«Nous défendons un choix végétarien quotidien»

Tribune publiée dans L’Opinion, le 2 avril 2021

Plus d’un tiers des Français se déclarent flexitariens (souhaitent diminuer leur consommation de produits carnés), et un Français sur vingt est végétarien. Ce régime est même surreprésenté chez les jeunes. Or, aujourd’hui, la plupart des restaurants collectifs n’offrent pas de choix quotidiens de menus végétariens. Les convives se trouvent alors contraints de consommer de la viande ou du poisson, ou de se satisfaire d’un repas sans protéines.

La loi Climat et résilience nous donne l’opportunité de respecter ces comportements alimentaires. Mieux, d’accélérer une évolution louable d’un point de vue climatique. Rappelons que notre consommation actuelle de viande représente près de deux tiers des émissions de gaz à effet de serre de notre alimentation. Les menus végétariens permettraient alors de réduire considérablement notre empreinte carbone, de limiter la consommation d’espace liée à leur production et les pollutions diffuses. Ils permettraient également de réduire nos importations d’alimentation animale, dont le soja représente plus de la moitié : 78 % des importations de soja sont associées à un risque de déforestation.

Issu d’un exercice démocratique sans précédent, le texte est désormais entre les mains de législateurs soucieux d’en garantir l’ambition. Et nous serons au rendez-vous. L’avis du Haut conseil pour le climat nous informe que l’instauration d’un choix de menu végétarien quotidien aurait trois fois plus d’impact que la fin du trafic aérien sur les vols intérieurs là où il existe une alternative bas carbone en moins de deux heures trente. C’est donc ce que nous défendrons.

Jamais le choix ne devrait être refusé à ceux préférant les légumineuses à la viande, par conviction climatique, en défense du bien-être animal, pour des raisons de santé ou simplement par goût. Nous plébiscitons l’instauration d’un menu végétarien quotidien dans les établissements où existe un choix de menu. C’est une mesure de bon sens, permettant à nos jeunes de faire ce choix en bénéficiant d’un repas équilibré. Un choix auquel bon nombre de Français adhèrent déjà.

«Les menus végétariens coûtent moins cher en matières premières: nous souhaitons que ces économies réalisées favorisent une montée en gamme des approvisionnements, bénéfique à nos éleveurs français»

Santé publique. Quid du gaspillage alimentaire et de la fréquentation des établissements de restauration collective ? Ces questions sont légitimes et nous y répondrons : par des plans de formation des cuisiniers à la cuisine sans viande ni poisson, pour préserver la qualité gustative des menus. Par une expérimentation de réservation de menus, pour optimiser les quantités. Par une sensibilisation des convives.

Quid de l’équilibre nutritionnel des repas ? C’est précisément ce à quoi nous souhaitons répondre, en offrant à tous un choix de menu équilibré, quelles que soient les préférences alimentaires exprimées. Aujourd’hui, les carences en fibres prédominent : le menu végétarien pourrait constituer un bienfait en termes de santé publique.

Quid de nos éleveurs ? Les menus végétariens coûtent moins cher en matières premières : nous souhaitons que ces économies réalisées favorisent une montée en gamme des approvisionnements, bénéfique à nos éleveurs français. C’est le sens de la loi Egalim introduisant 50 % de produits de qualité en restauration collective publique. Par la loi Climat, nous l’étendrons à la restauration privée.

Moins, mais mieux.

Le choix d’un menu végétarien quotidien dans tous les établissements proposant d’ores et déjà un choix de menu, qu’ils soient publics ou privés, n’est ni une mesure radicale, ni une mesure précoce : c’est la traduction législative de préoccupations sociétales montantes et un élément de réponse à l’urgence climatique.

Sandrine Le Feur, Anne Brugnera, Mounir Mahjoubi, Marjolaine Meynier-Millefert, Sylvain Templier, Samantha Cazebonne, Loïc Dombreval, Florence Provendier,  Jacques Marilossian, Sira Sylla, Yves Daniel, Sylvie Charrière, Fiona Lazaar, Anissa Khedher, Bénédicte Pételle, Nathalie Sarles, Françoise Ballet-Blu, Elisabeth Toutut-Picard, Mireille Robert et Pierre-Alain Raphan sont députés.

Retour sur la grève dans les cantines scolaires de Lyon le 11 avril dernier

Le dialogue social ne suffit pas toujours.

© droits réservés
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Ainsi mardi dernier, nos cantines ont connu un mouvement de grève très suivi. Je le déplore et je consacre toute mon énergie à éviter que ce type de situation ne se produise.

La moitié des restaurants scolaires étaient fermés, l’autre moitié des restaurants étaient soit ouverts normalement, soit ouverts pour un accueil avec pique-nique.

Je sais ce qu’une grève des cantines engendre en difficultés familiales et professionnelles ainsi qu’en stress pour les familles, mais aussi pour les agents non-grévistes.

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Restauration scolaire : la Ville de Lyon ouvre son 62ème self à l’école Mazenod

Lundi 6 mars les enfants de l’école Mazenod ont pu découvrir leur nouveau self après plusieurs mois de travaux.

La salle du self - © droits réservés
La salle du self – © droits réservés

Une belle surprise dans les tons de roses et de mauves pour nous tous, et en particulier pour les enfants qui ont été accueillis avec un petit « apéro » au jus de pomme bio pour fêter l’événement !

Depuis la rentrée de septembre, dans l’attente de la fin des travaux, les enfants déjeunaient dans d’autres écoles équipées de self. Ils connaissaient donc les modalités de restauration dans ce type d’équipement et je me suis rendue compte qu’ils étaient très à l’aise en ce premier jour. Bien entendu les plus jeunes étaient accompagnés par les agents et animateurs pour choisir leur hors d’œuvre, leur laitage et leur dessert et pour se déplacer avec leur plateau.

Le choix pour les entrées, les laitages et les desserts – © droits réservés

C’est dans un espace plus lumineux, plus coloré et fonctionnel que désormais les élèves de l’école Mazenod déjeuneront chaque jour.

L'espace cuisine - © droits réservés
L’espace cuisine – © droits réservés

Désormais nous comptons donc à Lyon 62 selfs en élémentaire ; pour les maternelles nous avons fait le choix de maintenir le service à table, qui reste à mes yeux, approprié au bien être des plus petits.

Les prochains travaux concerneront le restaurant scolaire de l’école Condorcet. Il deviendra notre 63ème self ! Ainsi la Ville de Lyon poursuit sa politique d’investissement pour ses écoliers.

 

Et si on dématérialisait … ?

Faciliter au quotidien la vie des parents est un objectif que je poursuis depuis que je suis Adjointe au Maire. Adapter nos outils aux modes de vie des familles lyonnaises est un des moyens pour y parvenir.

C’est dans cet esprit que nous avons mis en place, depuis la rentrée scolaire, le paiement en ligne des repas à la cantine. Après quelques semaines d’utilisation, nous constatons que ce mode de paiement correspond aux pratiques de près de la moitié des familles lyonnaises.

Avec Guy Corazzol, adjoint au Maire de Lyon délégué à la relation et à la qualité de service aux usagers, aux mairies d’arrondissement et à l’administration générale, nous avons souhaité mettre à la disposition des parents, pour décommander ou commander en ligne les repas de leurs enfants, un nouveau télé-service.

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Commission éducation de France urbaine : un partage d’expériences autour de la sécurisation des écoles et des grèves dans la restauration scolaire

J’ai participé mercredi dernier à la Commission éducation de France Urbaine (*), consacrée en grande partie à la sécurisation des écoles.

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Ce temps d’échanges et de travail auquel ont participé les élu-e-s des grandes villes en présence d’un collaborateur de cabinet de Madame la Ministre de l’Education, a permis de mettre en lumière les difficultés d’ordre divers que toutes les grandes villes rencontrent dans la mise en œuvre des actions demandées par le Ministère de l’Education et le Ministère de l’Intérieur.

J’ai expliqué qu’à Lyon nous avions anticipé la sécurisation de nos 198 écoles par des moyens techniques que nous continuons de déployer et également par une organisation qui fait appel à la responsabilité de tous.

Un autre sujet a été abordé : les grèves dans la restauration scolaire. Là aussi, toutes les grandes villes de France sont concernées à des degrés divers par les mouvements sociaux en majorité nationaux qui obligent souvent les communes à fermer leurs cantines.

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