Ma question au gouvernement sur l’accompagnement des lycéens inscrits dans Parcoursup

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Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,

Ma question s’adresse à Madame Vidal, Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, et concerne l’inscription dans l’enseignement supérieur de nos futurs bacheliers.

Les chiffres, que vous avez rendus publics, nous amènent à constater que la nouvelle plateforme Parcoursup a fonctionné comme prévu. Plus de la moitié des lycéens ont reçu une réponse positive dès hier soir. Et plus de 64 000 ont déjà accepté une des propositions qui leur étaient faites.

J’en tire pour ma part deux enseignements.

Le premier est que notre pari de la confiance en notre jeunesse est gagné. En optant pour un dispositif qui fonctionne avec l’engagement et la réactivité des lycéens, nous avons privilégié :

  • l’humain à la machine,
  • le sens à l’arbitraire,
  • la responsabilité à la passivité.

Je rajoute que l’ergonomie de la plateforme, sa disponibilité sur smartphone, l’envoi de messages aux jeunes, montre que ce nouveau dispositif a bien été pensé pour les usages d’aujourd’hui.

Le deuxième enseignement est que le système fonctionne bien en continu. Dès ce matin des nouvelles propositions sont déjà parvenues aux élèves qui n’en avait pas encore reçu hier. Et ce sera le cas tous les jours.

Avec les Députés La République En Marche impliqués dans la loi Orientation et Réussite des Étudiants, je suis satisfaite de constater que cette plateforme fonctionne très bien. Elle a été construite et pilotée par des scientifiques et informaticiens de haut niveau. Et les bugs d’affichage produits hier par la forte affluence ont été immédiatement corrigés.

Toutefois cette tendance générale positive ne doit pas nous faire oublier les difficultés de l’attente que vivent certains de nos lycéens et leurs familles. De même, j’ai déjà eu connaissance de situations individuelles problématiques.

Aussi Mme la Ministre, pouvez-vous nous dire ce que peuvent faire les lycéens inquiets ainsi que ceux qui se trouveraient dans des situations atypiques ? Quels sont les recours qui leur sont proposés ? Je vous remercie.

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Réponse de Madame Frédérique Vidal, Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation

Mesdames et messieurs les députés, la plateforme Parcoursup a en effet permis, dès hier, à plus de 430 000 lycéens de recevoir des propositions ; 350 000 autres sont en attente. Dès hier, 63 000 lycéens ont accepté des offres, et dès ce matin, de nouvelles propositions ont pu être faites. Ce système fonctionne en effet, vous l’avez rappelé, en continu. J’invite donc tout cet hémicycle à faire la pédagogie de ce que vous avez souhaité pour la nouvelle plateforme d’admission dans l’enseignement supérieur. Je tiens aussi à souligner que beaucoup de fausses informations – par exemple de fausses captures d’écran – ont circulé, notamment sur les réseaux sociaux. Certains ont des buts tout autres que la réussite des futurs étudiants.

En ce qui concerne les jeunes qui n’ont demandé que des filières sélectives et n’ont pas de proposition à ce jour, des commissions rectorales ont été mises en place dès ce matin ; les recteurs et les équipes pédagogiques accompagneront ces jeunes pour leur proposer des solutions, sur la base des préférences qu’ils ont exprimées sur la plateforme Parcoursup.

Il est également possible d’appeler un numéro vert, de prendre contact avec un conseiller d’orientation. De plus, les proviseurs reçoivent les résultats en même temps que les lycéens, et peuvent donc les aiguiller. Enfin, des dizaines de milliers d’« étudiants éclaireurs » se sont mis à la disposition des lycées pour les aider à mieux s’orienter.

En finir avec la désinformation !

Tribune des députés La République En Marche ! et membres de la Commission des Affaires Culturelles et de l’Éducation

Parue dans Le Monde daté du jeudi 19 avril

Loi Orientation et Réussite des Étudiants :
en finir avec la désinformation !

Face à la campagne de désinformation, dont est l’objet ces derniers temps la loi pour l’Orientation et la Réussite des Etudiants, nous, députés de la République en Marche ! réaffirmons notre soutien à un texte résolument équilibré et ambitieux.

Car il nous appartient de rétablir la vérité sur une loi qui donne enfin à l’étudiant toutes ses chances de réussir. Premièrement, par l’ampleur – jusqu’à présent inégalée – des moyens financiers consacrés à la mise en place de cette réforme, pour laquelle le Gouvernement a décidé un plan d’investissement d’un milliard d’euros sur le quinquennat ! Ensuite, s’agissant du volet social, la suppression, dès la rentrée 2018, de la sécurité sociale étudiante (217 euros par an actuellement) permettra pour chaque étudiant un gain de pouvoir d’achat.

IMG_0938La loi prévoit surtout la disparition pure et simple du tirage au sort, mesure particulièrement injuste qui délaissait des milliers d’étudiants en droit de jouir d’une formation. Les universités sont tenues d’accueillir tous les bacheliers. Cessons de diffuser des contre-vérités : Aucune université ne pourra refuser la candidature d’un bachelier du fait de son dossier scolaire. Soit elle l’accepte, soit elle conditionne son acceptation au suivi d’un parcours d’accompagnement permettant de le mettre à niveau. S’agit-il là d’une injustice ? D’une sélection ? Non, car nous avons choisi de « remettre de l’humain » dans la procédure d’inscription, comme l’a rappelé la Ministre de l’Enseignement Supérieur, Madame Frédérique Vidal. Et cette nécessité devait passer par une refonte totale du système d’admission dans le supérieur. C’est pourquoi APB a été remplacé par ParcourSup, système plus transparent dont les algorithmes seront rendus publics, suivant ainsi une recommandation du rapport de notre collègue Cédric Villani.

Débattre, de façon argumentée et sereine, voilà ce qui constitue le fondement même de l’université, lieu de savoirs et d’échanges où s’exerce l’esprit critique. C’est pourquoi nous condamnons fermement tous les débordements inadmissibles d’individus qui, le plus souvent, ne sont plus étudiants depuis longtemps et qui cherchent à instaurer un climat de peur et d’insécurité : cocktail Molotov, dégradations mobilières, tags injurieux, inscriptions antisémites, agressions physiques…

Mais l’on oublierait presque que ParcourSup n’est pas le seul outil de renforcement du lien, de la passerelle efficace entre le secondaire et le supérieur. Le Ministre de l’Éducation Nationale, Monsieur Jean-Michel Blanquer, a été pleinement associé à cette réforme. Car en effet, ce que la loi ORE permet, c’est bien une nouvelle façon d’organiser l’orientation au lycée suffisamment en amont pour que tout lycéen parte confiant pour l’avenir :

– nomination de deux professeurs principaux en classe de Terminale en vue d’améliorer et d’optimiser le suivi de chaque élève,
– examen approfondi par le conseil de classe de son projet d’orientation,
– renforcement du dialogue, sous l’autorité du recteur d’académie, entre enseignement secondaire et enseignement supérieur.

Enfin nous rappelons que, face au constat insupportable du taux d’échec en licence (de 60%), cette loi active des leviers pour en finir avec tout fatalisme. Ainsi affirme-t-elle le principe d’une souplesse pédagogique, qui laisse l’étudiant faire sa licence au rythme qui lui convient, de deux à quatre ans, tout en lui permettant de bénéficier de modules méthodologiques, pour un suivi clairement personnalisé qui lui garantisse de ne pas échouer.

Alors oui, parce que l’université doit être un lieu de réussite pour tous où chacun apprend et s’épanouit, il nous apparaît, pour ces raisons, que la loi que nous avons votée et qui a été promulguée donne à chaque étudiant les moyens de ses ambitions. La loi pour l’Orientation et la Réussite des Étudiants est une loi de bon sens et de justice sociale, qui fait le pari, durable et gagnant, de miser sur une jeunesse ambitieuse et pleine de projets !

Mon intervention dans l’hémicycle lors de la discussion générale de la loi relative à l’Orientation et à la Réussite des Etudiants

Madame la Présidente,
Madame la Ministre,
Monsieur le Rapporteur,
Chers collègues,

L’Assemblée nationale a aujourd’hui à traiter pour la dernière fois, dans notre hémicycle, le projet de loi relatif à l’orientation et à la réussite des étudiants. Ainsi s’achève un long débat avec les parlementaires, mais aussi et surtout avec les acteurs de l’enseignement supérieur et du lycée, associés à la concertation préalable au plan étudiants.

Je souhaite associer à mon propos Christine Cloarec, Fannette Charvier, Sylvie Charrière, Agnès Thill, Céline Calvez, Jean-Luc Fugit, et tous mes collègues de la commission des Affaires culturelles et de l’Éducation qui se sont investis pour ce texte.

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Cette loi est une concrétisation importante de la société que nous voulons.
C’est une loi bienveillante. Tous les changements qu’elle porte sont tournés vers la réussite des étudiants. Nous voulons augmenter la qualification de tous nos jeunes. Et pour cela nous ouvrons maintenant les portes de l’enseignement supérieur à tous les bacheliers en toute justice et en toute transparence.

Nous voulons, et notre pays en a besoin, que chacun de nos jeunes puissent aller aussi loin qu’il le souhaite dans la formation et par le chemin qui lui conviendra le mieux.
Le savoir est la plus importante des richesses, il est à la fois utile et culturel, il permet l’émancipation.
C’est le droit et le devoir de notre jeunesse, c’est le droit et le devoir de notre pays.

Ce texte est pragmatique, ouvert et équilibré.

(suite…)

Parcoursup, l’enseignement supérieur pour tous

Aujourd’hui j’ai interrogé Jean-Michel Blanquer, Ministre de l’Éducation nationale sur la mise en place de Parcoursup pour les prochaines inscriptions universitaires.

Sa réponse a été à la fois précise et rassurante : un gouvernement au travail et qui fait avancer notre pays.