« Engageons-nous contre la haine en ligne »

Tribune publiée dans Le Monde le 26 janvier

Un collectif de 245 parlementaires, emmené par la députée (LRM) du Lot Huguette Tiegna, s’indigne, dans une tribune au « Monde », que l’état actuel du droit international et européen ne permette pas de lutter contre le phénomène. J’ai bien sûr signé cette tribune.

« Chimpanzé analphabète », « sodomite judéo-communiste », « grosse truie noire », « juif visqueux », « gros nègre de merde », « la bassine à foutre judéo-nègre », « youpin perfide »… Ces mots, d’une rare violence, sont ceux du site Internet raciste, antisémite, sexiste, islamophobe, négationniste, homophobe et xénophobe Démocratieparticipative.biz.

Créé en 2016, ce site ouvertement néonazi, dont le nom fait honte au fait démocratique, a multiplié les articles débordant d’injures immondes visant de nombreux citoyens et des personnalités publiques. Très connu sur la fachosphère, ce site abject bénéficie d’une audience inquiétante.

Le 27 novembre 2018, le tribunal de grande instance de Paris a pourtant ordonné le blocage du site Internet en France, après avoir ordonné début octobre 2018 à neuf fournisseurs d’accès à Internet français de rendre impossible l’accès à ce site depuis la France. Nous avions alors unanimement salué cette démarche puissante, rare et courageuse.

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Mon intervention au sujet du Nœud ferroviaire lyonnais – CPER lors du Conseil de la Métropole du 28 janvier

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Cette délibération porte sur des études relatives au désengorgement du nœud ferroviaire lyonnais, ainsi que sur une convention avec SNCF réseaux. Cette convention permettra de financer des études complémentaires en vue du débat public sur l’avenir du nœud ferroviaire lyonnais ainsi que de participer au financement de l’organisation de ce débat.

Comme vous le savez le nœud ferroviaire lyonnais est un carrefour important et l’un des principaux goulets d’étranglement du réseau ferré national.

C’est donc un enjeu majeur à court et long terme. À court terme, la congestion menace la régularité et la fiabilité des lignes de train qui desservent la Métropole.

À plus long terme, c’est toute l’accessibilité de notre Métropole qui  est en cause, alors même que nos politiques de mobilité tendent vers un renforcement des transports collectifs. Il sera en effet nécessaire d’augmenter les capacités de l’infrastructure si l’on veut améliorer la desserte de notre agglomération, à la fois en TER et en TGV.

C’est enfin un enjeu de mobilité national, en raison de la situation de carrefour stratégique de notre Métropole,  et du rôle majeur de la gare de la Part-Dieu, premier pôle de correspondance pour la SNCF.

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Je vous souhaite une belle et heureuse année 2019 !

Mes chères concitoyennes, Mes chers concitoyens,

Je vous souhaite une bonne année 2019.

Je vous souhaite une bonne santé, de la satisfaction dans tout ce que vous entreprendrez et beaucoup de joie et de bonheur pour vous et vos proches.

Collectivement, je nous souhaite une année pleine d’action et de réussites.

En 2018, ensemble, avec le gouvernement d’Édouard Philippe, nous avons construit et voté des lois importantes pour notre pays. Pour lever les blocages qui empêchent nos concitoyens de construire leur avenir, pour protéger les plus vulnérables et lutter contre les inégalités de destin, pour améliorer l’éducation des enfants et la formation de chacun.

En 2018, nous avons légiféré pour maîtriser l’immigration et en même temps rendre notre droit d’asile plus effectif, pour interdire les néo-cotinéoïdes dangereux pour nos abeilles, pour transformer le lien entre l’administration et les citoyens par la confiance et la simplification, pour mieux accompagner les étudiants dans leur orientation et améliorer leurs conditions d’études, pour redonner à notre armée les moyens d’être la première armée d’Europe et deuxième du monde libre ou encore pour améliorer la détection de la fraude fiscale et sociale. Nous avons voté une réforme ferroviaire ambitieuse pour remettre notre réseau ferroviaire en bon état, ouvrir le secteur à la concurrence et donner à la SNCF tous les atouts pour être plus efficace et plus performante.

Nous avons adopté un budget dans la continuité de l’action engagée depuis le commencement du quinquennat. Il poursuit trois priorités : libérer l’économie et le travail, protéger les Français, investir pour l’avenir en préparant les défis de demain et en transformant l’action publique.

Nous avons également légiféré en urgence fin décembre pour mettre en œuvre dès janvier 2019 les mesures de hausse du pouvoir d’achat décidées suite au mouvement social des gilets jaunes.

En 2019, nous allons poursuivre ce travail. En abaissant l’âge de l’instruction obligatoire à 3 ans, en mettant en œuvre le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu pour plus de simplification et d’adaptation aux changements de vie. Nous poursuivrons nos efforts de maîtrise de la dépense publique.

En 2019 nous lancerons un grand débat national pour recueillir les avis et propositions des français sur les défis de demain. Fiscalité, écologie,

2019 sera également l’année des élections européennes. Un scrutin majeur pour notre continent et son avenir.

Chers habitants des 3ème, 6ème et 8ème arrondissements, en cette année 2019, vous

pouvez compter sur ma détermination et mon engagement pour Lyon et la 4ème circonscription. Pour vous rencontrer et répondre à vos demandes, je continuerai à vous rencontrer lors de mes permanences dans les quartiers, sur RV et sur les marchés de la circonscription. J’organiserai des réunions publiques mensuelles pour vous rendre compte de mon travail, répondre à vos questions et entendre vos propositions. Mon objectif est et toujours tisser le lien entre nos quartiers, notre ville et métropole et l’Assemblée.

Mes chers concitoyennes et concitoyens, je vous souhaite une bonne année 2019, pour vous et ceux qui vous sont chers, pour notre ville, pour la République, pour la France et pour l’Europe.

A bientôt

 

 

 

 

Mon intervention au sujet du quartier de la Part-Dieu lors du Conseil Municipal du 17 décembre dernier

Monsieur le Maire, Chers collègues,

La présentation du rapport des mandataires de la SPL Part-Dieu est l’occasion de s’arrêter quelques instants sur ce beau projet. Je voulais saisir cette opportunité, d’abord pour saluer le travail  accompli par les équipes de la SPL Part-Dieu et ensuite pour faire un point d’étape sur la transformation de la Part-Dieu, quartier emblématique de notre Ville comme de notre Métropole, au cœur du 3ème arrondissement.

L’objectif que nous nous sommes donnés est ambitieux, il est de réinventer la Part-Dieu.

Réinventer la Part-Dieu implique de faire de ce quartier des années 70 un quartier tertiaire de référence en Europe, un quartier du XXIè siècle. La Part-Dieu est aujourd’hui le second centre d’affaires en France et il faut poursuivre le développement pour répondre à une demande croissante, sur un marché tertiaire lyonnais particulièrement dynamique.

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Mon intervention au sujet de la Charte de Coopération Culturelle lors du Conseil Municipal du 19 novembre dernier

Monsieur le Maire,

Chers collègues

Je voudrais profiter de cette délibération, consécutive à la réception du prix international 2018 CGLU-Ville de Mexico-Culture 21, pour revenir sur ce qui nous a valu cette distinction : notre charte de coopération culturelle.

Cette charte a été mise en place dès 2004, et nous sommes actuellement en cours de mise en œuvre de sa 4è édition signée l’an passé et qui court jusqu’en 2020.

Elle associe désormais 28 structures culturelles : musées, théâtres, établissements d’enseignement, bibliothèque, Opéra, Maison de la danse, service archéologique, direction des événements…

Le principe en est simple : il s’agit d’impliquer ces structures et institutions culturelles dans le cadre du contrat de Ville et d’orienter une partie de leurs actions vers les territoires prioritaires et les publics dits « empêchés ».

Notre Ville est riche de ses institutions culturelles, diverses et prestigieuses. Elles contribuent à l’image de notre ville, à son rayonnement et à son attractivité. Elles construisent surtout l’accès à la culture pour tous en permettant que ce dynamisme culturel profite à tous les lyonnaises et lyonnais.

L’accès à la culture pour tous se travaille pour tous les âges et aussi pour toutes les bourses grâce à des programmes et à des offres adaptés et divers. Son axe le plus complexe reste, dans de nombreux pays et de nombreux territoires, l’accès à la culture pour nos concitoyens des quartiers les plus populaires.

Par cette charte, innovante et exemplaire, notre ville démontre l’importance de la culture au cœur de notre projet de développement, au cœur de notre façon de construire la ville de demain. Car cette charte est à la fois un mode de faire ensemble, un mode de coopération, et un outil pour permettre l’émancipation de chacun en permettant l’accès à la culture à ceux qui en sont les plus éloignés, géographiquement, culturellement, socialement.

D’ailleurs cette expérience lyonnaise fait figure d’exemple en France – où elle a été reprise dans d’autres villes comme à Paris – mais aussi à l’international, comme à Liège ou à Helsinki. Sans oublier bien sûr plus près de nous la signature la semaine dernière de la 2ème charte de coopération culturelle de la Métropole de Lyon qui a réuni les signatures de 20 maires de communes en politique de la Ville, leurs équipements culturels et les 8 établissements culturels métropolitains.

Ce prix attribué à Mexico est une véritable reconnaissance des Cités et Gouvernements Locaux Unis, regroupement de 350 000 collectivités adhérentes. C’est une reconnaissance mondiale pour cette charte qui continue à innover même pour sa 4ème édition. Strictement axée sur les territoires politique de la ville, la charte s’est élargie vers des publics empêchés et intègre de nombreuses thématiques : insertion, social, territorial, égalité, éducation.

Le savoir-faire et l’expertise de la Ville de Lyon dans les champs de la culture et de l’inclusion sociale sont ainsi salués.

Pour conclure, je souhaite bien évidemment saluer le travail qui a été accompli par Georges Képénékian, à l’époque où il était adjoint à la culture qui a permis la concrétisation de ce bel outil, puis par Loïc Graber. Merci à tous les établissements culturels qui s’impliquent ainsi qu’aux services de la Ville de Lyon pour ce travail.

Je vous remercie

Taxe sur le numérique, « décidons maintenant  ! »

Tribune publiée dans La Croix le 13 novembre 2018

Bénédicte Peyrol (LREM) et Jean Noël Barrot (MoDem) et de nombreux cosignataires appellent les États membres à saisir cette opportunité historique de taxer les services du numérique.

Le compte à rebours a commencé. L’Union européenne n’a plus que quelques semaines devant elle pour démontrer qu’elle est capable de se saisir de l’une des préoccupations majeures des citoyens européens : la fin des injustices fiscales.

Nous ne pouvons plus nous contenter de réfléchir à l’adaptation de notre droit fiscal à une économie mondialisée et digitalisée qui amplifie ces injustices. Les Européens veulent des actes concrets. Ils attendent de leurs dirigeants des décisions en la matière.

L’UE, un « terrain de jeu » pour les entreprises non européennes

L’Union européenne constitue un terrain de jeu exceptionnel pour les grandes entreprises non européennes. Non seulement du fait de sa puissance économique et de son marché de 500 millions de consommateurs mais surtout du fait de l’absence d’harmonisation fiscale entre les États membres qui leur permet d’échapper à l’impôt.

Il en résulte un manque à gagner pour les Européens et le sentiment que l’Union européenne ne les protège pas mais les fragilise. Avec pour conséquence une défiance grandissante vis-à-vis du projet européen.

Pourtant, l’UE peut agir et répondre à cette demande légitime de justice et de protection. Elle le peut, en faisant émerger un intérêt général européen complémentaire aux intérêts nationaux. Elle le peut en actant définitivement d’ici à la fin de l’année la mise en place de la taxe sur les services du numérique dite « digital tax ».

Une solution transitoire qui serait une avancée historique

Acter cette solution transitoire, dans l’attente de l’issue des négociations en cours sur l’imposition des résultats, pour répondre aux enjeux de la dématérialisation de l’économie et à ce sentiment d’injustice croissant entre les Européens qui paient leurs impôts et les entreprises qui y échappent, serait une avancée historique pour l’Union.

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Mon intervention au sujet du Centre Léon-Bérard lors du Conseil Métropolitain du 5 novembre

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Je souhaite profiter de cette délibération relative au CLARA pour dire quelques mots sur le Centre Léon-Bérard, établissement de soins privé d’intérêt collectif, entièrement dédié à la cancérologie, situé dans le 8ème arrondissement de Lyon et que vous connaissez tous.

Cette délibération propose l’attribution de deux subventions d’équipement, dans le cadre de l’appel à projet « preuve de concept » du CLARA (Cancéropôle Lyon Auvergne-Rhône-Alpes).

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Cet appel à projet vise à soutenir des projets qui cherchent à établir des preuves de concept en oncologie. C’est une spécificité du CLARA. 8 projets ont été déposés, 6 ont été labellisés et deux seront soutenus par la Métropole, celui du Centre Léon-Bérard (projet PELICAN) et celui de Vet’Agro sup (projet UreStentPro).

Le projet PELICAN du Centre Léon-Bérard se déroulera d’octobre 2018 à octobre 2020. Il s’agit de démontrer que l’on peut exploiter les cellules contenues dans le liquide pleural de la plèvre pour le diagnostic et le traitement des patients. Il s’agit d’un projet de recherche associé à un industriel et aux débouchés potentiels nombreux sur plusieurs marchés : les biopsies liquides, la médecine personnalisée, les nouvelles technologies de séquençage ou encore l’analyse sur cellule unique, marchés qui pèseront plusieurs dizaines de milliards d’euros à l’horizon 2020.

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110 députés de la République en Marche réagissent à l’élection de Jair Bolsonaro au Brésil

Tribune publiée dans le Journal du Dimanche du 4 novembre 2018

110 députés de la République en Marche réagissent à l’élection de Jair Bolsonaro au Brésil. Face à la tentation du repli sur soi, ils veulent construire « un nouveau progressisme ».

Ce qui semblait impossible il y a quelque mois est devenu aujourd’hui la réalité du plus grand pays d’Amérique latine, la dixième économie du monde. Avec 55,13% des voix, Jair Messias Bolsonaro est élu à la tête de la jeune démocratie brésilienne pour un mandat de quatre ans face au candidat du Parti des travailleurs (PT), Fernando Haddad.

Son élection est le résultat d’une équation complexe. D’une part, le Brésil connaît, depuis l’impeachment de Dilma Rousseff, une crise politique majeure dérivée de l’opération Lava Jato et de multiples scandales de corruption. Avec presque 40% des membres du Parlement inculpés ou mis en examen, un ex-président emprisonné, 10 milliards de dollars évaporés dans les circuits de la corruption, la classe politique traditionnelle a perdu la confiance des citoyens. D’autre part, le climat de violence est inédit. Avec 175 homicides par jour, le Brésil est plus meurtrier que la Syrie. Sur le volet économique, le pays traverse une forte crise économique mêlant contraction du PIB et explosion du chômage. Après l’espoir du « miracle brésilien » des années Lula, plus de 10 millions de Brésiliens sont retombés dans la pauvreté.

« Défendons, aux côtés des démocrates brésiliens, l’égalité entre les hommes et les femmes »

Jair Bolsonaro a profité de cette crise pour alimenter le mécontentement social et mobiliser tout l’électorat qui voulait punir la classe politique traditionnelle. En mêlant raccourcis populistes et fake news diffusées massivement via les réseaux sociaux, Bolsonaro s’est positionné comme l’outsider qui pouvait résoudre l’équation brésilienne.

La colère citoyenne est compréhensible, mais elle ne doit en aucun cas laisser le champ libre à la montée d’extrêmes populistes et autoritaires.

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Pour que la France s’engage contre les bombardements de civils – Tribune publiée

Tribune publiée dans le journal La Croix, le 5 octobre 2018

La France doit être pleinement partie prenante des discussions, qui se tiennent au niveau international, pour mettre fin aux bombardements des civils partout dans le monde.En 2017, chaque jour dans le monde, 90 civils ont été tués ou blessés par une arme explosive. Les conséquences sont graves, parfois irréversibles : les armes explosives tuent, provoquent des blessures sévères (brûlures, amputations, fractures complexes, etc.), génèrent des handicaps et des traumatismes psychologiques durables. Les habitants sont forcés de se déplacer pour échapper aux bombardements et tirs, contraints de laisser derrière eux leurs biens et leurs maisons. Les armes explosives détruisent sur leur passage les infrastructures essentielles telles que les habitations, les écoles ou les hôpitaux.Une fois le conflit terminé, les conséquences dévastatrices et pérennes de l’utilisation de ces armes rendent périlleux le retour des populations dans leurs quartiers : les civils sont alors exposés au danger des armes qui n’ont pas explosé lors de l’impact – communément appelées « restes explosifs de guerre » en vertu, notamment, du Protocole V à la Convention sur certaines armes classiques. Aujourd’hui, dans le monde, 61 pays sont contaminés par des mines et autres restes explosifs de guerre qui peuvent rester actifs plusieurs décennies après les conflits. Ils entravent la reconstruction, rendent dangereux l’accès aux champs et aux services et maintiennent ainsi les pays et leurs populations dans la pauvreté et le dénuement les plus graves.

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