Premier Conseil de la mairie du 6e arrondissement

Dimanche 12 juillet en mairie du 6e arrondissement de Lyon avait lieu le premier Conseil d’Arrondissement. En tant que toute nouvelle conseillère, j’ai ainsi pu intervenir suite à l’élection du Maire Pascal Blache. Je vous propose de retrouver mon intervention ci-dessous :

« Monsieur le Maire,
Mes chers collègues,

Permettez-moi tout d’abord de vous adresser, Monsieur le Maire du 6è arrondissement, mes plus sincères félicitations pour votre réélection. Dans un contexte électoral particulier, qui a bouleversé notre paysage politique municipal, vous êtes le seul maire d’arrondissement reconduit, ce qui témoigne de votre fort enracinement dans notre territoire.

Je suis très heureuse de siéger parmi vous dans ce conseil d’arrondissement, même si j’y occupe une place pour moi nouvelle, dans les bancs de l’opposition. Ce mandat d’hyperproximité est la base de l’engagement politique, et en ce qui me concerne j’ai beaucoup apprécié de pouvoir être adjointe en arrondissement avant de devenir adjointe au maire de Lyon, puis députée. Aujourd’hui, cet engagement au sein de ce conseil est pour moi important parce qu’il est, je le crois, nécessaire quand on exerce un mandat national de conserver un lien étroit avec son territoire et ses concitoyens. 

Le renforcement de la place des arrondissements dans la gouvernance de notre ville est l’un des chantiers majeurs  de ce mandat. Nous avons tous conscience que le rôle de l’arrondissement doit évoluer, pour prendre en compte au plus près du terrain, dans une logique de subsidiarité, les besoins de nos concitoyens. Nous sommes persuadés que la diversité des quartiers et de leur identité est une richesse de notre ville et que les  politiques publiques doivent respecter ces différences et être déclinées en fonction des spécificités locales. 

Nous serons, conseillers d’arrondissements et municipaux Progressistes et républicains attentifs à ce qu’une déconcentration réelle des responsabilités, qui figure dans le projet de la nouvelle majorité, soit réellement mise en œuvre.

Au cours des 6 ans qui viennent, je serai dans une posture vigilante et constructive vis-à-vis de votre équipe, Monsieur le Maire, comme vis-à-vis de l’exécutif de la Mairie centrale.

Vous pourrez compter sur mon soutien lorsqu’il s’agira de défendre les intérêts des habitants du 6e arrondissement et l’intérêt général. Je serai particulièrement attentive à ce que tous les quartiers qui composent notre arrondissement soient traités de la même façon, en particulier le quartier Bellecombe qui est parfois oublié.

Ma boussole, ce sera l’intérêt des habitants et le projet que j’ai porté devant les électeurs. J’espère que sous ce mandat notre arrondissement, bien que n’ayant pas voté pour le nouveau Maire de Lyon, ne sera pas le parent pauvre des politiques municipales ou métropolitaines. Sans faire de catalogue exhaustif, ce mandat doit être l’occasion de faire avancer des projets majeurs pour notre territoire : la transformation du musée Guimet, la rénovation de la place de l’Europe, la réhabilitation d’écoles, notamment Montaigne-Ferry, et du gymnase Tronchet.

Une page de l’histoire de Lyon se tourne. Les électeurs ont exprimé une envie de changement et une envie d’écologie, et ont désigné une majorité pour porter ce changement. Je souhaite, parce que j’aime cette ville et pour le bien des lyonnaises et des lyonnais, que la nouvelle équipe rencontre dans cette entreprise un plein succès. 

Je forme néanmoins le vœu que ce changement ne soit pas une rupture brutale. Lyon est une ville singulière, qui a une histoire et une identité fortes. J’attends de nos nouveaux élus, et de chacun d’entre nous, de veiller en permanence à ce que les transformations à venir respectent cette histoire et cette identité. Une ville durable est une ville qui s’inscrit dans le temps long, pas seulement dans l’avenir, mais aussi dans son passé, une ville qui ne cherche pas à imiter les autres mais à devenir elle-même. 

Je vous remercie. »

 

Face au tsunami sur l’emploi : instaurons un CDI renforcé

Tribune publiée dans le JDD le 10/06/2020

J’ai co-signé cette tribune pour demander l’instauration d’un « CDI renforcé » pour lutter contre le chômage compte tenu de la crise que nous traversons. 

La crise sanitaire a déclenché un véritable tsunami sur l’emploi. Les derniers chiffres du chômage traduisent une hausse sans précédent du nombre d’inscrits à Pôle emploi : + 843.000 au mois d’avril par rapport à mars, soit + 22,6% en un seul mois. Nous le savons : la contraction de l’emploi touche déjà et touchera encore plus les jeunes et les personnes les moins agiles et/ou discriminées, c’est-à-dire les Français qui vivent déjà une situation plus difficile au quotidien.

La crise actuelle nous amène plus que jamais à ne pas retenir qu’une seule réponse économique de soutien aux entreprises – aussi bienvenue soit-elle. Il n’y a pas de chronologie logique entre l’économique, qui viendrait d’abord, puis ensuite le social. Ces dimensions doivent être poursuivies de concert : d’où l’importance d’une approche basée sur l’inclusion économique qui relie économique et social, compétitivité et engagement citoyen de l’entreprise. C’est le sens de la dynamique enclenchée par la loi PACTE et la raison d’être des entreprises ainsi que par le PAQTE (Pacte avec les quartiers pour toutes les entreprises) et le Plan 10.000 entreprises lancés par le Gouvernement dans le cadre de l’initiative présidentielle « La France, une chance. Les entreprises s’engagent ». Mais aujourd’hui, il nous faut franchir un seuil dans notre réponse à la question de l’emploi et dans l’accompagnement des Français les plus exposés au retournement économique. Avec le paradigme de l’inclusion nous pourrons enclencher ce sursaut de confiance qui fait défaut entre demandeurs d’emploi et entreprises.

L’insertion professionnelle, aussi nécessaire soit-elle, concerne les personnes éloignées de l’emploi ou les jeunes en décrochage. Ces dispositifs comme les entreprises d’insertion apportent beaucoup à leurs bénéficiaires et leur efficacité est reconnue, mais ceux-ci sont nécessairement limités en nombre (136.000 personnes contre 1,5 millions de chômeurs de longue durée en 2019). L’inclusion économique s’intéresse aux millions de Français proches ou prêts à l’emploi, mais à qui il manque un appui, une mise en relation, un réajustement de compétence, pour ne pas s’enfoncer lentement mais sûrement dans la trappe du chômage de longue durée. L’enjeu systémique est ici : comment éviter à des centaines de milliers de nos compatriotes de tomber dans le chômage de longue durée, dont on sait la grande difficulté – et l’importance du coût social – pour s’en relever.

Soyons fier de notre service public de l’emploi : une multitude de dispositifs sont proposés par Pôle emploi. Mais leur faible lisibilité n’encourage pas les demandeurs d’emploi comme les entreprises, en particulier les TPE-PME, à s’en saisir. Plus encore, assumons le constat que les chômeurs prêts à l’emploi, mais « moins agiles » car avec des compétences en inadéquation avec les besoins actuels des recruteurs et/ou résidents de territoires défavorisés, ne bénéficient pas de véritable dispositif d’accélération du retour à l’emploi. La puissance publique fait preuve d’une certaine incapacité à produire un diagnostic de l’agilité des demandeurs d’emploi et un bilan d’orientation contractualisé dans un délai court (1 à 2 mois après l’inscription comme demandeurs), compatible avec le temps de l’entreprise.

Alors sortons des sentiers battus et osons innover vraiment en matière de retour à l’emploi. Affirmons que Pôle emploi doit plus que jamais être l’acteur stratégique, y compris dans la relation à l’entreprise. Développons et orientons massivement la partie « conseils RH » de Pôle Emploi au travers de ses conseillers entreprises en direction des TPE et PME non pourvues de direction RH – et arrêtons de consacrer les ressources du service public de l’emploi aux entreprises les mieux dotés en RH!

Mettons en place un dispositif ambitieux d’investissement et d’accélération du retour à l’emploi pour celles et ceux qui risquent de s’enfoncer dans le chômage de longue durée et de se démonétiser vis-à-vis du marché du travail. Ce dispositif pourrait prendre la forme d’un « CDI renforcé ». Il s’agirait d’un contrat de travail de droit commun (donc avec un salaire entièrement versé par l’entreprise) d’une personne qui effectuerait dans les premiers mois une sorte de période d’apprentissage ou de tutorat en interne, au sein de l’entreprise, le temps nécessaire pour actualiser ses compétences en regard des besoins de l’employeur. Cette période, de trois à six mois, serait subventionnée par Pôle emploi directement et seulement auprès de l’entreprise, dans le cadre des budgets d’aide aux entreprises et/ou en cumulant avec l’équivalent des droits aux allocations chômage non perçus par le demandeur d’emploi. Le dispositif serait ainsi « invisibilisé » aux yeux du salarié. Dans l’attente de la mise en place opérationnelle du futur service public de l’insertion et de l’emploi, seule une convention tripartite entre Pôle emploi, l’entreprise et l’employé permettrait de s’engager sur les objectifs du CDI renforcé et de s’assurer que l’entreprise est bien suivie dans l’intégration du demandeur d’emploi. Ce dispositif serait ouvert aux jeunes de moins de 30 ans, aux demandeurs d’emploi de longue durée, aux bénéficiaires du RSA et surtout aux demandeurs d’emploi dont le diagnostic d’agilité professionnelle ferait apparaître une fragilité au titre des compétences maîtrisées ou de la catégorie d’emploi exercée dont l’obsolescence sur le marché du travail est avérée.

Cette période de confinement a permis à de nombreux acteurs de la société civile, du secteur associatif, aux organisations syndicales et aux parlementaires de lancer des consultations et de réfléchir au monde d’après. Le temps d’agir pour un monde qui permettra de remettre l’exigence de solidarité et de justice sociale au cœur de l’économie est venu. »

 

Les 45 députés signataires

  • Didier Baichère, député des Yvelines
  • Ramlati Ali, députée de Mayotte
  • Grégory Besson-Moreau, député de l’Aube
  • Danielle Brulebois, députée du Jura
  • Stéphane Buchou, député de Vendée
  • Anne Brugnera, députée du Rhône
  • Anne-Laure Cattelot, députée du Nord
  • Philippe Chalumeau, député d’Indre-et-Loire
  • Francis Chouat, député de l’Essonne
  • Mireille Clapot, députée de la Drôme
  • Dominique Da Silva, député du Val-d’Oise
  • Frédéric Descrozaille, député du Val-de-Marne
  • Coralie Dubost, députée de l’Hérault
  • Jean-Luc Fugit, député Rhône
  • Fabien Gouttefarde, député de l’Eure
  • Carole Grandjean, députée de Meurthe-et-Moselle
  • Véronique Hammerer, députée de Gironde
  • Danièle Hérin, députée de l’Aude
  • Sandrine Josso, députée de Loire-Atlantique
  • Fadila Khattabi, députée de Côte-d’Or
  • Anissa Khedher, députée du Rhône
  • Rodrigue Kokouendo, député de Seine-et-Marne
  • Sonia Krimi, députée de la Manche
  • Charlotte Lecocq, députée du Nord
  • Monique Limon, députée d’Isère
  • Jacques Maire, député des Hauts-de-Seine
  • Jacques Marilossian, député des Hauts-de-Seine
  • Jean François Mbaye, député du Val-de-Marne
  • Monica Michel, députée des Bouches-du-Rhône
  • Patricia Mirallès, députée de l’Hérault
  • Catherine Osson, députée du Nord
  • Bénédicte Pételle, députée des Hauts-de-Seine
  • Michèle Peyron, députée de Seine-et-Marne
  • Barbara Pompili, députée de la Somme
  • Florence Provendier, députée des Hauts-de-Seine
  • Cathy Racon-Bouzon, députée des Bouches-du-Rhône
  • Hugues Renson, député de Paris
  • Sira Sylla, députée de Seine-Maritime
  • Liliana Tanguy, députée du Finistère
  • Huguette Tiegna, députée du Lot
  • Élisabeth Toutut-Picard, députée de Haute-Garonne
  • Laurence Vanceunebrock, députée de l’Allier
  • Marie-Christine Verdier-Jouclas, députée du Tarn
  • Souad Zitouni, députée du Vaucluse
  • Jean-Marc Zulesi, député des Bouches-du-Rhône

Ma réaction suite à la constitution d’un nouveau groupe à l’Assemblée Nationale

Aujourd’hui, un 9e groupe nait à l’Assemblée nationale, composé d’anciens députés membres de la République en Marche et de certains députés non-inscrits. Cette annonce n’est pas un scoop et révèle au grand jour des tractations en cours depuis longtemps.

Certains m’ont interrogée sur mon positionnement et j’ai répondu au Progrès à ce sujet.
Il me semble important de préciser à tous mon point de vue sur cette actualité de l’Assemblée nationale.

D’abord, par fidélité aux électeurs de la 4e circonscription du Rhône m’ayant élue pour soutenir le Président de la République, il m’apparait essentiel d’aller au bout de la tâche qu’ils m’ont confiée : porter le projet présidentiel à l’Assemblée nationale en dépassant les clivages partisans. Cela va de pair avec l’écoute et la construction d’idées et de solutions pour apporter des réponses aux Français face à leurs inquiétudes.
Mes valeurs et mes combats pour l’éducation, la culture, les solidarités, la transition écologique, l’aménagement de nos villes, nos collectivités territoriales sont connues et se voient dans mes travaux passés et en cours. Ces combats et ces valeurs, je veux les porter au sein de notre groupe. Influer, insuffler des idées et être force de propositions.
Je crois en notre capacité collective d’action au sein de la majorité présidentielle qui demeure solide.
Il me semble plus utile de travailler en son coeur plutôt que de militer à l’extérieur.

Face à la crise inédite que nous traversons, je crois aussi que le temps n’est pas à la division mais bien au dépassement des clivages et à l’union dans l’action. Je mets toute mon énergie à accompagner les habitants et acteurs de ma circonscription, travailler des solutions pour demain. On le voit, au coeur d’une crise sanitaire, sociale et économique sans précédent, les Français attendent de leurs responsables politiques de l’engagement et de l’action et pas des manœuvres politiques. Ils peuvent compter sur moi.

Plaidoyer pour un « socle citoyen »

Tribune publiée dans L’OBS le 04/05/2020

J’ai co-signé cette tribune plaidoyer pour la mise en place d’un revenu de liberté, mécanisme de solidarité universelle et de résilience, est devenu indispensable dans une société exposée aux risques. 

Un soutien financier immédiat et proportionné, c’est ce qu’un socle citoyen, c’est-à-dire un mécanisme de revenu universel (ou de base) intégré à l’impôt sur le revenu, aurait permis d’assurer à chaque Français, automatiquement, dès le premier mois du confinement. Nous aurions ainsi disposé immédiatement de ce que nous tentons depuis plusieurs semaines d’inventer, à travers quantité de mesures d’aides d’urgence et d’ajustements de nos systèmes de soutien aux ménages et aux entreprises.

Aujourd’hui, nous n’avons jamais été aussi convaincus de la nécessité d’un socle citoyen, véritable revenu de liberté et mécanisme de solidarité universelle.

Il est donc temps de sauter le pas ! Car techniquement, un tel socle citoyen est désormais simple à mettre en œuvre, grâce à une réforme majeure, celle du prélèvement à la source, dont nous commençons seulement à mesurer l’intérêt pour rénover notre protection sociale. L’administration fiscale pourrait calculer chaque mois la différence entre un crédit d’impôt individuel et un prélèvement uniforme pour tous afin de garantir un socle de revenu.

  • Ceux dont le revenu du mois dépasse un certain seuil, par personne, se verraient prélever la différence entre le montant du crédit d’impôt et le montant de l’impôt dû ;
  • ceux dont les revenus sont inférieurs, exceptionnellement ou non, la recevraient immédiatement par un virement du fisc sur leur compte en banque.

Ce mécanisme remplacerait une partie des prestations sociales et de l’impôt sur le revenu. Universel et permanent, appuyé sur une réforme fiscale, il est de loin préférable à toutes les allocations sous conditions de ressources, car il garantit l’adaptation parfaite et immédiate à la situation économique des individus et des familles, surtout dans une période d’incertitude économique majeure. Un véritable dispositif de résilience dans une société du risque.

L’idée du socle citoyen, qu’on l’appelle revenu de base, universel ou d’existence, transcende les clivages partisans, mais suscite toujours incompréhensions et controverses : depuis Thomas Paine en 1796, l’idée de créer ce nouveau droit a été continûment étudiée, débattue, expérimentée. Il a été revendiqué aussi bien par les socialistes, au nom d’une solidarité bien pensée, que par les libéraux, soucieux de donner un fondement matériel aux libertés individuelles. Il a repris de la vigueur ces dernières années à la faveur de l’émergence du travail indépendant.

Aujourd’hui, la crise expose la faiblesse de nos sociétés et de nos économies, révélant l’un des défis majeurs du jour et du « monde d’après » : la mise en place d’un filet de sécurité universel, un socle sur lequel s’appuyer dans une société de l’incertitude. Avec la crise du Covid-19, des arguments qui pouvaient sembler théoriques prennent soudain une tournure concrète pour ceux qui se retrouvent sans rien :

  • l’automaticité, quand beaucoup sont exposés à une chute brutale de leurs revenus ;
  • l’universalité, puisqu’une majorité d’entre nous se trouve dans l’impossibilité de travailler mais que seuls les salariés bénéficient du chômage partiel ;
  • la réalité de nos besoins de base, que nous mesurons mieux par l’expérience de nos confinements respectifs.

Loin de généraliser l’aumône, le socle citoyen préserve la dignité des plus démunis, en leur épargnant toute procédure inquisitrice, en les traitant comme des citoyens dotés des mêmes droits et non comme des cas à part.

Loin d’encourager l’assistanat, il favorise la prise de risque en offrant l’assurance de ne jamais sombrer dans la grande pauvreté.

Loin de récompenser l’oisiveté, il élimine les « trappes à pauvreté », en assurant que le travail paye toujours.

Loin de consacrer le règne de l’individualisme, il invite chacun à exprimer au mieux ses compétences et aspirations, la valeur humaine dont dépend notre vivre ensemble. Loin de faire table rase de l’Etat-providence, il complète les dispositifs universels (santé, accueil des enfants…), assurantiels (retraite, chômage…) ou spécifiques (logement, handicap…) par un filet de sécurité moderne et réactif.

Il participe enfin d’une révolution conceptuelle, en continuant à découpler le revenu du travail salarié, pour une approche plus large et moderne de l’activité.

Nous ne sommes pas les seuls à faire le plaidoyer d’un tel socle : à l’instar de l’Espagne, des Etats-Unis, du Japon ou de l’Allemagne, chaque pays distribue des revenus sans contrepartie pour éviter que des millions d’individus ne sombrent dans la pauvreté et que des entreprises ne disparaissent. L’Assemblée de Corse vient de voter, tous partis confondus, pour expérimenter au plus tôt un dispositif apparenté au socle citoyen.

Le socle citoyen est une réforme d’union nationale, il n’est ni de gauche ni de droite, il est du côté de ceux qui croient en l’homme, de ceux qui auront le courage de faire l’une des réformes fiscales et sociales les plus ambitieuses et justes que notre pays ait connues, de ceux dont nous nous souviendrons parce qu’ils auront construit le monde d’après, un monde meilleur.

Acteurs politiques, économiques, universitaires, associatifs, et simples citoyens, nous appelons aujourd’hui le Premier ministre, et conjointement le ministre de l’Action et des Comptes publics, le ministre des Solidarités et de la Santé, et la secrétaire d’Etat aux Affaires européennes, à lancer le chantier d’un socle citoyen en y associant les citoyens et les parlementaires, lors du projet de loi de finances 2021. Ce projet ferait de la France un pilote en Europe, en allant au-delà de l’aménagement d’aides sociales comme c’est le cas dans tous nos pays depuis des décennies, en créant un véritable revenu universel lié à l’impôt universel, dans le respect de son esprit premier d’universalité et de liberté.

Signataires : 
– Jean-Félix Acquaviva, député LT de Haute-Corse
– Saïd Ahamada, député LREM des Bouches-du-Rhône
– Frédéric Aimard, journaliste, ancien directeur de « France catholique »
– Delphine Bagarry, députée NI des Alpes-de-Haute-Provence
– Erwan Balanant, député MoDem du Finistère
– Jean-Noël Barrot, député MoDem des Yvelines
– Olivier Becht, député Agir du Haut-Rhin
– Richard Bielle, président du directoire CFAO
– Yves Bonavero, entrepreneur, philanthrope et romancier
– Daniel Borrillo, juriste, université Paris-X Nanterre, Cersa
– Bernard Bourigeaud, fondateur d’Atos
– Pierre-Yves Bournazel, député Agir de Paris
– Christian Bouvard, entrepreneur, vice-président Aire
– Anne Brugnera, députée LREM du Rhône
– Alain Caillé, sociologue, mouvement Convivialiste, revue du Mauss
– Alain Cazabonne, sénateur MoDem de Gironde
– Denis Consigny, ingénieur, président Aicu
– Michèle Crouzet, députée LREM de l’Yonne
– Patrick David, économiste, militant associatif
– Élisabeth Doineau, sénatrice UDI de Mayenne
– Jacqueline Dubois, député LREM de Dordogne
– Frédérique Dumas, députée LT des Hauts-de-Seine
– Pascal Durand, député européen Renew
– Sarah El Haïry, députée MoDem de Loire-Atlantique
– Chantal Euzéby, économiste, université Grenoble-II, OIT
– Jean-Marc Ferry, philosophe, université de Nantes
– Edouard Fillias, président de JIN
– Agnès Firmin le Bodo, députée Agir de Seine-Maritime
– Isabelle Florennes, députée MoDem des Hauts-de-Seine
– Albane Gaillot, députée NI du Val-de-Marne
– Claude Gamel, économiste, université d’Aix-Marseille
– Jean Garrigues, historien, président du Comité d’histoire parlementaire et politique
– Frédéric Guimbal, président du groupe Frégate
– François Hurel, président de l’Union des Auto-Entrepreneurs
– Caroline Janvier, députée LREM du Loiret
– François Jolivet, député LREM de l’Indre
– Sandrine Josso, députée LT de Loire-Atlantique
– Hubert Julien-Laferrière, député LREM du Rhône
– Yannick Kerlogot, député LREM des Côtes-d’Armor
– Mohamed Khenissi, fondateur Hermeneo
– Sonia Krimi, députée LREM de la Manche
– Flavien Kulawik, cofondateur et président de KLB Group
– François-Michel Lambert, député LT des Bouches-du-Rhône
– Jean-Charles Larsonneur, député LREM du Finistère
– Céline Lazorthes, fondatrice de Leetchi et Mangopay
– Frédéric de Maneville, directeur de société, Nouvelle-Calédonie
– Didier le Mesnestrel, fondateur La Financière de l’Echiquier, président Yomoni
– Vincent Ledoux, député Agir du Nord
– François Legendre, économiste, université Paris-Est Créteil, Erudite
– Patricia Lemoine, députée Agir de Seine-et-Marne
– Guillaume Liegey, président d’eXplain
– Victor Lugger, fondateur de Big Mamma
– Lise Magnier, députée Agir de la Marne
– Jacques Maleterre, auteur-réalisateur
– Télémaque Masson, doctorant en science politique, allié ATD Quart Monde
– Pierre Minodier, président du Centre des jeunes Dirigeants
– Jean-Paul Mulot, journaliste, ancien directeur délégué de la rédaction du « Figaro »
– François-Xavier Oliveau, entrepreneur, essayiste, vice-président Aire
– Bertrand Pancher, Député LT de la Meuse
– Bénédicte Petelle, députée LREM des Hauts-de-Seine
– David Poryngier, cofondateur du Mouvement des Libéraux de Gauche
– Laure de la Raudière, députée Agir de l’Eure-et-Loir
– Philippe Recouppé, ingénieur, fondateur de Forum Atena
– Léon Régent, ingénieur, vice-président Aire
– Thomas Rudigoz, député LREM du Rhône
– Jacques Savatier, député LREM de la Vienne
– Denise Saint Pé, sénatrice MoDem des Pyrénées-Atlantiques
– Nathalie Sarles, députée LREM de la Loire
– Maxime Sbaihi, directeur général de GenerationLibre
– Christian Stoffaes, professeur d’universités, président d’honneur du CEPII
– Sira Sylla, députée LREM de Seine-Maritime
– Aurélien Taché, député LREM du Val-d’Oise
– Jean-Guy Talamoni, président de l’Assemblée de Corse
– Jennifer de Temmerman, députée NI du Nord
– Sabine Thillaye, députée NI de l’Indre-et-Loire
– Frédérique Tuffnell, députée NI de Charente-Maritime
– Laurence Vanceunebrock, députée LREM de l’Allier
– Jean-Marie Vanlerenberghe, sénateur MoDem du Pas-de-Calais
– Marie-Pierre Vedrenne, députée européenne Renew
– Arnaud Ventura, fondateur de Baobab Group
– Fabrice Vigoureux, député LREM du Calvados

 

Question au Ministre de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse

Lors des questions au Gouvernement du mardi 5 mai, j’ai interrogé le ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse, sur la réouverture des écoles et le rôle des Maires.

Retrouvez la question en intégralité dans la vidéo ci-dessous et la réponse faite par le ministre ⤵️

« Merci Monsieur le Président.

Ma question s’adresse au Ministre de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse.

Le 12 mai, nos enfants reprendront le chemin de l’école. Ce sera un moment fort dans la vie de ces élèves et un moment symbolique d’un déconfinement progressif, redonnant vie à nos territoires par l’ouverture d’un lieu primordial de notre société : l’école du quartier ou du village.

C’est surtout un moment essentielpour la continuité pédagogique des enfants qui vivent des confinements différents selon leur lieu d’habitation, selon l’accompagnement que chaque parent peut apporter. Il est nécessaire pour que le droit à la scolarité soit maintenu.

Dans nos territoires, ce sont bien les Maires et leurs adjoints à l’éducation qui sont à l’œuvre pour rouvrir des infrastructures dont ils ont la compétence.

Mais la politique d’opposition systématique a repris et des voix se font entendre pour ne pas rouvrir ces premiers lieux de savoir et de citoyenneté que sont les écoles publiques françaises.

En tant qu’élue locale, ancienne adjointe aux écoles, membre de la délégation aux collectivités territoriales, je trouve paradoxal d’entendre régulièrement des élus locaux demander plus de responsabilité, plus d’autonomie et de constater que le jour où ils ont l’occasion de le faire, ils en appellent à l’État.

Je veux m’adresser à eux : à l’heure où notre nation demande un discours clair et un travail en commun, soyez au rendez-vous ! Travaillez avec nous, avec vos services académiques pour laisser le choix aux parents de maintenir une instruction à domicile ou de re-scolariser leur enfant. Ce choix leur appartient.

Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Et je tiens à remercier tous les Maires, tous les élus et services qui travaillent à cette réouverture en respectant le protocole sanitaire fourni par l’Éducation Nationale, en achetant les protections nécessaires aux agents, en préparant les salles de classe, en recensant avec les directeurs d’école les capacités d’accueil et les choix des familles pour préparer au mieux cette reprise.

Pour réussir ensemble ce retour à l’école, il faut que chacun, enseignant comme élu, travaille en confiance, en souplesse et sorte des schémas habituels parfois bien rigides. Monsieur le Ministre, pouvez-vous nous dire comment vos services soutiennent toutes les bonnes volontés des acteurs de terrain ?

Merci. »

Le karaté, discipline aux JO 2024

Tribune publiée dans L’Équipe le 16/02/2020

J’ai co-signé cette tribune pour que la Karaté figure parmi les disciplines additionnelles pour les JO 2024 à Paris.

 

La France figure parmi les pays les plus médaillés dans cet art martial qu’est le karaté avec 14 titres aux quatre derniers championnats du monde, 7 titres aux championnats du monde de Paris en 2012 et 6 titres aux championnats d’Europe à Montpellier en 2016.
Une nouvelle fois, l’équipe de France de Karaté cadets-juniors et espoirs est revenue du Championnat du monde de Karaté au Chili avec la 3ème place au rang des nations en octobre dernier.
Alors que le Karaté entame son histoire olympique en 2020 en étant représenté comme sport additionnel aux JO de Tokyo, l’idée n’a pas été reprise pour les Jeux Olympiques de 2024 organisés à Paris.
Il est donc prévu la présence de quatre sports additionnels seulement, alors qu’il est possible d’en intégrer davantage.
Cette décision de ne pas y intégrer le Karaté est regrettable à double-titre.
D’une part, parce que le Karaté représente, en France, 250 000 licenciés, dont 35% de femmes. Cet art martial figure donc parmi les sports ayant une représentation féminine similaire à la moyenne nationale (la part des femmes ayant une licence en 2014 s’élevait à 37%). Ajouter le Karaté comme sport additionnel aux JO de Paris permettrait donc de mettre en avant les françaises karatékas, d’autant qu’elles sont multi-récompensées, notamment en 2016 avec 3 médailles d’or rapportées des championnats du monde de Linz (Autriche).
Elles sont à ce jour championnes du monde en titre.
D’autre part, puisque la France excelle dans la pratique du Karaté, l’omettre des sports additionnels aux JO de Paris en 2024, priverait la France de réelle chance de médailles.
Le palmarès de l’équipe française de Karaté a été rappelé ci-avant. Le Karaté est un sport en France qui fédère – les femmes et les hommes – qui met en avant l’excellence sportive française mais aussi qui transmet des valeurs riches à celle du sport : amitié, liberté, éducation, universalité, respect et santé.
Le Karaté a toute sa place pour figurer parmi les sports additionnels aux Jeux Olympiques de Paris de 2024.

—-

Co-signataires de la Tribune :

Pascale Boyer, députée des Hautes-Alpes
Viviane Artigalas, sénatrice des Hautes-Pyrénées
Sophie Auconie, députée de l’Indre-et-Loire
Emmanuelle Anthoine, députée de la Drôme
Jean-Félix Acquaviva, député de la Haute-Corse
Damien Adam, député de la Seine-Maritime
Christophe Bouillon, député de la Charente-Maritime
Pascale Bories, sénatrice du Gard

Valérie Beauvais, députée de la Marne
Bernard Buis, sénateur de la Drôme
Stéphane Buchou, député de la Vendée
Xavier Breton, député de l’Ain
Guy Bricout, député du Nord
Géraldine Bannier, députée de la Mayenne
Fabrice Brun, député de l’Ardèche
Anne Brugnera, députée du Rhône
Philippe Berta, député du Gard
Annick Billon, sénatrice de la Vendée
Danielle Brulebois, députée du Jura
Carole Bureau-Bonnard, députée de l’Oise
Fabienne Colboc, députée de l’Indre-et-Loire
François Calvet, sénateur des Pyrénées-Orientales
Francis Chouat, député de l’Essonne
Olivier Cigolotti, sénateur de la Haute-Loire
Daniel Chasseing, sénateur de la Corrèze
Annie Chapelier, députée du Gard
Jean-Pierre Corbisez, sénateur du Pas-de-Calais
François Cormier-Bouligeon, député du Cher
Paul Christophe, député du Nord
Sébastien Cazenove, député des Pyrénées-Orientales
Jacques Cattin, député du Haut-Rhin
Maryse Carrere, sénatrice des Hautes-Pyrénées
Jeanine Dubié, députée des Hautes-Pyrénées
Nicolas Dupont Aignan, député de l’Essonne
Yves Détraigne, sénateur de la Marne
Alain David, député de la Gironde
Jacqueline Dubois, députée de la Dordogne
Nathalie Delattre, sénatrice de la Gironde
Valéria Faure-Muntian, députée de la Loire
Jean Jacques Ferrara, député de la Corse-du-Sud
Laurent Furst, député du Bas-Rhin
Yannick Favennec, député de la Mayenne
Eric Gold, sénateur du Puy-de-Dôme
Eric Girardin, député de la Marne
Fabien Gouttefarde, député de l’Eure
Véronique Guillotin, sénatrice de la Meurthe-et-Moselle
Philippe Gosselin, député de la Manche
Sylvie Goy-Chavent, sénatrice de l’Ain
Olivier Gaillard, député du Gard
Valérie Gomez-Bassac, députée du Var
Nathalie Goulet, sénatrice de l’Orne
Bruno Gilles, sénateur des Bouches-du-Rhône
Yannick Haury, député de la Loire-Atlantique
Benoit Huré, sénateur des Ardennes
Antoine Herth, député du Bas-Rhin

Danièle Hérin, députée de l’Aude
Patrick Hetzel, député du Bas-Rhin
Sandrine Josso, députée de la Loire-Atlantique
Jean-Michel Jacques, député du Morbihan
Guy Dominique Kennel, sénateur du Bas-Rhin
Manuéla Keclard-Mondesir, députée de la Martinique
Aina Kuric, députée de la Marne
Alexandra Louis, députée des Bouches-du-Rhône
Frederique Lardet, députée de la Haute-Savoie
Sébastien Leclerc, député du Calvados
Jacques Le Nay, sénateur du Morbihan
Gilles Lurton, député d’Ille-et-Vilaine
Mohamed Laqhila, député des Bouches-du-Rhône
Jérôme Lambert, député de la Charente
Martine Leguille-Balloy, députée de la Vendée
Bernard Lalande, sénateur de la Charente-Maritime
Joël Labbé, sénateur du Morbihan
Françoise Laborde, sénatrice de la Haute-Garonne
Vivette Lopez, sénatrice du Gard
Sophie Mette, députée de la Gironde
Brigitte Micouleau, sénatrice de la Haute-Garonne
Monica Michel, députée des Bouches-du-Rhône
Stéphane Mazars, député de l’Aveyron
Jean-Louis Masson, sénateur de la Moselle
Didier Marie, sénateur de la Seine-Maritime
Jean-Marie Mizzon, sénateur de la Moselle
Patricia Mirallès, députée de l’Hérault
Patricia Morhet Richaud, sénatrice des Hautes-Alpes
Frédérique Meunier, députée de la Corrèze
Thierry Michels, député du Bas-Rhin
Jean-Philippe Nilor, député de la Martinique
Catherine Osson, députée du Nord
Rémy Pointereau, sénateur du Cher
Sophie Panonacle, députée de la Gironde
Bérengère Poletti, députée des Ardennes
Ludovic Pajot, député du Pas-de-Calais
Alain Pérea, député de l’Aude
Barbara Pompili, députée de la Somme
Cyril Pellevat, sénateur de la Haute-Savoie
Didier Rambaud, sénateur de l’Isère
Cédric Roussel, député des Alpes-Maritimes
Mirelle Robert, députée de l’Aude
Frédéric Reiss, député du Bas-Rhin
Jean-Bernard Sempastous, député des Hautes-Pyrénées
Benoit Simian, député de la Gironde
Denise Saint Pé, sénatrice des Pyrénées-Atlantiques
Nadia Sollogoub, sénatrice de la Nièvre

Hervé Saulignac, député de l’Ardèche
Nicolas Turquois, député de la Vienne
Alice Thourot, députée de la Drôme
Arnaud Viala, député de l’Aveyron
Corinne Vignon, députée de la Haute-Garonne
Isabelle Valentin, députée de la Haute-Loire
Patrick Vignal, député de l’Hérault
Hélène Zannier, députée de la Moselle

Bombardements des civils, la France doit être à la hauteur de l’enjeu !

Tribune publiée dans La Croix 

J’ai co-signé cette tribune contre les bombardements de civils dans les pays en conflit.
Avec 113 collègues, nous souhaitons que notre pays s’engage plus contre ces atrocités.

Il y a plus d’un an, nous, parlementaires de tous horizons, appelions la France à prendre toute sa part dans le processus diplomatique visant à élaborer une déclaration politique internationale pour mettre fin aux bombardements en zones peuplées. Aujourd’hui partie prenante des négociations, nous appelons la France à être réellement à la hauteur des enjeux de cette future déclaration. Pour la neuvième année consécutive, 90 % des victimes des bombardements en zones urbaines sont des civils. En ce moment même à Idlib, mais aussi au Yémen, en Somalie ou en Ukraine, les civils sont non seulement pris pour cible, mais ils sont également pris au piège par la puissance d’armes aux effets disproportionnés lorsqu’elles sont utilisées dans les villes.

De nombreuses ONG comme Handicap international, le CICR, le secrétaire général de l’ONU, et près de 84 États ont appelé à mettre en place un tel instrument. Les négociations diplomatiques aboutiront lors de la conférence de Dublin en mai 2020 à un texte dont l’impact pourrait être historique pour l’avenir des civils.

Nous avons collectivement salué le 1er octobre 2019 la position de la France lors de la conférence internationale de Vienne qui, jusqu’alors opposée au processus, a rejoint la déclaration politique. Toutefois, les négociations désormais lancées, leur enjeu principal est de savoir si le texte inclura un engagement central des États visant à « éviter l’usage d’armes explosives à large rayon d’impact en zones peuplées ». Or, la France s’est clairement opposée à cet engagement majeur et nous sommes inquiets de la position de notre pays exprimée à Genève en novembre 2019 : les armes explosives à large impact et leur restriction en zone urbaine ne sont pas mentionnées par la France.

La France ne répond pas à l’urgence

En mettant l’accent sur les engins explosifs improvisés majoritairement utilisés par les groupes armés non étatiques, ainsi que sur le « partage des bonnes pratiques militaires », éléments certes essentiels pour mieux appliquer le droit international humanitaire, la France ne répond pas à l’urgence de limiter l’usage des armes explosives à large rayon d’impact dans les zones peuplées. Nous craignons que cette stratégie n’affaiblisse considérablement les efforts de la communauté internationale visant à mieux protéger les civils en conflits armés.

Aujourd’hui nous le savons, les nouveaux armements ont contribué à rendre plus floue encore la distinction entre les civils et les combattants et il est extrêmement difficile de limiter l’ampleur des pertes humaines et des destructions. Si, en dépit des précautions prises pour réduire au maximum les pertes civiles, 15 % des victimes étaient des civils il y a un siècle, cette tendance n’a fait qu’augmenter et s’intensifier au cours des dernières décennies. De quelle proportionnalité pouvons-nous encore parler aujourd’hui, à l’heure où les civils représentent près de 90 % des victimes lorsque les armes explosives sont utilisées en zones peuplées ?

Le statut de la France, membre permanent du conseil de sécurité des Nations unies, puissance militaire, et pays qui a choisi de mettre la protection des civils en conflits au cœur de sa diplomatie, nous oblige. Plus que jamais, il y a urgence à agir. La France ne peut se contenter du minimum alors que ce processus historique peut devenir l’outil essentiel de protection des civils dans le monde.

19 400 victimes civiles en 2019

Il est désormais nécessaire de faire baisser de manière drastique dans les conflits armés contemporains le nombre de victimes civiles ; le bilan de 19 400 victimes civiles en 2019 dans le monde n’est pas acceptable. Restreindre drastiquement l’utilisation des armes explosives à large rayon d’impact en zones peuplées est le seul moyen : c’est parce que nous connaissons la très forte probabilité que ces armes auront des effets disproportionnés sur les civils qu’elles ne doivent pas être utilisées en zones peuplées, sauf à démontrer, a priori, qu’un usage exceptionnel n’engendrera pas des dommages collatéraux de cette ampleur. Ce combat n’est pas simplement le combat d’une poignée d’entre nous, parlementaires de tous horizons, c’est aussi et surtout la vision d’une société et de nos pratiques que l’on veut porter. La guerre, puisse-t-elle être légitime, ne peut plus seulement être régie par les bonnes pratiques militaires. Force est de constater que cela ne suffit pas. Aucune guerre n’est juste et nécessaire si découle de cette « nécessité » une justification sous-­jacente de morts civils.

____

Co-signataires de la Tribune :

Hubert Julien-Laferrière (Député, LREM, Rhône), Moetai Brotherson, (Député, GDR, Polynésie française), Annie Chapelier (Députée, LREM, Gard), Mireille Clapot (Députée, LREM, Drôme), Jean-Luc Lagleize (Député, MoDem, Haute-Garonne), Jean-Paul Lecoq (Député, GDR, Seine-Maritime), Jean-François Mbaye (Député, LREM, Val-de-Marne), Sandrine Mörch (Députée, LREM, Haute-Garonne), Dominique Potier (Député, PS, Meurthe-et-Moselle), André Vallini (Sénateur, PS, Isère), ainsi que Damien Adam (Député, LREM, Seine-Maritime), Ramlati Ali (Député, LREM, Mayotte), Patrice Anato (Député, LREM, Seine-Saint-Denis), Viviane Artigalas (Sénatrice, PS, Hautes-Pyrénées), Eliane Assassi (Sénatrice, CRCE, Seine-Saint-Denis), Clémentine Autain (Députée, LFI, Seine-Saint-Denis), Delphine Bagarry (Députée, LREM, Alpes-de-Haute-Provence), Erwan Balanant (MoDem, Finistère), Géraldine Bannier (Députés, MoDem, Mayenne), Ericka Bareigts (Députée, PS, La Réunion), Marie-Noëlle Battistel (Députée, PS, Isère), Huguette Bello, Députée, GDR, La Réunion), Esther Benbassa (Sénatrice, CRCE, Paris), Jacques Bigot (Sénateur, PS, Bas-Rhin), Yves Blein (Député, LREM, Rhône), Eric Bocquet (Sénateur, CRCE, Nord), Emilie Bonnivard (Députée, LR, Savoie), Christophe Bouillon (Député, PS, Saine-Maritime), Martial Bourquin (Sénateur, PS, Doubs), Michel Boutant (Sénateur, PS, Charente), Bertrand Bouyx (Député, LREM, Calvados), Anne Brugnera (Députée, LREM, Rhône), Danielle Brulebois (LREM, Jura), Alain Bruneel (Député, LREM, Haute-Garonne), Marie-George Buffet (Députée, GDR, Seine-Saint-Denis), Pierre Cabare (Député, LREM, Haute-Garonne), Bernard Cazeau (Sénateur, LREM, Dordogne), Samantha Cazebonne (Députée, LREM, Français établis hors de France), André Chassaigne (Député, GDR, Puy-de-Dôme), Stéphane Claireaux (Députée, LREM, Saint-Pierre-et-Miquelon),  Catherine Conconne (Sénatrice, PS, La Martinique), Hélène Conway-Mouret (Sénatrice, PS, Français établis hors de France), Olivier Damaisin (Député, LREM, Lot-et-Garonne), Yves Daudigny (Sénateur, PS, Aisn), Jennifer de Temmerman (Députée, LREM, Nord), Sétephane Demilly (Député, UDI, Somme), Yves Detraigne (Sénateur, Union centriste, Marne), Gilbert-Luc Devinaz (Sénateur, PS, Rhône et Métropole de Lyon), Stéphanie Do (Députée, LREM, Seine-et-Marne), Jacqueline Dubois (Députée, LREM, Dordogne), Jean-Paul Dufregne (Député, GDR, Allier), Laurence Dumont (Députée, PS, Calvados), Stella Dupont (Députée, LREM, Maine-et-Loire), Nicole Duranton (Sénatrice, LR, Eure), M’jid El Guerrab (Député, Libertés et Terrritoire, Français établis hors de France), Nadia Essayan (Députée, MoDem, Cher), Rémi Feraud (Sénateur, PS, Paris), Joëlle Garriaud-Maylam (Sénatrice, LR, Français établis hors de France), André Gattolin (Sénateur, LREM, Hauts-de-Seine), Anne Genetet (Députée, LREM, Français établis hors de France), Olga Givernet (Députée, LREM, Ain), Guillaume Gontard (Sénateur, CRCE, Isère), Fabien Gouttefarde (Député, LREM, Eure), Laurence Harribey (Sénatrice, PS, Gironde), Xavier Iacovelli (Sénateur, LREM, Hauts-de-Seine), Bruno Joncour (Député, MoDem, Côtes-d’Armor), Gisèle Jourda (Sénatrice, PS, Aude), Sébastien Jumel (Député, GDR, Seine-Maritime), Mansour Kamardine (Député, LR, Mayotte), Manuéla Keclard-Mondésir (Députée, GDR, La Martinique), Claude Kern (Sénateur, Union centriste, Bas-Rhine), Eric Kerrouche (Sénateur, PS, Landes), Rodrigue Kokouendo (Député, LREM, Seine-et-Marne), Aina Kuric (Députée, LREM, Marne), François-Michel Lambert (Député, Libertés et territoires, Bouches-du-Rhône), Pierre Laurent (Sénateur, CRCE, Paris), Vincent Ledoux (Député, UDI, Nord), Martine Leguille-Balloy (Députée, LREM, Vendée), Marion Lenne (Députée, LREM, Haute-Savoie), Claudine Lepage (Sénatrice, PS, Français établis hors de France), Mounir Mahjoubi (député, LREM, Paris), Didier Marie (Sénateur, PS, Seine-Martime), Rachel Mazuir (Sénateur, PS, Ain),Sophie Mette (Députée, MoDem, Gironde), Marjolaine Meynier-Millefert (Députée, LREM, Isère), Jean-Michel Mis (Député, LREM, Loire), Franck Montauge (Sénateur, PS, Gers), Bertrand Pancher (Député, Libertés et Territoires, Meuse), Marie-Françoise Perol-Dumont (Sénatrice, PS, Haute-Vienne), Bénédicte Pételle (Députée, LREM, Hauts-de-Seine), Stéphane Peu (Député, GDR, Seine-Saint-Denis), Christine Pirès-Beaune (Députée, PS, Puy-de-Dôme), Béragnère Poletti (Députée, LR, Ardennes), Florence Provendier (Députée, LREM, Hauts-de-Seine), Laurianne Rossi (Députée, LREM, Hauts-de-Seine), Fabien Roussel (Député, GDR, Nord), Thomas Rudigoz (Député, LREM, Rhône), Nathalie Sarles (Députée, LREM, Loire), Bertrand Sorre (Député, LREM, Manche), Eric Straumann (Député, LR, Haut-Rhin), Jean-Pierre Sueur (Sénateur, PS, Loiret), Sira Sylla (Députée, LREM, Seine-Maritime), Rachid Temal (Sénateur, PS, Val-d’Oise), Stéphane Testé (Député, LREM, Seine-Saint-Denis), Agnès Thill (Députée, Non inscrits, Oise), Valérie Thomas (Députée, LREM, Puy-de-Dôme), Huguette Tiegna (Députée, LREM, Lot), Nicole Trisse (Députée, LREM, Moselle), Laurence Vanceunebrock (Députée, LREM, Allier), Arnaud Viala (Député, LR, Aveyron), Michèle Victory (Députée, PS, Ardèche), Michèle Vullien (Sénatrice, Union centriste, Rhône et Métropole de Lyon), Martine Wonner (Députée, LREM, Bas-Rhin), Hubert Wulfranc (Député, GDR, Seine-Maritime).

Mon intervention au sujet des équipements culturels à usage partagé lors du Conseil Métropolitain du 30 septembre 2019

Monsieur le Président,

Chers collègues,

En octobre dernier, plus de 250 acteurs culturels étaient réunis aux Halles du Faubourg à l’invitation de la Métropole, afin de réfléchir à l’avenir de leur filière. Parmi les constats partagés qui ont émergé de cette rencontre, figurait la nécessité de travailler plus collectivement et le besoin d’inventer des modèles économiques plus vertueux, fondés sur le partage des ressources et des compétences.

Les contraintes qui pèsent sur les finances publiques, interrogent en effet une filière culturelle encore fortement dépendante des fonds publics.

Lors du conseil de mars dernier nous avons approuvé un appel à projet sur les équipements culturels à usage partagé, afin d’accompagner la filière culturelle de notre territoire.

Cet appel à projet veut soutenir des initiatives qui répondent à des besoins partagés par plusieurs acteurs culturels et qui débouchent sur la création de services communs.

Ce dispositif est un soutien non pas en fonctionnement, mais en investissement, avec pour objectif de générer des synergies durables. Ce soutien a vocation à être un soutien ponctuel, un coup de pouce pour mettre œuvre un autre modèle qui soit pérenne sans soutien public.

Il s’agit d’accompagner la mutation du secteur culturel en renforçant les coopérations entre acteurs, mais aussi en faisant émerger de nouveaux modes de soutien à cette filière.

Selon nous, c’est bien à la Métropole d’innover et d’entraîner les acteurs de nos territoires vers de nouvelles méthodes. Mutualisation et maillage sont deux axes de travail majeur pour de nouveaux partenariats.

Avec 23 candidatures et 15 dossiers retenus, cet appel à projet est un véritable succès et montre la réalité de la demande de la part d’un secteur culturel, en quête d’un nouveau modèle économique plus collectif.

Le groupe Socialistes et républicains métropolitains salue cette initiative innovante et votera bien entendu ce rapport.

Je vous remercie.

Mon intervention Intervention au sujet du logement social étudiant lors du Conseil Métropolitain du 30 septembre 2019

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Notre Métropole est un lieu d’excellence universitaire, qui attire des étudiants toujours plus nombreux. Ils sont ainsi un quart de plus qu’il y a dix ans, soit 155 000 et pourraient atteindre les 180 000 d’ici 2025.

Ce dynamisme est une richesse pour l’agglomération. Beaucoup de jeunes découvrent notre Métropole au cours de leurs études et, séduits par son cadre de vie, y demeurent une fois leur cursus terminé. C’est ce qui explique la jeunesse de notre agglomération. C’est aussi un critère important pour attirer des entreprises, qui savent qu’ils auront à disposition dans notre Métropole une main d’œuvre avec une formation de qualité.

L’attractivité de notre Métropole a été saluée par le magazine l’Étudiant, dont le classement de référence a placé Lyon en tête des villes où il fait bon étudier deux années de suite, en 2017 et en 2018. Cette année, nous avons perdu cette première place, à cause de la dégradation d’un indicateur : le logement.

Les études sont coûteuses, même dans les filières universitaires où les frais d’inscription sont faibles, voire inexistants pour les boursiers. Le logement en est le poste de dépenses le plus élevés pour ceux qui étudient trop loin du domicile de leurs parents, et représente plus de la moitié de leur budget mensuel.

Si nous voulons une université accessible à tous, qui garantisse l’égalité des chances, il faut agir pour permettre à tous les étudiants de se loger. Pour répondre à cet enjeu, la Métropole de Lyon a fait un choix politique fort, celui d’accompagner la production de logements sociaux étudiants. Depuis 2014, cela représente près de 3500 logements produits à ce titre. Notre ambition est non seulement de poursuivre ce mouvement, mais de l’amplifier.

Car le besoin existe. En tant qu’ancienne adjointe à la vie étudiante, je suis ce sujet depuis longtemps, et force est de constater que malgré nos efforts, ceux de tous les professionnels du secteur que j’ai rencontré, comme chaque année, au salon du logement étudiant organisé par le CCLAJ, malgré les constructions de résidences étudiantes privées, publics, sociales, du CROUS, malgré le développement de la colocation et du logement chez les personnes âgées, tel que l’organise le Pari solidaire, les capacités manquent. Et je soupçonne qu’Airbnb retire également des appartements étudiants du marché. Pour toutes ces raisons, il nous faut donc redoubler d’efforts, non seulement pour soutenir la production de logements étudiants, mais encore de logements étudiants à prix maîtrisé, et ce que nous faisons avec cette délibération en rajoutant 8 millions d’euros supplémentaires au bénéfice de cette politique.

Dans certaines villes, les étudiants renoncent à rejoindre des écoles ou des universités où ils sont acceptés, pour lesquels ils ont passé des concours, parce que les coûts du logement les en dissuade. Ce n’est pas ce que nous voulons pour notre Métropole. Au contraire, notre objectif c’est accompagner le formidable dynamisme de la démographie étudiante en développant une offre de logement adaptée aux besoins. C’est cela que permet cette délibération.

Le groupe Socialistes et républicains métropolitains votera pour ce rapport.

Je vous remercie.

Favoriser l’engagement des élus locaux : un impératif démocratique

Tribune publiée dans La Tribune le 19 juin 2019

J’ai co-signé cette lettre ouverte de 89 parlementaires (*) qui porte sur l’importance de l’engagement des élus dans le débat démocratique.

Les réformes territoriales des quinquennats précédents, et en particulier la loi NOTRe, élaborées dans la précipitation et sans concertation suffisante, ont laissé un goût amer et étiolé dans certains territoires le sentiment de proximité et la capacité d’agir des maires, par la création et le transfert de nombreuses compétences à des intercommunalités ne correspondant pas toujours aux bassins de vie. Couplées à la baisse brutale des dotations, ces évolutions ont abouti à ce que de nombreux maires se sentent légitimement dépossédés de leur mandat, suscitant une crise de l’engagement. Les maires ne doivent pas devenir les gardiens de nuit de locaux désaffectés !

Pour la première fois, lors des prochaines élections municipales, notre pays risque d’être confronté à des cas de listes incomplètes voire de manquer de candidats pour être maire dans certaines communes ! Nous refusons de nous résigner à cette situation qui affaiblirait considérablement notre démocratie.

Il est impératif de répondre à cette crise de vocation en restaurant le pouvoir des maires, incarnation de notre République, acteurs clefs de la transformation du pays.

Le Président de la République et le Premier ministre ont fait de la lutte contre les fractures territoriales une priorité de l’acte II du quinquennat. C’est pourquoi le Gouvernement et sa majorité souhaitent conforter le rôle des maires en leur donnant les moyens et les conditions pour mener au mieux leurs projets pour leur territoire. C’est tout le sens du projet de loi qui sera présenté dès le mois de juillet en Conseil des ministres par Sébastien Lecornu, ministre des Collectivités territoriales, et qui donnera aux futurs candidats à la mairie un cadre clair et incitatif en vue des prochaines élections.

Salariés, indépendants, fonctionnaires doivent pouvoir bénéficier des mêmes règles de jeu. En particulier, nous devons accompagner les entreprises pour qu’elles facilitent les candidatures et l’engagement citoyen de leurs collaborateurs.

Dès l’élection, les dispositifs de formation des élus, indispensable pour leur permettre de répondre à la complexité des règles auxquelles ils sont quotidiennement confrontés, doivent être rénovés. Il faut également définir une juste indemnité, à la hauteur de leur engagement et dévouement. Dans le même temps, leur protection juridique doit être renforcée. Nous les accompagnerons aussi pour mieux concilier leur mandat avec leur vie personnelle et professionnelle car l’exercice d’un mandat local est particulièrement exigeant.

Il nous faut également penser à l’après-mandat afin que le travail accompli au service des citoyens soit mieux valorisé. Il s’agit de faciliter le retour dans la vie professionnelle sans que l’ancienneté n’en soit affectée, assurer un mode de calcul de retraite équitable, ou encore de faciliter l’accès à la fonction publique territoriale.

Nous sommes convaincus que l’ensemble de ces mesures contribuera à une meilleure représentativité de la diversité de la société française dans les conseils municipaux.

Enfin, nous agirons pour accorder plus de liberté locale et pour lutter contre le sentiment de dépossession. Sans revenir sur le fait intercommunal, il faut fluidifier les relations communes-intercommunalités en corrigeant les « irritants » de la loi NOTRe pour remettre le maire au cœur des décisions. C’est aussi assouplir les effets de seuil qui affectent la vie des petites villes, de supprimer les obligations de contrôles parfois superflus ou encore de renforcer le pouvoir de police du maire.

Une concertation avec les associations d’élus et les parlementaires s’engage sur la base de ce projet de loi. Nous serons vigilants et force de propositions car nous voulons susciter de nombreuses candidatures de qualité.

La réussite du quinquennat passera par les territoires. La loi « engagement des élus et proximité », la création de l’Agence nationale de cohésion des territoires, l’inscription dans la Constitution d’un droit à la différenciation territoriale, l’engagement d’une nouvelle étape de la décentralisation, la refonte de la fiscalité locale, la déconcentration des services de l’Etat, la stabilité dans le temps des dotations de l’État aux collectivités… brique après brique, en promouvant les innovations territoriales, nous construisons la politique en faveur des territoires la plus ambitieuse de ces 20 dernières années !

____

(*) Co-signataires de la Tribune :

  • Jean-René CAZENEUVE, Député du Gers, Président de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation
  • Anne BRUGNERA, Députée du Rhône, membre de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation
  • Christophe AREND, Député de Moselle
  • Delphine BAGARRY, Députée des Alpes de Haute Provence
  • Didier BAICHERE, Député des Yvelines
  • Stéphane BAUDU, Député du Loir et Cher, membre de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation
  • Sophie BEAUDOUIN-HUBIERE, Députée de Haute Vienne
  • Mounir BELHAMITI, Député de Loire-Atlantique
  • Aurore BERGE, Députée des Yvelines
  • Hervé BERVILLE, Député des Côtes d’Armor
  • Grégory BESSON-MOREAU, Député de l’Aube
  • Anne BLANC, Députée de l’Aveyron, Vice-Présidente de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation
  • Eric BOTHOREL, Député des Côtes d’Armor
  • Pascale BOYER, Député des Hautes Alpes
  • Brigitte BOURGUIGNON, Député du Pas de Calais
  • Blandine BROCARD, Députée du Rhône
  • Vincent BRU, Député des Pyrénées Atlantique
  • Stéphane BUCHOU, Député de Vendée
  • Lionel CAUSSE, Député des Landes
  • Anne-Laure CATTELOT, Députée du Nord
  • Jean-François CESARINI, Député du Vaucluse, membre de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation
  • Annie CHAPELIER, Députée du Gard
  • Philippe CHASSAING, Député de Dordogne
  • Francis CHOUAT, Député de l’Essonne
  • Christine CLOAREC, Députée d’Ille et Vilaine, membre de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation
  • Jean-Charles COLAS-ROY, Député de l’Isère
  • Olivier DAMAISIN, Député de Lot et Garonne
  • Yolaine DE COURSON, Députée de Côte d’Or
  • Loïc DOMBREVAL, Député des Alpes Maritimes
  • Nicole DUBRE CHIRAT, Députée de Maine-et-Loire
  • Françoise DUMAS, Députée du Gard
  • Jean-François ELIAOU, Député de l’Hérault
  • Valéria FAURE-MUNTIAN, Députée de la Loire
  • Emmanuelle FONTAINE-DOMEIZEL, Députée des Ales de Hautes Provence
  • Pascale FONTENEL-PERSONNE, Députée de la Sarthe
  • Jean-Luc FUGIT, Député du Rhône
  • Olivier GAILLARD, Député du Tarn, membre de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation
  • Séverine GIPSON, Députée de l’Eure
  • Valérie GOMEZ-BASSAC, Députée du Var
  • Romain GRAU, Député des Pyrénées Orientales
  • Nadia HAI, Députée des Yvelines, membre de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation
  • Véronique HAMMERER, Députée de Gironde
  • Yannick HAURY, Députée de Loire Atlantique
  • Pierre HENRIET, Député de Vendée
  • Danièle HERIN, Députée de l’Aude
  • Alexandre HOLROYD, Député des Français de l’étranger
  • Catherine KAMOWSKI, Députée de l’Isère, secrétaire de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation
  • Fadila KHATTABI, Députée de Côte d’Or, membre de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation
  • Rodrigue KOKOUENDO, Député de Seine et Marne
  • Frédérique LARDET, Députée de Haute Savoie
  • Michel LAUZZANA, Député du Lot et Garonne
  • Didier LE GAC, Député du Finistère, membre de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation
  • Jean-Claude LECLABART, Député de la Somme, membre de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation
  • Christophe LEJEUNE, député de Haute Saône
  • Monique LIMON, Députée de l’Isère, membre de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation
  • Laurence MAILLART-MEHAIGNERIE, Députée d’Ille et Vilaine
  • Sandra MARSAUD, Député de Charente
  • Didier MARTIN, Député de Côte d’Or, membre de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation
  • Fabien MATRAS, Député du Var
  • Graziella MELCHIOR, Députée du Finistère
  • Monica MICHEL, Députée des Bouches du Rhône, membre de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation
  • Jean-Michel MIS, Député de la Loire
  • Xavier PALUSZKIEWICZ, Député de Meurthe et Moselle
  • Alain PEREA, Député de l’Aude
  • Anne-Laurence PETEL, Députée des Bouches-du-Rhône
  • Valérie PETIT, Députée du Nord, membre de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation
  • Damien PICHEREAU, Député de la Sarthe
  • Eric POULLIAT, Député de la Gironde, membre de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation
  • Jean-François PORTARRIEU, Député de Haute Garonne
  • Bruno QUESTEL, Député de l’Eure
  • Rémy REBEYROTTE, Député de Saône et Loire, membre de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation
  • Cécile RILHAC, Députée du Val d’Oise
  • Stéphanie RIST, Députée du Loiret
  • Mireille ROBERT, Députée de l’Aude
  • Cédric ROUSSEL, Député des Alpes-Maritimes
  • Nathalie SARLES, Députée de la Loire
  • Olivier SERVA, Député de Guadeloupe
  • Bertrand SORRE, Député de la Manche
  • Sira SYLLA, Députée de Seine Maritime
  • Marie TAMARELLE-VERHAEGHE, Députée de l’Eure
  • Liliana TANGUY, Députée du Finistère
  • Stéphane TESTE, Député de Seine Saint Denis
  • Valérie THOMAS, Députée du Puy de Dôme
  • Huguette TIEGNA, Députée du Lot
  • Stéphane TRAVERT, Député de la Manche, membre de la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation
  • Stéphane TROMPILLE, Député de l’Ain
  • Laurence VANCEUNEBROCK-MIALON, Députée de l’Allier
  • Marie-Christine VERDIER JOUCLAS, Députée du Tarn
  • Patrick VIGNAL, Député de l’Hérault