Mon intervention au sujet des équipements culturels à usage partagé lors du Conseil Métropolitain du 30 septembre 2019

Monsieur le Président,

Chers collègues,

En octobre dernier, plus de 250 acteurs culturels étaient réunis aux Halles du Faubourg à l’invitation de la Métropole, afin de réfléchir à l’avenir de leur filière. Parmi les constats partagés qui ont émergé de cette rencontre, figurait la nécessité de travailler plus collectivement et le besoin d’inventer des modèles économiques plus vertueux, fondés sur le partage des ressources et des compétences.

Les contraintes qui pèsent sur les finances publiques, interrogent en effet une filière culturelle encore fortement dépendante des fonds publics.

Lors du conseil de mars dernier nous avons approuvé un appel à projet sur les équipements culturels à usage partagé, afin d’accompagner la filière culturelle de notre territoire.

Cet appel à projet veut soutenir des initiatives qui répondent à des besoins partagés par plusieurs acteurs culturels et qui débouchent sur la création de services communs.

Ce dispositif est un soutien non pas en fonctionnement, mais en investissement, avec pour objectif de générer des synergies durables. Ce soutien a vocation à être un soutien ponctuel, un coup de pouce pour mettre œuvre un autre modèle qui soit pérenne sans soutien public.

Il s’agit d’accompagner la mutation du secteur culturel en renforçant les coopérations entre acteurs, mais aussi en faisant émerger de nouveaux modes de soutien à cette filière.

Selon nous, c’est bien à la Métropole d’innover et d’entraîner les acteurs de nos territoires vers de nouvelles méthodes. Mutualisation et maillage sont deux axes de travail majeur pour de nouveaux partenariats.

Avec 23 candidatures et 15 dossiers retenus, cet appel à projet est un véritable succès et montre la réalité de la demande de la part d’un secteur culturel, en quête d’un nouveau modèle économique plus collectif.

Le groupe Socialistes et républicains métropolitains salue cette initiative innovante et votera bien entendu ce rapport.

Je vous remercie.

Mon intervention Intervention au sujet du logement social étudiant lors du Conseil Métropolitain du 30 septembre 2019

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Notre Métropole est un lieu d’excellence universitaire, qui attire des étudiants toujours plus nombreux. Ils sont ainsi un quart de plus qu’il y a dix ans, soit 155 000 et pourraient atteindre les 180 000 d’ici 2025.

Ce dynamisme est une richesse pour l’agglomération. Beaucoup de jeunes découvrent notre Métropole au cours de leurs études et, séduits par son cadre de vie, y demeurent une fois leur cursus terminé. C’est ce qui explique la jeunesse de notre agglomération. C’est aussi un critère important pour attirer des entreprises, qui savent qu’ils auront à disposition dans notre Métropole une main d’œuvre avec une formation de qualité.

L’attractivité de notre Métropole a été saluée par le magazine l’Étudiant, dont le classement de référence a placé Lyon en tête des villes où il fait bon étudier deux années de suite, en 2017 et en 2018. Cette année, nous avons perdu cette première place, à cause de la dégradation d’un indicateur : le logement.

Les études sont coûteuses, même dans les filières universitaires où les frais d’inscription sont faibles, voire inexistants pour les boursiers. Le logement en est le poste de dépenses le plus élevés pour ceux qui étudient trop loin du domicile de leurs parents, et représente plus de la moitié de leur budget mensuel.

Si nous voulons une université accessible à tous, qui garantisse l’égalité des chances, il faut agir pour permettre à tous les étudiants de se loger. Pour répondre à cet enjeu, la Métropole de Lyon a fait un choix politique fort, celui d’accompagner la production de logements sociaux étudiants. Depuis 2014, cela représente près de 3500 logements produits à ce titre. Notre ambition est non seulement de poursuivre ce mouvement, mais de l’amplifier.

Car le besoin existe. En tant qu’ancienne adjointe à la vie étudiante, je suis ce sujet depuis longtemps, et force est de constater que malgré nos efforts, ceux de tous les professionnels du secteur que j’ai rencontré, comme chaque année, au salon du logement étudiant organisé par le CCLAJ, malgré les constructions de résidences étudiantes privées, publics, sociales, du CROUS, malgré le développement de la colocation et du logement chez les personnes âgées, tel que l’organise le Pari solidaire, les capacités manquent. Et je soupçonne qu’Airbnb retire également des appartements étudiants du marché. Pour toutes ces raisons, il nous faut donc redoubler d’efforts, non seulement pour soutenir la production de logements étudiants, mais encore de logements étudiants à prix maîtrisé, et ce que nous faisons avec cette délibération en rajoutant 8 millions d’euros supplémentaires au bénéfice de cette politique.

Dans certaines villes, les étudiants renoncent à rejoindre des écoles ou des universités où ils sont acceptés, pour lesquels ils ont passé des concours, parce que les coûts du logement les en dissuade. Ce n’est pas ce que nous voulons pour notre Métropole. Au contraire, notre objectif c’est accompagner le formidable dynamisme de la démographie étudiante en développant une offre de logement adaptée aux besoins. C’est cela que permet cette délibération.

Le groupe Socialistes et républicains métropolitains votera pour ce rapport.

Je vous remercie.

Mon intervention au sujet de la requalification des places Tolozan et Louis-Pradel dans le 1er arrondissement de Lyon lors du Conseil de la Métropole du 18 mars 2019

Monsieur le Président,

Chers collègues,

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Cette délibération, concerne la requalification des places Tolozan et Louis-Pradel dans le 1er arrondissement de Lyon.

Malgré des travaux de réparation entrepris en 2017, force est de constater que des dysfonctionnements persistent sur cet espace qui n’est décidément pas à la hauteur de son statut de porte d’entrée de la Presqu’île.

Cette requalification doit permettre à la fois de gérer les flux importants de piétons et de cycles qui viennent des Pentes comme du pont Morand, mais aussi de ménager des espaces de repos et de loisir, pour flâner qu’on soit du quartier ou de passage.

Cette requalification doit aussi permettre de végétaliser le secteur et par là-même de lutter contre les îlots de chaleur, pour une ville plus agréable et moins sensible aux périodes de canicules dont on sait qu’elles vont se multiplier et s’amplifier. C’est un enjeu important dans ce quartier dense du centre de Lyon.

Au-delà du confort des habitants et des usagers, ces espaces publics rénovés permettront de  mettre en valeur deux monuments lyonnais : l’opéra bien sûr, mais aussi la maison Tolozan, un de nos plus beaux hôtels particuliers du XVIIIe siècle et un témoin des grandes heures de la soierie lyonnaise.

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Mon intervention au sujet du Nœud ferroviaire lyonnais – CPER lors du Conseil de la Métropole du 28 janvier

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Cette délibération porte sur des études relatives au désengorgement du nœud ferroviaire lyonnais, ainsi que sur une convention avec SNCF réseaux. Cette convention permettra de financer des études complémentaires en vue du débat public sur l’avenir du nœud ferroviaire lyonnais ainsi que de participer au financement de l’organisation de ce débat.

Comme vous le savez le nœud ferroviaire lyonnais est un carrefour important et l’un des principaux goulets d’étranglement du réseau ferré national.

C’est donc un enjeu majeur à court et long terme. À court terme, la congestion menace la régularité et la fiabilité des lignes de train qui desservent la Métropole.

À plus long terme, c’est toute l’accessibilité de notre Métropole qui  est en cause, alors même que nos politiques de mobilité tendent vers un renforcement des transports collectifs. Il sera en effet nécessaire d’augmenter les capacités de l’infrastructure si l’on veut améliorer la desserte de notre agglomération, à la fois en TER et en TGV.

C’est enfin un enjeu de mobilité national, en raison de la situation de carrefour stratégique de notre Métropole,  et du rôle majeur de la gare de la Part-Dieu, premier pôle de correspondance pour la SNCF.

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Mon intervention au sujet du Centre Léon-Bérard lors du Conseil Métropolitain du 5 novembre

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Je souhaite profiter de cette délibération relative au CLARA pour dire quelques mots sur le Centre Léon-Bérard, établissement de soins privé d’intérêt collectif, entièrement dédié à la cancérologie, situé dans le 8ème arrondissement de Lyon et que vous connaissez tous.

Cette délibération propose l’attribution de deux subventions d’équipement, dans le cadre de l’appel à projet « preuve de concept » du CLARA (Cancéropôle Lyon Auvergne-Rhône-Alpes).

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Cet appel à projet vise à soutenir des projets qui cherchent à établir des preuves de concept en oncologie. C’est une spécificité du CLARA. 8 projets ont été déposés, 6 ont été labellisés et deux seront soutenus par la Métropole, celui du Centre Léon-Bérard (projet PELICAN) et celui de Vet’Agro sup (projet UreStentPro).

Le projet PELICAN du Centre Léon-Bérard se déroulera d’octobre 2018 à octobre 2020. Il s’agit de démontrer que l’on peut exploiter les cellules contenues dans le liquide pleural de la plèvre pour le diagnostic et le traitement des patients. Il s’agit d’un projet de recherche associé à un industriel et aux débouchés potentiels nombreux sur plusieurs marchés : les biopsies liquides, la médecine personnalisée, les nouvelles technologies de séquençage ou encore l’analyse sur cellule unique, marchés qui pèseront plusieurs dizaines de milliards d’euros à l’horizon 2020.

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Vœu pour un engagement de la Métropole contre les investissements fossiles – Mon intervention lors du Conseil Métropolitain du 17 septembre

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Monsieur le Président,

Chers collègues,

Chacun d’entre nous, à chaque niveau d’intervention, peut et doit contribuer à l’arrêt du recours aux énergies fossiles.

Mais le vouloir concrètement, c’est aussi prévoir et permettre le développement des alternatives.

Il semble absurde de voir des investissements encore réalisés dans l’industrie de l’énergie fossile, alors qu’elles pourraient l’être dans les énergies renouvelables.

Après consultation des élus du groupe Socialistes et Républicains métropolitains, je vous informe que nous soutenons et que nous voterons ce vœu car :

– il permet à la Métropole de Lyon de prendre sa part dans l’incitation à l’arrêt des énergies fossiles

– et car, en ciblant l’investissement, il incite le report des moyens vers le développement des énergies alternatives.

Je vous remercie

Vœu pour un engagement de la Métropole de Lyon contre les investissements fossiles Déposé par les groupes Europe Ecologie – Les Verts et apparentés, La Métropole autrement, Lyon Métropole gauche solidaires, Parti radical de gauche et M. le Conseiller André Gachet

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Mon intervention au sujet du quartier de Mermoz lors du Conseil de la Métropole du 22 janvier

Monsieur le Président,

Cher-e-s collègues,

La transformation du quartier Mermoz continue et entre dans sa deuxième grande phase avec l’opération Mermoz Sud. Notre groupe se félicite de cette délibération qui engage concrètement notre collectivité, au côté du bailleur social Grand Lyon Habitat, à transformer ce quartier à l’image de ce que nous avons déjà réalisé au nord de l’avenue Jean Mermoz.

Pour comprendre le sens de cette opération, il suffit de se remémorer ce quartier il y a encore quelques années : qui reviendrait aujourd’hui sur la démolition de l’autopont, sur la rénovation urbaine réalisée sur la partie nord qui offre aujourd’hui un habitat de qualité, mixte et avec une urbanité plus accomplie à ses habitants ?

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Mon intervention au sujet du Budget primitif 2018 lors du Conseil de la Métropole du lundi 22 janvier

Monsieur le Président, Chers collègues,

  • Un Modèle Métropolitain pertinent et efficace

Cette délibération est l’occasion pour nous de montrer la pertinence de notre modèle Métropolitain.

 Allier les compétences d’une communauté urbaine, notamment les compétences économiques aux compétences d’un département, notamment sociales, nous permet d’avoir un « anti effet ciseau ».

Cela signifie très concrètement que lorsque nos recettes fiscales augmentent d’un point, grâce à l’attractivité et au développement économique de notre Métropole, à la hausse des bases puisque nos taux d’imposition sont fixes, cela nous permet de financer une augmentation de deux points de nos dépense sociales.

C’est fondamental.

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A l’heure où le modèle départemental est en difficulté, notre Métropole, par son modèle et la politique de développement économique que nous menons, parvient, elle, à faire face aux besoins de nos concitoyens les plus vulnérables. Ainsi le budget consacré à l’APA est augmenté, tout comme celui des frais d’hébergement pour les seniors mais aussi les budgets consacrés à la PMI et aux mineurs non accompagnés. Nous améliorons également la prise en charge des mutuelles pour les agents de la Métropole.

Notre Métropole met ainsi le développement économique au service du développement humain de façon concrète et durable.

Évidemment, ce cercle vertueux, cet « anti effet ciseau » est à préserver et nécessite la poursuite active de notre programme de développement économique.

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Mon intervention sur le Débat d’Orientation Budgétaire 2018 lors du Conseil métropolitain du 15 décembre dernier

Monsieur le Président,

Mesdames et Messieurs les Conseillers,

Ce débat d’orientation budgétaire 2018 est l’occasion pour notre groupe d’apporter son soutien à notre Président et à son exécutif.

L’année 2018 sera une année forte en réalisations et cette délibération illustre parfaitement cette volonté.

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Comme nous l’avions annoncé en début de mandat, nous entrons dans la phase d’accélération de la mise en œuvre de la PPI. Avec un cadrage de 700 millions d’euros d’autorisations de programme (contre 580 en 2017) et de 650 millions d’euros de Crédits de Paiement débloqués (contre 532 en 2017). La croissance annoncée est au rendez-vous et se traduira par la réalisation des projets attendus par nos concitoyens.

Cette accélération est rendue possible par un pilotage à long terme efficace et par la bonne santé de notre Métropole dont les recettes de fonctionnement demeurent stables et où l’augmentation des dépenses est maîtrisée.

Cet investissement est viable et nécessaire car il s’appuie et soutient le développement économique de notre territoire, supérieur à la moyenne nationale, qui confirme sa forte attractivité et son dynamisme.

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Mon intervention sur le Projet Métropolitain des Solidarités lors du Conseil de la Métropole du 6 novembre 2017

A l’occasion de l’adoption du Projet Métropolitain des Solidarités de la Métropole de Lyon, lors du conseil du 6 novembre dernier, j’ai souhaité souligner le travail que nous menons dans ce cadre en matière de Protection Maternelle et Infantile (PMI). Voici mon intervention prononcée à cette occasion :

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Les compétences sociales héritées du Conseil Général et la diversité de notre implication sur les territoires nous permettent aujourd’hui de développer une véritable politique en matière de protection maternelle et infantile qui place l’enfant au cœur du dispositif et qui permet également un meilleur accompagnement de l’ensemble des acteurs et des familles dans toutes leurs spécificités et selon leurs besoins.

Une approche transversale en matière de PMI, c’est, au-delà des questions sanitaires et des obligations sociales, œuvrer à réduire les inégalités tout en construisant un projet cohérent et ambitieux pour toutes les familles.

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