En marche… pour une société plus juste par Bernard Devert

Dans ces derniers moments de campagne je veux remettre à l’ordre du jour les raisons profondes de mon engagement : le moteur de mon adhésion au projet d’Emmanuel Macron, d’en marche. Nous avons, ensemble, les clefs pour déverrouiller notre société bloquée depuis 20 ans. Si nous nous rassemblons sur un projet qui lie de façon équilibrée liberté et protection, la mise en marche de notre pays doit permettre de réconcilier. Réconcilier c’est apporter une réponse concrète et durable aux causes des colères qui menacent notre cohésion sociale. Je remercie Bernard Devert de me laisser publier à nouveau cette tribune qu’il avait rédigé à la veille du 2e tour des élections présidentielles et qui a si clairement rappelé notre devoir, notre responsabilité.

Le contexte de ces élections législatives est certes différent dans la 4e circonscription, mais, si je suis élue dimanche, je garderai cette tribune en tête durant tout mon mandat pour ne pas oublier le contexte de ces élections présidentielles.

Publiée le 2 mai 2017

La campagne, trop longue en raison notamment des primaires, s’achève dans l’essoufflement et l’inquiétude ; elle aurait pu s’apparenter à « un hôpital de campagne » pour mieux diagnostiquer les lèpres de notre société et s’attacher à les guérir.

Nombre de nos concitoyens, blessés par la vie, ont le sentiment d’être oubliés. Il en résulte une désespérance aggravant le mal, d’où la tentation de se tourner vers des extrêmes.

Cette campagne a brisé les partis de Gouvernement au pouvoir depuis des décennies. D’une certaine façon, ‘l’effet Trump’ s’est propagé.

Le politique est plus habile à utiliser le ‘bistouri’ des mots qui touchent l’adversaire que d’opérer les transformations qui s’imposent. Le corps social enfiévré perd ses repères et s’interroge sur la capacité des édiles à faire changer, mais alors quelle est leur mission ?

Le repli sur soi est proposé comme un traitement. Quelle erreur que de ne pas comprendre que ce qui est fermé toujours fermente, d’où ces replis amers et défaits par les plis de l’amertume pour avoir perdu le sens de l’autre, conduisant sur les chemins de l’espoir.

Il nous faut nous mettre en marche.

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