien assumé et renforcé, qu’il soit au niveau des hommes, du matériel et de la cybersécurité. Et pour ces raisons, il faut rapidement porter notre effort budgétaire de défense à 2 % du PIB. Toutes les interventions françaises devront s’intégrer dans des feuilles de route diplomatiques précises.

Dans le même esprit, la décision de maintenir ou non l’état d’urgence ne dépendra pas de principes abstraits, idéologiques ou politiciens. Cette décision devra être prise au regard de son utilité à protéger nos concitoyens. Et il appartiendra à l’exécutif de notre pays d’en juger en toute objectivité grâce aux informations du terrain qui lui seront transmises.

Une doctrine claire et conforme à nos valeurs doit aussi être appliquée aux Français ayant rejoint le terrorisme international lors de leur éventuel retour en France : il faut les interpeller à leur arrivée, les juger, les incarcérer dans des établissements spécifiques, les soumettre à un régime de détention très stricte avec une obligation renforcée d’un suivi psychologique, social et de sécurité.

En lien étroit les autres Etats européens qui souhaitent avancer, la France traitera aussi avec les grandes compagnies de l’Internet : tant sur la question du cryptage des communications que sur le retrait de la propagande terroriste.

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Enfin, Emmanuel Macron propose qu’une task force directement rattachée au Président de la République coordonne l’ensemble du renseignement et de la lutte contre Daesh et Al-Qaida. Seul le Président de la République est à même d’exercer l’autorité suffisante pour que l’efficacité nécessaire soit au rendez-vous.

Il importe donc de toujours chercher à améliorer et adapter la qualité du renseignement, nécessaire à la lutte anti-terroriste, en redonnant une place et des moyens adéquats à la police de proximité. La suppression des services de renseignement et de la police de proximité doit être réparée pour notre sécurité et pour notre cohésion sociale.

Emmanuel Macron propose de recruter 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires et de renforcer la formation initiale et continue des forces de l’ordre pour leur permettre de s’adapter aux évolutions de notre société et aux menaces qui prennent des formes nouvelles.

Ces recrutements d’ampleur permettront la création d’une « police de la sécurité quotidienne » dont la mission sera d’être plus proche de la population, d’être en capacité d’agir plus simplement et plus rapidement et ainsi de ne plus laisser de territoires hors du pacte républicain de sécurité publique.

Nous le savons tous, créer des postes ne suffit pas si les agents de l’ordre ne peuvent sanctionner les infractions et les délits dès qu’ils constatent. C’est pourquoi Emmanuel Macron propose la mise en place de contraventions immédiates pour certains délits comme cela est déjà le cas pour la délinquance routière. De la même façon, les policiers pourront, sous le contrôle d’un juge, interdire certains lieux à des individus. Cette réactivité, proportionnée et conforme à l’état de droit, tuera dans l’œuf tout sentiment d’impunité.

Emmanuel Macron propose d’alléger les agents de police de certaines tâches indues ou obsolètes grâce notamment à la simplification de certaines procédures et à un investissement massif dans l’informatisation. Les moyens matériels mis à disposition de nos policiers sont aussi un facteur d’efficacité de leur travail mais aussi de leur sécurité physique. Les dotations en équipements modernes et de qualité seront augmentées quantitativement et qualitativement. A titre d’exemple, la réalité de ce à quoi nos forces de maintien de l’ordre ont à faire conduit à envisager des tenues ignifugées.

La dimension judiciaire devra aussi être adaptée car de trop nombreuses difficultés sont issues du manque de lisibilité et des délais du traitement judiciaire. Là aussi, une modernisation des procédures permettra d’alléger la charge de travail des magistrats et de raccourcir les délais. Par exemple, certaines procédures « simples » pourront être faites en ligne, à l’image de ce qui existe dans de nombreux services publics.

Renouer avec la lisibilité de notre justice impose que toute peine prononcée soit exécutée. L’automaticité des peines alternatives aux emprisonnements de moins de deux ans doit cesser d’autant que le pouvoir contraventionnel accordé aux policiers aura une fonction de sanction préalable non carcérale. La politique pénale sera durcie pour toutes les agressions à l’encontre des forces de l’ordre.

Dans le même temps, dans l’intérêt général comme dans le respect de nos valeurs, la prison doit redevenir un lieu de droit et d’insertion. Dans ce but 15000 places de prisons seront créées et les moyens des services pénitentiaires d’insertion et de probation seront augmentés.

Une défense renforcée, une police sur le terrain, une justice lisible et efficace, des décisions concrètes, réalistes et pragmatiques permettront de protéger la France et les Français, dans le respect de nos valeurs et la recherche de l’unité nationale.

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