Conseil du 6e arrondissement du 9 mars 2021 – Intervention sur le plan de mandat et la programmation pluriannuelle d’investissements 2021-2026

Plan de mandat et Programmation Pluriannuelle d’Investissements

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A l’occasion du conseil d’arrondissement du 9 mars 2021, je suis intervenue sur deux délibérations, le Plan de mandat 2021-2026 et la programmation pluriannuelle des investissements 2021-2026.  

Retrouvez mes autres interventions de ce conseil: 
Intervention sur le règlement local de publicité
Intervention sur la caractérisation du risque borréliose
Intervention sur la déclaration d’urgence climatique 

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement, mes chers collègues,

J’interviendrai de façon conjointe sur ces deux dossiers, tant le plan de mandat et la programmation pluriannuelle d’investissements sont liés, l’un découlant logiquement de l’autre. J’interviendrai au nom de mon groupe Progressistes et Républicains.

Ce plan de mandat est sobrement intitulé « Lyon, capitale de l’écologie ». Difficile de faire plus explicite sur le fait que ce mandat sera tourné entièrement vers une seule et unique priorité… Une priorité liée à un parti politique, on n’a jamais vu plus dogmatique à Lyon.

On y retrouve, martelé à plusieurs reprises, le slogan de campagne du candidat Doucet, « dernier mandat pour le climat ». Pour faire face à ce défi, la majorité annonce un budget d’investissements de 1,25 milliard d’euros, la fonte de moitié de notre autofinancement et la dégradation de 4,5 à 11 ans de notre capacité de désendettement… De tels chiffres laissent effectivement craindre que ce mandat ne soit le dernier… pour les investissements publics. Nous ne sommes alors pas certains que sur le long terme, les Lyonnaises et les Lyonnais en sortent gagnants, ni qu’au final cela ne limite pas davantage les capacités de notre ville à participer à la protection de notre environnement.

Et en même temps, il est d’ores et déjà annoncé qu’en 2026, il restera 450 M€ d’investissements à réaliser, soit 36% de l’enveloppe totale. Le fait d’annoncer d’emblée un tel volume de non-réalisation nous interroge et nous inquiète. D’autant que d’autres projets pourraient prendre du retard ou être redimensionnés, ce qui occasionnera un déficit de réalisation supplémentaire. Cela nous fait craindre que le volontarisme affiché ne soit en réalité que de la poudre aux yeux, que la majorité proclame un programme d’investissement avec des chiffres marquants, programme qu’elle ne sera pas en mesure de réaliser. Bref cette Programmation Pluriannuelle d’Investissement semble être pour une grande part, une Programmation Pluriannuelle d’Investissement virtuelle.

Nous constatons par ailleurs que cette Programmation Pluriannuelle d’Investissement reprenne bon nombre des arbitrages et projets qui furent les nôtres, ce dont je me réjouis, tout y ajoutant opportunément quelques touches de vert dont on peine parfois à voir la traduction concrète, du green-washing en quelque sorte.

Ainsi, ce plan de mandat reprend par exemple les grandes lignes de ce que nous avions projeté en matière de constructions et de rénovations d’écoles. Et c’est très bien pour les petits Lyonnais. Concernant les écoles, nous voulons toutefois attirer votre attention sur la différence qu’il existe entre partager de bonnes pratiques, initier des questionnements et faire entrer une idéologie dans le programme scolaire de nos enfants. Les formulations utilisées me paraissent aux mieux maladroites, au pire, dangereuses et signes d’une idéologie rigide.

Ainsi, découvre-t-on que la priorité en termes d’éducation est d’inscrire l’école dans une démarche de transition écologique et sociale, avant même de mentionner le développement et l’épanouissement des enfants et que la Programmation Pluriannuelle d’Investissement en direction de la petite enfance ambitionne “d’accompagner les enfants et les familles dans la transition écologique dès le plus jeune âge avec de nombreux projets autour du lien avec la nature et de l’économie circulaire”. De même, dans le domaine culturel, il est question de choisir les expositions et les artistes présentés dans les institutions.

Nous attirons ici l’attention de tous les élus sur la ligne rouge qui sépare d’un côté, le rapprochement de nos concitoyens ou de nos enfants avec la nature pour améliorer leur quotidien et de l’autre, l’insertion d’une idéologie dans nos écoles ou nos institutions culturelles. Si la première est souhaitable, la seconde est à nos yeux condamnable.

Concernant la crise sanitaire que nous traversons, elle est bien vaguement évoquée dans ce Plan de mandat. Or, il ne s’agit pas d’un phénomène ponctuel qui va disparaître prochainement et nous permettre de reprendre une activité normale. Cette crise est hélas appelée à durer. Sanitairement nous n’en voyons pas encore le bout même si nous pouvons raisonnablement penser que le pire est derrière nous, mais surtout socialement et économiquement, ses effets ne sont pas encore tous identifiés et ses conséquences se révèleront sur le long terme. Les besoins des Lyonnaises et des Lyonnais en seront impactés et demanderont à leurs élus d’être suffisamment souples pour adapter la politique menée à leurs attentes. Or à la lecture de ces deux documents, il semble que le Maire de Lyon n’est toujours pas pris la mesure de cette crise ou, s’il en a pris la mesure, qu’il ne souhaite pas changer son programme qui lui est pour la Planète pas pour les Lyonnais.

Concernant les 6 défis identifiés dans l’édito du plan de mandat, je voudrais m’attarder sur le 6e défi, « Lyon, ville de la coopération ».

Lyon est déjà la ville de la coopération et du partenariat. Elle est connue comme telle. Il y a, dans notre ville, une longue tradition de travail entre acteurs privés et acteurs publics, entre entreprises et milieu associatifs, entre différents niveaux de collectivités. C’est cette aptitude à coopérer qui a fait émerger ce qu’on a appelé le « modèle lyonnais ». Vouloir poursuivre dans cette voie est louable. J’ai peur toutefois que le Maire de Lyon n’ait pas tout-à-fait compris le sens de ce qu’est la coopération. J’en veux pour preuve la réponse faite au Président du Conseil régional dans un courrier récent : « nous serons plus efficaces en restant dans les compétences qui nous sont dévolues ». Cela selon moi n’est pas de la coopération mais du sectarisme.

Le Maire de Lyon doit être capable de travailler avec tous, au-delà de ses seuls amis politiques, pour développer les meilleurs services pour les Lyonnaises et Lyonnais. Heureusement que le Gouvernement n’est pas aussi sectaire quand le Maire de Lyon lui réclame des policiers ou des aides pour les établissements culturels…

Pour conclure, je voudrais dire quelques mots de la Programmation Pluriannuelle d’Investissement concernant spécifiquement notre arrondissement.

Tout d’abord, il y a une absence qui saute aux yeux : celle du Musée Guimet. L’adjointe à la culture a annoncé cet automne, avec tambour et trompette l’enterrement du projet des ateliers de la Danse dans le 6ème. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire ici même, je regrette profondément cette décision. Nous pouvions cependant espérer, et je comptais Monsieur le Maire sur votre ténacité pour l’obtenir, un projet alternatif pour ce bâtiment. Il n’en est rien. Malheureusement, ce bâtiment a déjà beaucoup souffert. Il est à craindre que dans 6 ans il ne soit trop tard pour le sauver. Cette absence est une faute, une atteinte contre le patrimoine lyonnais.

Faute de projet pour le Musée Guimet, notre arrondissement est le seul qui se trouve privé d’investissement culturel…

D’une façon générale, notre arrondissement est très mal traité par cette Programmation Pluriannuelle d’Investissement, si l’on excepte le Parc de la Tête d’Or, sans doute parce qu’il héberge une faune animale et une flore qui intéressent plus l’exécutif que les êtres humains. J’en veux pour preuve l’absence de tout projet sur le volet Solidarités et jeunesse, rien sur les personnes âgées notamment. Autre absence et de taille celle du développement économique et rayonnement international. Quant au secteur phare de cette nouvelle majorité, le volet végétalisation de l’espace public, dans le 6ème seule la place de l’Europe est citée. Rien sur la rue Vendôme ou encore la rue Duquesne qui a tant besoin d’être apaisée.

En conclusion, entre un plan de mandat plein de bonnes intentions mais trop sectaire et trop verbeux et une Programmation Pluriannuelle d’Investissement virtuelle dont nous ne voyons pas comment elle pourra être réalisée et bien trop pauvre pour le 6ème arrondissement, je voterai contre ces deux délibérations.

Je vous remercie.

Conseil du 6e arrondissement du 9 mars 2021 – Intervention sur le règlement local de publicité

Règlement local de publicité

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A l’occasion du conseil d’arrondissement du 9 mars 2021, je suis intervenue lors du débat sans vote sur le projet de règlement local de publicité porté par la Métropole de Lyon. Voici le texte de mon intervention: 

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement, mes chers collègues,

Nous devons aujourd’hui débattre du règlement local de publicité de la Métropole de Lyon. Ce règlement est un document important pour la préservation de la qualité de notre cadre de vie lyonnais.

Il y a aujourd’hui sur le territoire de notre Métropole 42 règlements communaux différents, les autres communes étant couvertes par le règlement national. Nous devons, dans le cadre de la loi, adopter un nouveau règlement d’ici mi-2022, faute de quoi c’est le règlement national de publicité, beaucoup plus permissif, qui s’appliquera sur notre territoire. Et personnellement je ne le souhaite pas.

Le processus d’élaboration de ce règlement local de publicité a été lancé en 2017 et j’y ai participé, en tant qu’élue de la Métropole de Lyon. Je constate d’ailleurs, avec satisfaction, que l’essentiel du travail que nous avons effectué entre 2017 et 2020 a été repris à son compte par le nouvel exécutif.

Ainsi, sur les enseignes et dispositifs lumineux, la nouvelle majorité souhaite limiter leur amplitude horaire ; c’était également notre volonté avec une légère différence en fonction des lieux.

Sur les publicités lumineuses, il est proposé d’interdire les dispositifs les plus polluants ; nous proposions de même de n’accepter que des dispositifs ne fonctionnant qu’aux périodes de flux importants avec des gabarits moindres que les dispositifs classiques.

Sur les bâches publicitaires, il est proposé d’interdire ou d’encadrer fortement le très grand format publicitaire ; nous proposions également d’en limiter fortement la taille, les formats et les lieux d’implantation.

Enfin sur la mutualisation des enseignes scellées, sur la réduction de la taille de la publicité, sur la préservation des séquences paysagères ou patrimoniales, les propositions du nouvel exécutif rejoignent en grande partie le travail de la majorité précédente.

Au final, comme l’a dit le vice-président en charge du dossier à la Métropole, c’est 80 à 90% du travail de la majorité précédente qui est repris dans ce nouveau règlement local de publicité.

Pourtant, je me souviens qu’à l’époque j’avais eu des échanges vifs à ce son sujet avec le Collectif Plein la vue, alors que j’étais Présidente de groupe à la Métropole. Je me souviens de critiques fortes sur un soi- disant manque de volonté politique de notre part, une trop grande complaisance vis-à-vis de certains opérateurs économiques…

Or aujourd’hui, les militants du collectif Plein la vue ont intégré l’exécutif métropolitain, le cabinet du Président de la Métropole et la tête du groupe des élus écologistes, bref ils sont au cœur du pouvoir métropolitain. Et que constate-t-on ? Que le projet de règlement local de publicité conspué hier est repris quasiment tel quel.

Évidemment c’est une bonne chose pour notre territoire. Mais cet épisode devrait appeler la majorité actuelle à un peu de modestie.

A l’heure où commence à l’Assemblée nationale le débat sur un projet de loi d’une ambition inégalée pour la protection de notre environnement, j’entends déjà les critiques de militants et élus écologistes. Mais voyant ce qu’ils ont fait du règlement local de publicité, je ne peux m’empêcher de penser que, confrontés à la réalité, ils ne feraient pas autrement que ce qu’ils nous reprochent de faire aujourd’hui.

Car comme le dit l’adage, la critique est aisée mais l’art est difficile. Je vous remercie.

Conseil du 6e Arrondissement de Lyon – Lundi 15 février 2021

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Le Conseil du 6e Arrondissement de Lyon s’est réuni hier soir pour débattre du Pacte de cohérence métropolitain. Vous trouverez ci-dessous l’intégralité de mon intervention :

« Monsieur le Maire, chers collègues,

Le pacte de cohérence métropolitain fixe le cadre des relations entre la Métropole de Lyon et chacune des 59 communes qui la compose, et ce pour la durée du mandat. C’est donc un document extrêmement important pour notre territoire. Avant son approbation, chaque commune est sollicitée pour émettre un avis sur ce pacte, et nous sommes réunis ce soir pour débattre de l’avis de la commune de Lyon.

C’est une fois de plus dans la précipitation que nous devons nous prononcer sur un document pourtant primordial pour l’avenir de notre ville. Cela commence à être une habitude de ces nouveaux exécutifs.

Et une fois de plus, malgré leurs grands discours sur la co-construction, l’horizontalité ou la participation, on ne peut que constater un réel problème de méthode. Ainsi, en Conférence métropolitaine des Maires du 29 janvier dernier, moins de la moitié des maires de la Métropole, seulement 26, ont voté pour ce pacte, tandis qu’ils étaient 16 à voter contre et 14 à s’abstenir. Pour mémoire, en décembre 2015 le précédent pacte avait lui été approuvé par 47 Maires (dont 5 avec réserves) et seulement 11 avaient voté contre, et ce grâce à une réelle concertation et un travail en commun avec l’ensemble des Mairies de l’agglomération.

Comment garantir « notre bonne articulation et nos succès commun » avec une adhésion aussi faible des Maires ?

Ce pacte 2021-2026 reprend les grandes lignes du pacte précédent, celui de 2015-2020, et une bonne part de son contenu. Il a subi une opération de greenwashing, les titres rouges, couleur du logo métropolitain, ont été remplacés par des titres verts, ce qui pourrait faire sourire s’il ne s’agissait que de communication et pas d’un projet structurant d’agglomération pour 6 ans. Ce pacte entérine 7 nouveaux axes thématiques, qui correspondent aux priorités politiques de la Majorité. Je constate, et je regrette fortement, des absences : l’absence du sujet de la gestion de l’épidémie, de la prévention, des soins, de la vaccination et de la protection collective, ou l’absence de volet sur la sécurité et plus encore celui sur l’accompagnement des jeunes et des étudiants, pourtant fortement touchés par la crise que nous traversons, alors qu’il s’agissait d’un axe important de mutualisation et de potentiel transfert de compétence.

Je regrette d’ailleurs que le pacte ne parle que de « coopération » et n’évoque jamais ni mutualisation de services, ni décentralisation, ni transferts de compétences. C’est pourtant par ces biais que l’on peut mettre en place de véritables synergies dans les politiques publiques et améliorer le service rendu aux Grandlyonnais. Ce pacte est un véritable outil pour poursuivre la démarche de simplification administrative qu’a constitué la création de la Métropole. Il permet de continuer à chercher la meilleure subsidiarité, à expérimenter pour des politiques adaptées au territoire. Ce pacte n’aborde pas du tout ces enjeux. A ce titre on peut dire qu’il manque clairement d’ambition, voire de vision. Et, à sa lecture, il est difficile de voir comment les coopérations citées prendront réellement corps.

Au-delà de ces manques dans la vision, dans la méthode et dans le contenu, j’ai lu avec attention ce document et il n’y a aucune des mesures proposées au sujet de laquelle je puis dire que je n’adhère pas.

Je m’interroge cependant sur la manière dont sera mis en œuvre ce pacte. De nombreux élus ont été laissés de côté lors de son élaboration et semblent devoir le rester, tout au long du processus.

Je parle ici notamment des conseillers métropolitains, qui ne feront pas partie des comités de pilotage et de suivi. Ils sont pourtant des représentants des citoyens de notre Métropole. Désormais, élus au scrutin universel direct, leur rôle aurait dû être réinterrogé et ils devraient pouvoir représenter leurs concitoyens dans les Conférences Territoriales des Maires et dans chacune des instances que la Métropole prévoit de créer pour permettre le dialogue entre le central et les territoires.

Je parle également des conseillers municipaux et d’arrondissement de notre ville. Conseillers municipaux et d’arrondissements qui ne savent pas, à l’heure où nous parlons, s’ils pourront participer à l’élaboration des projets de territoires. Ces projets de territoires auront pourtant un impact réel et important sur les conditions de vie des Lyonnaises et des Lyonnais par qui ils ont été élus.

Nous ne savons pas non plus quelle sera la place exacte des arrondissements dans la mise en œuvre de ce pacte de cohérence.

Le nouvel exécutif métropolitain a fait un pas en avant dans la reconnaissance des maires d’arrondissements qui siègent désormais de plein droit dans la conférence métropolitaine des Maires ainsi que dans la toute nouvelle Conférence Territoriale des Maires de Lyon.

Mais au-delà ? Le pacte affirme vouloir renforcer le lien entre communes et Métropole grâce aux conférences territoriales des Maires. Doit-on en déduire que des relations directes entre la Métropole et les arrondissements lyonnais seront établies ? Ou que malgré la présence des Maires d’arrondissement en CTM, c’est bien la mairie centrale qui reste l’interlocutrice de la Métropole ?

Ce point n’est pas anecdotique. Il pose la question de la place de notre Ville au sein de sa Métropole, mais également de sa gouvernance et de l’équilibre entre le nécessaire renforcement de l’échelon de proximité qu’est l’arrondissement et le maintien de l’unité de notre Ville.

Enfin quelle sera la place des mairies d’arrondissement dans l’élaboration du projet de territoire lyonnais ? Quelle sera également la place des élus d’arrondissements ? Prévoyez-vous Monsieur le Maire du 6ème arrondissement de nous associer aux discussions que vous aurez en CTM ?

En conclusion, malgré tous les manques que j’ai pointés, ce document sur le fond ne peut être intégralement rejeté. Il reprend d’ailleurs assez largement le travail que nous avons fait lors du mandat précédent et compte donc poursuivre en partie ce travail. Et je m’en félicite. Cependant, il reste trop d’interrogations et de défauts de participation dans la méthode pour pouvoir le soutenir. C’est la raison pour laquelle je m’abstiendrai sur ce rapport.

Je vous remercie. »

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Compte rendu de mandat : 3 ans d’actions !

Je vous propose de découvrir ci-dessous mon compte rendu de mandat, le bilan à 3 ans d’actions au service de la 4e circonscription du Rhône.

Dans ce compte rendu, je reviens en détail sur mes principaux travaux à l’Assemblée nationale, sur mes actions et engagements sur le terrain à Lyon mais aussi sur mon investissement depuis le début de l’épidémie de Covid. 

Téléchargement du document complet ⤵️

Anne Brugnera compte rendu de mandat 3 ans – decembre 2020

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Conseil du 6e arrondissement du 14 septembre 2020 -
Intervention vidéoverbalisation

Monsieur le Maire,

Chers collègues,

En septembre 2019, le conseil municipal de Lyon a voté la mise en place d’une expérimentation de la vidéo verbalisation dans certaines rues de la Presqu’île .

Le bilan que l’on peut tirer de cette expérimentation est un bilan encourageant. Avec plus de 1500 verbalisations, dont les deux tiers environ pour des infractions de conduite et l’autre tiers pour des infractions de stationnement, elle a permis un recul des infractions dans les rues concernées. 

Il est aujourd’hui proposé d’étendre cette expérimentation jusqu’au 31 janvier prochain et de l’élargir à de nouveaux secteurs, notamment, dans notre arrondissement, le quai Général-Sarrail et les ponts Morand et Lafayette. 

Je suis satisfaite de ce que la nouvelle majorité municipale fasse le choix, même si ce choix ne semble pas faire consensus dans ses rangs, de poursuivre et d’étendre la vidéo verbalisation. C’est effectivement une bonne chose que les freins idéologiques vis-à-vis de l’outil vidéo puisse être levés.

J’espère que cette majorité évoluera également sur la question plus générale de la vidéo protection. Les incivilités et la délinquance routières doivent être combattues avec détermination. Nous le savons, tout particulièrement dans notre arrondissement qui a connu plusieurs accidents mortels, les infractions au code de la route tuent. J’ai d’ailleurs interrogé le Garde des sceaux, au sujet de la création d’un délit spécifique en cas d’homicide liés à des infractions multiples au code de la route. 

Malheureusement la situation sécuritaire dans notre ville se dégrade, et si les « rodéos urbains » font partie du problème, ce dernier est plus large que la délinquance routière. J’ai récemment eu l’occasion d’échanger avec les collectifs de riverains de certains quartiers, notamment aux franges de notre arrondissement dans le quartier des Charpennes, dont les griefs sont aujourd’hui nombreux: tirs de mortiers, trafics de drogues, intimidation… Ils nous parlent d’un empoisonnement de leur vie quotidienne.

A cela il faut des réponses. La vidéo protection fait partie des solutions qui peuvent être déployées. Il ne s’agit pas d’en faire l’alpha et l’oméga de toute politique de sécurité mais il ne s’agit pas non plus de la balayer d’un revers de main. C’est la responsabilité de la Ville de Lyon. Il faut aussi, j’en ai conscience, que l’Etat prenne sa part. Comme on le dit souvent la sécurité est une coproduction. C’est la raison pour laquelle j’ai demandé avec mes collègues Jean-Louis Touraine et Thomas Rudigoz un rendez vous avec le Ministre de l’intérieur pour l’alerter sur la situation lyonnaise et les besoins notamment en effectif de police nationale.

Je voterai pour cette délibération.

Je vous remercie.

L’obligation de formation des jeunes âgés de 16 à 18 ans : un droit historique pour notre jeunesse, un devoir pour « tous »

Tribune publiée dans le JDD le 29/08/2020

J’ai co-signé cette tribune pour défendre l’obligation de formation des jeunes âgées de 16 à 18 ans

« Si la confiance dans la jeunesse revient, c’est la confiance dans le pays qui sera de nouveau confortée », a déclaré Jean Castex, le Premier ministre. La réussite de notre jeunesse, c’est assurer un avenir à notre pays. L’accompagner, l’aider et la soutenir est notre responsabilité à tous. La crise sanitaire que nous traversons ne fait qu’accentuer et mettre en lumière les difficultés au quotidien de nos jeunes : se nourrir, se loger, se déplacer, se former ne sont que quelques exemples des épreuves qu’ils ont à surmonter au quotidien.

 Former notre jeunesse, c’est lui donner les clefs de sa réussite future. De très nombreuses études montrent que la qualification, la compétence, les savoir-être sont essentiels pour s’insérer durablement sur le marché du travail.

Aujourd’hui, un quart de notre jeunesse est au chômage, plus inquiétant encore, près de 40% des jeunes de moins de 25 ans dans les quartiers prioritaires restent sur le bord du chemin. La majorité s’est saisie de ce sujet de société dès 2019 et a voté la mesure historique de l’obligation de formation jusqu’à 18 ans dans le cadre de la loi pour l’école de la confiance. Cela signifie que, dès cette rentrée, tous les jeunes âgés de 16 à 18 ans devront être accompagnés vers une formation qualifiante.  C’est une mesure profondément sociale, pour lutter contre les inégalités de destin.

Compte tenu de la crise sanitaire que nous connaissons, où le nombre de jeunes en situation de décrochage va certainement augmenter, la mise en place de cette mesure dès la rentrée tombe à point nommé. En effet, combien de jeunes supplémentaires quitteront le système scolaire après en avoir été éloignés pendant 7 mois? C’est un défi immense, qui nous oblige tous.

Nous ne voulons pas de génération sacrifiée, l’heure du raccrochage a sonné!

Les financements déployés dans le cadre du plan jeunes, du plan de relance, du plan d’investissement dans les compétences  et de la stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté doivent venir soutenir tous les acteurs nécessaires à la réussite de cette mesure. Du repérage du jeune à l’insertion, de nombreux acteurs locaux devront travailler ensemble pour construire un parcours d’avenir qualifiant sur-mesure pour tous ces jeunes.

Nous parlementaires, sommes convaincus que cette mesure est une véritable réponse au fléau du décrochage des jeunes, amplifié par la crise de la Covid-19. Nous nous assurerons, partout sur nos territoires, qu’elle sera mise en œuvre dès la rentrée scolaire. Il en va de la réussite de notre jeunesse, de l’avenir de notre pays ! »

 

Sylvie Charrière, députée, Présidente du comité national d’orientation et d’évaluation des cités éducatives

Christine Cloarec, députée, Vice-présidente de l’Union nationale des mission locale

Fiona Lazaar, députée, présidente du Conseil national de lutte contre la pauvreté et l’exclusion

Et les députés : 

Damien Adam, Stéphanie Atger, Laetitia Avia, Sophie Beaudouin-Hubière, Aurore Bergé, Christophe Blanchet, Yves Blein, Pascal Bois, Bertrand Bouyx, Pascale Boyer, Anne Brugnera, Danièle Brulebois, Stéphane Buchou, Carole Bureau-Bonard, Pierre Cabaré, Céline Calvez, Lionel Causse, Danièle Cazarian, Samantha Cazebonne, Jean-René Cazeneuve, Anthony Cellier, Philippe Chalumeau, Fanette Charvier, Jean-Charles Colas-Roy, Fabienne Colboc, Bérangère Couillard, François Cormier-Bouligeon, Olivier Damaisin, Dominique Da Silva, Célia De Lavergne, François De Rugy, Marc Delatte, Nicolas Demoulin, Frédéric Descrozaille, Jacqueline Dubois, Christelle Dubos, Coralie Dubost, Nicole Dubré-Chirat, Françoise Dumas, Stella Dupont, Catherine Fabre, Jean-Marie Fiévet, Pascale Fontenel-Personne, Jean-Luc Fugit, Camille Gaillard-Minier, Anne Genetet, Guillaume Gouffier-Cha, Fabien Gouttefarde, Yannick Haury, Véronique Hammerer, Christine Hennion, Danièle Hérin, Caroline Janvier, Catherine Kamowski, Stéphanie Kerbarh, Fadila Khattabi, Anissa Khedher, Rodrigue Kokouendo, Mustapha Laabid, Amélia Lakrafi, Gaël Le Bohec, Sandrine Le Feur, Martine Leguille-Balloy, Marion Lenne, Monique Limon, Didier Martin, Laurence Maillard-Mehaignerie, Denis Masseglia, Sereine Mauborgne, Graziella Melchior, Ludovic Mendes, Marjolaine Meynier-Millefert, Monica Michel, Jean-Michel Mis, Sandrine Morch, Naïma Moutchou, Valérie Oppelt, Catherine Osson, Zivka Park, Charlotte Parmentier Lecoq, Pierre Person, Hervé Pellois, Michèle Peyron, Damien Pichereau, Claire Pitollat, Béatrice Piron, Eric Pouillat, Natalia Pouzyreff, Florence Provendier, Pierre-Alain Raphan, Isabelle Rauch, Rémy Rebeyrotte, Cécile Rilhac, Véronique Riotton, Stéphanie Rist, Mireille Robert, Laurianne Rossi, Nathalie Sarles, Bertrand Sorre, Bruno Studer, Sira Sylla, Marie Tamarelle-Verhaeghe, Liliana Tanguy, Stéphane Testé, Valérie Thomas, Huguette Tiegna, Elisabeth Toutut-Picard, Nicole Trisse, Laurence Vanceunebrock, Pierre Venteau, Marie-Christine Verdier-Jouclas, Patrick Vignal, Hélène Zannier, Souad Zitouni et Jean-Marc Zulesi.

Je vous souhaite une belle et heureuse année 2019 !

Mes chères concitoyennes, Mes chers concitoyens,

Je vous souhaite une bonne année 2019.

Je vous souhaite une bonne santé, de la satisfaction dans tout ce que vous entreprendrez et beaucoup de joie et de bonheur pour vous et vos proches.

Collectivement, je nous souhaite une année pleine d’action et de réussites.

En 2018, ensemble, avec le gouvernement d’Édouard Philippe, nous avons construit et voté des lois importantes pour notre pays. Pour lever les blocages qui empêchent nos concitoyens de construire leur avenir, pour protéger les plus vulnérables et lutter contre les inégalités de destin, pour améliorer l’éducation des enfants et la formation de chacun.

En 2018, nous avons légiféré pour maîtriser l’immigration et en même temps rendre notre droit d’asile plus effectif, pour interdire les néo-cotinéoïdes dangereux pour nos abeilles, pour transformer le lien entre l’administration et les citoyens par la confiance et la simplification, pour mieux accompagner les étudiants dans leur orientation et améliorer leurs conditions d’études, pour redonner à notre armée les moyens d’être la première armée d’Europe et deuxième du monde libre ou encore pour améliorer la détection de la fraude fiscale et sociale. Nous avons voté une réforme ferroviaire ambitieuse pour remettre notre réseau ferroviaire en bon état, ouvrir le secteur à la concurrence et donner à la SNCF tous les atouts pour être plus efficace et plus performante.

Nous avons adopté un budget dans la continuité de l’action engagée depuis le commencement du quinquennat. Il poursuit trois priorités : libérer l’économie et le travail, protéger les Français, investir pour l’avenir en préparant les défis de demain et en transformant l’action publique.

Nous avons également légiféré en urgence fin décembre pour mettre en œuvre dès janvier 2019 les mesures de hausse du pouvoir d’achat décidées suite au mouvement social des gilets jaunes.

En 2019, nous allons poursuivre ce travail. En abaissant l’âge de l’instruction obligatoire à 3 ans, en mettant en œuvre le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu pour plus de simplification et d’adaptation aux changements de vie. Nous poursuivrons nos efforts de maîtrise de la dépense publique.

En 2019 nous lancerons un grand débat national pour recueillir les avis et propositions des français sur les défis de demain. Fiscalité, écologie,

2019 sera également l’année des élections européennes. Un scrutin majeur pour notre continent et son avenir.

Chers habitants des 3ème, 6ème et 8ème arrondissements, en cette année 2019, vous

pouvez compter sur ma détermination et mon engagement pour Lyon et la 4ème circonscription. Pour vous rencontrer et répondre à vos demandes, je continuerai à vous rencontrer lors de mes permanences dans les quartiers, sur RV et sur les marchés de la circonscription. J’organiserai des réunions publiques mensuelles pour vous rendre compte de mon travail, répondre à vos questions et entendre vos propositions. Mon objectif est et toujours tisser le lien entre nos quartiers, notre ville et métropole et l’Assemblée.

Mes chers concitoyennes et concitoyens, je vous souhaite une bonne année 2019, pour vous et ceux qui vous sont chers, pour notre ville, pour la République, pour la France et pour l’Europe.

A bientôt

 

 

 

 

Vaccination : la santé publique nous engage tous

La Ministre de la santé a courageusement repris le travail fondamental de santé publique qu’est celui de la vaccination.

8 vaccins actuellement recommandés vont devenir obligatoires : coqueluche, Haemophilus influenzae de type B, hépatite B, pneumocoque, rougeole, oreillons, rubéole, infections à méningocoque de type C.

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Comme Adjointe à la Ville de Lyon, j’ai eu à gérer des crises  et parfois même des vaccinations massives en urgence liées à des cas de méningite dans des écoles : les atermoiements entretenus par certains esprits réactionnaires m’ont alors semblé déplacés, car la vie de nombreux écoliers était en jeu du fait du refus d’une seule famille de faire vacciner son enfant.

Je rappelle qu’en 2015 la couverture vaccinale des enfants de deux ans contre les infections à méningocoque de type C était de seulement 71% et que celle des enfants de 6 ans avait chuté à seulement 44% (source Échantillon généraliste des bénéficiaires –EGB-).

Nous sommes loin du seuil de 95% nécessaire pour assurer la couverture collective dont nous avons besoin, dont nos enfants ont besoin.

En France, l’obligation vaccinale a fait progresser par le passé le taux de population vaccinée. (suite…)

Tout commence !

Ce que je retiens de cette élection présidentielle :

IMG_7200Une magnifique victoire
Un besoin de rassemblement
Une nouvelle campagne qui s’ouvre

Je suis heureuse de la victoire d’Emmanuel Macron.

Cette réussite remarquable revient évidemment à Emmanuel Macron qui devient notre 8ème Président de la République à 39 ans.

Emmanuel Macron est un homme neuf avec une vision nouvelle. Il a fallu, plus que pour d’autres candidats, l’expliquer aux électeurs. Je remercie donc toutes les marcheuses et marcheurs qui ont réalisé une campagne exceptionnelle.

IMG_719666% – soit 2/3 – des électeurs ont voté pour Emmanuel Macron. Certains pour son projet et d’autres contre le Front National : tous ont choisi la raison, le progrès et le rassemblement.

34% ont été abusés par la candidate de la démagogie et des mensonges et préféré un programme extrémiste et dangereux.

25% enfin ont préféré ne pas voter.

La première responsabilité d’Emmanuel Macron est de réunir les français, de les réconcilier. Le défi est grand et notre Président en est extrêmement conscient. Il l’a dit hier soir : « Ce n’est qu’une étape. En réalité, tout commence. Nous avons été entendus, mais nous devons maintenant prouver, obtenir des résultats et transformer notre pays. »

Pour rassembler, il n’y a qu’un moyen : agir. La politique de l’action est celle qui montre ses résultats et convainc les électeurs. Il faut faire ce que l’on dit et dire ce que l’on fait. Je le sais, je le fais en tant qu’Adjointe au Maire.IMG_7198

Emmanuel Macron s’appuiera sur le gouvernement qu’il va nommer et sur l’Assemblée Nationale. Pour mener le projet voulu par une majorité de Français, il lui faut disposer d’une majorité à l’Assemblée. La campagne des élections législatives qui s’ouvre va donc être décisive. Elle permettra à la France de se mettre véritablement en marche.