Conseil d’arrondissement du mardi 18 octobre 2022 – Intervention sur le plan sobriété

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement, mes chers collègues,

Je profite de cette délibération sur les illuminations pour dire quelques mots sur le plan de sobriété de la Ville de Lyon et le Plan Lumière.

Nous sommes tous conscient des impacts de la guerre en Ukraine sur notre approvisionnement en énergie pour cet hiver, et à ce titre je partage totalement la volonté qui a été celle de la ville de Lyon de bâtir ce plan de sobriété avec l’objectif de réduction de 10% de la consommation énergétique.

Je souhaitais toutefois vous faire part de quelques interrogations sur le volet lumière de ce plan.

Depuis la mise en place du premier plan Lumière en 1989, la ville de Lyon et son service d’éclairage public sont devenus des références en la matière au niveau international. En lien avec la dynamique des premières fêtes des lumières, s’est également développé à Lyon un écosystème économique d’excellence dans le domaine de la mise en lumière, sur le plan patrimonial comme sur le plan de l’éclairage des rues, et également sur le volet formation de nos jeunes.

Dans ces domaines, l’innovation a été très forte ces 30 dernières années, à la fois pour réduire la consommation d’énergie et ce qu’on appelle la pollution lumineuse.

Hélas, depuis 2020 et l’élection de M. Doucet, on peut faire le constat que l’éclairage patrimonial de notre ville est progressivement abandonné. De 7 jours par semaine, on est passé à 5. Puis à 4. Désormais, avec le plan sobriété, cet éclairage sera cantonné au samedi. Cette mise en lumière qui sublime notre ville, et qui fait aussi sa fierté et son attractivité, disparaît donc peu à peu.

Aussi je m’interroge : quel est le statut de ces mesures ? Sont-elles provisoires, et destinées à durer le temps que durera la crise énergétique, ou au contraire à être pérennisées? Deuxième question: quel est l’impact escompté en termes de consommation d’énergie de la mise en lumière patrimoniale d’une part, et de l’éclairage public d’autre part ? On sait que l’éclairage public ne constitue qu’une petite partie de la consommation de nos collectivités territoriales. N’y a-t-il pas des gains d’efficacité réalisables avec des mesures moins radicales que l’extinction pure et simple ?

Nous sommes dans une situation d’urgence et il nous faut réduire notre consommation pour faire face à cet hiver, tout en maintenant les services publics à destination des Lyonnais. Cependant, n’oublions pas non plus que la culture, le patrimoine, la mise en valeur de notre ville le soir alors que la nuit tombe fait partie de notre histoire lyonnaise et doivent être préservées en tant que tel.

Je vous remercie.

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