Conseil d’arrondissement du 9 mars 2021 – Intervention sur la caractérisation du risque de maladie de Lyme dans les parcs lyonnais

Approbation d’une nouvelle convention de partenariat entre la Ville de Lyon, la Métropole de Lyon, VetAgro Sup, Sciences Po Lyon et l’ARS visant à la poursuite de la caractérisation du risque borréliose dans les parcs urbains et péri urbain

A l’occasion du conseil d’arrondissement du 9 mars 2021, je suis intervenue sur une délibération portant sur la poursuite d’un travail partenarial sur la caractérisation du risque borréliose dans différents parcs urbains et périurbains de la Métropole de Lyon, notamment le Parc de la Tête d’Or. Voici le texte de mon intervention: 

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement, mes chers collègues,

Cette délibération porte sur l’approbation d’une convention entre la Ville de Lyon, la Métropole, Vetagro Sup, Sciences Po Lyon et l’ARS concernant la caractérisation du risque borréliose dans les parcs urbains et périurbains.

Cette convention vient prolonger un travail initié en 2019, que j’avais eu l’occasion de saluer à l’époque en conseil municipal.

C’est en effet l’occasion d’évoquer cet enjeu de santé national que sont la prévention et la lutte contre la maladie de Lyme.

Cette maladie d’origine bactérienne est transmise par morsure de tique et elle peut conduire à des complications neurologiques, articulaires ou à une altération grave de l’état général.

On compte plus de 50 000 nouveaux cas par an. Et la Haute Autorité de Santé a défini des recommandations de bonnes pratiques en 2018 concernant la Borréliose de Lyme et les autres maladies vectorielles à tiques. Hélas cette maladie divise le milieu médical à l’heure où elle se propage.

 

Les associations dynamiques de notre territoire, comme France Lyme ou ChroniLyme, mènent de nombreuses actions de prévention, ainsi que des actions de soutien aux malades et à leurs familles. Et avec elles, je tiens à saluer cette initiative de la Ville et la Métropole de Lyon et je suis satisfaite que les nouveaux exécutifs n’aient pas arrêté ce projet.

Car le bilan de la 1ère phase d’études est riche d’enseignements et confirme l’intérêt de la surveillance de la présence de tiques dans nos parcs.

Je m’associe à la mobilisation de la Ville et de la Métropole pour ce sujet majeur de santé publique, pour la santé des Lyonnais, des Grands- Lyonnais et leurs enfants et je salue la mise en œuvre d’une campagne de sensibilisation du public sur les risques associés aux tiques, comme je l’avais appelé de mes vœux en 2019. L’arrivée de Sciences Po Lyon au sein du partenariat permettra de développer ce volet.

Je note également qu’outre les parcs de la Tête d’Or, de Parilly et Lacroix- Laval, de nouveaux sites pourront être intégrés. Il me semblerait en effet intéressant d’investiguer la présence de tiques dans des parcs intermédiaires voire des squares ou aires de jeux.

Je voterai favorablement ce rapport. Je vous remercie.