Mon intervention sur le Projet Métropolitain des Solidarités lors du Conseil de la Métropole du 6 novembre 2017

A l’occasion de l’adoption du Projet Métropolitain des Solidarités de la Métropole de Lyon, lors du conseil du 6 novembre dernier, j’ai souhaité souligner le travail que nous menons dans ce cadre en matière de Protection Maternelle et Infantile (PMI). Voici mon intervention prononcée à cette occasion :

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Les compétences sociales héritées du Conseil Général et la diversité de notre implication sur les territoires nous permettent aujourd’hui de développer une véritable politique en matière de protection maternelle et infantile qui place l’enfant au cœur du dispositif et qui permet également un meilleur accompagnement de l’ensemble des acteurs et des familles dans toutes leurs spécificités et selon leurs besoins.

Une approche transversale en matière de PMI, c’est, au-delà des questions sanitaires et des obligations sociales, œuvrer à réduire les inégalités tout en construisant un projet cohérent et ambitieux pour toutes les familles.

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Mon intervention sur le pacte de cohérence métropolitain lors du lors du Conseil de la Métropole du 18 septembre 2017

Depuis sa création, la Métropole de Lyon a créé un pacte dit pacte de cohérence métropolitain avec les 59 communes qui la composent.

Ce pacte vient d’entrer dans sa phase opérationnelle lors du Conseil de la Métropole d’hier avec le vote des 15 premiers contrats territoriaux entre la Métropole et 15 communes.

Vous trouverez l’intervention que j’ai réalisée à cette occasion sur ce sujet important d’un nouveau type de coopération entre collectivités territoriales.

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Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les élus, chers collègues,

Les délibérations qui nous sont présentées nous proposent d’adopter les 15 premiers contrats conclus entre la Métropole et certaines des communes la composant pour la mise en application du Pacte de cohérence métropolitain…

…Notre Métropole est née le 1er janvier 2015 et le 10 décembre de cette même année nous avons adopté un pacte de cohérence métropolitain. Ce nouveau document original et fondamental régit la façon dont Métropole et Communes travaillent ensemble à l’organisation du service public sur le territoire. Il porte notre double ambition de développement urbain et économique, de progrès social et de qualité de vie pour les habitants.

A la suite de cette adoption, un appel à manifestation d’intérêt pour ce pacte et pour les propositions de travail en commun qu’il contient a été transmis aux communes. Elles y ont massivement répondu, notifiant 668 sujets d’intérêts, soit plus de 11 en moyenne par commune sur les 21 thématiques proposées par la Métropole. Travailler en confiance, tout en favorisant les échanges avec chacun et en respectant la libre administration des communes, fait partie de l’ADN de notre collectivité et nous ne pouvons que nous en féliciter.

S’en sont suivies les réunions et concertations nécessaires entre Métropole et Communes volontaires pour préciser les modalités opérationnelles envisageables pour ces différentes propositions et pour élaborer le contrat territorial de chaque commune. 600 sujets ont été confirmés soit une moyenne de 10 par commune, ce qui démontre l’intérêt de ces dernières pour cette nouvelle démarche.

Aujourd’hui 15 premiers contrats sont finalisés et soumis à notre vote après avoir été adoptés par le conseil municipal de chaque commune concernée. 20 autres sont en cours de validation politique ou passage en conseil et 24 sont en cours de finalisation technique.

Ainsi chaque commune a pu travailler à son rythme, les sujets qui l’intéressaient eu égard à ses propres ressources techniques et orientations stratégiques politiques. Et les impacts sont nombreux :

– concrétiser des synergies entre politiques publiques municipales et métropolitaines

– simplifier les démarches pour l’usager,

– partager des informations, des formations ou des outils,

– mutualiser des équipes pour l’efficience du service public,

– organiser une action publique plus efficace,

– favoriser la coopération à l’échelle des bassins de vie,

– générer des économies ou maîtriser des dépenses grâce à des mutualisations par exemple.

Plus globalement ce Pacte, et ces premiers contrats le démontrent, permet une nouvelle méthode de travail de nos collectivités alliant :

• un nouvel état d’esprit, alliant concertation, dialogue et travail commun entre la Métropole et les Communes, un nouvel état d’esprit qui trouve là un nouvel outil pour se développer,

• une réflexion partagée sur les services publics pour améliorer à la fois l’efficience de la dépense publique et l’efficacité du service rendu,

• une contractualisation qui fixe des objectifs communs et concrets et qui servira de base à une évaluation et j’y reviendrai,

• tout en respectant les spécificités locales, l’équité territoriale et l’égalité entre les habitants métropolitain(e)s.

Ce Pacte est donc un nouvel outil qui se décline aujourd’hui très concrètement dans 15 communes de la Métropole.

Je tiens plus particulièrement à souligner la méthode retenue : celle de la contractualisation et de l’évaluation.

Évaluer, c’est s’assurer que ce qui est fait est bien ce qui a été prévu, sans dérive, ni biais caché… L’évaluation est aussi le pendant nécessaire de l’expérimentation.

Et il est primordial pour les Grandlyonnais que les contrats signés soient évalués afin que nous vérifions ainsi que les effets recherchés, notamment de rationalisation des dépenses soient atteints, sans que les services au public en soient dégradés au contraire. La Métropole ne s’engage pas à l’aveugle mais dans un objectif d’efficacité pour ses projets. L’évaluation permettra de juger ainsi sur les faits.

Ce pacte est un outil, je le crois, de modernisation de notre gouvernance et de suivi de nos politiques publiques. Un outil à disposition de chaque commune, chacune s’en servant comme elle le souhaite

Il est à nouveau l’illustration de notre capacité à travailler ensemble pour l’intérêt commun de nos territoires.

Mon intervention au sujet du Compte administratif 2016 lors du Conseil de la Métropole du 20 juillet dernier

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs, Chers collègues,

1) Ce compte administratif revêt, comme chaque année, une grande importance car il est la preuve que nous faisons ce que nous disons.

Il suffit pour cela de comparer le budget prévisionnel à ce compte administratif, de comparer les recettes et les dépenses prévues et votées en début d’année et celles réellement réalisées et comptabilisées, ici présentées. Et il est important de comparer les réalisations aux prévisions.

2) Rappelons-nous ce que nous disions à l’époque. L’opposition s’est opposée, avec vigueur, comme la lecture des débats sur le budget prévisionnel 2016 nous le rappellera. À cette époque, l’orateur du groupe des Républicains disait entre autre « Le dernier point que les ratios démontrent, c’est la situation précaire de notre collectivité face à son endettement

On voit bien aujourd’hui qu’il n’en est rien. Je le dis très clairement : l’endettement et la capacité d’investissement de notre Métropole établis par ce compte administratif sont bons. Très bons même puisque nous avons encore améliorée notre capacité de désendettement de 4 ans et 3 mois et n’ayant plus aucun emprunt à risque dit toxique. Il ne faut pas oublier quelle était la situation dont nous avons hérité à la création de notre Métropole ni les efforts qu’il a fallu faire pour arriver à ce résultat.

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Mon intervention au sujet du Plan de Déplacements Urbain (PDU) 2017 lors du Conseil Métropolitain du 6 mars 2017

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Élus métropolitains,

Je souhaite rappeler, au nom de notre groupe Socialistes et républicains métropolitains, notre soutien aux objectifs renouvelés et prolongés dans le cadre de ce Plan de Déplacement Urbain.

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Notre Métropole se développe, elle crée de nombreux emplois (+ 4 000 en moyenne par an) et se peuple chaque année d’avantage (+ 15 à 20 000 habitants chaque année). Si cette évolution positive illustre notre dynamisme et la qualité du travail que nous réalisons collectivement ici, elle augmente mécaniquement les flux de circulation qui traversent nos territoires.

 

Pour continuer notre travail d’amélioration des conditions de vie de tous, il est important que nous disposions d’outils de projection et de planification.

Car penser la mobilité, c’est à la fois répondre aux enjeux de santé publique, aux défis environnementaux d’aujourd’hui et de demain mais c’est également traiter des questions d’équité territoriale et de cohésion sociale de notre Métropole. C’est prévoir l’évolution démographique de notre territoire, en même temps que l’amélioration du cadre de vie de chaque grand lyonnais. La mobilité est aussi au cœur des problématiques économiques et de l’accès à l’emploi pour chacun. La mobilité, enfin, est centrale dans un pôle universitaire tel que le nôtre.

Notre PDU est un projet global au sein duquel les différents modes de transport ne s’opposent pas mais se complètent pour créer un système intégré de mobilité durable.

Ce Plan de Déplacement Urbain sur lequel nous devons rendre un avis propose une vision et une stratégie globales autour de trois grands enjeux :

  • D’abord, le besoin d’écarter de notre agglomération le trafic de transit qui ne lui est pas destiné, par la réalisation des infrastructures nécessaires au grand contournement et au déclassement des autoroutes A6-A7, accompagné de nouvelles lignes de transport en commun. Cela permettra également de résoudre un certain nombre de dysfonctionnements constatés, que ce soit sur la rocade est, au niveau du nœud de Manissieux à Saint Priest, de celui de Ternay en direction de Givors ou encore sur l’A46 sud.
  • Il s’agit ensuite d’améliorer la mobilité à l’intérieur de notre Métropole par la réalisation de l’Anneau des Sciences et de tous les accompagnements nécessaires à sa bonne insertion au sein des infrastructures existantes.
  • Enfin, le troisième grand enjeu est celui de la multi-modalité. Il nous faut développer un meilleur partage de l’espace public pour les différents modes de déplacement et ainsi faciliter l’accès de tous à notre agglomération. Ce partage doit permettre de répondre aux défis écologiques, mais aussi économiques auxquels nous devons faire face, tous en satisfaisant les besoins en mobilité de nos concitoyens.

Cela passe concrètement par le renforcement et l’agrandissement du réseau des TCL (Prolongement des Métro A et B, déploiement du Tramway T6) et la construction de parkings relais, par le développement de pistes cyclables, l’accompagnement de l’auto partage, le renforcement des capacités et de l’accessibilité de notre aéroport et l’amélioration de notre desserte ferroviaire avec à la fois à notre niveau le déverrouillage du nœud ferroviaire lyonnais et de la compétence de la Région l’amélioration de la desserte TER. Le développement du PEM Part Dieu en cours fait bien évidemment partie de ce schéma global.

Je veux souligner deux aspects à mon sens essentiels à la construction de la ville de demain. D’abord l’importance du développement des mobilités actives, qui répond tant à des enjeux environnementaux, que sociaux et de santé publique. À cet égard le plan d’action pour les mobilités actives adopté en mai dernier, et ce PDU qui ambitionne de les faire passer de 2 à 8% de nos déplacements et à 35% pour nos déplacements piétons, démontrent notre ambition en la matière.

Avec par ailleurs pas moins de 400 projets qui y sont relatifs dans la PPI, nous faisons du développement des modes actifs une exigence forte pour ce mandat.

C’est aussi et ce sera mon second point, l’importance de l’innovation pour atteindre nos objectifs, ambitieux puisqu’il s’agit d’atteindre pour 2030, 35 % de trajets effectués à pied, 8% effectués à vélo, trottinette, seagway et autres modes actifs, 35% en voiture (contre 44 aujourd’hui) et 22% en transports en communs (contre 19 aujourd’hui).

Notre Métropole concourt chaque jour à l’amélioration de notre quotidien et ce PDU est l’un des instruments-cadres permettant de poursuivre cette mission. Il fixe l’ambition de ne pas opposer les modes de transports entre eux mais bien de combiner transports de masse et services multimodaux, mobilité collective et mobilité individuelle, infrastructures de transports structurantes et locales : combiner tous les modes transports, pour développer la mobilité de tous les habitants, travailleurs, étudiants sur tous les territoires.

Notre groupe votera bien évidemment ce rapport.

Je vous remercie.

Seul le prononcé fait foi

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Intervention d’Anne Brugnera Programme de développement économique Conseil métropolitain du lundi 19 septembre 2016

La Métropole de Lyon a présenté son Programme de développement économique 2016-2021 à l’occasion du Conseil de la Métropole du 19 septembre 2016. Ce document cadre fixe les priorités stratégiques et décline une série d’actions qui seront mises en oeuvre entre 2016 et 2021 par la nouvelle collectivité avec l’ensemble de ses partenaires. Il est le fruit d’un dialogue partagé construit sur la base d’un diagnostic approfondi. Découvrez les 4 objectifs stratégiques qui structurent le programme économique de la Métropole de Lyon : Lyon Métropole fabricante, Lyon Métropole apprenante, Lyon Métropole attirante, Lyon Métropole entrainante.

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les élu(e)s,

Ce programme de développement économique de la Métropole de Lyon est à la fois un aboutissement et un nouveau départ.

L’aboutissement d’un travail de co-construction d’ambitions mais aussi d’objectifs très concrets partagés entre notre institution et ses nombreux partenaires économiques. Mais surtout le début d’une nouvelle ère de développement.

Je ne reviendrai pas sur le contenu fort riche et extrêmement pertinent de ce programme déjà longuement exposé mais je souhaite, au nom du groupe des socialistes et républicains métropolitains, insister sur 3 points :

  • Ce programme a été conçu dans la lignée d’une dynamique de progrès et il est basé sur une analyse des résultats passés. Il s’inscrit donc dans l’histoire du développement économique de notre Métropole.
  • Ce programme ambitieux prévoit d’amplifier cette dynamique grâce un travail partenarial pour initier et accompagner de nouvelles formes d’économies, de nouvelles filières.
  • Enfin ce programme vise un développement économique au service de tous les habitants de la Métropole, pour un progrès social de chacun.

Je tiens à rappeler que la réalisation de ce programme est une obligation légale, issue de la loi MAPTAM. Et que, fidèlement à nos habitudes, nous avons fait de cette obligation une opportunité pour aller toujours plus loin.

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