Conseil d’arrondissement du mardi 15 mars 2022 – Intervention sur le rapport développement durable de la Ville de Lyon

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement, mes chers collègues, 

La présentation d’un rapport sur le développement durable est une obligation légale pour les collectivités de plus de 50 000 habitants depuis maintenant une dizaine d’année. 

Cet exercice obligé revêt néanmoins un caractère tout particulier, lorsque l’exécutif qui le présente se revendique écologiste et prétend faire de son mandat le dernier pour le climat.

Il serait fastidieux de commenter chaque mesure de ce document, qui ressemble à un catalogue, plutôt agréable à lire d’ailleurs, des politiques menées par la Ville de Lyon, au prisme des 17 objectifs de développement durable définis par l’ONU.

Je souhaitais néanmoins apporter quelques remarques sur ce rapport. 

Tout d’abord, à lire l’éditorial du Maire de Lyon, on a l’impression que la transition écologique commence avec les élections de 2020 et l’arrivée du nouvel exécutif et qu’une véritable révolution serait en cours. Son adjoint à la Transition écologique est moins catégorique et va jusqu’à « rendre hommage » aux équipes et exécutifs précédents ! Nous n’en demandons pas tant, mais je le remercie d’avoir l’honnêteté de rappeler que la majorité précédente avait déjà à cœur la transition écologique !

Ensuite, le parti pris de ce rapport semble être de nous démontrer la formidable accélération des politiques de développement durable, à tel point qu’il a été rebaptisé « Lyon en transitions ».

A lire le rapport dans le détail, certains « chiffres-clés » mis en exergue permettent de relativiser le constat. 

« 2000 m2 de sols désartificialisés » pour illustrer votre action en matière d’urbanisme et de logement. Si nous partageons la volonté de débitumer notre ville et de diminuer l’imperméabilisation des sols, il semble qu’à l’échelle de la Ville de Lyon ces 2000 m2 soient bien dérisoires.

« 156 enfants associés à l’opération Demos » pour illustrer votre action en matière culturelle. Outre le fait que ce dispositif a été initié à Lyon en 2017, et que je suis très heureuse qu’un tel dispositif qui permet à des enfants issus de quartier politique de la ville d’avoir accès à l’éducation musicale ait vu le jour ici, ce dispositif reste marginal, d’autant qu’il se situe à l’échelle métropolitaine. Il est loin de pouvoir suffire à l’enjeu social des ODD.

Enfin, quelques mots sur le volet démocratie locale. Nous en avons déjà parlé, et nous y reviendrons plusieurs fois ce soir, hélas, mais il y a sur ce point un véritable problème. La majorité affiche comme objectif de cultiver la transparence et de développer un écosystème démocratique. Très bien. Mais concrètement, nous constatons un défaut d’information permanent des oppositions, un refus de nous écouter. Pire, des acteurs associatifs locaux se plaignent d’être ignorés par les élus. Des élus que l’on voit rarement sur le terrain. Des projets se retrouvent bâclés voire abandonnés parce qu’ils n’ont pas été concertés avec les habitants ou les usagers, premiers concernés. Or ce volet est primordial dans les ODD.

Pour conclure sur ce rapport, il n’y a pas de grand soir de la transition écologique. De nombreuses actions citées se situent dans la continuité des politiques précédentes. Actions qui ont été poursuivies, voire amplifiées pour certaines. C’est une bonne chose car nombre d’entre elles vont dans le bon sens. 

Néanmoins plus de modestie et plus de concret serait souhaitable. Moins de mots, plus d’actions.

Et mon groupe, Progressistes et Républicains, souhaite qu’au-delà des mots, la méthode soit plus démocratique, plus ouverte et plus inclusive. 

Le Maire de Lyon a raison de dire que les transitions ne se feront pas « sans les citoyens, sans les acteurs associatifs, sans le monde économique ». Pourquoi le fait-il alors ?

Désormais il est plus que temps de passer des paroles aux actes et de rompre avec la méthode employée jusqu’à maintenant.

Je vous remercie. 

Conseil du 6e arrondissement du mardi 15 mars 2022 – Intervention sur le Plan de Protection de l’Atmosphère

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement, mes chers collègues, 

J’interviens rapidement sur ce dossier, non pas sur le fond, mais sur la forme.

Cette délibération sera présentée au conseil municipal extraordinaire du 23 mars. Ainsi, en l’espace de 2 mois, entre le conseil municipal du 27 janvier et celui du 31 mars, le Maire de Lyon aura réussi l’exploit de convoquer 2 conseils municipaux extraordinaires et pour la même raison : un défaut d’anticipation et/ou d’organisation.

1er conseil extraordinaire le 10 février, parce que la Ville devait donner un avis sur la ZFE avant le 22 février et que ce sujet pourtant majeur pour une mairie écologiste a été oublié dans l’ordre du jour du conseil de janvier. Selon le Maire de Lyon, rien n’a été oublié, et c’est délibérément, par esprit démocratique, que ce conseil a été convoqué précipitamment.

Le 23 mars, on recommence. Cette fois-ci c’est l’avis sur le Plan de protection de l’atmosphère, qui doit être rendu avant le 25 mars et qui a été oublié. Là encore, un sujet majeur et un oubli pourtant signalé en amont par des élus. Là encore, le Maire de Lyon a une explication : ça pouvait attendre le 31 mars. La preuve que non.

Il est assez ironique que ces deux cafouillages portent sur des sujets qui sont soi-disant chers à l’exécutif : la qualité de l’air.

Ces deux erreurs, à quelques semaines d’intervalle, sont également assez symptomatiques du fonctionnement de la majorité.

D’abord, l’absence d’écoute, en l’occurrence des opposants. La sonnette d’alarme a été tirée par des élus d’opposition à plusieurs reprises. Si l’exécutif avait écouté, cela aurait permis de rectifier le tir à temps et d’éviter cette impression d’amateurisme. 

Ensuite, elle montre l’extrême difficulté du Maire de Lyon à reconnaître ses erreurs. Pris en défaut à deux reprises en quelques semaines sur le même sujet, il persiste à nous expliquer qu’il n’y a pas de problème, que tout est sous contrôle, et que c’est simplement l’opposition qui polémique. 

Tout ceci est regrettable. Ce n’est surtout pas sérieux et pas à la hauteur des enjeux et de notre ville, 3ème ville de France.

Je terminerai par une explication de vote. 

L’avis proposé au Conseil municipal de Lyon est favorable mais assorti d’un grand nombre de réserves. Cela signifie que pour que l’avis de la Ville de Lyon soit considéré comme favorable, il faut que la totalité des réserves sont levées. Autrement dit, en l’état, cet avis est défavorable. Or, je soutiens le projet de Plan de protection de l’Atmosphère présenté par l’État. Je m’abstiendrai donc sur cette délibération.

Je vous remercie. 

Conseil du 6e arrondissement du 8 février 2022 – Intervention sur la Zone à faibles émissions

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement, mes chers collègues, 

Cette intervention, que je fais au nom du groupe Progressistes & Républicains auquel j’appartiens, s’adressera, vous m’excuserez M. Blache, en grande partie au Maire de Lyon qui nous a convoqués en urgence pour donner un avis sur la future Zone à Faibles Émissions dans notre ville. 

Je sais qu’en tant que Maire d’arrondissement, vous n’avez que très peu de prises sur ce type de décisions, comme sur tant d’autres. On le sait, après de grandes déclarations sur l’autonomie des mairies d’arrondissement, le maire de Lyon a très vite réduit ses ambitions en la matière pour revenir à la stricte application de la loi PLM et à une gouvernance extrêmement verticale, si ce n’est excluante des arrondissements.

L’augmentation des budgets et des compétences d’arrondissement, ce ne sera pas pour ce soit-disant « dernier mandat pour le climat ». Pour cela, il faudra attendre. 

D’ailleurs, je relève que, dans le cadre de la consultation en cours sur la ZFE, comme cela est mentionné dans la délibération qui nous occupe, les mairies d’arrondissement devraient être parties prenantes de cette organisation. Aussi je m’interroge. Qu’en est-il ? Quels moyens avez-vous obtenus pour faire vivre cette concertation dans votre arrondissement ? Quelles sont les initiatives prises localement ?

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Nous voilà donc aujourd’hui réunis en urgence pour débattre de la « Première étape d’amplification de la zone à faibles émissions sur le territoire de la Métropole de Lyon. »

Pourquoi en urgence ? Seul le Maire de Lyon pourrait nous l’expliquer.

Légèreté ? Oubli ? Volonté, stratégie politiques ? Vacances ???? Nous ne le saurons.

Toujours est-il que ce nouvel épisode municipal est malheureusement très symptomatique de la méthode qui est celle de monsieur Doucet sur la gestion de ce dossier pourtant particulièrement sensible. Après les atermoiements de calendrier, l’oubli des règles essentielles du débat public, cela fait beaucoup pour un dossier qui devrait pourtant être suivi de près par une mairie qui se réclame de l’écologie. 

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Voilà pour la forme, sur le fond, 3 points.

1/ Je n’insisterai pas sur la nécessité de poursuivre ce travail que nous avons engagé lors de la précédente mandature, depuis plus de 6 ans maintenant. C’est effectivement un travail de longue haleine que nous avons mené car nous sommes favorables au principe même d’une ZFE. 

2/ Cependant, nous restons, en ce qui nous concerne, et contrairement à la majorité actuelle, particulièrement attentifs à son acceptation par nos concitoyens, condition selon nous essentielle à sa réussite. Cette acceptation passe par un travail préparatoire sérieux et par celui d’accompagnement de sa mise en œuvre. Une question donc de méthode, d’écoute et d’adaptation. 3 qualités qui nous semblent inconnues de l’équipe de M. Doucet.

3/ Nous avons le souci de concilier transition écologique et justice sociale, de prendre en compte les plus précaires et les plus modestes, ainsi que les classes moyennes. Ce point doit être au centre de nos travaux si nous ne voulons pas transformer cette Zone à Faibles Émissions en Zone à Forte Exclusion. 

Récemment, dans un mensuel local, en réponse à des interrogations légitimes, le Maire de Lyon nous explique que son ambition est d’être « le maire des piétons ». Il nous annonce « l’évaporation des véhicules » et prédit que « les gens vont aussi changer de mode de vie et de logements en se rapprochant du centre-ville. » 

Et ceci dans une grande décontraction tellement éloignée des soucis quotidiens de nos concitoyens. On pourrait en rire si ces décisions n’impactaient pas des milliers de Lyonnaises et de Lyonnais. 

Car concrètement, alors que d’ici quelques mois, ce sont plus de 30 000 véhicules qui vont donc devoir s’évaporer, comme dit le maire de Lyon, dans notre Métropole et tout particulièrement dans notre ville, quelles sont les réponses concrètes immédiates apportées à leurs propriétaires ? 

A tous ces Lyonnais et Lyonnaises qui demain devront se séparer de leur véhicule, que dites-vous M. Doucet ? Achetez une voiture électrique ? Roulez à vélo ? Préférez la marche à pied ? Car en ce qui concerne le métro et les transports en commun, on verra plus tard ! 

Bien sûr il est aujourd’hui essentiel de questionner la place de la voiture en ville, mais nous devons le faire en intégrant pleinement les contraintes économiques de leurs habitants et la capacité de la collectivité à fournir des alternatives efficaces et adaptées.

Nous ne pouvons pas nous satisfaire d’une solution qui offre aux plus aisés le confort d’une voiture électrique et qui laisse les plus modestes et les classes moyennes sur le bord de la route, dans l’attente de solutions alternatives réelles. Nous ne pouvons pas exiger des Lyonnais la même adaptation à la transition écologique, quelques soient leurs revenus. 

Aujourd’hui tout le monde n’a pas les moyens de remplir son frigo d’une alimentation 100% bio, de se vêtir en coton durable et d’acheter un véhicule électrique.

C’est pourquoi nous défendons une écologie sociale avec une responsabilité commune mais différenciée et nous refusons cette écologie autoritaire que vous prônez et qui impose à chaque individu, même le plus fragile, d’endosser une responsabilité qu’il n’a pas les moyens de porter. 

Comme d’autres élus, de droite comme de gauche, nous nous inquiétons de voir une partie de la population exclue par cette mise en œuvre de la ZFE à Lyon. Les vœux pieux formulés en conclusion à la fin de cette délibération ne nous rassurent malheureusement pas. Ce que nous voulons, ce sont des assurances sur les mesures qui accompagneront cette ZFE. Des mesures qui pourraient apporter des garanties aux plus modestes, aux classes moyennes, aux travailleurs.

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Monsieur le Maire du 6ème arrondissement, en ce qui me concerne, je voterai contre cette délibération. Je voterai contre la forme et la méthode, contre l’absence d’accompagnement prévu, même si je suis clairement pour la mise en œuvre de ZFE en zones urbaines et pour une action résolue afin d’améliorer la qualité de l’air de notre ville et métropole. 

D’ailleurs nous en reparlerons peut-être à l’occasion d’un futur conseil d’arrondissement, convoqué lui-aussi en urgence, pour débattre du Plan de Protection de l’Atmosphère élaboré par les services de l’État, et qui a aussi semble-t-il eu le malheur d’être notifié en pleines vacances. Peut-être faudrait-il rappeler au nouvel exécutif lyonnais qu’un mandat d’élu ne s’exerce pas que les jours ouvrés et aux heures de bureau.

Chers collègues je vous encourage à voter contre cette délibération en demandant que soient explicitées, avant toute mise en œuvre, les mesures d’accompagnement précises et chiffrées. En espérant que la réponse ne sera pas, « nous attendons de voir ce que va faire l’État ». Parce qu’être un « responsable » politique, cela implique d’agir par tous les moyens et avec toutes ses compétences et de ne pas toujours demander aux autres de faire le travail pour lequel on a été élu. 

Je vous remercie. 

Conseil du 6e arrondissement du 18 janvier 2022 – Intervention sur la nouvelle Stratégie Territoriale de Sécurité et de prévention de la délinquance

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement, mes chers collègues,

Cette délibération a pour objet d’autoriser le Maire de Lyon à signer la nouvelle stratégie territoriale de sécurité et de prévention de la délinquance pour la période 2022/2026.

La signature de cette convention, qui lie la Ville, l’État et la Métropole, mais également le Procureur de la République, le Tribunal de Grande instance et le DASEN, nous rappelle que la sécurité est à la fois une coproduction et une chaîne qui va des politiques de prévention à la réponse pénale en passant par les actions de police.

Sans une coordination de l’action de tous, sans moyens sur l’ensemble de la chaîne, il n’y a pas de politique de sécurité possible.

La sécurité est un sujet de préoccupation croissant dans notre Ville, qui connait de ce point de vue une dégradation depuis quelques années. Au- delà de la question de la Guillotière, qui est devenu un sujet tristement célèbre, les situations de tension se multiplient. De plus en plus de quartiers voient se constituer des collectifs de riverains excédés.

C’est le cas du collectif Charpennes en colère, à cheval sur notre arrondissement et Villeurbanne. C’est aussi le sujet de la multiplication des points de deal, ou des rodéos qui concernent à des degrés divers tous les quartiers lyonnais, des tirs de mortiers, des cambriolages et vols à la tire.

Cette situation nous est rapportée par un nombre croissant de nos concitoyens, qui nous font part de leur inquiétude, parfois même de leur peur. Notre devoir d’élus c’est de les écouter, plutôt que d’essayer de leur expliquer, comme on l’entend parfois, que leur ressenti ne serait pas le bon. Notre devoir c’est également d’agir, chacun à notre échelle et dans le cadre de nos compétences pour améliorer la sécurité de nos concitoyens.

La sécurité est aussi affaire de pragmatisme, de constante adaptation des actions et des moyens, bien loin donc de la surenchère, de la « défosse » – c’est pas moi, c’est lui- et du dogmatisme. J’appelle tous les élus à leur responsabilité en la matière.

A ce titre, je me réjouis de la décision du Ministre de l’Intérieur d’augmenter les effectifs de Police sur notre Ville. Je suis également satisfaite d’entendre le Maire de Lyon affirmer qu’il souhaite rendre plus attractive notre Police municipale et j’espère que nous en verrons bientôt les résultats. J’insiste à nouveau sur le besoin de vidéo-protection qui semble rencontrer des obstacles incompréhensibles.

Enfin, la majorité parlementaire à laquelle j’appartiens a également travaillé sur ces sujets, avec notamment la loi Sécurité globale ou la loi Confiance dans l’institution judiciaire. Nous avons conçu et voté une loi sur les rodéos urbains qui commence à porter ses fruits. Quant à moi, afin d’améliorer la prévention de la délinquance, j’ai déposé une proposition de loi sur la reconnaissance du métier de médiateur social, primordial pour la tranquillité de nos quartiers.

Je voterai cette délibération. Je vous remercie.

Conseil d’arrondissement du 18 janvier 2022 – Intervention sur le budget participatif

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement, mes chers collègues,

Cette délibération porte sur l’adoption du règlement du budget participatif Lyonnais.

Le budget participatif lyonnais, instauré en mars dernier est doté de 50 millions d’euros sur la durée du mandat.

Ce règlement soulève cependant un certain nombre de questions.

La première est la place des arrondissements. En effet, le budget participatif représente une capacité d’investissement bien supérieure à celle des conseils d’arrondissement. Pourtant les conseils d’arrondissement, organe de démocratie de proximité, ont la légitimité démocratique que leur donne l’élection. Le programme de la majorité prévoyait explicitement de donner davantage de pouvoir à ces arrondissements, mais pour l’instant nous attendons toujours la concrétisation de cette promesse.

La seconde est la place des conseils de quartier. Ces conseils ont un historique sur la démocratie participative et sont structurés. On aurait pu imaginer leur donner un rôle dans ce budget participatif, renforcer leurs moyens pour leur redonner un gain d’attractivité. Ce n’est pas le choix

qui a été fait. Dès lors, quelle place ces conseils auront-ils à l’avenir ? Est- ce que la majorité municipale envisage un renforcement de ces conseils, ou au contraire se désintéresse-t-elle de ces instances ?

Enfin la dernière question est celle des moyens pour inclure réellement le maximum de Lyonnais dans le dispositif. La démocratie participative est bien souvent citée comme une façon de répondre à la crise de la démocratie représentative, crise dont l’un des symptômes est la faible participation aux élections qui nous alerte tous. Mais la démocratie participative est-elle réellement plus mobilisatrice ? Quand on voit le faible nombre de participants aux conseils de quartiers, ou encore la faible mobilisation lors des opérations de concertation, on voit qu’il existe un risque que ce budget participatif soit préempté par une minorité, déjà très investie dans la vie de la Cité. L’accompagnement prévu est-il suffisant pour donner un véritable élan démocratique à ce budget participatif, afin que son accès ne soit pas restreint à quelques happy few ?

En conclusion est-ce que ce budget participatif de 50 millions d’euros est un simple effet d’annonce, un gadget ou sera-t-il réellement un outil pour inclure tous les citoyens dans la vie de la cité, avec la nécessaire attention à la bonne gestion de l’argent public que nous devons tous, élus comme citoyens engagés, aux Lyonnais contributeurs ?

Force est de constater que l’on trouve peu de réponse à ces questions dans la délibération fournie. Aussi je m’abstiendrai sur ce dossier.

Je vous remercie.

Conseil du 6e arrondissement – Intervention sur le voeu relatif à la révision de la gouvernance métropolitaine

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement, mes chers collègues,

Vous nous proposez aujourd’hui un vœu relatif à la gouvernance de la Métropole de Lyon. Ce vœu s’inscrit dans une série d’actions de communication menées par les maires de droite de notre agglomération depuis la rentrée. Il porte sur 2 choses :

  • Le premier point, c’est la mise en place d’une mission d’information parlementaire. J’ai envie de vous répondre que votre vœu est déjà exaucé. Le Président du Sénat, en déplacement dans notre Métropole, a annoncé le mois dernier la mise en place de cette mission d’information.
  • Le 2nd point, ce n’est rien de moins qu’une révision des dispositions législatives applicables à la Métropole de Lyon, avant 2026 ! Finalement, on se demande à quoi bon mettre en place une mission d’information parlementaire, puisque vous avez déjà les conclusions. Il faut changer la loi ! Et vous savez déjà dans quel sens il faut la changer.Tout ça n’est pas sérieux. La loi n’est pas un outil de communication.

Ne mélangeons pas tout : il y a un problème avec la nouvelle gouvernance de la Métropole de Lyon, c’est indéniable. Mais ce problème n’est pas structurel : il est celui d’un exécutif dogmatique et vertical. Cet exécutif ne méprise pas seulement les communes, il méprise également ses élus d’opposition.

Il est évident que Bruno Bernard n’a pas pris la mesure de ce qu’était la Métropole de Lyon, à la fois une collectivité territoriale, avec sa légitimité propre, et un outil au service de ses territoires. Il n’a pas pris la mesure de ce que la culture de partenariat lyonnaise impliquait.

Le modèle lyonnais existe. C’est un modèle de partenariat entre acteurs, quels que soient leur nature, entre collectivités, quelles que soient leur couleur politique. Il a fonctionné pendant 40 ans et il a permis à notre ville de devenir ce qu’elle est aujourd’hui. C’est ce modèle qui est foulé au pied par le nouvel exécutif métropolitain. Mais j’ajouterai qu’il est également malmené par le Président de la Région, que vous soutenez.

Ce modèle lyonnais, il nécessite le dépassement des clivages et l’abandon du fonctionnement sectaire, voire clanique que nous observons aujourd’hui à la fois chez les verts comme chez certains LR. J’en veux pour preuve les similitudes d’exclusion des manifestations les élus qui ne sont pas de la bonne couleur politique : ainsi je n’étais invitée à l’accueil des nouveaux habitants du 6ème par vous-même Monsieur le Maire, ni au lancement de l’ANRU à Mermoz dont je suis la députée. En matière de sectarisme et de non-respect de la démocratie, Verts comme LR font la paire, si vous me permettez ce jeu de mot.

Je ne crois pas au retour en arrière. Certains dans les rangs de la Droite, voudraient refaire de la Métropole un EPCI, rêvent d’un retour de la «Courly » … C’est d’ailleurs l’objet d’un amendement déposé au Sénat par votre ami Etienne Blanc. Mais qu’est-ce que cela veut dire ? Doit-on « défusionner » – pardonnez-moi le barbarisme – la communauté urbaine et le Département ?

Il est important nous dit-on que chaque Maire soit représenté. Mais peut- on vraiment se satisfaire d’un modèle dans lequel notre Ville, Lyon, a 57 délégués pour plus de 500 000 habitants quand Saint Romain en a un pour moins de 1200 habitants. Autrement dit, le fait que la voix d’un Lyonnais pèse au sein de la Métropole 8 fois moins que celle d’un Saromagnot, est-ce cela votre conception de la Démocratie Monsieur le Maire du 6ème arrondissement ? Est-ce cela votre conception de l’égalité républicaine ? Avez-vous, en demandant cela, l’impression de défendre les habitants du 6ème arrondissement ?

Pour conclure, j’appelle l’exécutif métropolitain à renouer le dialogue avec les Maires du territoire, avec ses élus d’opposition et avec l’ensemble des citoyens. Mais je ne voterai pas ce vœu, qui n’est rien d’autre qu’une opération de communication, une gesticulation politicienne de la part d’élus de Droite qui cherchent à faire parler d’eux.

Je voterai contre un retour en arrière et défendrai cette métropole en attendant le jour où elle sera dirigée par des élus qui en comprennent toute la puissance et toute la pertinence.

Je vous remercie.

Conseil du 6e arrondissement du 30 novembre 2021 – Intervention sur les « dark store »

Monsieur le maire du 6e arrondissement,

Je vous remercie pour le sujet de cette question écrite.

Le dark store est un nouveau modèle de logistique urbaine permettant de répondre à l’essor du e-commerce. Les dark stores sont des entrepôts miniatures qui ont la particularité d’être positionnés en ville à proximité immédiate de leurs lieux de livraison. Ils sont ainsi à mi-chemin entre l’entrepôt de périphérie et le point de livraison et permettent de raccourcir massivement les délais de livraison.

La montée en puissance des dark stores est préoccupante car elle menace la qualité de nos quartiers, sur le sujet de leur animation, comme de leur qualité de vie, grandement dépendantes de leurs commerces de proximité.

Or l’essor des dark stores réduit la fréquentation des commerces locaux, par l’usage des achats sur internet et les livraisons à domicile qu’ils permettent et développent. Par ailleurs cette hausse du nombre de dark stores, intervenant dans un contexte de reprise économique, suite à la crise sanitaire, limite la reprise de l’activité des commerces physiques et leur fréquentation.

Ensuite le développement de ces boutiques situées en pied d’immeuble dans des locaux commerciaux, qui n’accueillent pas de clients, dont les portes sont fermées, voire dont les vitres sont fumées, prive le quartier de commerces animés et transforme les pieds d’immeuble en façades aveugles et tristes.

Enfin, elle peut aussi générer des problèmes de circulation avec les livreurs et les camions.

Les difficultés économiques conjoncturelles, sur les faillites et fermetures qui sont intervenues durant la crise favorisent le développement de ces magasins fantômes. Les propriétaires ont besoin de louer et trouvent dans ces commerces des opportunités nouvelles. Bien sûr la progression du e-commerce durant la pandémie, par peur des contaminations et limitation des déplacements, les a aussi favorisés.

Il est urgent d’agir pour tenter de contenir cette évolution très rapide et pour l’organiser sur le territoire de la ville.

Je suis favorable à ce que nous posions cette question à la Mairie de Lyon. Je vous remercie.

Conseil du 6e arrondissement – Intervention sur la participation de la Ville à l’API meublé

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement, mes chers collègues,

Cette délibération porte sur la participation de la Ville de Lyon à une expérimentation lancée par l’État, qui vise à faciliter l’échange de données entre les intermédiaires de location de meublés de tourisme et les communes.

Je souhaite saluer le lancement de cette expérimentation, qui permettra aux communes concernées de disposer de davantage de données. Je me réjouis que la ville de Lyon y participe, même si cela n’induit aucun engagement financier de sa part. Je voterai donc cette délibération.

Notre ville est belle, nous en sommes fiers et nous ne pouvons que nous réjouir qu’un tourisme de particuliers s’y développe. Malheureusement, ces dernières années ont vu se multiplier les meublés de tourisme, dans une certaine forme d’anarchie.

L’essor de plateformes internet spécialisées, à l’origine basée sur un principe d’économie collaborative, mais dont les acteurs se sont vite professionnalisés, a participé à la massification du phénomène.

Aujourd’hui, il est plus rentable pour un propriétaire de louer son bien sur une de ces plateformes que de le louer à une famille ou à un étudiant. La conséquence en est qu’un nombre considérable et croissant de logements sont « retirés » du marché de la location chaque année, au profit de meublés de tourisme. Le phénomène est massif dans les quartiers les plus touristiques de notre ville, mais il concerne la quasi- totalité de Lyon. Il a dégradé la situation du logement étudiant dans notre Métropole déjà pas facile et j’espère que le nouvel exécutif métropolitain va enfin s’en saisir.

Mieux connaître le phénomène, mieux le quantifier, c’est important. Mais ce n’est pas suffisant. Si l’on n’arrive pas à le réguler, tous les efforts qui sont faits en parallèle pour juguler les prix du logement resteront vains.

La majorité métropolitaine à laquelle j’appartenais lors du dernier mandat avait mis en place une réglementation visant à encadrer les meublés de tourisme. Il appartient à la ville de Lyon, comme le rappelle la délibération, de veiller au respect de cette réglementation. La transmission des données devrait lui faciliter la tâche.

Je m’interroge néanmoins : les moyens alloués au contrôle sont-ils suffisants ? Au-delà de se raccrocher aux expérimentations de l’État, la Ville envisage-t-elle de renforcer ces moyens pour faire appliquer la règle ?

Je voterai bien sûr cette délibération. Je vous remercie.

Conseil du 6e arrondissement du 30 novembre 2021 – Projet éducatif territorial

Monsieur le maire du 6e arrondissement,

Chers collègues,

En tant qu’ancienne conseillère d’arrondissement déléguée aux affaires scolaires et ancienne adjointe à l’éducation du Maire de Lyon, vous vous doutez que j’ai vu arriver avec beaucoup d’intérêt le nouveau projet éducatif de la Ville de Lyon.

Je l’ai lu avec attention, je l’ai même relu plusieurs fois afin d’en saisir l’ambition pour nos enfants et nos jeunes et je dois avouer que j’ai été très déçue.

Qu’apprend-on dans ce PEDT nouvelle formule ?

Tout d’abord les 2/3 du document – 46 pages sur 68 – sont constitués de la reconduction pour deux ans de la convention relative au PEDT et au plan mercredi élaborée par l’exécutif précédent. Heureusement que nous avons bien travaillé de 2014 à 2020, sinon je pense que le document aurait été encore plus creux.

Que peut-on lire dans ces 22 pages ? Tout d’abord de l’autosatisfaction. Nous commençons à y être habitués. Le PDT est qualifié « d’ambitieux de par ses modalités de construction, de mise en œuvre et d’animation » par le Maire de Lyon.

Concernant les modalités de construction, on lit page 6 qu’elles seraient « le fruit d’une concertation inédite ». Tous les nouveaux élus ne connaissent pas bien Lyon et son histoire. Ils pourraient toutefois savoir que d’autres élus les ont précédé et qu’ils ont pu eux aussi avoir de bonnes idées. Nous avons par le passé organisé de grandes concertations à Lyon, à l’échelle de la ville, mais aussi des arrondissements et parfois même pour certains sujets dans les écoles. Certains acteurs éducatifs avec qui j’ai pu échanger m’ont fait part de leurs doutes sur cette concertation qui ne semble pas avoir été si ouverte. Quant à la co-construction éducative, là encore, je suis au regret de vous apprendre que ce n’est pas vous qui l’avez inventée même si vous la renommez alliance.

Concernant la mise en œuvre, il est dit toujours page 6 que cette « co- construction du projet témoigne d’une forte volonté d’élargir la vision de l’éducation. » J’ai eu beau chercher dans ces 22 pages, je n’ai pas trouvé en quoi, si ce n’est en mettant l’écologie en pointe du projet comme si l’éducation des enfants se résumait à ce thème.

Quant à l’animation, le schéma présenté reprend l’organisation mise en place lors des précédents PEDT.

Sur la mobilisation de tous les acteurs locaux, dont (il est dit) des experts de certaines thématiques, on a beau chercher, on n’en lit rien dans ces 22 pages. On peut soupçonner par l’introduction de la thématique écologique, citée 12 fois en 22 pages, l’introduction des experts du sujet et autres amis de l’exécutif…

Seul propos positif, ce projet est qualifié d’humaniste et c’est rassurant car il est dédié à nos enfants, aux citoyens de demain.

Les ambitions partagées à travers cette concertation soit-disant inédite sont donc :

– l’éducation à la transition écologique : 1ère ambition éducative de la ville de Lyon pour ses enfants. Ce n’est ni qu’ils grandissent bien, ni qu’ils s’épanouissent. Non ce qui compte c’est qu’ils soient éduqués à la transition écologique. C’est paradoxal quand on prétend mettre l’enfant au cœur du projet éducatif.

– l’éducation à la citoyenneté, à l’engagement et émancipatrice: l’éducation à la citoyenneté est effectivement un point important de la vie en société et je partage totalement l’ambition émancipatrice. Reste à voir les moyens donnés pour y arriver.

– l’éducation co-construite, plus juste, plus solidaire et plus inclusive : de beaux principes mais concrètement quoi de neuf ?

On lit aussi dans ce PEDT des paroles d’enfants. J’ai toujours trouvé limite cette méthode qui consiste à utiliser les enfants pour porter ses propres idées.

Alors quoi de neuf ? J’ai cherché dans les exemples d’actions. J’y ai trouvé beaucoup de choses qui existent déjà : cultiver des potagers – cela existait déjà, et même dans le 6ème – visiter des marchés, cela relève des encadrants, enseignants ou animateurs, qui le font déjà et même dès la crèche, comme on le voit sur le marché Montgolfier, faire l’école dehors, végétaliser les cours, faire des sorties sport-nature, les intervenants musicaux, la formation à la laïcité, l’éducation à la santé, la formation au handicap : là encore rien de nouveau, apprendre à rouler, c’est nous qui avons mis en place le savoir rouler en CM2 et les pistes vélos dans les cours de maternelle, relancer les pédibus, ils ne fonctionnent pas faute de volonté des parents et des problèmes de responsabilité, un meilleur accès aux transports en commun ? Bonne idée ! Comment ?

Parmi les nouvelles actions, il y a le projet artistique « rue des enfants ». Si l’ambition artistique pour les enfants revient à leur faire choisir la couleur des tags dans la rue, c’est qu’elle a bien diminué. On est loin des classes à l’auditorium ou des classes orchestres.

Il y a aussi le conseil d’arrondissement des enfants : c’est une expérience formidable pour les quelques enfants élus et ça permet une belle photo et une belle opération de communication pour le Maire, mais cela ne fait malheureusement pas progresser la citoyenneté de tous les enfants. Les forums enfants sont beaucoup plus intéressants et utiles.

En fin de document, j’ai trouvé deux actions à la fois nouvelles et pertinentes : la vidéo par un LAP et l’animation des foyers socio-éducatifs en collège par les associations d’éducation populaire même si je crois savoir que cela existe en fait déjà. Mais le généraliser est une bonne idée.

Dernier point il est encore indiqué dans ce document que les rues des enfants sont des rues piétonnisées. Elles le sont sur le papier, mais pas dans les faits. Si elles sont interdites aux voitures, les vélos, les trottinettes et les scooters continuent d’y circuler, au mépris du code de la route, et les enfants n’y sont pas en sécurité. Le Maire de Lyon a lui-même admis dans le Progrès être passé dans une de ces rues soit-disant piétonne, la rue Meynis, à vélo. Il aurait dû mettre pied à terre.

En résumé, ce projet est bourré de bonnes intentions. Il cherche à faire du neuf avec du vieux (le changement de vocabulaire est une méthode hélas connue pour faire cela) même si le vieux était de qualité, et c’est sûrement la raison pour laquelle il est intégralement repris.

Rien de neuf donc, si ce n’est encore et toujours l’écologie au premier rang des priorités éducatives du Maire.

Je suis bien sûr favorable à l’accélération de la transition écologique. Je pense toutefois qu’il s’agit d’une responsabilité d’adultes, qu’il ne faut pas faire peser sur nos enfants et nos jeunes. Il faut leur apprendre

certains réflexes sur les économies d’énergie et d’eau, le tri ou encore le respect de la nature. Et accompagner en cela l’éducation de leurs parents. Mais pas les culpabiliser et encore moins les endoctriner.

Ceci demande de la nuance, de la retenue. Car sinon ce que cela génèrera c’est de l’éco-anxiété. Déjà très développée chez les enfants, elle inquiète énormément les pédopsychiatres.

Il est important de ne pas jouer sur les peurs et la culpabilité. Je demande de ne pas jouer avec nos enfants, ni en les instrumentalisant, ni en les effrayant.

Je voterai ce PEDT car c’est une reconnaissance de notre travail passé et surtout parce que je fais confiance aux enseignants, aux acteurs associatifs et aux agents de la direction de l’éducation engagés pour les petits lyonnaises et lyonnais pour mettre en œuvre ce projet éducatif de manière équilibrée et adaptée aux enfants et non de manière dogmatique.

Je vous remercie.

Conseil du 6e arrondissement du 30 novembre 2021 – Intervention sur la propreté

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement, mes chers collègues,

Cette délibération porte sur le renouvellement d’une convention de gestion du dispositif de propreté de la rue Garibaldi entre la Ville de Lyon et la Métropole de Lyon. Je voterai cette délibération, qui contribue à simplifier l’action des services publics. Elle maintient en effet le principe d’un opérateur unique, en l’occurrence la Métropole, pour la propreté de cette portion de la rue Garibaldi.

Mais je voudrais saisir l’occasion de cette délibération pour évoquer le sujet de la propreté dans notre arrondissement.

Je suis régulièrement interpellée par des habitants du 6e arrondissement sur ce sujet. Ils me disent que la propreté, notamment des trottoirs, s’est dégradée ces derniers mois dans le 6e.

Les remarques portent sur différents aspects : déjections canines, de plus en plus nombreuses, détritus, verres cassés, notamment aux abords des silos de collectes, mégots, et bien sûr masques.

Certains riverains de la place Brosset se plaignent également d’odeurs d’urine aux abords de cette place… (désolée de ce détail concret)

Si ce sentiment de dégradation de la propreté est partagé par de nombreux habitants, il est cependant difficile à objectiver. Disposez-vous de statistiques de signalement de toodego qui permettraient par exemple de mettre en rapport la situation avec les années précédentes ?

Par ailleurs, quelles sont les actions concrètes que vous mettez en place, Monsieur le Maire du 6e arrondissement, madame l’adjointe à la voirie et à la propreté, pour améliorer la propreté de nos rues et ainsi améliorer le cadre de vie de chacun d’entre nous ?

Je vous remercie pour les réponses que vous apporterez à ces questions, et je voterai pour cette délibération.