Début de l’examen en séance publique du PJL Principes Républicains

 

Retrouvez ci-dessous le texte et la vidéo de mon intervention à la tribune de l’hémicycle à l’Assemblée Nationale, dans le cadre de la discussion générale en séance publique sur le PJL visant à conforter le respect des principes de la République. Je suis Rapporteure thématique pour les dispositions relatives à l’éducation et aux sports.

 

Monsieur le Président, Madame et Messieurs les Ministres,

Monsieur le Président de la commission spéciale,

Monsieur le rapporteur général,

Mesdames et Messieurs les rapporteurs thématiques, Chers collègues,

Rapporteure des articles 21 à 25, sur l’éducation et le sport, je souhaite rappeler ici à quel point ces articles sont essentiels et pourquoi ils trouvent pleinement leur place dans ce projet de loi confortant le respect des principes de la République.

Conforter le respect des principes de la République c’est lutter contre les comportements qui visent à faire prévaloir d’autres normes que celles de la République, qu’ils se produisent dans les services publics, les associations, les cultes, mais également dans l’école et le sport. Et conforter le respect des principes de la République c’est d’abord, consolider leur apprentissage.

L’éducation se construit en premier lieu dans la famille. Puis l’école, comme le sport, ont tout leur rôle à jouer dans cet apprentissage de la citoyenneté.

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Les articles 21 à 24 visent à mieux encadrer les modalités d’instruction autres que l’école publique. Notre objectif est de prémunir les enfants contre toute forme d’endoctrinement ou d’obscurantisme, et plus largement de garantir le respect de leurs droits notamment à l’éducation.

Si, dans la majorité des cas, l’instruction en famille, ou dans les établissements privés, se passe bien et peut constituer une réponse aux besoins particuliers de l’enfant, leur évolution doit nous alerter :

  • Le nombre d’enfants instruits en famille, en dehors du CNED réglementé, a augmenté de 3.000 en 2008 à plus de 45.000 aujourd’hui ;
  • Les inscriptions dans le privé hors contrat, quant à elles, ont été multipliées par 2 depuis 2012.

Ces évolutions récentes peuvent traduire une forme de séparatisme social, de rupture délibérée avec l’école de la République.

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Ce phénomène doit nous alerter. Car l’école est le creuset républicain par excellence ; qui permet aux enfants de se sociabiliser, leur ouvre l’accès à la mixité sociale, à l’égalité des chances et aux savoirs. Elle a aussi pour mission première de leur faire partager les valeurs et principes de la République.

Le confinement du printemps dernier, et la fermeture des écoles qui l’a, hélas, accompagné, a d’ailleurs permis à chacun de mesurer le rôle crucial de la scolarisation pour les enfants.

Enfin il ne faut pas nier les carences que nous observons parfois dans la qualité de l’instruction des enfants concernés, ainsi que dans le respect de leurs droits les plus fondamentaux et de leur intégrité physique et morale, comme en témoignent certaines dérives constatées.

Nous devons regarder cette réalité, dans sa diversité et sa complexité, avec responsabilité et courage, avec tout le respect bien sûr dû aux familles et enfants concernés mais dans le même temps, nous voulons agir avec la plus grande fermeté envers ceux qui contournent les règles de la République et bafouent les droits de l’enfant.

 

Le karaté, discipline aux JO 2024

Tribune publiée dans L’Équipe le 16/02/2020

J’ai co-signé cette tribune pour que la Karaté figure parmi les disciplines additionnelles pour les JO 2024 à Paris.

 

La France figure parmi les pays les plus médaillés dans cet art martial qu’est le karaté avec 14 titres aux quatre derniers championnats du monde, 7 titres aux championnats du monde de Paris en 2012 et 6 titres aux championnats d’Europe à Montpellier en 2016.
Une nouvelle fois, l’équipe de France de Karaté cadets-juniors et espoirs est revenue du Championnat du monde de Karaté au Chili avec la 3ème place au rang des nations en octobre dernier.
Alors que le Karaté entame son histoire olympique en 2020 en étant représenté comme sport additionnel aux JO de Tokyo, l’idée n’a pas été reprise pour les Jeux Olympiques de 2024 organisés à Paris.
Il est donc prévu la présence de quatre sports additionnels seulement, alors qu’il est possible d’en intégrer davantage.
Cette décision de ne pas y intégrer le Karaté est regrettable à double-titre.
D’une part, parce que le Karaté représente, en France, 250 000 licenciés, dont 35% de femmes. Cet art martial figure donc parmi les sports ayant une représentation féminine similaire à la moyenne nationale (la part des femmes ayant une licence en 2014 s’élevait à 37%). Ajouter le Karaté comme sport additionnel aux JO de Paris permettrait donc de mettre en avant les françaises karatékas, d’autant qu’elles sont multi-récompensées, notamment en 2016 avec 3 médailles d’or rapportées des championnats du monde de Linz (Autriche).
Elles sont à ce jour championnes du monde en titre.
D’autre part, puisque la France excelle dans la pratique du Karaté, l’omettre des sports additionnels aux JO de Paris en 2024, priverait la France de réelle chance de médailles.
Le palmarès de l’équipe française de Karaté a été rappelé ci-avant. Le Karaté est un sport en France qui fédère – les femmes et les hommes – qui met en avant l’excellence sportive française mais aussi qui transmet des valeurs riches à celle du sport : amitié, liberté, éducation, universalité, respect et santé.
Le Karaté a toute sa place pour figurer parmi les sports additionnels aux Jeux Olympiques de Paris de 2024.

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Co-signataires de la Tribune :

Pascale Boyer, députée des Hautes-Alpes
Viviane Artigalas, sénatrice des Hautes-Pyrénées
Sophie Auconie, députée de l’Indre-et-Loire
Emmanuelle Anthoine, députée de la Drôme
Jean-Félix Acquaviva, député de la Haute-Corse
Damien Adam, député de la Seine-Maritime
Christophe Bouillon, député de la Charente-Maritime
Pascale Bories, sénatrice du Gard

Valérie Beauvais, députée de la Marne
Bernard Buis, sénateur de la Drôme
Stéphane Buchou, député de la Vendée
Xavier Breton, député de l’Ain
Guy Bricout, député du Nord
Géraldine Bannier, députée de la Mayenne
Fabrice Brun, député de l’Ardèche
Anne Brugnera, députée du Rhône
Philippe Berta, député du Gard
Annick Billon, sénatrice de la Vendée
Danielle Brulebois, députée du Jura
Carole Bureau-Bonnard, députée de l’Oise
Fabienne Colboc, députée de l’Indre-et-Loire
François Calvet, sénateur des Pyrénées-Orientales
Francis Chouat, député de l’Essonne
Olivier Cigolotti, sénateur de la Haute-Loire
Daniel Chasseing, sénateur de la Corrèze
Annie Chapelier, députée du Gard
Jean-Pierre Corbisez, sénateur du Pas-de-Calais
François Cormier-Bouligeon, député du Cher
Paul Christophe, député du Nord
Sébastien Cazenove, député des Pyrénées-Orientales
Jacques Cattin, député du Haut-Rhin
Maryse Carrere, sénatrice des Hautes-Pyrénées
Jeanine Dubié, députée des Hautes-Pyrénées
Nicolas Dupont Aignan, député de l’Essonne
Yves Détraigne, sénateur de la Marne
Alain David, député de la Gironde
Jacqueline Dubois, députée de la Dordogne
Nathalie Delattre, sénatrice de la Gironde
Valéria Faure-Muntian, députée de la Loire
Jean Jacques Ferrara, député de la Corse-du-Sud
Laurent Furst, député du Bas-Rhin
Yannick Favennec, député de la Mayenne
Eric Gold, sénateur du Puy-de-Dôme
Eric Girardin, député de la Marne
Fabien Gouttefarde, député de l’Eure
Véronique Guillotin, sénatrice de la Meurthe-et-Moselle
Philippe Gosselin, député de la Manche
Sylvie Goy-Chavent, sénatrice de l’Ain
Olivier Gaillard, député du Gard
Valérie Gomez-Bassac, députée du Var
Nathalie Goulet, sénatrice de l’Orne
Bruno Gilles, sénateur des Bouches-du-Rhône
Yannick Haury, député de la Loire-Atlantique
Benoit Huré, sénateur des Ardennes
Antoine Herth, député du Bas-Rhin

Danièle Hérin, députée de l’Aude
Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin
Sandrine Josso, députée de la Loire-Atlantique
Jean-Michel Jacques, député du Morbihan
Guy Dominique Kennel, sénateur du Bas-Rhin
Manuéla Keclard-Mondesir, députée de la Martinique
Aina Kuric, députée de la Marne
Alexandra Louis, députée des Bouches-du-Rhône
Frederique Lardet, députée de la Haute-Savoie
Sébastien Leclerc, député du Calvados
Jacques Le Nay, sénateur du Morbihan
Gilles Lurton, député d’Ille-et-Vilaine
Mohamed Laqhila, député des Bouches-du-Rhône
Jérôme Lambert, député de la Charente
Martine Leguille-Balloy, députée de la Vendée
Bernard Lalande, sénateur de la Charente-Maritime
Joël Labbé, sénateur du Morbihan
Françoise Laborde, sénatrice de la Haute-Garonne
Vivette Lopez, sénatrice du Gard
Sophie Mette, députée de la Gironde
Brigitte Micouleau, sénatrice de la Haute-Garonne
Monica Michel, députée des Bouches-du-Rhône
Stéphane Mazars, député de l’Aveyron
Jean-Louis Masson, sénateur de la Moselle
Didier Marie, sénateur de la Seine-Maritime
Jean-Marie Mizzon, sénateur de la Moselle
Patricia Mirallès, députée de l’Hérault
Patricia Morhet Richaud, sénatrice des Hautes-Alpes
Frédérique Meunier, députée de la Corrèze
Thierry Michels, député du Bas-Rhin
Jean-Philippe Nilor, député de la Martinique
Catherine Osson, députée du Nord
Rémy Pointereau, sénateur du Cher
Sophie Panonacle, députée de la Gironde
Bérengère Poletti, députée des Ardennes
Ludovic Pajot, député du Pas-de-Calais
Alain Pérea, député de l’Aude
Barbara Pompili, députée de la Somme
Cyril Pellevat, sénateur de la Haute-Savoie
Didier Rambaud, sénateur de l’Isère
Cédric Roussel, député des Alpes-Maritimes
Mirelle Robert, députée de l’Aude
Frédéric Reiss, député du Bas-Rhin
Jean-Bernard Sempastous, député des Hautes-Pyrénées
Benoit Simian, député de la Gironde
Denise Saint Pé, sénatrice des Pyrénées-Atlantiques
Nadia Sollogoub, sénatrice de la Nièvre

Hervé Saulignac, député de l’Ardèche
Nicolas Turquois, député de la Vienne
Alice Thourot, députée de la Drôme
Arnaud Viala, député de l’Aveyron
Corinne Vignon, députée de la Haute-Garonne
Isabelle Valentin, députée de la Haute-Loire
Patrick Vignal, député de l’Hérault
Hélène Zannier, députée de la Moselle