Premier Conseil de la mairie du 6e arrondissement

Dimanche 12 juillet en mairie du 6e arrondissement de Lyon avait lieu le premier Conseil d’Arrondissement. En tant que toute nouvelle conseillère, j’ai ainsi pu intervenir suite à l’élection du Maire Pascal Blache. Je vous propose de retrouver mon intervention ci-dessous :

« Monsieur le Maire,
Mes chers collègues,

Permettez-moi tout d’abord de vous adresser, Monsieur le Maire du 6è arrondissement, mes plus sincères félicitations pour votre réélection. Dans un contexte électoral particulier, qui a bouleversé notre paysage politique municipal, vous êtes le seul maire d’arrondissement reconduit, ce qui témoigne de votre fort enracinement dans notre territoire.

Je suis très heureuse de siéger parmi vous dans ce conseil d’arrondissement, même si j’y occupe une place pour moi nouvelle, dans les bancs de l’opposition. Ce mandat d’hyperproximité est la base de l’engagement politique, et en ce qui me concerne j’ai beaucoup apprécié de pouvoir être adjointe en arrondissement avant de devenir adjointe au maire de Lyon, puis députée. Aujourd’hui, cet engagement au sein de ce conseil est pour moi important parce qu’il est, je le crois, nécessaire quand on exerce un mandat national de conserver un lien étroit avec son territoire et ses concitoyens. 

Le renforcement de la place des arrondissements dans la gouvernance de notre ville est l’un des chantiers majeurs  de ce mandat. Nous avons tous conscience que le rôle de l’arrondissement doit évoluer, pour prendre en compte au plus près du terrain, dans une logique de subsidiarité, les besoins de nos concitoyens. Nous sommes persuadés que la diversité des quartiers et de leur identité est une richesse de notre ville et que les  politiques publiques doivent respecter ces différences et être déclinées en fonction des spécificités locales. 

Nous serons, conseillers d’arrondissements et municipaux Progressistes et républicains attentifs à ce qu’une déconcentration réelle des responsabilités, qui figure dans le projet de la nouvelle majorité, soit réellement mise en œuvre.

Au cours des 6 ans qui viennent, je serai dans une posture vigilante et constructive vis-à-vis de votre équipe, Monsieur le Maire, comme vis-à-vis de l’exécutif de la Mairie centrale.

Vous pourrez compter sur mon soutien lorsqu’il s’agira de défendre les intérêts des habitants du 6e arrondissement et l’intérêt général. Je serai particulièrement attentive à ce que tous les quartiers qui composent notre arrondissement soient traités de la même façon, en particulier le quartier Bellecombe qui est parfois oublié.

Ma boussole, ce sera l’intérêt des habitants et le projet que j’ai porté devant les électeurs. J’espère que sous ce mandat notre arrondissement, bien que n’ayant pas voté pour le nouveau Maire de Lyon, ne sera pas le parent pauvre des politiques municipales ou métropolitaines. Sans faire de catalogue exhaustif, ce mandat doit être l’occasion de faire avancer des projets majeurs pour notre territoire : la transformation du musée Guimet, la rénovation de la place de l’Europe, la réhabilitation d’écoles, notamment Montaigne-Ferry, et du gymnase Tronchet.

Une page de l’histoire de Lyon se tourne. Les électeurs ont exprimé une envie de changement et une envie d’écologie, et ont désigné une majorité pour porter ce changement. Je souhaite, parce que j’aime cette ville et pour le bien des lyonnaises et des lyonnais, que la nouvelle équipe rencontre dans cette entreprise un plein succès. 

Je forme néanmoins le vœu que ce changement ne soit pas une rupture brutale. Lyon est une ville singulière, qui a une histoire et une identité fortes. J’attends de nos nouveaux élus, et de chacun d’entre nous, de veiller en permanence à ce que les transformations à venir respectent cette histoire et cette identité. Une ville durable est une ville qui s’inscrit dans le temps long, pas seulement dans l’avenir, mais aussi dans son passé, une ville qui ne cherche pas à imiter les autres mais à devenir elle-même. 

Je vous remercie. »

 

Face au tsunami sur l’emploi : instaurons un CDI renforcé

Tribune publiée dans le JDD le 10/06/2020

J’ai co-signé cette tribune pour demander l’instauration d’un « CDI renforcé » pour lutter contre le chômage compte tenu de la crise que nous traversons. 

La crise sanitaire a déclenché un véritable tsunami sur l’emploi. Les derniers chiffres du chômage traduisent une hausse sans précédent du nombre d’inscrits à Pôle emploi : + 843.000 au mois d’avril par rapport à mars, soit + 22,6% en un seul mois. Nous le savons : la contraction de l’emploi touche déjà et touchera encore plus les jeunes et les personnes les moins agiles et/ou discriminées, c’est-à-dire les Français qui vivent déjà une situation plus difficile au quotidien.

La crise actuelle nous amène plus que jamais à ne pas retenir qu’une seule réponse économique de soutien aux entreprises – aussi bienvenue soit-elle. Il n’y a pas de chronologie logique entre l’économique, qui viendrait d’abord, puis ensuite le social. Ces dimensions doivent être poursuivies de concert : d’où l’importance d’une approche basée sur l’inclusion économique qui relie économique et social, compétitivité et engagement citoyen de l’entreprise. C’est le sens de la dynamique enclenchée par la loi PACTE et la raison d’être des entreprises ainsi que par le PAQTE (Pacte avec les quartiers pour toutes les entreprises) et le Plan 10.000 entreprises lancés par le Gouvernement dans le cadre de l’initiative présidentielle « La France, une chance. Les entreprises s’engagent ». Mais aujourd’hui, il nous faut franchir un seuil dans notre réponse à la question de l’emploi et dans l’accompagnement des Français les plus exposés au retournement économique. Avec le paradigme de l’inclusion nous pourrons enclencher ce sursaut de confiance qui fait défaut entre demandeurs d’emploi et entreprises.

L’insertion professionnelle, aussi nécessaire soit-elle, concerne les personnes éloignées de l’emploi ou les jeunes en décrochage. Ces dispositifs comme les entreprises d’insertion apportent beaucoup à leurs bénéficiaires et leur efficacité est reconnue, mais ceux-ci sont nécessairement limités en nombre (136.000 personnes contre 1,5 millions de chômeurs de longue durée en 2019). L’inclusion économique s’intéresse aux millions de Français proches ou prêts à l’emploi, mais à qui il manque un appui, une mise en relation, un réajustement de compétence, pour ne pas s’enfoncer lentement mais sûrement dans la trappe du chômage de longue durée. L’enjeu systémique est ici : comment éviter à des centaines de milliers de nos compatriotes de tomber dans le chômage de longue durée, dont on sait la grande difficulté – et l’importance du coût social – pour s’en relever.

Soyons fier de notre service public de l’emploi : une multitude de dispositifs sont proposés par Pôle emploi. Mais leur faible lisibilité n’encourage pas les demandeurs d’emploi comme les entreprises, en particulier les TPE-PME, à s’en saisir. Plus encore, assumons le constat que les chômeurs prêts à l’emploi, mais « moins agiles » car avec des compétences en inadéquation avec les besoins actuels des recruteurs et/ou résidents de territoires défavorisés, ne bénéficient pas de véritable dispositif d’accélération du retour à l’emploi. La puissance publique fait preuve d’une certaine incapacité à produire un diagnostic de l’agilité des demandeurs d’emploi et un bilan d’orientation contractualisé dans un délai court (1 à 2 mois après l’inscription comme demandeurs), compatible avec le temps de l’entreprise.

Alors sortons des sentiers battus et osons innover vraiment en matière de retour à l’emploi. Affirmons que Pôle emploi doit plus que jamais être l’acteur stratégique, y compris dans la relation à l’entreprise. Développons et orientons massivement la partie « conseils RH » de Pôle Emploi au travers de ses conseillers entreprises en direction des TPE et PME non pourvues de direction RH – et arrêtons de consacrer les ressources du service public de l’emploi aux entreprises les mieux dotés en RH!

Mettons en place un dispositif ambitieux d’investissement et d’accélération du retour à l’emploi pour celles et ceux qui risquent de s’enfoncer dans le chômage de longue durée et de se démonétiser vis-à-vis du marché du travail. Ce dispositif pourrait prendre la forme d’un « CDI renforcé ». Il s’agirait d’un contrat de travail de droit commun (donc avec un salaire entièrement versé par l’entreprise) d’une personne qui effectuerait dans les premiers mois une sorte de période d’apprentissage ou de tutorat en interne, au sein de l’entreprise, le temps nécessaire pour actualiser ses compétences en regard des besoins de l’employeur. Cette période, de trois à six mois, serait subventionnée par Pôle emploi directement et seulement auprès de l’entreprise, dans le cadre des budgets d’aide aux entreprises et/ou en cumulant avec l’équivalent des droits aux allocations chômage non perçus par le demandeur d’emploi. Le dispositif serait ainsi « invisibilisé » aux yeux du salarié. Dans l’attente de la mise en place opérationnelle du futur service public de l’insertion et de l’emploi, seule une convention tripartite entre Pôle emploi, l’entreprise et l’employé permettrait de s’engager sur les objectifs du CDI renforcé et de s’assurer que l’entreprise est bien suivie dans l’intégration du demandeur d’emploi. Ce dispositif serait ouvert aux jeunes de moins de 30 ans, aux demandeurs d’emploi de longue durée, aux bénéficiaires du RSA et surtout aux demandeurs d’emploi dont le diagnostic d’agilité professionnelle ferait apparaître une fragilité au titre des compétences maîtrisées ou de la catégorie d’emploi exercée dont l’obsolescence sur le marché du travail est avérée.

Cette période de confinement a permis à de nombreux acteurs de la société civile, du secteur associatif, aux organisations syndicales et aux parlementaires de lancer des consultations et de réfléchir au monde d’après. Le temps d’agir pour un monde qui permettra de remettre l’exigence de solidarité et de justice sociale au cœur de l’économie est venu. »

 

Les 45 députés signataires

  • Didier Baichère, député des Yvelines
  • Ramlati Ali, députée de Mayotte
  • Grégory Besson-Moreau, député de l’Aube
  • Danielle Brulebois, députée du Jura
  • Stéphane Buchou, député de Vendée
  • Anne Brugnera, députée du Rhône
  • Anne-Laure Cattelot, députée du Nord
  • Philippe Chalumeau, député d’Indre-et-Loire
  • Francis Chouat, député de l’Essonne
  • Mireille Clapot, députée de la Drôme
  • Dominique Da Silva, député du Val-d’Oise
  • Frédéric Descrozaille, député du Val-de-Marne
  • Coralie Dubost, députée de l’Hérault
  • Jean-Luc Fugit, député Rhône
  • Fabien Gouttefarde, député de l’Eure
  • Carole Grandjean, députée de Meurthe-et-Moselle
  • Véronique Hammerer, députée de Gironde
  • Danièle Hérin, députée de l’Aude
  • Sandrine Josso, députée de Loire-Atlantique
  • Fadila Khattabi, députée de Côte-d’Or
  • Anissa Khedher, députée du Rhône
  • Rodrigue Kokouendo, député de Seine-et-Marne
  • Sonia Krimi, députée de la Manche
  • Charlotte Lecocq, députée du Nord
  • Monique Limon, députée d’Isère
  • Jacques Maire, député des Hauts-de-Seine
  • Jacques Marilossian, député des Hauts-de-Seine
  • Jean François Mbaye, député du Val-de-Marne
  • Monica Michel, députée des Bouches-du-Rhône
  • Patricia Mirallès, députée de l’Hérault
  • Catherine Osson, députée du Nord
  • Bénédicte Pételle, députée des Hauts-de-Seine
  • Michèle Peyron, députée de Seine-et-Marne
  • Barbara Pompili, députée de la Somme
  • Florence Provendier, députée des Hauts-de-Seine
  • Cathy Racon-Bouzon, députée des Bouches-du-Rhône
  • Hugues Renson, député de Paris
  • Sira Sylla, députée de Seine-Maritime
  • Liliana Tanguy, députée du Finistère
  • Huguette Tiegna, députée du Lot
  • Élisabeth Toutut-Picard, députée de Haute-Garonne
  • Laurence Vanceunebrock, députée de l’Allier
  • Marie-Christine Verdier-Jouclas, députée du Tarn
  • Souad Zitouni, députée du Vaucluse
  • Jean-Marc Zulesi, député des Bouches-du-Rhône

Ma réaction suite à la constitution d’un nouveau groupe à l’Assemblée Nationale

Aujourd’hui, un 9e groupe nait à l’Assemblée nationale, composé d’anciens députés membres de la République en Marche et de certains députés non-inscrits. Cette annonce n’est pas un scoop et révèle au grand jour des tractations en cours depuis longtemps.

Certains m’ont interrogée sur mon positionnement et j’ai répondu au Progrès à ce sujet.
Il me semble important de préciser à tous mon point de vue sur cette actualité de l’Assemblée nationale.

D’abord, par fidélité aux électeurs de la 4e circonscription du Rhône m’ayant élue pour soutenir le Président de la République, il m’apparait essentiel d’aller au bout de la tâche qu’ils m’ont confiée : porter le projet présidentiel à l’Assemblée nationale en dépassant les clivages partisans. Cela va de pair avec l’écoute et la construction d’idées et de solutions pour apporter des réponses aux Français face à leurs inquiétudes.
Mes valeurs et mes combats pour l’éducation, la culture, les solidarités, la transition écologique, l’aménagement de nos villes, nos collectivités territoriales sont connues et se voient dans mes travaux passés et en cours. Ces combats et ces valeurs, je veux les porter au sein de notre groupe. Influer, insuffler des idées et être force de propositions.
Je crois en notre capacité collective d’action au sein de la majorité présidentielle qui demeure solide.
Il me semble plus utile de travailler en son coeur plutôt que de militer à l’extérieur.

Face à la crise inédite que nous traversons, je crois aussi que le temps n’est pas à la division mais bien au dépassement des clivages et à l’union dans l’action. Je mets toute mon énergie à accompagner les habitants et acteurs de ma circonscription, travailler des solutions pour demain. On le voit, au coeur d’une crise sanitaire, sociale et économique sans précédent, les Français attendent de leurs responsables politiques de l’engagement et de l’action et pas des manœuvres politiques. Ils peuvent compter sur moi.

Plaidoyer pour un « socle citoyen »

Tribune publiée dans L’OBS le 04/05/2020

J’ai co-signé cette tribune plaidoyer pour la mise en place d’un revenu de liberté, mécanisme de solidarité universelle et de résilience, est devenu indispensable dans une société exposée aux risques. 

Un soutien financier immédiat et proportionné, c’est ce qu’un socle citoyen, c’est-à-dire un mécanisme de revenu universel (ou de base) intégré à l’impôt sur le revenu, aurait permis d’assurer à chaque Français, automatiquement, dès le premier mois du confinement. Nous aurions ainsi disposé immédiatement de ce que nous tentons depuis plusieurs semaines d’inventer, à travers quantité de mesures d’aides d’urgence et d’ajustements de nos systèmes de soutien aux ménages et aux entreprises.

Aujourd’hui, nous n’avons jamais été aussi convaincus de la nécessité d’un socle citoyen, véritable revenu de liberté et mécanisme de solidarité universelle.

Il est donc temps de sauter le pas ! Car techniquement, un tel socle citoyen est désormais simple à mettre en œuvre, grâce à une réforme majeure, celle du prélèvement à la source, dont nous commençons seulement à mesurer l’intérêt pour rénover notre protection sociale. L’administration fiscale pourrait calculer chaque mois la différence entre un crédit d’impôt individuel et un prélèvement uniforme pour tous afin de garantir un socle de revenu.

  • Ceux dont le revenu du mois dépasse un certain seuil, par personne, se verraient prélever la différence entre le montant du crédit d’impôt et le montant de l’impôt dû ;
  • ceux dont les revenus sont inférieurs, exceptionnellement ou non, la recevraient immédiatement par un virement du fisc sur leur compte en banque.

Ce mécanisme remplacerait une partie des prestations sociales et de l’impôt sur le revenu. Universel et permanent, appuyé sur une réforme fiscale, il est de loin préférable à toutes les allocations sous conditions de ressources, car il garantit l’adaptation parfaite et immédiate à la situation économique des individus et des familles, surtout dans une période d’incertitude économique majeure. Un véritable dispositif de résilience dans une société du risque.

L’idée du socle citoyen, qu’on l’appelle revenu de base, universel ou d’existence, transcende les clivages partisans, mais suscite toujours incompréhensions et controverses : depuis Thomas Paine en 1796, l’idée de créer ce nouveau droit a été continûment étudiée, débattue, expérimentée. Il a été revendiqué aussi bien par les socialistes, au nom d’une solidarité bien pensée, que par les libéraux, soucieux de donner un fondement matériel aux libertés individuelles. Il a repris de la vigueur ces dernières années à la faveur de l’émergence du travail indépendant.

Aujourd’hui, la crise expose la faiblesse de nos sociétés et de nos économies, révélant l’un des défis majeurs du jour et du « monde d’après » : la mise en place d’un filet de sécurité universel, un socle sur lequel s’appuyer dans une société de l’incertitude. Avec la crise du Covid-19, des arguments qui pouvaient sembler théoriques prennent soudain une tournure concrète pour ceux qui se retrouvent sans rien :

  • l’automaticité, quand beaucoup sont exposés à une chute brutale de leurs revenus ;
  • l’universalité, puisqu’une majorité d’entre nous se trouve dans l’impossibilité de travailler mais que seuls les salariés bénéficient du chômage partiel ;
  • la réalité de nos besoins de base, que nous mesurons mieux par l’expérience de nos confinements respectifs.

Loin de généraliser l’aumône, le socle citoyen préserve la dignité des plus démunis, en leur épargnant toute procédure inquisitrice, en les traitant comme des citoyens dotés des mêmes droits et non comme des cas à part.

Loin d’encourager l’assistanat, il favorise la prise de risque en offrant l’assurance de ne jamais sombrer dans la grande pauvreté.

Loin de récompenser l’oisiveté, il élimine les « trappes à pauvreté », en assurant que le travail paye toujours.

Loin de consacrer le règne de l’individualisme, il invite chacun à exprimer au mieux ses compétences et aspirations, la valeur humaine dont dépend notre vivre ensemble. Loin de faire table rase de l’Etat-providence, il complète les dispositifs universels (santé, accueil des enfants…), assurantiels (retraite, chômage…) ou spécifiques (logement, handicap…) par un filet de sécurité moderne et réactif.

Il participe enfin d’une révolution conceptuelle, en continuant à découpler le revenu du travail salarié, pour une approche plus large et moderne de l’activité.

Nous ne sommes pas les seuls à faire le plaidoyer d’un tel socle : à l’instar de l’Espagne, des Etats-Unis, du Japon ou de l’Allemagne, chaque pays distribue des revenus sans contrepartie pour éviter que des millions d’individus ne sombrent dans la pauvreté et que des entreprises ne disparaissent. L’Assemblée de Corse vient de voter, tous partis confondus, pour expérimenter au plus tôt un dispositif apparenté au socle citoyen.

Le socle citoyen est une réforme d’union nationale, il n’est ni de gauche ni de droite, il est du côté de ceux qui croient en l’homme, de ceux qui auront le courage de faire l’une des réformes fiscales et sociales les plus ambitieuses et justes que notre pays ait connues, de ceux dont nous nous souviendrons parce qu’ils auront construit le monde d’après, un monde meilleur.

Acteurs politiques, économiques, universitaires, associatifs, et simples citoyens, nous appelons aujourd’hui le Premier ministre, et conjointement le ministre de l’Action et des Comptes publics, le ministre des Solidarités et de la Santé, et la secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, à lancer le chantier d’un socle citoyen en y associant les citoyens et les parlementaires, lors du projet de loi de finances 2021. Ce projet ferait de la France un pilote en Europe, en allant au-delà de l’aménagement d’aides sociales comme c’est le cas dans tous nos pays depuis des décennies, en créant un véritable revenu universel lié à l’impôt universel, dans le respect de son esprit premier d’universalité et de liberté.

Signataires : 
– Jean-Félix Acquaviva, député LT de Haute-Corse
– Saïd Ahamada, député LREM des Bouches-du-Rhône
– Frédéric Aimard, journaliste, ancien directeur de « France catholique »
– Delphine Bagarry, députée NI des Alpes-de-Haute-Provence
– Erwan Balanant, député MoDem du Finistère
– Jean-Noël Barrot, député MoDem des Yvelines
– Olivier Becht, député Agir du Haut-Rhin
– Richard Bielle, président du directoire CFAO
– Yves Bonavero, entrepreneur, philanthrope et romancier
– Daniel Borrillo, juriste, université Paris-X Nanterre, Cersa
– Bernard Bourigeaud, fondateur d’Atos
– Pierre-Yves Bournazel, député Agir de Paris
– Christian Bouvard, entrepreneur, vice-président Aire
– Anne Brugnera, députée LREM du Rhône
– Alain Caillé, sociologue, mouvement Convivialiste, revue du Mauss
– Alain Cazabonne, sénateur MoDem de Gironde
– Denis Consigny, ingénieur, président Aicu
– Michèle Crouzet, députée LREM de l’Yonne
– Patrick David, économiste, militant associatif
– Élisabeth Doineau, sénatrice UDI de Mayenne
– Jacqueline Dubois, député LREM de Dordogne
– Frédérique Dumas, députée LT des Hauts-de-Seine
– Pascal Durand, député européen Renew
– Sarah El Haïry, députée MoDem de Loire-Atlantique
– Chantal Euzéby, économiste, université Grenoble-II, OIT
– Jean-Marc Ferry, philosophe, université de Nantes
– Edouard Fillias, président de JIN
– Agnès Firmin le Bodo, députée Agir de Seine-Maritime
– Isabelle Florennes, députée MoDem des Hauts-de-Seine
– Albane Gaillot, députée NI du Val-de-Marne
– Claude Gamel, économiste, université d’Aix-Marseille
– Jean Garrigues, historien, président du Comité d’histoire parlementaire et politique
– Frédéric Guimbal, président du groupe Frégate
– François Hurel, président de l’Union des Auto-Entrepreneurs
– Caroline Janvier, députée LREM du Loiret
– François Jolivet, député LREM de l’Indre
– Sandrine Josso, députée LT de Loire-Atlantique
– Hubert Julien-Laferrière, député LREM du Rhône
– Yannick Kerlogot, député LREM des Côtes-d’Armor
– Mohamed Khenissi, fondateur Hermeneo
– Sonia Krimi, députée LREM de la Manche
– Flavien Kulawik, cofondateur et président de KLB Group
– François-Michel Lambert, député LT des Bouches-du-Rhône
– Jean-Charles Larsonneur, député LREM du Finistère
– Céline Lazorthes, fondatrice de Leetchi et Mangopay
– Frédéric de Maneville, directeur de société, Nouvelle-Calédonie
– Didier le Mesnestrel, fondateur La Financière de l’Echiquier, président Yomoni
– Vincent Ledoux, député Agir du Nord
– François Legendre, économiste, université Paris-Est Créteil, Erudite
– Patricia Lemoine, députée Agir de Seine-et-Marne
– Guillaume Liegey, président d’eXplain
– Victor Lugger, fondateur de Big Mamma
– Lise Magnier, députée Agir de la Marne
– Jacques Maleterre, auteur-réalisateur
– Télémaque Masson, doctorant en science politique, allié ATD Quart Monde
– Pierre Minodier, président du Centre des jeunes Dirigeants
– Jean-Paul Mulot, journaliste, ancien directeur délégué de la rédaction du « Figaro »
– François-Xavier Oliveau, entrepreneur, essayiste, vice-président Aire
– Bertrand Pancher, Député LT de la Meuse
– Bénédicte Petelle, députée LREM des Hauts-de-Seine
– David Poryngier, cofondateur du Mouvement des Libéraux de Gauche
– Laure de la Raudière, députée Agir de l’Eure-et-Loir
– Philippe Recouppé, ingénieur, fondateur de Forum Atena
– Léon Régent, ingénieur, vice-président Aire
– Thomas Rudigoz, député LREM du Rhône
– Jacques Savatier, député LREM de la Vienne
– Denise Saint Pé, sénatrice MoDem des Pyrénées-Atlantiques
– Nathalie Sarles, députée LREM de la Loire
– Maxime Sbaihi, directeur général de GenerationLibre
– Christian Stoffaes, professeur d’universités, président d’honneur du CEPII
– Sira Sylla, députée LREM de Seine-Maritime
– Aurélien Taché, député LREM du Val-d’Oise
– Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée de Corse
– Jennifer de Temmerman, députée NI du Nord
– Sabine Thillaye, députée NI de l’Indre-et-Loire
– Frédérique Tuffnell, députée NI de Charente-Maritime
– Laurence Vanceunebrock, députée LREM de l’Allier
– Jean-Marie Vanlerenberghe, sénateur MoDem du Pas-de-Calais
– Marie-Pierre Vedrenne, députée européenne Renew
– Arnaud Ventura, fondateur de Baobab Group
– Fabrice Vigoureux, député LREM du Calvados

 

Question au Ministre de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse

Lors des questions au Gouvernement du mardi 5 mai, j’ai interrogé le ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse, sur la réouverture des écoles et le rôle des Maires.

Retrouvez la question en intégralité dans la vidéo ci-dessous et la réponse faite par le ministre ⤵️

« Merci Monsieur le Président.

Ma question s’adresse au Ministre de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse.

Le 12 mai, nos enfants reprendront le chemin de l’école. Ce sera un moment fort dans la vie de ces élèves et un moment symbolique d’un déconfinement progressif, redonnant vie à nos territoires par l’ouverture d’un lieu primordial de notre société : l’école du quartier ou du village.

C’est surtout un moment essentielpour la continuité pédagogique des enfants qui vivent des confinements différents selon leur lieu d’habitation, selon l’accompagnement que chaque parent peut apporter. Il est nécessaire pour que le droit à la scolarité soit maintenu.

Dans nos territoires, ce sont bien les Maires et leurs adjoints à l’éducation qui sont à l’œuvre pour rouvrir des infrastructures dont ils ont la compétence.

Mais la politique d’opposition systématique a repris et des voix se font entendre pour ne pas rouvrir ces premiers lieux de savoir et de citoyenneté que sont les écoles publiques françaises.

En tant qu’élue locale, ancienne adjointe aux écoles, membre de la délégation aux collectivités territoriales, je trouve paradoxal d’entendre régulièrement des élus locaux demander plus de responsabilité, plus d’autonomie et de constater que le jour où ils ont l’occasion de le faire, ils en appellent à l’État.

Je veux m’adresser à eux : à l’heure où notre nation demande un discours clair et un travail en commun, soyez au rendez-vous ! Travaillez avec nous, avec vos services académiques pour laisser le choix aux parents de maintenir une instruction à domicile ou de re-scolariser leur enfant. Ce choix leur appartient.

Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Et je tiens à remercier tous les Maires, tous les élus et services qui travaillent à cette réouverture en respectant le protocole sanitaire fourni par l’Éducation Nationale, en achetant les protections nécessaires aux agents, en préparant les salles de classe, en recensant avec les directeurs d’école les capacités d’accueil et les choix des familles pour préparer au mieux cette reprise.

Pour réussir ensemble ce retour à l’école, il faut que chacun, enseignant comme élu, travaille en confiance, en souplesse et sorte des schémas habituels parfois bien rigides. Monsieur le Ministre, pouvez-vous nous dire comment vos services soutiennent toutes les bonnes volontés des acteurs de terrain ?

Merci. »

Pour une véritable équité territoriale en France, après la crise sanitaire du coronavirus

Tribune publiée dans Le JDD le 25/04/2020

J’ai co-signé cette tribune pour demander que l’équité territoriale revienne au coeur des politiques publiques.

Le pays prend chaque jour davantage conscience que nous ne sommes pas tous égaux face à la crise sanitaire, ni face à ses conséquences économiques et sociales. La crise actuelle rappelle combien il est urgent d’enrayer la mécanique sociale qui conduit chaque jour à reléguer certains territoires aux marges de la République.

Nous appelons à ce que l’équité territoriale soit demain au coeur des politiques publiques et il revient selon nous au Parlement d’en être le garant. L’épidémie de Covid-19 a mis à jour de nombreuses inégalités sociales et territoriales, ainsi que des failles dans les modes d’intervention des pouvoirs publics sur les territoires fragiles. Pire, elle a contribué à aggraver les difficultés dont sont victimes les citoyens les plus modestes et les inégalités entre les territoires les plus fragiles et les territoires plus privilégiés.

Les injustices sont criantes. Dans les quartiers, la situation sans précédent que traverse le pays exacerbe les difficultés qui accablaient déjà les populations : comment vivre le confinement quand on occupe un logement surpeuplé? Comment se protéger du virus quand on occupe un emploi précaire où le télétravail n’est souvent pas possible, quand on doit continuer à utiliser les transports en commun? Comment boucler les fins de mois et payer son loyer quand on vit, totalement ou en partie, de l’économie informelle? Comment, enfin, se protéger et se soigner dignement quand on vit dans l’un des plus grands déserts médicaux de France, à savoir la banlieue

L’égalité en droits et en possibles, qui fait pourtant le socle de la promesse républicaine et de notre pacte social, est mise à mal par la crise que traverse le pays. Nous ne vivons pourtant aujourd’hui que les prémices d’une crise sociale sans doute sans équivalent dans l’histoire moderne. Sans une action résolue des pouvoirs publics, les ménages les plus modestes et notamment les habitants des quartiers en paieront le plus lourd tribut. Ces mêmes travailleurs invisibles dont on reconnaît soudain aujourd’hui l’utilité sociale : les caissières, les infirmières, les livreurs, les éboueurs, ceux qui continuent à aller travailler pour faire tourner les usines, les entrepôts et les services publics essentiels…

C’est une des leçons majeures à tirer de cette crise pour le monde d’après. Au-delà des mesures d’urgence engagées depuis un mois et que nous saluons, il est urgent de réaffirmer les fondements de notre pacte social en ne laissant aucun territoire, aucune population de côté. Cela demande une action et des mesures de long terme dans un cadre de pensée renouvelé, celui du combat pour l’équité territoriale, qui n’est autre que le pendant géographique de la justice sociale.

Nous portons la conviction qu’il revient au Parlement, qui représente les citoyens et les territoires, de faire vivre l’impératif d’équité territoriale dans le débat politique et de s’assurer de sa traduction dans l’exécution des politiques publiques. Le Président de l’Assemblée nationale évoquait ainsi l’opportunité de ‘généraliser l’évaluation ex ante de l’effet des lois sur l’égalité dans les territoires.’*

Par ses prérogatives et moyens de contrôle et d’évaluation, renforcés ces dernières années, le Parlement est en effet en mesure de faire vivre un débat politique et démocratique continu sur les enjeux d’accès à la santé, à l’éducation, aux transports, à la sécurité, à l’emploi, à la rénovation urbaine, au numérique et à l’ensemble des services publics. Les parlementaires, qui sont au contact des réalités de leurs circonscriptions, en sont les meilleurs défenseurs.

Il ne s’agit ici ni d’un combat pour les banlieues, ni d’un combat pour la ruralité, ni d’un combat pour les Outre-mer. Il ne s’agit pas d’opposer les géographies ou les populations, mais au contraire de s’inscrire collectivement dans un projet qui peut mobiliser tous nos territoires, tous nos élus car il fait le fondement de notre idéal républicain. Ce projet, c’est celui de donner, à toutes et tous et partout sur le territoire, les mêmes droits. Ce projet, c’est celui de la République et, à l’heure des dangers populistes et séparatistes, nous le croyons plus nécessaire que jamais.

*Richard Ferrand, Nos lieux communs

 

Les signataires :

Fiona Lazaar, Députée du Val-d’Oise ; Zivka Park, Députée du Val-d’Oise ; Anne Brugnera, Députée du Rhône ; Fabienne Colboc, Députée d’Indre-et-Loire ; Coralie Dubost, Députée de l’Hérault ; Bruno Fuchs, Député du Haut-Rhin ; Albane Gaillot, Députée du Val-de-Marne ; Guillaume Gouffier-Cha, Député du Val-de-Marne ; Hubert Julien-Laferrière, Député du Rhône ; Anissa Kheder, Députée du Rhône ; Rodrigue Kokouendo, Député de Seine-et-Marne ; Mustapha Laabid, Député d’Ille-et-Vilaine ; Jean-François Mbaye, Député du Val-de-Marne ; Jean-Michel Mis, Député de Loire ; Sandrine Mörch, Députée de Haute-Garonne ; Matthieu Orphelin, Député du Maine-et-Loire ; Bénédicte Pételle, Députée des Hauts-de-Seine ; Stéphane Peu, Député de Seine-Saint-Denis ; François Pupponi, Député du Val-d’Oise ; Cathy Racon-Bouzon, Députée des Bouches-du-Rhône ; Pierre-Alain Raphan, Député de l’Essonne ; Cécile Rilhac, Députée du Val-d’Oise ; Laurianne Rossi, Députée des Hauts-de-Seine ; Sira Sylla, Députée de Seine-Maritime ; Aurélien Taché, Député du Val-d’Oise ; Laurence Vanceunebrock, Députée de l’Allier ; Souad Zitouni, Députée du Vaucluse

Appel au patriotisme touristique

Tribune publiée dans Le Figaro le 21/04/2020

J’ai co-signé cette tribune pour encourager les Français à effectuer des activités touristiques en France après le confinement.

L’État prendra des mesures pour soutenir le secteur touristique français (hôtellerie, restauration, patrimoine…), mais les touristes étrangers ne pourront pas venir tout de suite. À l’appel des députés Didier Martin et Marguerite Deprez-Audebert, une soixantaine de parlementaires invitent les Français à soutenir le secteur touristique après la levée du confinement.

Pour le tourisme, les jours d’après seront déterminants.Avec l’épidémie du Covid-19, la France vit la crise la plus importante de son histoire depuis 1945. Afin d’éviter la propagation du virus et la dégradation de la situation sanitaire, les Français sont dorénavant confinés chez eux. Avec une perte estimée entre 6 et 8 %, l’activité économique a fortement ralenti et continuera de décroître dans les semaines à venir.

Pour lutter contre cette récession, un plan de relance comprenant notamment des mesures destinées à soutenir l’industrie touristique sera présenté d’ici l’été. Permettre un rebond rapide de ce secteur stratégique représentant 7,2% du PIB et environ 2 millions d’emplois directs et indirects est indispensable.

Depuis près d’un mois et pour un temps encore indéterminé puisqu’ils ne pourront rouvrir le 11 mai, nos cafés, nos restaurants, nos hébergements, nos lieux culturels et patrimoniaux sont fermés. Alors que les vacances de Pâques ont débuté le 4 avril et prendront fin le 4 mai, cette période de congés, sans départ en vacances des Français, est une épreuve considérable à surmonter pour les professionnels du tourisme.

Cette filière ainsi que les services qui y sont rattachés font partie des secteurs les plus fortement impactés.

L’immense majorité des salariés est au chômage partiel, faute de touristes et de consommateurs locaux, alors que les frais de fonctionnement n’ont pas disparu. Les investissements sont gelés ou ne rapportent pas les fruits que l’on espérait quand ils ont déjà été engagés.

Le manque à gagner pour la filière est colossal, en particulier pour l’hôtellerie et la restauration qui ont déjà perdu la totalité du tourisme d’affaires et de la consommation locale. Ce sont au total 40 milliards d’euros qui pourraient manquer si la situation devait durer un trimestre et 400 000 personnes qui sont actuellement sans emploi dans ce secteur phare de l’économie.

Des mesures importantes ont déjà été prises par le gouvernement. Il faut souligner les 552 millions d’euros de prêts garantis par l’État au secteur du tourisme ainsi que les aides octroyées aux professionnels permettant une compensation des baisses de chiffre d’affaires, le report et l’annulation de charges, le recours au chômage partiel.

Mais tout cela ne suffira pas à permettre une reprise de l’économie touristique de notre pays. C’est pourquoi il est nécessaire de penser l’après-confinement afin de garantir la pérennité de la filière.

Les vacances d’été et les suivantes seront à ce titre primordiales pour les professionnels. Seule une fréquentation dense des destinations françaises, y compris des territoires ultramarins, aidera le secteur à se relever. Pour ce faire, on ne peut pas compter sur l’afflux massif de touristes étrangers, eux aussi confrontés à la crise sanitaire dans leur pays.

C’est bien à la consommation et à la solidarité nationales qu’il faut en appeler. Les Français doivent rester en France pour permettre à nos territoires de retrouver un nouvel élan. Alors qu’ils étaient près de 9 millions à partir à l’étranger l’année dernière, nos concitoyens doivent se reporter sur la France, fondée sur ses terroirs, sa gastronomie, sa richesse patrimoniale, son art de vivre, et qui répond aux exigences d’authenticité, d’expérience, de proximité et de respect de l’environnement. L’heure est au tourisme de proximité et au tourisme responsable.

Alors, dès cet été et pour les prochaines vacances, restons solidaires, partons en France !

Signataires: Didier Martin, Député de Côte-d’Or ; Marguerite Deprez-Audebert, Députée du Pas-de-Calais (tous deux sont co-rapporteurs de la mission d’information sur le tourisme de la Commission des Affaires économiques) ; Damien Adam, Député de Seine-Maritime ; Éric Alauzet, Député du Doubs ; Serge Babary, Sénateur d’Indre-et-Loire ; Marie-Noëlle Battistel, Députée de l’Isère ; Xavier Batut, Député de Seine-Maritime ; Grégory Besson-Moreau, Député de l’Aube ; Christophe Blanchet, Député du Calvados ; Pierre-Yves Bournazel, Député de Paris; Pascale Boyer, Députée des Hautes-Alpes ; Vincent Bru, Député des Pyrénées-Atlantiques ; Anne Brugnera, Députée du Rhône ; Danielle Brulebois, Députée du Jura ; Stéphane Buchou, Député de Vendée ; Mireille Clapot, Députée de la Drôme ; Michèle Crouzet, Députée de l’Yonne ; Jean-Pierre Cubertafon, Député de Dordogne ; Yves Daniel, Député de Loire-Atlantique ; Typhanie Degois, Députée de Savoie ; Michel Fanget, Député du Puy-de-Dôme ; Pascale Fontenel-Personne, Députée de la Sarthe ; Joël Giraud, Député des Hautes-Alpes ; Yannick Haury, Député de Loire-Atlantique ; Olivier Henno, Sénateur du Nord ; Antoine Herth, Député du Bas-Rhin ; Stéphanie Kerbarh, Députée de Seine-Maritime ; Danièle Herin, Députée de l’Aude ; Fadila Khattabi, Députée de Côte-d’Or ; Sonia Krimi, Députée de la Manche ; Jean-Luc Lagleize, Député de Haute-Garonne ; Mohamed Laqhila, Député des Bouches-du-Rhône ; Frédérique Lardet, Députée de Haute-Savoie ; Fiona Lazaar, Députée du Val-d’Oise ; Marion Lenne, Députée de Haute-Savoie ; Roland Lescure, Président de la Commission des Affaires économiques, Député des Français établis hors de France ; Richard Lioger, Député de Moselle ; Denis Masseglia, Député de Maine-et-Loire ; Philippe Michel-Kleisbauer, Député du Var ; Jean-Michel Mis, Député de la Loire ; Patricia Miralles, Députée de l’Hérault ; Jean-Pierre Moga, Sénateur de Lot-et-Garonne ; Pierre Morel à L’Huissier, Député de Lozère ; Jimmy Pahun, Député du Morbihan ; Didier Paris, Député de Côte-d’Or ; Maud Petit, Députée du Val-de-Marne ; Jean-Pierre Pont, Député du Pas-de-Calais ; Jean-François Portarrieu, Député de Haute-Garonne ; Éric Poulliat, Député de Gironde ; Rémy Rebeyrotte, Député de Saône-et-Loire ; Mireille Robert, Députée de l’Aude ; Denise Saint-Pé, Sénatrice des Pyrénées-Atlantiques ; Jean-Bernard Sempastous, Député des Hautes-Pyrénées ; Éric Straumann, Député du Haut-Rhin ; Liliana Tanguy, Députée du Finistère ; Stéphane Teste, Député de Seine-Saint-Denis ; Huguette Tiegna, Députée du Lot ; Laurence Vanceunebrock, Députée de l’Allier ; Corinne Vignon, Députée de Haute-Garonne.

Information sur l’accueil des enfants pendant les vacances de printemps

Pour les enfants des personnels soignants

Pendant les vacances scolaires qui débutent le vendredi 18 avril, undispositif exceptionnel va être mis en place pour maintenir un accueil pour les enfants des personnels soignants.

Les crèches ouvertes pour eux maintiennent leur capacité d’accueil.

L’accueil dans les écoles est maintenu pendant les vacances grâce à l’implication de la Mairie et de ses agents municipaux. Cet accueil s’inscrit dans le cadre des accueils collectifs de mineurs. Ce dispositif n’a donc pas de finalité pédagogique. Il s’agit d’un accueil de loisirs. Cet accueil s’étend aussi sur les week-ends et jours fériés.

Pour les autres enfants

Les accueils de loisirs restent interdits jusqu’à la fin du confinement (à l’exception de ceux destinés aux enfants des personnels mobilisés dans la gestion de la crise).

Le ministère des solidarités et de la santé, en lien avec la Caisse Nationale d’Allocations Familiales, a annoncé un plan d’actions conjoint pour aider les parents pendant la période de vacances en confinement.

Un « accueil de loisirs à la maison» avec des activités différentes chaque jour pour apprendre en famille tout en s’amusant est proposé sur le site monenfant.fr.

Un fond de 500.000€ va soutenir les projets associatifs à destination des parents, notamment pour financer le fonctionnement de lignes téléphoniques pour les aider, les conseiller (recrutement de personnel supplémentaire, actions de coordination, formation et supervision, actions de communication sur ces lignes) ainsi que pour acheter le matériel nécessaire au travail à distance (achats de logiciel, rédaction, diffusion des supports de communication …).

Enfin, pour aider les parents dont l’activité professionnelle est jugée prioritaire dans la gestion de la crise sanitaire du Coronavirus, la CNAF met en ligne sur www.monenfant.frun questionnaire dédié pour leur permettre d’indiquer leurs besoins d’accueil pour leur(s) jeune(s) enfant(s).

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Pour l’ensemble des parents, un espace dédié COVID-19 : Garde d’enfants, parents et professionnels, disponible dès la page d’accueil du site www.monenfant.fr, fournit les dernières informations actualisées sur les conduites à tenir durant cette période.

Retrouvez ci-dessous le communiqué de presse de la CNAF :

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Mise en place d’une plateforme d’écoute par le Vinatier

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Dans le contexte actuel de crise sanitaire, l’Hôpital du Vinatier met en place une plateforme d’écoute téléphonique afin de délivrer une meilleure information et orientation aux personnes concernées par la santé mentale : patients, familles, entourage, professionnels de santé comme du secteur médicosocial ou social.

Avec cette plateforme, l’hôpital entend mieux répondre aux besoins de suivi et de soins psychiatriques de la population. Et les besoins sont importants car ils peuvent être générés soit par le contexte anxiogène du COVID-19, soit par le confinement qui dure, soit parce que les soins psychiatriques habituels sont difficiles voire impossibles à délivrer, laissant des patients en souffrance.

Sur cette plateforme,

trois professionnels infirmier, psychologue et assistant social

sont joignables 7J/7, de 8h à 20h

par téléphone au 04 37 91 55 99,

ou par mail LIVE@ch-le-vinatier.fr

Cette démarche constitue un dispositif nouveau et expérimental. Cette plateforme verra donc son fonctionnement évalué rapidement et ajusté en fonction des besoins et de l’évolution de la crise sanitaire.

Complémentaire des autres dispositifs existants, cette plateforme ne se substitue ni au centre 15, qui reste le numéro pour les urgences médicales, ni au numéro national d’information sur le COVID-19, ni aux numéros directs des différentes structures de soins psychiatriques, notamment ceux des Centres Médico Psychologiques (CMP) qui restent ouverts et proposent des RV par téléphone à leurs patients.

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Fonds de Solidarité pour les entreprises : assouplissement des critères pour les aides aux petites entreprises

À la suite de nombreux échanges avec les parlementaires et les organisations professionnelles, le Gouvernement a décidé d’élargir l’accès au Fonds de Solidarité en abaissant le critère de perte de chiffre d’affaires de 70 à 50% pour le chiffre d’affaires du mois de mars.

⚠️⚠️ Le site internet gouvernemental indique encore 70% mais il sera mis à jour d’ici la fin de la semaine.

💻📲Les demandes pour obtenir cette aide de 1500€ du fonds de solidarité peuvent être faites dès maintenant sur www.impots.gouv.fr.

Cette aide concerne les TPE de moins de 10 salariés ayant un chiffre d’affaires annuel inférieur à 1 million d’euros et un bénéfice imposable inférieur à 60 000 €. Elle concerne également les indépendants, micro-entrepreneurs et professions libérales.

Ces entreprises doivent avoir fait l’objet d’une fermeture administrative OU avoir subi une baisse de chiffre d’affaires d’au moins 50% entre mars 2019 et mars 2020.

Pour celles créées après mars 2019, c’est le chiffre d’affaires mensuel moyen depuis la création qui est pris en compte dans le calcul.

L’aide peut être composée de deux parties :

▶️ Jusqu’à 1500 € versés par la DGFIP (sur www.impots.gouv.fr)

▶️ Pour les entreprises ayant le plus de difficultés, une aide complémentaire pourra être obtenue auprès de la Région dès le 15 avril.

Retrouvez toutes les informations, les conditions et les démarches pour obtenir cette aide dans le document ci-dessous :

DP-Fonds_de_solidarite

 

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