Nous voulons plus qu’un plan banlieues !

Tribune publiée le 19 mai dans Libération

Nous, parlementaires de La République en Marche, impliqués dans les quartiers prioritaires de la ville (QPV), dont nous sommes pour beaucoup issus, forts de notre diversité, tenons à être force de propositions pour en finir avec les ghettos et l’assignation à résidence.

Le président de la République s’exprimera le mardi 22 mai pour lancer la mobilisation nationale en faveur des quartiers, alors qu’une résignation forte se fait ressentir dans ces territoires. Dès la campagne présidentielle, puis dans son discours de Roubaix-Tourcoing, le président de la République a fixé un cap clair : l’heure est à l’action et tout se fera ensemble, avec les acteurs de terrain. Encore un plan banlieues, diront certains. Nous voulons sortir de manière claire et définitive d’une politique de la ville inefficace et à bout de souffle, pour aller vers un instrument d’équité de tous les territoires de la Nation, sans opposer nos compatriotes entre eux.

Les quelque 6 millions de Français qui vivent dans ces quartiers en difficulté n’ont pas à justifier la nécessité d’un investissement des pouvoirs publics. L’État doit rendre compte de l’accès équitable de tous les habitants aux services publics. Ce bouleversement de logique est la seule manière de ne plus jamais avoir à réfléchir à un plan banlieues. Il permettra aussi d’assurer une équité de traitement de tous les Français où qu’ils résident, dans nos campagnes ou dans nos villes, en métropole ou en outre-mer.

Les banlieues ne doivent pas être traitées comme étrangères à la République, et le soutien de l’État quasiment assimilé à de l’aide au développement. Celles et ceux qui vivent dans ces territoires ne sont pas des citoyens de seconde zone. Le traitement spécifique doit être remplacé par le même accès aux droits pour tous les Français.

Pour assurer la solidarité nationale, un mécanisme d’évaluation et de correction des inégalités devrait être mis en œuvre par une méthode statistique, en lien avec la réforme de la fiscalité locale. L’objectif serait de mieux mesurer les inégalités sociales et territoriales, pour les combattre avec force.

Éducation, formation et emploi

Les efforts doivent être poursuivis et concentrés sur l’éducation, pour lutter contre les inégalités à la racine. Nous pourrions aller plus loin dans le dédoublement des classes en zones d’éducation prioritaire, notamment en envisageant de l’expérimenter jusqu’au CM2 dans certains quartiers en difficulté. Nous croyons en l’école publique qui, avec des moyens adaptés et l’implication des équipes éducatives, doit parvenir à ouvrir les voies d’excellence à celles et ceux qui le souhaitent, sans la création d’un nouveau parcours spécifique. L’accès aux classes préparatoires et aux grandes écoles, de commerce, d’ingénieurs, ou encore de préparation aux concours de la fonction publique, tout comme à la formation en apprentissage de métiers d’avenir, doit tendre vers une meilleure représentativité sociale et territoriale. Le Président s’est engagé avec détermination pour une politique efficace de lutte contre les discriminations, notamment à l’embauche. Nous devons permettre aux habitants des quartiers, en particulier aux jeunes, d’être pleinement inclus. Pour cela, les entreprises et projets issus de l’économie sociale et solidaire (ESS) représentent un levier puissant contre l’exclusion.

La stigmatisation doit changer de camp. Il convient d’intensifier les campagnes de «testing» contre les discriminations, «traquer les employeurs» qui ne respectent pas la loi et «pénaliser les entreprises qui ont recours à ces pratiques», comme l’a expliqué le chef de l’État. Le «name and shame» sera une mesure forte, en permettant de rendre public le nom des entreprises fautives.

Afin de parvenir à des résultats tangibles et rapides dans nos quartiers, des solutions pragmatiques doivent être co-construites au plus près du terrain. Et pour cela, si la mobilisation de l’ensemble des acteurs est nécessaire, celle des habitants est indispensable. Ainsi, la concertation et le droit à l’expérimentation doivent être renforcés dans les territoires. Les actes sont déjà là : emplois francs, la police de sécurité du quotidien, ou encore le dédoublement des classes de CP et CE1 ont été lancés par gouvernement. Nous saluons ces mesures qui ont été prises dans une logique d’équité et mises en place dans le cadre de dispositifs de droit commun, et non par la politique de la ville. Nous réaffirmons notre confiance envers le gouvernement pour aller plus loin, avec l’ensemble des acteurs.

Députés de la Nation, nous serons au rendez-vous pour veiller à la mise en œuvre des actions à venir, pour rappeler au gouvernement ses engagements, et pour faire remonter la parole des habitants des quartiers. Nous prenons l’engagement de tout faire pour sortir nos quartiers de leur situation de territoires de seconde zone. En somme, nous voulons plus qu’un plan banlieues : une mobilisation nationale pour l’humain.

Signataires
Saïd AHAMADA, député des Bouches-du-Rhône
Nadia HAI, députée des Yvelines
Valérie PETIT, députée du Nord
Pierre-Alain RAPHAN, député de l’Essonne
Damien ADAM, député de Seine-Maritime
Patrice ANATO, député de Seine-Saint-Denis
Didier BAICHERE, député des Yvelines
Belkhir BELHADDAD, député de la Moselle
Anne BRUGNERA, députée du Rhône
Carole BUREAU-BONNARD, députée de l’Oise
Sébastien CAZENOVE, député des Pyrénées-Orientales
Jean-François CESARINI, député du Vaucluse
Sylvie CHARRIERE, députée de Seine-Saint-Denis
Dominique DAVID, députée de Gironde
Nicole DUBRE-CHIRAT, députée du Maine-et-Loire
Stella DUPONT, députée du Maine-et-Loire
Albane GAILLOT, députée du Val-de-Marne
Emilie GUEREL, députée du Var
Stanislas GUERINI, député de Paris
Christophe JERRETIE, député de la Corrèze
Anissa KHEDHER, députée du Rhône
Rodrigue KOKOUENDO, député de Seine-et-Marne
Aina KURIC, députée de la Marne
Mustapha LAABID, député d’Ille-et-Vilaine
Mohamed LAQHILA, député des Bouches-du-Rhône
Frédérique LARDET, députée de Haute-Savoie
Fiona LAZAAR, députée du Val-d’Oise
Annaïg LE MEUR, députée du Finistère
Marion LENNE, députée de Haute-Savoie
Alexandra LOUIS, députée des Bouches-du-Rhône
Laurence MAILLART-MEHAIGNERIE, députée d’Ille-et-Vilaine
Jean François MBAYE, député du Val-de-Marne
Jean-Michel MIS, député de la Loire
Cendra MOTIN, députée de l’Isère
Matthieu ORPHELIN, député du Maine-et-Loire
Catherine OSSON, députée du Nord
Zivka PARK, députée du Val-d’Oise
Anne-Laurence PETEL, députée des Bouches-du-Rhône
Cathy RACON-BOUZON, députée des Bouches-du-Rhône
Cécile RILHAC, députée du Val-d’Oise
Laurianne ROSSI, députée des Hauts-de-Seine
Cédric ROUSSEL, député des Alpes-Maritimes
Sira SYLLA, députée de Seine-Maritime
Aurélien TACHE, député du Val-d’Oise
Hélène ZANNIER, députée de la Moselle
Jean-Marc ZULESI, député des Bouches-du-Rhône

Inauguration de la pension de famille Armée du Salut 51 rue Germain Lyon 6ème arrondissement

 

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J’ai été invitée à prononcer une allocution à l’occasion de l’inauguration de la pension de famille portée par l’Armée du Salut au 51 Rue Germain dans le 6ème arrondissement de Lyon.

La voici retranscrite :

« Monsieur le Secrétaire Général de la Préfecture du Rhône, Préfet délégué pour l’égalité des chances,

Monsieur le Maire de Lyon,

Madame la Vice-Présidente de la Métropole de Lyon,

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement de Lyon,

Monsieur le Directeur des Programmes d’Inclusion Sociale,

Monsieur le Représentant de Lyon Métropole Habitat,

Vous tous habitants et travailleurs sociaux,

 

Le logement et l’emploi sont les deux défis prioritaires de notre pays.

Notre situation nationale sur le logement n’est pas satisfaisante. Nous le savons.

Et nous devons relever ce défi. Nous y travaillons d’ailleurs actuellement à l’Assemblée avec la future loi ELAN.

Pour relever ce défi, il faut regarder les problèmes en face et les dire afin de les résoudre.

Observer ce qui marche et ce qui ne marche pas constitue déjà un pas vers la résolution d’un problème.

Ne pas cacher ce qui ne marche pas pour le résoudre mais nommer aussi ce qui marche pour que cela fasse exemple.

(suite…)

Communiqué de Presse : La Police de Sécurité du Quotidien sera déployée dans le 8ème arrondissement de Lyon

Gérard Collomb, Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur vient d’annoncer la liste des quartiers qui bénéficieront de la nouvelle Police de Sécurité du Quotidien.

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Ce déploiement est un projet majeur, attendu tant par nos concitoyens que par les forces de l’ordre elles-mêmes.

Je me réjouis que le 8ème arrondissement de Lyon figure parmi les 30 quartiers de reconquête républicaine annoncés ce jour.

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Il bénéficiera ainsi dès cette année d’effectifs supplémentaires (20 postes dédiés) et d’un délégué cohésion police/population.

Ces moyens nouveaux permettront une présence policière accrue dédiée au quartier, une police sur-mesure pour plus de présence, plus de contact, des partenariats renforcés et une meilleure lutte contre les différentes formes de délinquance locales.

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L’inscription du 8ème arrondissement dans cette nouvelle stratégie de la Police de Sécurité Quotidienne est une chance pour ce territoire et sera sans aucun doute un réel moteur pour accompagner les transformations menées dans nos quartiers.

De nombreuses actions menées durant les six premiers mois de la XVème législature

Il y a quelques jours, le 27 décembre exactement, cela a fait 6 mois depuis la première séance publique à laquelle j’ai participé à l’Assemblée nationale. Déjà 6 mois et de nombreux faits marquants et, sans faire un bilan exhaustif, je souhaite revenir sur quelques avancées importantes pour notre pays.

© droits réservés 7 novembre 2017 : séance de questions au Gouvernement
© droits réservés 7 novembre 2017 : séance de questions au Gouvernement

Mon premier vote à l’Assemblée nationale a été celui de la loi de prorogation de l’état d’urgence. La sécurité est une priorité de notre majorité et nous y avons travaillé dès le début de cette législature. Tout d’abord avec la prorogation et la préparation de la sortie de l’état d’urgence puis avec la loi renforçant la Sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme. Cette loi a permis une sortie maîtrisée de l’état d’urgence au 1er novembre, tout en renforçant notre arsenal juridique pour lutter efficacement contre le terrorisme dans le cadre du droit commun. Et nous avons aussi renforcé notre effort de défense avec une augmentation inédite du budget des Armées sur tout le quinquennat. Les premières expérimentations de la police de sécurité du quotidien seront lancées dès le 1er janvier 2018 pour répondre aux attentes et besoins de nos concitoyens dans les quartiers populaires.

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