Conseil du 6e arrondissement du 14 septembre 2021 – Intervention sur l’apaisement des abords des écoles

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Monsieur le maire du 6e arrondissement,

Mes chers collègues,

Cette délibération porte sur l’attribution d’un fonds de concours à la Métropole de Lyon dans le cadre de l’accompagnement à l’apaisement des écoles.

La piétonisation aux abords des écoles est une des actions les plus emblématiques et les plus médiatisées de ce début de mandat.

Sur le fond, il n’y a rien à dire. La sécurité de nos enfants est évidemment un objectif fondamental et l’aménagement des abords des écoles est un levier important pour y parvenir.

En revanche sur la mise en œuvre, le bilan est plus nuancé. Certaines rues ont été fermées de façon permanente, d’autres ne le sont qu’aux heures d’entrée et de sortie d’école, sans que l’on ne comprenne vraiment ce qui a présidé à ce choix.

En ce qui concerne la concertation, elle a été largement inexistante. Plusieurs directeurs d’école ont même découvert la piétonisation à l’occasion des travaux de pose des barrières, sans en avoir été informé au préalable !

Concernant les aménagements, ils sont de natures très variables. Souvent il s’agit d’un simple barriérage avec des blocs de bétons. Outre l’esthétique très discutable de ce genre d’aménagement (dont on ne sait s’il est temporaire ou pas), il ne permet souvent pas d’atteindre l’objectif visé. La piétonisation est parfois mise en œuvre sur une rue qui n’est pas celle sur laquelle donne la sortie d’école.

De plus, les haies et barrières en bois destinées auparavant à protéger les enfants de la route – car la sécurité des abords des écoles a fait l’objet de travaux de voirie importants sous les mandats précédents avec mise en place de panneaux école, de ralentisseurs, d’une signature végétale bordant l’école et protégeant de la rue – ces équipements donc sont toujours là et ils empêchent parents et enfants d’accéder et donc d’utiliser l’espace de la rue libérée des voitures. Il convient donc de repenser tout l’espace, de détruire les aménagements antérieurs pour faire autre chose. Aujourd’hui ce n’est pas le cas dans notre arrondissement.

Certaines rues ont cependant fait l’objet d’un réaménagement plus global, avec plus de succès. Cela démontre que piétonniser ce n’est pas seulement enlever les voitures, détourner les voitures, cela nécessite de repenser  complètement l’espace public.

Cela nécessite aussi de suivre les opérations dans le temps. Comme de veiller à l’état des barrières facilement et fréquemment vandalisées, quand elles ne sont pas contournées par des scooters ou mêmes des voitures. Plus étonnant je connais le cas d’une école de ma circonscription, dont les abords ont été sécurisés dès la rentrée 2020, mais où la barrière sensée fermer la rue aux heures d’entrée et de sortie d’école est restée ouverte le jour de la rentrée 2021 et durant toute la semaine qui a suivi, posant un vrai problème de sécurité. 

L’impression que tout cela donne est celle d’une opération menée à la va-vite et à l’économie, dans un objectif de communication et de politique du chiffre, mais sans vision d’ensemble, sans prise en compte des demandes/besoins des principaux intéressés et des riverains et sans les moyens nécessaires.

Je voterai cette délibération car je partage l’objectif d’apaisement des écoles, mais j’espère que la méthode va évoluer vers plus de concertation et plus de qualité pour les prochains établissements concernés.

Je vous remercie.

Conseil du 6e arrondissement du 14 septembre 2021 – Intervention sur les dotations d’arrondissement

photo_2021-09-14_19-27-01Monsieur le maire du 6e arrondissement,

Mes chers collègues,

J’ai eu l’occasion d’exprimer à plusieurs reprises au sein de ce conseil à quel point le renforcement de la place des arrondissements dans la gouvernance de notre ville était à mes yeux l’un des chantiers majeurs de ce mandat. Nous avons tous conscience que le rôle de l’arrondissement doit évoluer, pour prendre en compte au plus près du terrain, dans une logique de subsidiarité, les besoins de nos concitoyens.

Le montant des dotations aux arrondissements qu’il nous est proposé de voter aujourd’hui est sensiblement le même que celui qui avait été décidé pour 2020. Notre ville est en retard sur ce sujet. Si l’on compare les montants des dotations aux arrondissements pour l’année 2020, il était de 12€ par habitant à Lyon, contre 18€ à Marseille et 68€ à Paris…

Je constate donc que si le renforcement de l’échelon arrondissement figurait dans le programme de l’actuel Maire de Lyon, sa mise en œuvre n’est pas encore effective. Je suis bien sûr consciente qu’il faut du temps pour déployer une politique, mais je regrette tout de même que cet aspect ne soit pas prioritaire.

Plus de moyens pour les arrondissements, c’est plus de proximité et c’est une plus grande réactivité dans le service aux usagers et aux citoyens.

Ce montant global de 6,3 millions de dotations aux arrondissements est également à mettre en parallèle avec le montant de 50 millions dédié au budget participatif. Il ne s’agit pas de remettre en question le principe du budget participatif, mais bien de souligner à quel point l’instance démocratique qu’est le conseil d’arrondissement est aujourd’hui sous-dotée… Cette situation ne peut pas durer.

Je voterai contre cette délibération, en espérant qu’un effort soit réalisé dans l’année qui vient pour renforcer le pouvoir de décision de nos conseils d’arrondissement.

Je vous remercie.

Conseil du 6e arrondissement du 14 septembre 2021 – Intervention sur la rentrée scolaire

photo_2021-09-09_17-Monsieur le maire du 6e arrondissement,

Mes chers collègues,

Je profite de cette délibération sur le PEDT, pour laquelle je voterai favorablement, pour dire quelques mots sur la rentrée scolaire comme j’ai coutume de le faire à chaque conseil de septembre.

Cette année encore, hélas, la rentrée s’est déroulée sous le signe du Covid. Pour autant, elle s’est bien passée, grâce à l’expérience et à l’anticipation. En effet un protocole sanitaire évolutif de 4 niveaux a été dévoilé dès le mois de juillet et le 22 août il a été annoncé que le niveau 2 serait appliqué pour la rentrée, de telle sorte que les équipes éducatives, les agents municipaux et les animateurs périscolaires ont pu se préparer.

Comme chaque année j’ai participé à cette rentrée scolaire dans plusieurs écoles de ma circonscription. Je suis notamment passée à l’horaire de sortie des classes à l’école élémentaire Racine dans le 6ème et je remercie M. Duvernois de m’avoir accompagnée. J’ai pu constater que l’ambiance y était calme et sereine, tant du côté des enseignants que du côté des parents.

En réalité à l’entrée des écoles en ce jour de rentrée, ce qui préoccupait les parents, ce n’était pas tant l’épidémie que la grève des agents municipaux, grève qui a particulièrement touché les cantines et dont je voudrais dire deux mots.

Vous le savez, ayant été adjointe d’arrondissement aux écoles, puis adjointe au Maire de Lyon à l’éducation, je connais bien ce sujet auquel j’ai été souvent confrontée. Adjointe, j’ai instauré l’accueil avec pique-nique pour diminuer l’impact des grèves sur les familles, et j’ai créé des selfs pour réduire la pénibilité du travail des agents des cantines. Députée, j’ai également travaillé à l’Assemblée nationale sur le sujet de ces grèves très pénalisantes pour les enfants et leurs parents. Je suis donc favorable à la disparition des grèves d’une heure, qui n’existent pas dans la fonction publique d’État. Mais je déplore la situation actuelle et cette nouvelle grève.

Car elle est symptomatique de l’échec d’une méthode, celle de l’équipe municipale. Depuis un peu plus d’un an maintenant, on nous parle en permanence de concertation et de démocratie participative. Mais dans les faits, cette concertation, on ne la voit pas. Sur ce dossier comme sur d’autres, l’exécutif tente de passer en force plutôt que de négocier. C’est ce qui explique ce front syndical uni, qui dénonce l’absence de dialogue social au sein de la Ville. Le fait que l’adjoint aux ressources humaines jette de l’huile sur le feu en parlant de « prise d’otages » n’arrange évidemment rien.

On ne gère pas une ville contre ses agents, pas plus qu’on ne gère une ville contre ses habitants ou contre ses acteurs. Ce nouvel épisode nous montre qu’il est temps que le Maire de Lyon et son équipe mettent enfin en œuvre ce fameux maître-mot de concertation qu’il avait promis durant la campagne électorale.

Si je suis favorable à l’avancée sur le temps de travail et les modalités de grève, j’insiste sur le fait que cela nécessite méthode, dialogue et respect. Ce qui semble manquer à la nouvelle équipe dans de trop nombreux domaines.

Je vous remercie.

Conseil du 6e arrondissement du 14 septembre – Intervention sur la culture

photo_2021-09-09_17-59-30Monsieur le maire du 6e arrondissement,

Mes chers collègues,

Cette délibération porte sur l’attribution de subventions de fonctionnement à des structures culturelles et à des artistes au titre du fonds d’urgence.

La crise sanitaire que nous traversons a touché de plein fouet le milieu de la culture.

L’État a immédiatement mis en place un soutien massif et unique en Europe pour venir en aide à ce secteur. 1/ Durant la période de fermeture administrative, les acteurs culturels ont ainsi pu bénéficier des aides de droits commun : chômage partiel, fonds de solidarité, voire prêts garantis par l’État. 2/ Une année blanche a également été mise en place pour les intermittents. Le secteur culturel a ainsi bénéficié de plus de 11 milliardsd’euros d’aides. 3/ La mise en place du Pass culture a enfin vocation à participer à la relance de ce secteur, en même temps que de permettre à notre jeunesse de découvrir la culture sous toutes ses formes.

Après une première délibération votée en novembre 2020, la Ville de Lyon instaure par cette délibération de nouvelles aides au titre du fond d’urgence pour le monde de la culture. Je me réjouis de ce soutien complémentaire aux aides de l’État apporté par notre ville à son secteur culturel.

Néanmoins, je souhaitais porter à la connaissance de notre conseil d’arrondissement une crainte relayée par des acteurs culturels sur l’évolution des dispositifs municipaux. Il semblerait que de nombreux appels à projet soient déployés. Il ne faudrait pas qu’ils deviennent la règle pour l’attribution de subventions aux associations.

Si cela se justifie pour des aides exceptionnelles, comme c’est le cas pour cette délibération, ce serait beaucoup plus problématique pour les subventions « ordinaires » de fonctionnement. En effet, des subventions pluriannuelles permettent de sécuriser les acteurs dans le temps et de leur donner une visibilité sur leur avenir. Par ailleurs, la réponse aux appels à projets nécessite beaucoup de temps et d’énergie, de travail administratif, ce qui se fait ainsi au détriment de leur cœur de métier et de leurs activités au service des habitants.

Le tissu culturel est une part importante de la richesse de notre ville. Nous devons travailler à le renforcer, en cette période de crise comme dans son fonctionnement normal.

J’appelle donc à la plus grande vigilance sur la multiplication voire la généralisation des appels à projets, même si je voterai cette délibération.

Je vous remercie.

Conseil du 6e arrondissement du 22 juin 2021 – Intervention sur le conseil local de santé mentale

Soutien à la santé mentale et conseil local de santé mentale

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« Monsieur le Maire du 6ème arrondissement, mes chers collègues,
Cette délibération porte sur la programmation financière 2021 au titre de la réduction des risques sanitaires et de la prévention santé, notamment en ce qui concerne la santé mentale c’est-à-dire la souffrance psychique.

Nous ne pouvons que constater hélas aujourd’hui une aggravation de l’état de santé mentale de nombreuses personnes. C’est une des conséquences directes et néfastes des confinements, auxquels la pandémie nous a contraints, et plus généralement de la crise sanitaire que nous traversons.

J’ai particulièrement travaillé sur la santé mentale des jeunes car de nombreux jeunes, et en particulier les étudiants, ont subi de plein fouet cette détresse mentale.

En effet, nos étudiants se sont retrouvés, notamment lors des confinements, dont le 2ème a été très néfaste pour eux, dans la solitude, la précarité et l’anxiété. 1 étudiant sur 3 a présenté des signes d’une détresse psychologique pendant le confinement.

De plus, l’actualité lyonnaise a été particulière. On se souvient de la tentative de suicide d’un étudiant, qui a eu un écho médiatique important notamment sur les réseaux sociaux, faisant craindre des gestes similaires et provoquant un afflux d’appels à l’aide et à l’action des jeunes eux- mêmes et de nombreux acteurs lyonnais.

Des mesures ont bien sûr été prises nationalement, parmi lesquelles on peut citer la mise en place de chèques psy pour les étudiants et pour les jeunes, le recrutement de psychologues et assistantes sociales supplémentaires dans les services de santé universitaires, ou encore le développement des lignes d’écoutes … Des mesures de lutte contre la précarité tel que le repas du CROUS à 1€ ou le versement d’aides exceptionnelles aux plus précaires ont eu aussi des effets bénéfiques tant la lutte contre la pauvreté a provoqué de véritables angoisses à nombre d’étudiants qui avaient perdu leur job étudiant ou que les familles ne pouvaient plus soutenir.

Les Lyonnais ne s’y sont d’ailleurs pas trompés. Et ils ont été nombreux à se mobiliser et à multiplier les initiatives pour venir en aide aux jeunes. Je peux citer l’initiative des chefs menée par Fabrice Bonnot ou encore l’association 1 cabas pour 1 étudiant qui fait un travail formidable.

Sur le plan de la santé globale, je tiens à saluer ici le travail effectué par les Services de Santé Universitaires et les Universités de Lyon. Au-delà de la crise que nous traversons, ils collaborent à un projet sur le thème de la santé mentale des étudiants. Et ce travail innovant et partenarial est particulièrement intéressant pour nos jeunes et pour notre ville.

Mais revenons à cette délibération par laquelle nous apprenons que la mairie de Lyon souhaite s’investir davantage dans la préservation et la prévention de la santé mentale des Lyonnais. Je tiens à saluer cette démarche, véritablement nécessaire. J’invite dès lors la mairie à aider les projets novateurs, tel que celui de nos universités, mais aussi à aider à la communication sur un sujet qui reste encore tabou en France.

Aujourd’hui il nous faut innover en matière de prévention de la santé mentale et les Conseils Locaux de Santé Mentale doivent contribuer à cela. Ainsi, Monsieur le Maire du 6e arrondissement, je souhaite vous interroger plus en détails sur le fonctionnement du CLSM du 6ème arrondissement, au sujet duquel nous avons peu d’informations.

Pouvez-vous nous dire quelle est sa composition et ses modalités de travail ? Question plus précise : s’est-il déjà réuni durant cette mandature et qu’a-t-il fait, quels sont ces sujets de travail ?

En conclusion, je tiens à rappeler ici mon engagement sur ce sujet de la santé mentale et vous pouvez compter sur moi pour travailler avec votre équipe sur le sujet.

Je voterai donc bien entendu cette délibération. Je vous remercie. »

Conseil du 6e arrondissement du 9 mars 2021 – Intervention sur le plan de mandat et la programmation pluriannuelle d’investissements 2021-2026

Plan de mandat et Programmation Pluriannuelle d’Investissements

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A l’occasion du conseil d’arrondissement du 9 mars 2021, je suis intervenue sur deux délibérations, le Plan de mandat 2021-2026 et la programmation pluriannuelle des investissements 2021-2026.  

Retrouvez mes autres interventions de ce conseil: 
Intervention sur le règlement local de publicité
Intervention sur la caractérisation du risque borréliose
Intervention sur la déclaration d’urgence climatique 

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement, mes chers collègues,

J’interviendrai de façon conjointe sur ces deux dossiers, tant le plan de mandat et la programmation pluriannuelle d’investissements sont liés, l’un découlant logiquement de l’autre. J’interviendrai au nom de mon groupe Progressistes et Républicains.

Ce plan de mandat est sobrement intitulé « Lyon, capitale de l’écologie ». Difficile de faire plus explicite sur le fait que ce mandat sera tourné entièrement vers une seule et unique priorité… Une priorité liée à un parti politique, on n’a jamais vu plus dogmatique à Lyon.

On y retrouve, martelé à plusieurs reprises, le slogan de campagne du candidat Doucet, « dernier mandat pour le climat ». Pour faire face à ce défi, la majorité annonce un budget d’investissements de 1,25 milliard d’euros, la fonte de moitié de notre autofinancement et la dégradation de 4,5 à 11 ans de notre capacité de désendettement… De tels chiffres laissent effectivement craindre que ce mandat ne soit le dernier… pour les investissements publics. Nous ne sommes alors pas certains que sur le long terme, les Lyonnaises et les Lyonnais en sortent gagnants, ni qu’au final cela ne limite pas davantage les capacités de notre ville à participer à la protection de notre environnement.

Et en même temps, il est d’ores et déjà annoncé qu’en 2026, il restera 450 M€ d’investissements à réaliser, soit 36% de l’enveloppe totale. Le fait d’annoncer d’emblée un tel volume de non-réalisation nous interroge et nous inquiète. D’autant que d’autres projets pourraient prendre du retard ou être redimensionnés, ce qui occasionnera un déficit de réalisation supplémentaire. Cela nous fait craindre que le volontarisme affiché ne soit en réalité que de la poudre aux yeux, que la majorité proclame un programme d’investissement avec des chiffres marquants, programme qu’elle ne sera pas en mesure de réaliser. Bref cette Programmation Pluriannuelle d’Investissement semble être pour une grande part, une Programmation Pluriannuelle d’Investissement virtuelle.

Nous constatons par ailleurs que cette Programmation Pluriannuelle d’Investissement reprenne bon nombre des arbitrages et projets qui furent les nôtres, ce dont je me réjouis, tout y ajoutant opportunément quelques touches de vert dont on peine parfois à voir la traduction concrète, du green-washing en quelque sorte.

Ainsi, ce plan de mandat reprend par exemple les grandes lignes de ce que nous avions projeté en matière de constructions et de rénovations d’écoles. Et c’est très bien pour les petits Lyonnais. Concernant les écoles, nous voulons toutefois attirer votre attention sur la différence qu’il existe entre partager de bonnes pratiques, initier des questionnements et faire entrer une idéologie dans le programme scolaire de nos enfants. Les formulations utilisées me paraissent aux mieux maladroites, au pire, dangereuses et signes d’une idéologie rigide.

Ainsi, découvre-t-on que la priorité en termes d’éducation est d’inscrire l’école dans une démarche de transition écologique et sociale, avant même de mentionner le développement et l’épanouissement des enfants et que la Programmation Pluriannuelle d’Investissement en direction de la petite enfance ambitionne “d’accompagner les enfants et les familles dans la transition écologique dès le plus jeune âge avec de nombreux projets autour du lien avec la nature et de l’économie circulaire”. De même, dans le domaine culturel, il est question de choisir les expositions et les artistes présentés dans les institutions.

Nous attirons ici l’attention de tous les élus sur la ligne rouge qui sépare d’un côté, le rapprochement de nos concitoyens ou de nos enfants avec la nature pour améliorer leur quotidien et de l’autre, l’insertion d’une idéologie dans nos écoles ou nos institutions culturelles. Si la première est souhaitable, la seconde est à nos yeux condamnable.

Concernant la crise sanitaire que nous traversons, elle est bien vaguement évoquée dans ce Plan de mandat. Or, il ne s’agit pas d’un phénomène ponctuel qui va disparaître prochainement et nous permettre de reprendre une activité normale. Cette crise est hélas appelée à durer. Sanitairement nous n’en voyons pas encore le bout même si nous pouvons raisonnablement penser que le pire est derrière nous, mais surtout socialement et économiquement, ses effets ne sont pas encore tous identifiés et ses conséquences se révèleront sur le long terme. Les besoins des Lyonnaises et des Lyonnais en seront impactés et demanderont à leurs élus d’être suffisamment souples pour adapter la politique menée à leurs attentes. Or à la lecture de ces deux documents, il semble que le Maire de Lyon n’est toujours pas pris la mesure de cette crise ou, s’il en a pris la mesure, qu’il ne souhaite pas changer son programme qui lui est pour la Planète pas pour les Lyonnais.

Concernant les 6 défis identifiés dans l’édito du plan de mandat, je voudrais m’attarder sur le 6e défi, « Lyon, ville de la coopération ».

Lyon est déjà la ville de la coopération et du partenariat. Elle est connue comme telle. Il y a, dans notre ville, une longue tradition de travail entre acteurs privés et acteurs publics, entre entreprises et milieu associatifs, entre différents niveaux de collectivités. C’est cette aptitude à coopérer qui a fait émerger ce qu’on a appelé le « modèle lyonnais ». Vouloir poursuivre dans cette voie est louable. J’ai peur toutefois que le Maire de Lyon n’ait pas tout-à-fait compris le sens de ce qu’est la coopération. J’en veux pour preuve la réponse faite au Président du Conseil régional dans un courrier récent : « nous serons plus efficaces en restant dans les compétences qui nous sont dévolues ». Cela selon moi n’est pas de la coopération mais du sectarisme.

Le Maire de Lyon doit être capable de travailler avec tous, au-delà de ses seuls amis politiques, pour développer les meilleurs services pour les Lyonnaises et Lyonnais. Heureusement que le Gouvernement n’est pas aussi sectaire quand le Maire de Lyon lui réclame des policiers ou des aides pour les établissements culturels…

Pour conclure, je voudrais dire quelques mots de la Programmation Pluriannuelle d’Investissement concernant spécifiquement notre arrondissement.

Tout d’abord, il y a une absence qui saute aux yeux : celle du Musée Guimet. L’adjointe à la culture a annoncé cet automne, avec tambour et trompette l’enterrement du projet des ateliers de la Danse dans le 6ème. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire ici même, je regrette profondément cette décision. Nous pouvions cependant espérer, et je comptais Monsieur le Maire sur votre ténacité pour l’obtenir, un projet alternatif pour ce bâtiment. Il n’en est rien. Malheureusement, ce bâtiment a déjà beaucoup souffert. Il est à craindre que dans 6 ans il ne soit trop tard pour le sauver. Cette absence est une faute, une atteinte contre le patrimoine lyonnais.

Faute de projet pour le Musée Guimet, notre arrondissement est le seul qui se trouve privé d’investissement culturel…

D’une façon générale, notre arrondissement est très mal traité par cette Programmation Pluriannuelle d’Investissement, si l’on excepte le Parc de la Tête d’Or, sans doute parce qu’il héberge une faune animale et une flore qui intéressent plus l’exécutif que les êtres humains. J’en veux pour preuve l’absence de tout projet sur le volet Solidarités et jeunesse, rien sur les personnes âgées notamment. Autre absence et de taille celle du développement économique et rayonnement international. Quant au secteur phare de cette nouvelle majorité, le volet végétalisation de l’espace public, dans le 6ème seule la place de l’Europe est citée. Rien sur la rue Vendôme ou encore la rue Duquesne qui a tant besoin d’être apaisée.

En conclusion, entre un plan de mandat plein de bonnes intentions mais trop sectaire et trop verbeux et une Programmation Pluriannuelle d’Investissement virtuelle dont nous ne voyons pas comment elle pourra être réalisée et bien trop pauvre pour le 6ème arrondissement, je voterai contre ces deux délibérations.

Je vous remercie.

Conseil du 6e arrondissement du 9 mars 2021 – Intervention sur la déclaration d’urgence climatique

Déclaration d’urgence climatique

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement, mes chers collègues,

Avant toute chose, je tiens à rappeler quelques éléments.

Comme chacun au sein de ce conseil, j’imagine, j’ai pleinement conscience du défi face auquel se trouve aujourd’hui l’humanité, défi qui pose à terme la question de sa survie, celui du dérèglement climatique. Ce dérèglement nous concerne tous et il appelle à la fois une prise de conscience individuelle et des réponses politiques.

Pour autant je ne peux souscrire au contenu de cette délibération, ou devrais-je dire de ce tract.

Cette délibération se limite à des déclarations d’intention, à un affichage symbolique. Mais le climat n’a pas besoin de paroles, il a besoin d’actes. Et ce d’autant plus que cette déclaration apparaît assez largement hors- sol. Un comble pour un texte en faveur de la planète !

Où est l’humain dans ce document ? Pour qui faisons-nous de la politique, si ce n’est pour des humains, en l’occurrence les Lyonnais ? Qui nous a élu et nous a délégué la gestion de cette ville ? Qui souffre aujourd’hui de la crise sanitaire, économique et sociale ?

Le climat est-il une valeur, qui serait au-dessus de l’humain ?

Est-ce que le climat est au-dessus de la liberté ? Liberté qui est la grande absente de votre délibération. Liberté qui n’a pas le droit de cité dans un document où règnent les mots “devoir, nécessité, priorité”. Quelles libertés comptez-vous laisser aux Lyonnaises et aux Lyonnais ?

Est-ce que le climat est au-dessus des conditions de vie de nos concitoyens et notamment des plus démunis ? Une seule fois, le terme “social” est cité dans votre document, une seule fois, pour y être accolé à la réduction des inégalités environnementales.

Alors non, l’amélioration des conditions de vie des plus en difficulté d’entre nous ne passe pas seulement par l’accès à un espace vert en proximité de son habitation, à la réduction de la pollution, ni à la possibilité d’utiliser des modes actifs de transport. Surtout quand d’autres décisions de la majorité, comme les suppressions de places de stationnement dans des quartiers mal desservis ou le durcissement d’une ZFE qui confine à l’exclusion sociale, impactent leur quotidien et renforcent leurs difficultés.

La souffrance bien réelle de certains de nos concitoyens mérite toute notre attention et devrait, à nos yeux, avoir à minima le même degré d’importance que la lutte pour le climat.

Car la planète n’est pas une entité en soi. Elle n’a pas de conscience propre. Ce que nous pensons qu’il faut préserver, mais c’est peut-être une différence fondamentale entre vous et nous qui sommes humanistes et progressistes, ce sont les conditions de vie de ceux qui l’habitent, c’est- à-dire de l’humanité.

Aussi devriez-vous garder en tête que vos engagements ne valent que si, en plus de leur impact environnemental, ils mesurent leur impact social. Et non, impact environnemental et impact social ne sont pas nécessairement les deux faces d’une même pièce.

Le Maire de Lyon à peine élu déclarait en juillet à Lyon capitale : « je ne me fonde pas sur des dogmes ou des conventions, mais sur de la science. Ceux qui défendent une ligne portée sur l’économie ou le social fondent leur pensée sur des sciences humaines où la vérité n’est pas établie. Ce sont des matières qui laissent libre cours à des débats d’idées qui peuvent être stériles ».

Pardonnez-moi d’être dans le débat d’idée. Pardonnez-moi de prendre en compte d’autres paramètres que la science climatique et de penser que la décision politique est complexe.

Cette délibération est une pure déclaration d’intentions idéologiques. Je voterai contre.
Je vous remercie.

Conseil d’arrondissement du 9 mars 2021 – Intervention sur la caractérisation du risque de maladie de Lyme dans les parcs lyonnais

Approbation d’une nouvelle convention de partenariat entre la Ville de Lyon, la Métropole de Lyon, VetAgro Sup, Sciences Po Lyon et l’ARS visant à la poursuite de la caractérisation du risque borréliose dans les parcs urbains et péri urbain

A l’occasion du conseil d’arrondissement du 9 mars 2021, je suis intervenue sur une délibération portant sur la poursuite d’un travail partenarial sur la caractérisation du risque borréliose dans différents parcs urbains et périurbains de la Métropole de Lyon, notamment le Parc de la Tête d’Or. Voici le texte de mon intervention: 

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement, mes chers collègues,

Cette délibération porte sur l’approbation d’une convention entre la Ville de Lyon, la Métropole, Vetagro Sup, Sciences Po Lyon et l’ARS concernant la caractérisation du risque borréliose dans les parcs urbains et périurbains.

Cette convention vient prolonger un travail initié en 2019, que j’avais eu l’occasion de saluer à l’époque en conseil municipal.

C’est en effet l’occasion d’évoquer cet enjeu de santé national que sont la prévention et la lutte contre la maladie de Lyme.

Cette maladie d’origine bactérienne est transmise par morsure de tique et elle peut conduire à des complications neurologiques, articulaires ou à une altération grave de l’état général.

On compte plus de 50 000 nouveaux cas par an. Et la Haute Autorité de Santé a défini des recommandations de bonnes pratiques en 2018 concernant la Borréliose de Lyme et les autres maladies vectorielles à tiques. Hélas cette maladie divise le milieu médical à l’heure où elle se propage.

 

Les associations dynamiques de notre territoire, comme France Lyme ou ChroniLyme, mènent de nombreuses actions de prévention, ainsi que des actions de soutien aux malades et à leurs familles. Et avec elles, je tiens à saluer cette initiative de la Ville et la Métropole de Lyon et je suis satisfaite que les nouveaux exécutifs n’aient pas arrêté ce projet.

Car le bilan de la 1ère phase d’études est riche d’enseignements et confirme l’intérêt de la surveillance de la présence de tiques dans nos parcs.

Je m’associe à la mobilisation de la Ville et de la Métropole pour ce sujet majeur de santé publique, pour la santé des Lyonnais, des Grands- Lyonnais et leurs enfants et je salue la mise en œuvre d’une campagne de sensibilisation du public sur les risques associés aux tiques, comme je l’avais appelé de mes vœux en 2019. L’arrivée de Sciences Po Lyon au sein du partenariat permettra de développer ce volet.

Je note également qu’outre les parcs de la Tête d’Or, de Parilly et Lacroix- Laval, de nouveaux sites pourront être intégrés. Il me semblerait en effet intéressant d’investiguer la présence de tiques dans des parcs intermédiaires voire des squares ou aires de jeux.

Je voterai favorablement ce rapport. Je vous remercie.

Conseil du 6e arrondissement du 9 mars 2021 – Intervention sur le règlement local de publicité

Règlement local de publicité

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A l’occasion du conseil d’arrondissement du 9 mars 2021, je suis intervenue lors du débat sans vote sur le projet de règlement local de publicité porté par la Métropole de Lyon. Voici le texte de mon intervention: 

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement, mes chers collègues,

Nous devons aujourd’hui débattre du règlement local de publicité de la Métropole de Lyon. Ce règlement est un document important pour la préservation de la qualité de notre cadre de vie lyonnais.

Il y a aujourd’hui sur le territoire de notre Métropole 42 règlements communaux différents, les autres communes étant couvertes par le règlement national. Nous devons, dans le cadre de la loi, adopter un nouveau règlement d’ici mi-2022, faute de quoi c’est le règlement national de publicité, beaucoup plus permissif, qui s’appliquera sur notre territoire. Et personnellement je ne le souhaite pas.

Le processus d’élaboration de ce règlement local de publicité a été lancé en 2017 et j’y ai participé, en tant qu’élue de la Métropole de Lyon. Je constate d’ailleurs, avec satisfaction, que l’essentiel du travail que nous avons effectué entre 2017 et 2020 a été repris à son compte par le nouvel exécutif.

Ainsi, sur les enseignes et dispositifs lumineux, la nouvelle majorité souhaite limiter leur amplitude horaire ; c’était également notre volonté avec une légère différence en fonction des lieux.

Sur les publicités lumineuses, il est proposé d’interdire les dispositifs les plus polluants ; nous proposions de même de n’accepter que des dispositifs ne fonctionnant qu’aux périodes de flux importants avec des gabarits moindres que les dispositifs classiques.

Sur les bâches publicitaires, il est proposé d’interdire ou d’encadrer fortement le très grand format publicitaire ; nous proposions également d’en limiter fortement la taille, les formats et les lieux d’implantation.

Enfin sur la mutualisation des enseignes scellées, sur la réduction de la taille de la publicité, sur la préservation des séquences paysagères ou patrimoniales, les propositions du nouvel exécutif rejoignent en grande partie le travail de la majorité précédente.

Au final, comme l’a dit le vice-président en charge du dossier à la Métropole, c’est 80 à 90% du travail de la majorité précédente qui est repris dans ce nouveau règlement local de publicité.

Pourtant, je me souviens qu’à l’époque j’avais eu des échanges vifs à ce son sujet avec le Collectif Plein la vue, alors que j’étais Présidente de groupe à la Métropole. Je me souviens de critiques fortes sur un soi- disant manque de volonté politique de notre part, une trop grande complaisance vis-à-vis de certains opérateurs économiques…

Or aujourd’hui, les militants du collectif Plein la vue ont intégré l’exécutif métropolitain, le cabinet du Président de la Métropole et la tête du groupe des élus écologistes, bref ils sont au cœur du pouvoir métropolitain. Et que constate-t-on ? Que le projet de règlement local de publicité conspué hier est repris quasiment tel quel.

Évidemment c’est une bonne chose pour notre territoire. Mais cet épisode devrait appeler la majorité actuelle à un peu de modestie.

A l’heure où commence à l’Assemblée nationale le débat sur un projet de loi d’une ambition inégalée pour la protection de notre environnement, j’entends déjà les critiques de militants et élus écologistes. Mais voyant ce qu’ils ont fait du règlement local de publicité, je ne peux m’empêcher de penser que, confrontés à la réalité, ils ne feraient pas autrement que ce qu’ils nous reprochent de faire aujourd’hui.

Car comme le dit l’adage, la critique est aisée mais l’art est difficile. Je vous remercie.

Conseil du 6e Arrondissement de Lyon – Lundi 15 février 2021

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Le Conseil du 6e Arrondissement de Lyon s’est réuni hier soir pour débattre du Pacte de cohérence métropolitain. Vous trouverez ci-dessous l’intégralité de mon intervention :

« Monsieur le Maire, chers collègues,

Le pacte de cohérence métropolitain fixe le cadre des relations entre la Métropole de Lyon et chacune des 59 communes qui la compose, et ce pour la durée du mandat. C’est donc un document extrêmement important pour notre territoire. Avant son approbation, chaque commune est sollicitée pour émettre un avis sur ce pacte, et nous sommes réunis ce soir pour débattre de l’avis de la commune de Lyon.

C’est une fois de plus dans la précipitation que nous devons nous prononcer sur un document pourtant primordial pour l’avenir de notre ville. Cela commence à être une habitude de ces nouveaux exécutifs.

Et une fois de plus, malgré leurs grands discours sur la co-construction, l’horizontalité ou la participation, on ne peut que constater un réel problème de méthode. Ainsi, en Conférence métropolitaine des Maires du 29 janvier dernier, moins de la moitié des maires de la Métropole, seulement 26, ont voté pour ce pacte, tandis qu’ils étaient 16 à voter contre et 14 à s’abstenir. Pour mémoire, en décembre 2015 le précédent pacte avait lui été approuvé par 47 Maires (dont 5 avec réserves) et seulement 11 avaient voté contre, et ce grâce à une réelle concertation et un travail en commun avec l’ensemble des Mairies de l’agglomération.

Comment garantir « notre bonne articulation et nos succès commun » avec une adhésion aussi faible des Maires ?

Ce pacte 2021-2026 reprend les grandes lignes du pacte précédent, celui de 2015-2020, et une bonne part de son contenu. Il a subi une opération de greenwashing, les titres rouges, couleur du logo métropolitain, ont été remplacés par des titres verts, ce qui pourrait faire sourire s’il ne s’agissait que de communication et pas d’un projet structurant d’agglomération pour 6 ans. Ce pacte entérine 7 nouveaux axes thématiques, qui correspondent aux priorités politiques de la Majorité. Je constate, et je regrette fortement, des absences : l’absence du sujet de la gestion de l’épidémie, de la prévention, des soins, de la vaccination et de la protection collective, ou l’absence de volet sur la sécurité et plus encore celui sur l’accompagnement des jeunes et des étudiants, pourtant fortement touchés par la crise que nous traversons, alors qu’il s’agissait d’un axe important de mutualisation et de potentiel transfert de compétence.

Je regrette d’ailleurs que le pacte ne parle que de « coopération » et n’évoque jamais ni mutualisation de services, ni décentralisation, ni transferts de compétences. C’est pourtant par ces biais que l’on peut mettre en place de véritables synergies dans les politiques publiques et améliorer le service rendu aux Grandlyonnais. Ce pacte est un véritable outil pour poursuivre la démarche de simplification administrative qu’a constitué la création de la Métropole. Il permet de continuer à chercher la meilleure subsidiarité, à expérimenter pour des politiques adaptées au territoire. Ce pacte n’aborde pas du tout ces enjeux. A ce titre on peut dire qu’il manque clairement d’ambition, voire de vision. Et, à sa lecture, il est difficile de voir comment les coopérations citées prendront réellement corps.

Au-delà de ces manques dans la vision, dans la méthode et dans le contenu, j’ai lu avec attention ce document et il n’y a aucune des mesures proposées au sujet de laquelle je puis dire que je n’adhère pas.

Je m’interroge cependant sur la manière dont sera mis en œuvre ce pacte. De nombreux élus ont été laissés de côté lors de son élaboration et semblent devoir le rester, tout au long du processus.

Je parle ici notamment des conseillers métropolitains, qui ne feront pas partie des comités de pilotage et de suivi. Ils sont pourtant des représentants des citoyens de notre Métropole. Désormais, élus au scrutin universel direct, leur rôle aurait dû être réinterrogé et ils devraient pouvoir représenter leurs concitoyens dans les Conférences Territoriales des Maires et dans chacune des instances que la Métropole prévoit de créer pour permettre le dialogue entre le central et les territoires.

Je parle également des conseillers municipaux et d’arrondissement de notre ville. Conseillers municipaux et d’arrondissements qui ne savent pas, à l’heure où nous parlons, s’ils pourront participer à l’élaboration des projets de territoires. Ces projets de territoires auront pourtant un impact réel et important sur les conditions de vie des Lyonnaises et des Lyonnais par qui ils ont été élus.

Nous ne savons pas non plus quelle sera la place exacte des arrondissements dans la mise en œuvre de ce pacte de cohérence.

Le nouvel exécutif métropolitain a fait un pas en avant dans la reconnaissance des maires d’arrondissements qui siègent désormais de plein droit dans la conférence métropolitaine des Maires ainsi que dans la toute nouvelle Conférence Territoriale des Maires de Lyon.

Mais au-delà ? Le pacte affirme vouloir renforcer le lien entre communes et Métropole grâce aux conférences territoriales des Maires. Doit-on en déduire que des relations directes entre la Métropole et les arrondissements lyonnais seront établies ? Ou que malgré la présence des Maires d’arrondissement en CTM, c’est bien la mairie centrale qui reste l’interlocutrice de la Métropole ?

Ce point n’est pas anecdotique. Il pose la question de la place de notre Ville au sein de sa Métropole, mais également de sa gouvernance et de l’équilibre entre le nécessaire renforcement de l’échelon de proximité qu’est l’arrondissement et le maintien de l’unité de notre Ville.

Enfin quelle sera la place des mairies d’arrondissement dans l’élaboration du projet de territoire lyonnais ? Quelle sera également la place des élus d’arrondissements ? Prévoyez-vous Monsieur le Maire du 6ème arrondissement de nous associer aux discussions que vous aurez en CTM ?

En conclusion, malgré tous les manques que j’ai pointés, ce document sur le fond ne peut être intégralement rejeté. Il reprend d’ailleurs assez largement le travail que nous avons fait lors du mandat précédent et compte donc poursuivre en partie ce travail. Et je m’en félicite. Cependant, il reste trop d’interrogations et de défauts de participation dans la méthode pour pouvoir le soutenir. C’est la raison pour laquelle je m’abstiendrai sur ce rapport.

Je vous remercie. »

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