Mon intervention au sujet du Plan de Déplacements Urbain (PDU) 2017 lors du Conseil Métropolitain du 6 mars 2017

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Élus métropolitains,

Je souhaite rappeler, au nom de notre groupe Socialistes et républicains métropolitains, notre soutien aux objectifs renouvelés et prolongés dans le cadre de ce Plan de Déplacement Urbain.

© droits réservés
© droits réservés

Notre Métropole se développe, elle crée de nombreux emplois (+ 4 000 en moyenne par an) et se peuple chaque année d’avantage (+ 15 à 20 000 habitants chaque année). Si cette évolution positive illustre notre dynamisme et la qualité du travail que nous réalisons collectivement ici, elle augmente mécaniquement les flux de circulation qui traversent nos territoires.

 

Pour continuer notre travail d’amélioration des conditions de vie de tous, il est important que nous disposions d’outils de projection et de planification.

Car penser la mobilité, c’est à la fois répondre aux enjeux de santé publique, aux défis environnementaux d’aujourd’hui et de demain mais c’est également traiter des questions d’équité territoriale et de cohésion sociale de notre Métropole. C’est prévoir l’évolution démographique de notre territoire, en même temps que l’amélioration du cadre de vie de chaque grand lyonnais. La mobilité est aussi au cœur des problématiques économiques et de l’accès à l’emploi pour chacun. La mobilité, enfin, est centrale dans un pôle universitaire tel que le nôtre.

Notre PDU est un projet global au sein duquel les différents modes de transport ne s’opposent pas mais se complètent pour créer un système intégré de mobilité durable.

Ce Plan de Déplacement Urbain sur lequel nous devons rendre un avis propose une vision et une stratégie globales autour de trois grands enjeux :

  • D’abord, le besoin d’écarter de notre agglomération le trafic de transit qui ne lui est pas destiné, par la réalisation des infrastructures nécessaires au grand contournement et au déclassement des autoroutes A6-A7, accompagné de nouvelles lignes de transport en commun. Cela permettra également de résoudre un certain nombre de dysfonctionnements constatés, que ce soit sur la rocade est, au niveau du nœud de Manissieux à Saint Priest, de celui de Ternay en direction de Givors ou encore sur l’A46 sud.
  • Il s’agit ensuite d’améliorer la mobilité à l’intérieur de notre Métropole par la réalisation de l’Anneau des Sciences et de tous les accompagnements nécessaires à sa bonne insertion au sein des infrastructures existantes.
  • Enfin, le troisième grand enjeu est celui de la multi-modalité. Il nous faut développer un meilleur partage de l’espace public pour les différents modes de déplacement et ainsi faciliter l’accès de tous à notre agglomération. Ce partage doit permettre de répondre aux défis écologiques, mais aussi économiques auxquels nous devons faire face, tous en satisfaisant les besoins en mobilité de nos concitoyens.

Cela passe concrètement par le renforcement et l’agrandissement du réseau des TCL (Prolongement des Métro A et B, déploiement du Tramway T6) et la construction de parkings relais, par le développement de pistes cyclables, l’accompagnement de l’auto partage, le renforcement des capacités et de l’accessibilité de notre aéroport et l’amélioration de notre desserte ferroviaire avec à la fois à notre niveau le déverrouillage du nœud ferroviaire lyonnais et de la compétence de la Région l’amélioration de la desserte TER. Le développement du PEM Part Dieu en cours fait bien évidemment partie de ce schéma global.

Je veux souligner deux aspects à mon sens essentiels à la construction de la ville de demain. D’abord l’importance du développement des mobilités actives, qui répond tant à des enjeux environnementaux, que sociaux et de santé publique. À cet égard le plan d’action pour les mobilités actives adopté en mai dernier, et ce PDU qui ambitionne de les faire passer de 2 à 8% de nos déplacements et à 35% pour nos déplacements piétons, démontrent notre ambition en la matière.

Avec par ailleurs pas moins de 400 projets qui y sont relatifs dans la PPI, nous faisons du développement des modes actifs une exigence forte pour ce mandat.

C’est aussi et ce sera mon second point, l’importance de l’innovation pour atteindre nos objectifs, ambitieux puisqu’il s’agit d’atteindre pour 2030, 35 % de trajets effectués à pied, 8% effectués à vélo, trottinette, seagway et autres modes actifs, 35% en voiture (contre 44 aujourd’hui) et 22% en transports en communs (contre 19 aujourd’hui).

Notre Métropole concourt chaque jour à l’amélioration de notre quotidien et ce PDU est l’un des instruments-cadres permettant de poursuivre cette mission. Il fixe l’ambition de ne pas opposer les modes de transports entre eux mais bien de combiner transports de masse et services multimodaux, mobilité collective et mobilité individuelle, infrastructures de transports structurantes et locales : combiner tous les modes transports, pour développer la mobilité de tous les habitants, travailleurs, étudiants sur tous les territoires.

Notre groupe votera bien évidemment ce rapport.

Je vous remercie.

Seul le prononcé fait foi

(suite…)