Protéger notre environnement, pour améliorer nos conditions de vie et construire notre avenir

« Nous ne renégocierons pas un accord moins ambitieux », a lancé Emmanuel Macron lors de son discours de réponse à la sortie des Etats-Unis de l’accord de Paris sur le Climat. Ce discours volontaire est révélateur de sa détermination inflexible sur la problématique du Climat.

Lors de la campagne présidentielle, il rappelait l’urgence écologique en déclarant « Nous sommes écologiste par devoir » durant son meeting lyonnais du 4 février dernier.

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Pour répondre à cette urgence et transformer notre modèle de croissance, il faut des engagements forts, ambitieux mais aussi pragmatiques sur ce sujet :

Sur 50 milliards d’investissements publics prévus pour notre programme, 15 milliards seront consacrés à la transition énergétique et écologique.

A ces 15 milliards s’ajouteront plusieurs autres champs d’actions (transports, agriculture…) ayant un impact positif sur l’environnement. Pour Emmanuel Macron, l’écologie est un sujet transversal qui doit irriguer toute l’action du gouvernement. Une politique de premier ordre menée par un Ministre d’Etat, Nicolas Hulot. En étant votre députée, je contribuerai à construire cette politique. Je porterai votre voix dans les débats à venir. Cette politique sera bâtie autour des axes suivants, synthèse du programme d’Emmanuel Macron :

1 – Transition Energétique

Pour Emmanuel Macron « ce n’est pas bon d’avoir 75% de notre énergie qui vient du nucléaire ». Nous réduirons notre dépendance à l’énergie nucléaire, avec l’objectif de 50% d’énergie nucléaire à l’horizon 2025.

Pour réussir cet engagement, 2 axes de travail :

  • Agir directement sur la filière nucléaire en :
    • Fermant Fessenheim.
    • Consolidant les moyens de l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN) et en prenant en compte ses conclusions pour prendre des décisions sur la prolongation des centrales au-delà de 40 ans.
  • Tenir l’objectif de 32% en terme d’énergies renouvelables en :
    • Focalisant les efforts de développement et d’investissement des opérateurs sur le stockage de l’énergie et les réseaux électriques intelligents.
    • Encourageant l’investissement privé pour mobiliser 30 milliards d’euros et ainsi doubler la capacité en éolien et en solaire photovoltaïque.
    • Simplifiant les procédures de déploiement des énergies renouvelables.

Nous viserons aussi la rénovation de la moitié des logements-passoires des propriétaires les plus modestes dès 2022, afin de diminuer les émissions et de faire baisser les charges (électricité, fioul, gaz). A cette fin, via un fonds public doté de 4 milliards, nous financerons les travaux des propriétaires les plus précaires.

2 – Sortir des énergies fossiles

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Notre utilisation des énergies fossiles est importante. Au-delà du réchauffement climatique, elle impacte directement notre santé. Nous devons nous engager dans une rupture profonde avec le modèle productif existant. Et cela sur tous les secteurs. Nos axes prioritaires seront :

  • Fermer les dernières centrales électriques à charbon en 5 ans.
  • Pour réduire massivement la pollution liée aux particules fines, la fiscalité du diesel sera alignée sur celle de l’essence pendant le quinquennat.
  • Peser pour renforcer les normes anti-pollution européennes pour les véhicules neufs et les contrôles en conditions réelles (en tirant les enseignements du scandale Volkswagen).
  • Interdire l’exploration des gaz de schiste et refuser tout permis d’exploitation nouveau concernant les hydrocarbures.
  • Porter au niveau européen un projet d’augmentation progressif de la taxe carbone afin d’atteindre 100€/tonne de CO2 rejetés d’ici 2030, (pour inciter les entreprises à poursuivre leurs investissements afin de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre).

3 – Vers un nouveau modèle économique

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Consommer local et solidaire, économie circulaire, soutenir nos agriculteurs, renforcer le recyclage… Pour notre santé, pour avoir une gestion des ressources raisonnée, nous nous engagerons pour :

  • Aller vers au moins 50% de produits biologiques, labels de qualité, ou local, d’ici à 2022, dans l’ensemble de la restauration collective – les cantines des écoles et les restaurants d’entreprise.
  • Viser « 100% de plastique recyclé sur tout le territoire » d’ici 2025, grâce à la modernisation des centres de tri par l’augmentation progressive de la taxe générale sur les activités polluantes (sur l’incinération et l’enfouissement).
  • Renforcer la lutte contre l’obsolescence programmée en renforçant l’affichage de la durée de vie des appareils électroménagers.

« Il n’y a pas de Plan B, car il n’y a pas de planète B »

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Cette phrase d’Emmanuel Macron dans son discours sur la sortie des Etats-Unis de l’accord de Paris exprime l’urgence écologique dans sa plus simple expression.

Ce sujet si essentiel a été trop peu abordé lors des débats pendant la campagne présidentielle. Pourtant, le programme sur la transition écologique d’Emmanuel Macron est ambitieux, mais surtout pragmatique. En nommant Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire, il affirme l’importance de ce thème pour son quinquennat.

« La transition écologique est une priorité pour aujourd’hui qui affecte tous les secteurs de la vie économique et sociale » Emmanuel Macron, Panda Live, 11 février 2016

(suite…)

Naissance de France Urbaine

Manuel VallsJ’ai assisté ce vendredi 6 novembre, à Lyon, à la naissance de France Urbaine, issue de la fusion de l’Association des Maires des Grandes Villes de France et de l’Association des Communautés Urbaines de France, en présence de Manuel Valls et de Gérard Collomb, désigné à l’occasion président délégué de cette nouvelle association.

La dynamique de fusion de ces deux associations constitue un acte d’importance pour le monde urbain et ses élu(e)s : permise par un climat constructif et un dialogue soutenu entre des élu(e) de terrain, elle augure d’une coopération et d’un travail de qualité entre les collectivités concernées.

L’importance du rôle des agglomérations pour notre pays, pour l’emploi comme pour les sujets sociaux et les défis environnementaux a été largement rappelée, en même temps que la nécessité de ne pas opposer urbain et rural.

France UrbaineSi le monde urbain constitue le principal moteur de l’économie française, il est aussi un acteur majeur de la solidarité : créateur de richesses pour son propre territoire, il contribue, grâce à son rayonnement et aux transferts financiers, au développement du monde péri-urbain et rural.

Alors que les 10 régions métropolitaines qui comptent au moins une Métropole sur leur territoire concentrent 67% de la population française et 76% du PIB de la France, il fallait que ce fait métropolitain soit reconnu. C’est chose faite avec la loi MAPTAM, par laquelle l’État a entériné la naissance de 14 Métropoles en France, dont celle de Lyon qui constitue un cas unique de fusion avec le Conseil général et donc de suppression d’un échelon administratif.

Parmi les sujets abordés, la nécessaire amélioration de la légitimité démocratique des métropoles a été évoquée par la Députée-Maire de Rennes, Nathalie Appéré. Nous pouvons à ce titre nous féliciter du chemin parcouru à Lyon, souligné par Manuel Valls comme exemplaire. En effet, Lyon est à ce jour la seule Métropole pour laquelle s’appliquera, dès les prochaines élections de 2020, le suffrage universel direct. Un sujet qui me tient particulièrement à cœur et fera l’objet d’un prochain billet.