En finir avec la désinformation !

Tribune des députés La République En Marche ! et membres de la Commission des Affaires Culturelles et de l’Éducation

Parue dans Le Monde daté du jeudi 19 avril

Loi Orientation et Réussite des Étudiants :
en finir avec la désinformation !

Face à la campagne de désinformation, dont est l’objet ces derniers temps la loi pour l’Orientation et la Réussite des Etudiants, nous, députés de la République en Marche ! réaffirmons notre soutien à un texte résolument équilibré et ambitieux.

Car il nous appartient de rétablir la vérité sur une loi qui donne enfin à l’étudiant toutes ses chances de réussir. Premièrement, par l’ampleur – jusqu’à présent inégalée – des moyens financiers consacrés à la mise en place de cette réforme, pour laquelle le Gouvernement a décidé un plan d’investissement d’un milliard d’euros sur le quinquennat ! Ensuite, s’agissant du volet social, la suppression, dès la rentrée 2018, de la sécurité sociale étudiante (217 euros par an actuellement) permettra pour chaque étudiant un gain de pouvoir d’achat.

IMG_0938La loi prévoit surtout la disparition pure et simple du tirage au sort, mesure particulièrement injuste qui délaissait des milliers d’étudiants en droit de jouir d’une formation. Les universités sont tenues d’accueillir tous les bacheliers. Cessons de diffuser des contre-vérités : Aucune université ne pourra refuser la candidature d’un bachelier du fait de son dossier scolaire. Soit elle l’accepte, soit elle conditionne son acceptation au suivi d’un parcours d’accompagnement permettant de le mettre à niveau. S’agit-il là d’une injustice ? D’une sélection ? Non, car nous avons choisi de « remettre de l’humain » dans la procédure d’inscription, comme l’a rappelé la Ministre de l’Enseignement Supérieur, Madame Frédérique Vidal. Et cette nécessité devait passer par une refonte totale du système d’admission dans le supérieur. C’est pourquoi APB a été remplacé par ParcourSup, système plus transparent dont les algorithmes seront rendus publics, suivant ainsi une recommandation du rapport de notre collègue Cédric Villani.

Débattre, de façon argumentée et sereine, voilà ce qui constitue le fondement même de l’université, lieu de savoirs et d’échanges où s’exerce l’esprit critique. C’est pourquoi nous condamnons fermement tous les débordements inadmissibles d’individus qui, le plus souvent, ne sont plus étudiants depuis longtemps et qui cherchent à instaurer un climat de peur et d’insécurité : cocktail Molotov, dégradations mobilières, tags injurieux, inscriptions antisémites, agressions physiques…

Mais l’on oublierait presque que ParcourSup n’est pas le seul outil de renforcement du lien, de la passerelle efficace entre le secondaire et le supérieur. Le Ministre de l’Éducation Nationale, Monsieur Jean-Michel Blanquer, a été pleinement associé à cette réforme. Car en effet, ce que la loi ORE permet, c’est bien une nouvelle façon d’organiser l’orientation au lycée suffisamment en amont pour que tout lycéen parte confiant pour l’avenir :

– nomination de deux professeurs principaux en classe de Terminale en vue d’améliorer et d’optimiser le suivi de chaque élève,
– examen approfondi par le conseil de classe de son projet d’orientation,
– renforcement du dialogue, sous l’autorité du recteur d’académie, entre enseignement secondaire et enseignement supérieur.

Enfin nous rappelons que, face au constat insupportable du taux d’échec en licence (de 60%), cette loi active des leviers pour en finir avec tout fatalisme. Ainsi affirme-t-elle le principe d’une souplesse pédagogique, qui laisse l’étudiant faire sa licence au rythme qui lui convient, de deux à quatre ans, tout en lui permettant de bénéficier de modules méthodologiques, pour un suivi clairement personnalisé qui lui garantisse de ne pas échouer.

Alors oui, parce que l’université doit être un lieu de réussite pour tous où chacun apprend et s’épanouit, il nous apparaît, pour ces raisons, que la loi que nous avons votée et qui a été promulguée donne à chaque étudiant les moyens de ses ambitions. La loi pour l’Orientation et la Réussite des Étudiants est une loi de bon sens et de justice sociale, qui fait le pari, durable et gagnant, de miser sur une jeunesse ambitieuse et pleine de projets !

Mon intervention dans l’hémicycle lors de la discussion générale de la loi relative à l’Orientation et à la Réussite des Etudiants

Madame la Présidente,
Madame la Ministre,
Monsieur le Rapporteur,
Chers collègues,

L’Assemblée nationale a aujourd’hui à traiter pour la dernière fois, dans notre hémicycle, le projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants. Ainsi s’achève un long débat avec les parlementaires, mais aussi et surtout avec les acteurs de l’enseignement supérieur et du lycée, associés à la concertation préalable au plan étudiants.

Je souhaite associer à mon propos Christine Cloarec, Fannette Charvier, Sylvie Charrière, Agnès Thill, Céline Calvez, Jean-Luc Fugit, et tous mes collègues de la commission des Affaires culturelles et de l’Éducation qui se sont investis pour ce texte.

© droits réservés
© droits réservés

Cette loi est une concrétisation importante de la société que nous voulons.
C’est une loi bienveillante. Tous les changements qu’elle porte sont tournés vers la réussite des étudiants. Nous voulons augmenter la qualification de tous nos jeunes. Et pour cela nous ouvrons maintenant les portes de l’enseignement supérieur à tous les bacheliers en toute justice et en toute transparence.

Nous voulons, et notre pays en a besoin, que chacun de nos jeunes puissent aller aussi loin qu’il le souhaite dans la formation et par le chemin qui lui conviendra le mieux.
Le savoir est la plus importante des richesses, il est à la fois utile et culturel, il permet l’émancipation.
C’est le droit et le devoir de notre jeunesse, c’est le droit et le devoir de notre pays.

Ce texte est pragmatique, ouvert et équilibré.

(suite…)

De nombreuses actions menées durant les six premiers mois de la XVème législature

Il y a quelques jours, le 27 décembre exactement, cela a fait 6 mois depuis la première séance publique à laquelle j’ai participé à l’Assemblée nationale. Déjà 6 mois et de nombreux faits marquants et, sans faire un bilan exhaustif, je souhaite revenir sur quelques avancées importantes pour notre pays.

© droits réservés 7 novembre 2017 : séance de questions au Gouvernement
© droits réservés 7 novembre 2017 : séance de questions au Gouvernement

Mon premier vote à l’Assemblée nationale a été celui de la loi de prorogation de l’état d’urgence. La sécurité est une priorité de notre majorité et nous y avons travaillé dès le début de cette législature. Tout d’abord avec la prorogation et la préparation de la sortie de l’état d’urgence puis avec la loi renforçant la Sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme. Cette loi a permis une sortie maîtrisée de l’état d’urgence au 1er novembre, tout en renforçant notre arsenal juridique pour lutter efficacement contre le terrorisme dans le cadre du droit commun. Et nous avons aussi renforcé notre effort de défense avec une augmentation inédite du budget des Armées sur tout le quinquennat. Les premières expérimentations de la police de sécurité du quotidien seront lancées dès le 1er janvier 2018 pour répondre aux attentes et besoins de nos concitoyens dans les quartiers populaires.

(suite…)

Mon intervention avant l’adoption de la loi relative à l’orientation et la réussite des étudiants à l’Assemblée nationale

Monsieur le Président,

Madame la Ministre,

Monsieur le Président de la commission,

Monsieur le rapporteur,

Mes chers collègues,

Cette loi relative à l’orientation et la réussite des étudiants contient des améliorations majeures du passage du lycée à l’enseignement supérieur ainsi que des premières années de licence et de la vie étudiante en général. Pour notre groupe, ce texte de loi a de nombreuses qualités :

Premièrement, c’est un texte cohérent qui s’insère dans un projet global pour notre jeunesse. Il s’inscrit au cœur du plan étudiant, un plan étudiant qui est lui-même l’aboutissement d’un large travail de concertation et de co-construction avec les acteurs de l’enseignement supérieur : syndicats, organisations étudiantes et lycéennes, conférence des universités, parents d’élèves…

Deuxièmement, c’est un texte complet qui agit en même temps :

– En amont, en améliorant l’information et l’orientation des bacheliers, grâce à la nouvelle plateforme Parcoursup et à un accompagnement renforcé par les professeurs de lycée,

– En aval, en améliorant d’une part l’accompagnement durant le premier cycle d’enseignement supérieur, et ce dès son tout début, et d’autre part en améliorant la vie étudiante, dont on sait à quel point elle agit sur la réussite des étudiants.

Troisièmement, c’est un texte équilibré et pragmatique qui instaure de nouveaux outils, adaptés à nos étudiants dans leur diversité :

(suite…)

Mon intervention à l’Assemblée nationale lors de la discussion générale du texte de loi sur l’orientation et la réussite étudiante

© droits réservés
© droits réservés

Monsieur le Président,

Madame la Ministre,

Monsieur le Président de la Commission,

Monsieur le Rapporteur,

Chers collègues,

Au nom des députés de La République En Marche, à l’occasion de cette discussion générale sur le projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants, permettez-moi tout d’abord de situer ce texte, un texte équilibré, juste et pragmatique.

Il est la 2ème étape législative du plan étudiants, après le vote des premiers crédits nécessaires à la mise en œuvre de ce plan.

A l’origine, il y a notre projet législatif, structuré autour de deux lignes de force.

La première était la vie étudiante. Nous le savons, améliorer la vie étudiante c’est améliorer la réussite étudiante.

Et ce texte permet ainsi de :

– simplifier l’accès à une couverture sociale qui ne fluctuera plus ;

– d’augmenter les moyens dédiés à la santé, la pratique sportive et l’épanouissement culturel des étudiants ;

– d’augmenter leur pouvoir d’achat en supprimant la cotisation de la sécurité sociale étudiante de 217€ par an.

(suite…)

Ma question au Ministre de l’Education lors de la séance des questions au gouvernement de ce jour

© droits réservés
© droits réservés

Monsieur le Président,

Mes cher.e.s collègues,

Ma question s’adresse à Monsieur le Ministre de l’Education Nationale.

M. Le Ministre, vous mettez en œuvre notre volonté collective de réussite de tous les élèves par un dispositif massif d’aide aux devoirs au collège : le dispositif « Devoirs faits ».

Depuis hier, les collèges de France ont commencé la mise en œuvre de ce nouveau dispositif. Nous nous accordons tous sur l’utilité de cette aide aux devoirs, gratuite et accessible à tous. Le travail personnel fourni par l’élève est déterminant pour la réussite de sa scolarité. Et le programme « Devoirs faits », organisé au sein de l’établissement, permet à chaque collégien de travailler individuellement, pour faire des exercices, répéter ses leçons, exercer sa mémoire, et ce en bénéficiant du soutien dont il en a besoin.

© droits réservés
© droits réservés

Dans un premier temps, chaque collège va recueillir l’expression des besoins de ses élèves et une réponse sera apportée à tous les élèves volontaires. L’organisation sera bien entendue adaptée à chaque établissement par les principaux et leurs équipes pédagogiques. Elle se fera en fonction de la taille du collège, de sa composition sociale ou des dynamiques des équipes existantes. Les meilleures solutions seront trouvées et elles seront proposées partout, je n’en doute pas, j’ai confiance en nos équipes de terrain.

Mais, nous le savons, les élèves les plus en difficulté ne sont pas toujours ceux qui se manifestent spontanément.

Aussi, M. le Ministre, ma question est la suivante : les avis des équipes pédagogiques, et tout particulièrement pour les collégiens qui, dès le premier trimestre, éprouveront des difficultés, ces avis pourront-ils être plus incitatifs ? En particulier, les professeurs principaux pourront-ils recommander fortement aux parents la participation des élèves pour lesquels cette aide aux devoirs serait la plus bénéfique ; et je pense notamment à ceux pour qui elle pourrait prévenir un risque de décrochage ?

Je vous remercie.

© droits réservés
© droits réservés

Réponse de Monsieur Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Education Nationale

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Député.es,

Madame la Députée Brugnera

Merci pour votre question qui permet de parler de ce dispositif qui a commencé depuis hier dans la grande majorité des 7100 collèges en France et qui est à la disposition de toutes les familles, toutes classes sociales confondues, tous territoires confondus.

Cette mesure permet de dépasser un clivage assez classique dans notre débat scolaire entre ceux qui disaient, et qui disent toujours, qu’il faut des devoirs parce qu’en effet les devoirs ont une utilité pédagogique considérable et ceux qui disent cela ont raison. Et puis ceux qui disent que les devoirs posent un problème parce qu’ils créent des inégalités entre les familles, en fonction de la situation de chaque famille. Et ceux qui disent cela ont raison aussi.

C’est pourquoi ce que nous avons décidé, et c’était un engagement du Président de la République pendant la campagne, de permettre que ces devoirs puissent être faits à l’intérieur de l’établissement, gratuitement et avec un souci de qualité qui caractérise le dispositif puisque ce que nous avons fait, c’est mobiliser d’abord et avant tout les professeurs par des heures supplémentaires mais aussi l’ensemble des acteurs que ce soient les assistants d’éducation, les conseillers principaux d’éducation, les services civiques – il y en a 7000 aujourd’hui et nous monterons jusqu’à 10 000 – ainsi que les associations et les collectivités locales.

Dès la rentrée prochaine nous viserons aussi à étendre ce dispositif vis à vis de l’école primaire. Ce dispositif est donc très important et aura beaucoup de conséquences en chaîne. L’une d’entre elles, vous avez raison, est de prévenir le redoublement et le décrochage.

Nous ne voulons pas obliger à suivre « Devoirs faits » mais nous devons inciter, c’est ce que vous avez dit, et donc ce sera fait dès les conseils de classe de fin de premier trimestre où l’on proposera très fortement aux élèves qui en ont besoin de s’inscrire. Il y aura un dialogue avec les parents pour leur proposer avec beaucoup de volontarisme.

Merci beaucoup.

Avant l’ouverture de la XVe législature…

© droits réservés
© droits réservés

La semaine passée a été consacrée à l’accueil des députés avant l’ouverture de la XVe législature.

Je me suis ainsi rendue à l’Assemblée nationale pour procéder aux formalités d’usage et obtenir les premiers outils de travail nécessaires.

J’ai bien évidemment ressenti beaucoup d’émotions à l’occasion de ce premier déplacement à l’Assemblée en tant que députée.

Je suis bien sûr portée par la joie et l’énergie de celles et ceux qui m’ont accompagnée durant ma campagne, ainsi que par la confiance de celles et ceux qui m’ont élue, dont quelques-uns croisés dans le train ou sur le quai de la gare et qui viennent me saluer et m’encourager.

J’ai conscience aussi de l’attente de mes concitoyens. Je sais que les défis sont nombreux et qu’il nous faut agir vite.

(suite…)