Nouveau programme de renouvellement urbain : de l’ambition pour favoriser la mixité !

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Le vendredi 17 mars dernier, Gérard Collomb, Président de la Métropole de Lyon accueillait Hélène Geoffroy, secrétaire d’État à la Ville, à la jeunesse et aux sports, et François Pupponi, Président de l’Agence Nationale pour le Renouvellement Urbain (ANRU), pour la signature du protocole de préfiguration du Nouveau Programme National de Renouvellement Urbain (NPNRU) financé à hauteur de 6 milliards d’euros par l’État.

Ce programme, qui s’inscrit pleinement dans la politique métropolitaine de réhabilitation que nous portons collectivement depuis 2001, cible plus particulièrement 14 sites à rénover.

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Mon intervention au Conseil de la Métropole du 30 janvier au sujet du Budget 2017

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Élus métropolitains,

Au nom du groupe Socialistes et républicains métropolitains, et pour compléter les propos des autres groupes, je veux à nouveau réaffirmer toute notre confiance à notre président et à l’exécutif, toute notre adhésion à la stratégie poursuivie ainsi que notre satisfaction quant à la situation économique et financière encore améliorée de notre Métropole.

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Améliorée, il est vrai, à la fois grâce à une diminution moindre des dotations de l’État et à une prévision de hausse des recettes fiscales par la croissance physique des bases. Mais cette situation découle aussi du cadrage responsable et ambitieux que nous nous sommes fixés et qui fait l’objet d’un suivi rigoureux.

La contrainte n’est pas levée par une embellie ponctuelle. La nouvelle donne internationale et les défis auxquels notre pays doit faire face doivent nous inciter à la vigilance comme à la responsabilité collective. Notre action s’inscrit dans un contexte plus global et nos choix budgétaires doivent être pesés et expliqués à nos concitoyens.

La pédagogie est nécessaire tout comme la cohérence et le courage.

Notre groupe souhaite réaffirmer sa confiance au président, à l’exécutif et à nos équipes. Rappeler à quel point la maîtrise et le volontarisme dont nous avons fait preuve ces dernières années nous permettent de proposer un budget de qualité, avec un endettement maîtrisé, une dette assainie, un investissement maintenu. Les dépenses sociales, en hausse, sont assumées et la masse salariale contenue grâce à la réforme structurelle qu’a constitué la création de la Métropole.

Notre collectivité montre par ce budget prévisionnel sa bonne santé financière et économique. Elle montre aussi son ambition d’être au service de nos concitoyens. En intégrant le contexte actuel et les contraintes qui en découlent, elle permet d’inscrire son action dans la durée.

Notre action politique a pour seule finalité le progrès mais selon un mode d’action pragmatique. Notre pragmatisme consiste à partir du monde tel qu’il est pour aller, avec les moyens qui sont les nôtres, progressivement, vers le monde que nous voulons. C’est là notre responsabilité d’élus.

Notre groupe votera bien évidemment ce budget sans aucune réserve.

Remise du Prix du jeune chercheur-se

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Depuis plus de dix ans, la Ville de Lyon et la Métropole valorisent l’excellence et la recherche fondamentale et appliquée des laboratoires lyonnais en récompensant le travail de jeunes chercheurs. Chaque année pas moins d’une cinquantaine de jeunes chercheurs présentent leurs candidatures et 4 d’entre eux reçoivent un prix attribué par un jury d’universitaires. Chaque année c’est ainsi l’occasion de les mettre à l’honneur dans les salons de l’Hôtel de Ville.

Conçu et organisé en partenariat avec l’Université de Lyon, les prix distinguent quatre lauréats dont le talent, après la thèse, a été confirmé par des premiers travaux de recherche remarquables. L’objectif de ces prix est de mettre en lumière les meilleurs d’entre eux, ceux dont le potentiel s’est confirmé après la thèse, et qui sans doute contribueront dans l’avenir au rayonnement scientifique de notre Ville et de notre Métropole.

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Mon intervention au Conseil de la Métropole pour soutenir le déclassement des autoroutes A6/A7

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les élus, Chers collègues,

Lyon, notre ville, notre agglomération, est célèbre pour son positionnement géographique entre Nord et Sud de l’Europe. Cet atout historique en a rapidement fait un carrefour de communications majeur et donc un carrefour routier important pour notre pays, pour l’Europe.

Notre agglomération est au centre d’une étoile autoroutière, à la croisée des axes reliant Paris, la Méditerranée et l’Italie d’une part, l’Allemagne à l’Espagne d’autre part, mais desservant aussi les Alpes et le Massif Central comme les nombreuses cités régionales. Ce ne sont pas moins de 8 autoroutes qui la desservent, dont une qui la traverse du nord au sud : l’autoroute A6-A7.

Si cette situation est un facteur de développement économique, de rayonnement, de tourisme, elle apporte aussi d’importants désagréments : un trafic routier important, congestionné à chaque période de vacances d’été ou d’hiver, des bouchons de Dardilly jusqu’à Perrache tous les jours, des échangeurs saturés, un tunnel routier sur-fréquenté, symbole des chassés croisés de l’été, des nuisances visuelles et sonores pour les riverains, et surtout une pollution importante, trop importante pour notre agglomération.

Mes chers collègues, l’autoroute A6-A7 qui traverse notre agglomération est une balafre qui la défigure, qui constitue un véritable scandale urbanistique et écologique : l’une des autoroutes les plus fréquentées de France qui passe en plein cœur de sa 2ème plus grande agglomération !

Aujourd’hui, après plusieurs mois d’échanges et suite à l’accord du Secrétaire d’État aux transports, nous avons la possibilité de déclasser cette autoroute. C’est là une opportunité historique, qu’il nous faut saisir pour mettre fin à cette aberration dont nous subissons les méfaits depuis 45 ans ; depuis le 8 décembre 1971 exactement, date de l’ouverture du tunnel sous Fourvière.

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La tour Incity : une tour innovante, emblème de la ville de demain

IMG_4775La tour Incity est désormais fonctionnelle et accueille près de 2700 personnes dont 1450 travaillent pour la SNCF et 750 pour la Caisse d’Épargne Rhône Alpes. C’est dans un environnement spacieux, lumineux et ergonomique, comprenant des espaces de détente, un espace bien être (avec machines de sport à disposition) et plusieurs espaces pour la restauration (cafétéria, restaurant en libre service, kitchenette et restaurant thématique), que les salariés peuvent travailler en toute sérénité.

Le bâtiment en lui-même est certifié BBC et « BREEAM excellent », c’est-à-dire très respectueux de l’environnement et du développement durable. Incity est d’ailleurs la première tour de centre ville à bénéficier de telles certifications en France, ce qui en fait un projet pionnier dans ce domaine.IMG_4842

Il faut d’ailleurs relever la qualité du chantier mené qui a permis à cette tour de 200m, désormais la plus haute de Lyon, de s’élever dans le ciel lyonnais sans problèmes majeurs ni nuisances pour les riverains et sans avoir nui à l’activité des  mitoyennes.Le quartier de la Part-Dieu peut s’enorgueillir de cette nouvelle tour, qui marque déjà notre paysage lyonnais et dessine une nouvelle skyline.DSC_0869

Quant aux opposants par principe aux tours, je les invite à venir la visiter : nul doute que la beauté de son « pied d’immeuble », la qualité de ses espaces intérieurs et les époustouflantes vues qu’elle offre sur la Ville, la Métropole et les montagnes au-delà les convaincra qu’avec l’inauguration de ce jour c’est une magnifique tour, ergonomique et écologique, qui a remplacé une tour inoccupée, disgracieuse et amiantée.

Respect de l’environnement, promotion de la vueincity2qualité de vie au travail des salariés, réponse aux besoins exprimés par les entreprises, intégration harmonieuse dans son écosystème, voici les 4 piliers sur lesquels repose la tour Incity. Ils sont pour moi à l’image d’une ville qui sait concilier attractivité économique et ambitions écologiques et sociales.

Mon intervention au conseil de la Métropole sur le Budget 2016

Seul le prononcé fait foi

Monsieur le Président, mes cher(e)s collègues,

Le groupe Socialistes et républicains métropolitains a déjà eu l’occasion, lors du débat d’orientation budgétaire, d’affirmer tout son soutien à la politique budgétaire et financière de notre institution.

Comme j’ai pu le dire alors, confrontée à une situation économique difficile, entre morosité économique mondiale, nationale et régionale, redressement des comptes publics, baisse des dotations et accroissement des dépenses à caractère social issues de ce même contexte de crise, la Métropole présente un budget qui préserve la santé financière de l’institution en même temps que l’investissement sur ses territoires.

Prise au cœur du fameux effet ciseaux, entre hausse mécanique des dépenses et baisse imposée des recettes, nous parvenons à garantir le présent et à préparer l’avenir. A défaut de pouvoir toujours faire plus, grâce à la mise en place de la Métropole notamment nous mettons tout en place pour faire mieux.

En menant à la fois un travail de cadrage ambitieux de nos dépenses de fonctionnement, un travail de gestion active de la dette, de mutualisation et de refonte des politiques et des services, nous travaillons la structure de notre institution pour la rendre plus efficace, plus performante au service des grands lyonnais.

Le Budget Prévisionnel 2016 de la Métropole de Lyon vient de nous être présenté et je veux, au nom de mon groupe, porter l’attention sur quelques-unes de ses caractéristiques.

Tout d’abord l’ampleur de ce budget : 3,1 milliards d’euros c’est considérable. Nos dépenses sont consacrées à 31% à nos compétences sociales, 17% aux dépenses de personnel et 10% de reversement aux communes.

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Comment Lyon aide ses écoliers dans l’apprentissage de la lecture.

annelectureComment une ville peut-elle concourir à la réussite de ses écoliers, au-delà de la mise en œuvre un cadre de scolarisation de qualité ?

C’est là tout l’enjeu de notre Projet Éducatif de Territoire qui s’articule autour de quatre grands principes :

– Le droit à l’éducation pour chacun et pour tous

– L’équité et la lutte contre les discriminations et les inégalités territoriales

– La coéducation, une responsabilité partagée respectueuse de la place des parents

– La cohérence éducative entre les différents temps de l’enfant

Parmi les enjeux éducatifs, il y a bien sûr les apprentissages scolaires, dont l’un des plus fondamentaux est l’apprentissage de la lecture. Si cet apprentissage est l’une des premières missions du corps enseignant, la Ville peut apporter son concours notamment en finançant des dispositifs complémentaires.

Ainsi j’ai choisi de soutenir et de développer deux actions différentes mais qui participent toutes deux à aider les enfants dans leur apprentissage de la lecture.

La première action est en fait un projet unique co-construit avec l’AFEV (Association de la Fondation Étudiante pour la Ville) : Les Ambassadeurs du Livre. Cette action innovante, consolidée au fil des années, permet à des jeunes, formés et accompagnés par l’AFEV dans le cadre de leur service civique, d’animer des ateliers pour les enfants avec des projets autour du livre et de la lecture. Ces ateliers sont organisés en lien avec les enseignants sur le temps scolaire et avec les accueils de loisirs et les parents d’élèves sur les autres temps de l’enfant.

Expérimentée pendant 4 ans, sa généralisation s’est appuyée sur une réussite unanimement reconnue. Ce sont ainsi 100 jeunes qui interviennent depuis la rentrée. Les « Ambassadeurs du livre » est une mesure massive qui concerne tous les enfants des écoles publiques de la grande section au CM2.

Les coups de pouce clé sont quant à eux des actions spécifiques tournées uniquement vers les enfants de CP en difficultés d’apprentissage et concernent des groupes de 5 à 6 enfants au maximum. Cette action, créée par l’Association Coup de Pouce est connue et de qualité. Elle est soutenue par le Rotary (et son association Savoir Lire) et portée par les Pupilles de l’Enseignement Public.

Je finance d’ailleurs en tant qu’adjointe quelques clubs dans le cadre des budgets de la Caisse des Écoles et du Projet de Réussite Éducative et ce malgré les baisses de financement de l’État que nous avons à gérer dans ce secteur. Cette année, seuls 6 clubs ont pu être lancés sur Lyon mais, à terme, je souhaite en ouvrir au moins un par arrondissement dans des écoles où les besoins ont été identifiés et où les enseignants sont volontaires.

Ces deux actions sont complémentaires entre elles et avec les apprentissages scolaires et constituent un soutien très apprécié des enseignants dans leur travail.

Nous continuerons à accompagner tout ce qui pourra concourir à aider les enfants en ce sens, dans la limite de nos budgets bien sûr. D’autres actions sont d’ores et déjà en cours ou à l’étude comme l’attribution du Prix Jeunesse Ville de Lyon / Quai du Polar par les enfants ou encore la lecture de contes pour les plus petits.

Les enfants font le menu !

enfants2La cantine évoque pour certains la nostalgie, pour d’autres de mauvais souvenirs.

En tout cas, à Lyon, la cantine c’est du passé. Nous sommes désormais à l’heure de la restauration scolaire.

Là où la cantine consistait simplement à nourrir les enfants, la restauration scolaire est un temps qui se travaille globalement. L’objectif est de permettre aux enfants de manger, s’amuser, se détendre et que ce temps soit construit comme une continuité entre la classe du matin et celle de l’après-midi.

C’est aussi un temps où le gout individuel et l’identité culturelle se construisent. À Lyon tout particulièrement. C’est un temps où le vivre ensemble dans la différence est une réalité concrète.

L’éducation au gout n’est pas abstraite et elle ne consiste certainement pas à imposer des plats sans prendre en compte l’avis des enfants.menu

A Lyon un observatoire du goût permet d’analyser chaque jour ce que les enfants de 15 écoles de la ville ont aimé ou pas dans leur repas et pour quelles raisons.

Et nous souhaitons aller plus loin. C’est ainsi avec plaisir que j’ai assisté le 4 décembre dernier au travail commun des services de la Ville de Lyon, de son prestataire Elior et … des enfants !

À l’école Marcel Pagnol, dans le , nos jeunes convives sont devenus jurés d’éducation au gout par le plaisir. Ils ont goûté 9 nouvelles recettes et livré leur avis. Lorsque 70% des enfants ont aimé une recette, elle sera au menu de tous les petits lyonnais l’année prochaine ; entre 60 et 70%, la copie à revoir et à moins de 60%, adieu la recette !enfants

Je suis très heureuse d’avoir pu constater que ce que nous croyions était fondé et que cela marche. La participation des enfants à la décision, l’écoute de leur parole rend possible de développer en même temps culture, plaisir et santé.

Parents, venez voir ! Chacune, chacun peut venir manger au restaurant scolaire de son enfant une fois dans l’année. Vous verrez : on est loin de la cantine du passé !

Mon intervention sur le Débat d’orientations budgétaires 2016 de la Métropole de Lyon

Intervention – Anne Brugnera

Débat d’orientations budgétaires 2016

Conseil métropolitain du 1er février 2016

anneconseil

Monsieur le Président, mes cher(e)s collègues,

Nous menons aujourd’hui le premier DOB de notre toute jeune Métropole, l’occasion d’évoquer le budget de notre collectivité et d’envisager l’avenir.

La santé financière de toute collectivité, ce qui nous préoccupe ici, ne s’évalue sincèrement qu’à l’aune du contexte dans lequel elle est amenée à évoluer.

Aujourd’hui, partout en Europe, les États sont engagés dans des processus de rationalisation budgétaire, de réduction de la dette et d’optimisation des dépenses publiques. En France, le contexte est également sombre et les signaux d’amélioration encore trop timides.

Dans ce contexte difficile, le redressement des comptes publics est un enjeu essentiel. Mais la décision de l’État d’y faire participer les collectivités locales par le biais d’une baisse des dotations, si elle peut se comprendre, est très impactante car massive et brutale.

Pour la Métropole de Lyon, cela représente pour 2016 un nouvel effort de 57 millions d’euros de baisse de dotations, assorti d’une hausse de notre participation à la péréquation de 8 millions d’euros. Sans gager de ce que sera la prochaine réforme de la DGF, l’effort cumulé de participation au redressement des comptes publics consenti par la Métropole de Lyon s’élèvera à plus de 175 millions par an à partir de 2017. (suite…)

Mon intervention sur le Pacte de Cohérence Métropolitain

Pacte de Cohérence Métropolitain

Conseil métropolitain du 10 décembre 2015

 

Monsieur le Président, Monsieur le Conseiller Délégué, Mesdames et Messieurs les élu(e)s, cher(e)s collègues,

Notre Métropole est née le 1er janvier 2015.

Aujourd’hui, 10 décembre, nous sommes amenés à voter notre pacte de cohérence métropolitain, document original qui régira la façon dont Métropole et Communes vont travailler ensemble à l’organisation du service public sur le territoire.

Ce document, qui fera désormais partie intégrante de la vie de nos institutions, est remarquable à plus d’un titre. Il est d’abord remarquable par la façon dont il a été créé. Il est remarquable ensuite par les possibilités d’actions qu’il nous offre.

Le Pacte de Cohérence Métropolitain est apparu dans la loi MAPTAM, la loi d’affirmation des métropoles françaises et de la Métropole de Lyon en particulier. C’est à présent à nous, élu(e)s métropolitain(e)s, que revient la responsabilité d’en faire un outil, un outil au service de nos territoires et de leurs habitants. (suite…)