Conseil du 6e Arrondissement de Lyon – Lundi 15 février 2021

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Le Conseil du 6e Arrondissement de Lyon s’est réuni hier soir pour débattre du Pacte de cohérence métropolitain. Vous trouverez ci-dessous l’intégralité de mon intervention :

« Monsieur le Maire, chers collègues,

Le pacte de cohérence métropolitain fixe le cadre des relations entre la Métropole de Lyon et chacune des 59 communes qui la compose, et ce pour la durée du mandat. C’est donc un document extrêmement important pour notre territoire. Avant son approbation, chaque commune est sollicitée pour émettre un avis sur ce pacte, et nous sommes réunis ce soir pour débattre de l’avis de la commune de Lyon.

C’est une fois de plus dans la précipitation que nous devons nous prononcer sur un document pourtant primordial pour l’avenir de notre ville. Cela commence à être une habitude de ces nouveaux exécutifs.

Et une fois de plus, malgré leurs grands discours sur la co-construction, l’horizontalité ou la participation, on ne peut que constater un réel problème de méthode. Ainsi, en Conférence métropolitaine des Maires du 29 janvier dernier, moins de la moitié des maires de la Métropole, seulement 26, ont voté pour ce pacte, tandis qu’ils étaient 16 à voter contre et 14 à s’abstenir. Pour mémoire, en décembre 2015 le précédent pacte avait lui été approuvé par 47 Maires (dont 5 avec réserves) et seulement 11 avaient voté contre, et ce grâce à une réelle concertation et un travail en commun avec l’ensemble des Mairies de l’agglomération.

Comment garantir « notre bonne articulation et nos succès commun » avec une adhésion aussi faible des Maires ?

Ce pacte 2021-2026 reprend les grandes lignes du pacte précédent, celui de 2015-2020, et une bonne part de son contenu. Il a subi une opération de greenwashing, les titres rouges, couleur du logo métropolitain, ont été remplacés par des titres verts, ce qui pourrait faire sourire s’il ne s’agissait que de communication et pas d’un projet structurant d’agglomération pour 6 ans. Ce pacte entérine 7 nouveaux axes thématiques, qui correspondent aux priorités politiques de la Majorité. Je constate, et je regrette fortement, des absences : l’absence du sujet de la gestion de l’épidémie, de la prévention, des soins, de la vaccination et de la protection collective, ou l’absence de volet sur la sécurité et plus encore celui sur l’accompagnement des jeunes et des étudiants, pourtant fortement touchés par la crise que nous traversons, alors qu’il s’agissait d’un axe important de mutualisation et de potentiel transfert de compétence.

Je regrette d’ailleurs que le pacte ne parle que de « coopération » et n’évoque jamais ni mutualisation de services, ni décentralisation, ni transferts de compétences. C’est pourtant par ces biais que l’on peut mettre en place de véritables synergies dans les politiques publiques et améliorer le service rendu aux Grandlyonnais. Ce pacte est un véritable outil pour poursuivre la démarche de simplification administrative qu’a constitué la création de la Métropole. Il permet de continuer à chercher la meilleure subsidiarité, à expérimenter pour des politiques adaptées au territoire. Ce pacte n’aborde pas du tout ces enjeux. A ce titre on peut dire qu’il manque clairement d’ambition, voire de vision. Et, à sa lecture, il est difficile de voir comment les coopérations citées prendront réellement corps.

Au-delà de ces manques dans la vision, dans la méthode et dans le contenu, j’ai lu avec attention ce document et il n’y a aucune des mesures proposées au sujet de laquelle je puis dire que je n’adhère pas.

Je m’interroge cependant sur la manière dont sera mis en œuvre ce pacte. De nombreux élus ont été laissés de côté lors de son élaboration et semblent devoir le rester, tout au long du processus.

Je parle ici notamment des conseillers métropolitains, qui ne feront pas partie des comités de pilotage et de suivi. Ils sont pourtant des représentants des citoyens de notre Métropole. Désormais, élus au scrutin universel direct, leur rôle aurait dû être réinterrogé et ils devraient pouvoir représenter leurs concitoyens dans les Conférences Territoriales des Maires et dans chacune des instances que la Métropole prévoit de créer pour permettre le dialogue entre le central et les territoires.

Je parle également des conseillers municipaux et d’arrondissement de notre ville. Conseillers municipaux et d’arrondissements qui ne savent pas, à l’heure où nous parlons, s’ils pourront participer à l’élaboration des projets de territoires. Ces projets de territoires auront pourtant un impact réel et important sur les conditions de vie des Lyonnaises et des Lyonnais par qui ils ont été élus.

Nous ne savons pas non plus quelle sera la place exacte des arrondissements dans la mise en œuvre de ce pacte de cohérence.

Le nouvel exécutif métropolitain a fait un pas en avant dans la reconnaissance des maires d’arrondissements qui siègent désormais de plein droit dans la conférence métropolitaine des Maires ainsi que dans la toute nouvelle Conférence Territoriale des Maires de Lyon.

Mais au-delà ? Le pacte affirme vouloir renforcer le lien entre communes et Métropole grâce aux conférences territoriales des Maires. Doit-on en déduire que des relations directes entre la Métropole et les arrondissements lyonnais seront établies ? Ou que malgré la présence des Maires d’arrondissement en CTM, c’est bien la mairie centrale qui reste l’interlocutrice de la Métropole ?

Ce point n’est pas anecdotique. Il pose la question de la place de notre Ville au sein de sa Métropole, mais également de sa gouvernance et de l’équilibre entre le nécessaire renforcement de l’échelon de proximité qu’est l’arrondissement et le maintien de l’unité de notre Ville.

Enfin quelle sera la place des mairies d’arrondissement dans l’élaboration du projet de territoire lyonnais ? Quelle sera également la place des élus d’arrondissements ? Prévoyez-vous Monsieur le Maire du 6ème arrondissement de nous associer aux discussions que vous aurez en CTM ?

En conclusion, malgré tous les manques que j’ai pointés, ce document sur le fond ne peut être intégralement rejeté. Il reprend d’ailleurs assez largement le travail que nous avons fait lors du mandat précédent et compte donc poursuivre en partie ce travail. Et je m’en félicite. Cependant, il reste trop d’interrogations et de défauts de participation dans la méthode pour pouvoir le soutenir. C’est la raison pour laquelle je m’abstiendrai sur ce rapport.

Je vous remercie. »

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Le logement : un engagement républicain contre la précarité

Cette semaine je vous propose un focus sur mon travail en matière de politique logement.

 

Dans un premier temps, au niveau local, à l’échelle de Lyon et de sa Métropole.

La demande en logements sociaux est grandissante sur notre territoire, notamment du fait de l’augmentation de la précarité mais aussi pour des raisons démographiques. La crise sanitaire que nous connaissons n’arrange rien à la situation.

Lors du Conseil du 6ème Arrondissement du 7 décembre, je suis intervenue sur l’engagement triennal pour la production de logements sociaux qu’a proposé la Ville de Lyon. Dans mon propos, j’ai montré le manque de vision sur les questions d’urbanisme et de logement de la nouvelle municipalité écologiste. J’ai insisté sur le besoin de logements en ville pour tous, les plus précaires comme les professions intermédiaires qui peinent à se loger à Lyon. Pour eux tous, il faut agir vite, il faut construire.

Je vous propose de retrouver ci-dessous mon intervention en intégralité ⤵️

 

« Monsieur le Maire,

Chers collègues,

Cette délibération porte sur l’engagement triennal de la Ville de Lyon en matière de production de logements sociaux, pour la période 2020-2022.

L’ambition lyonnaise en matière de production de logements sociaux est ancienne. Le bilan des deux précédentes périodes triennales en témoigne puisque la production de logements sociaux a été supérieure de près de 20% aux objectifs fixés par l’État.

Or cette production de logements sociaux est essentielle pour respecter la loi SRU mais surtout pour assurer à Lyon, à nos quartiers, une bonne mixité sociale, et ce même en cœur de ville.

La mixité sociale est, je le crois, une condition essentielle pour redonner du sens à l’idée d’égalité des chances et surtout pour lutter contre le repli sur soi. Nous devons le réaffirmer constamment et cela doit guider notre action publique.

Cette délibération se donne donc pour ambition de construire 6000 logements sociaux à Lyon en 3 ans, soit 2000 par an. C’est 400 logements de plus par an que l’engagement des deux périodes précédentes et c’est plus de 300 logements supplémentaires par an par rapport à ce qui a été produit entre 2017 et 2019.

C’est donc un objectif TRES ambitieux que se fixe ainsi la Ville de Lyon et j’y souscris. C’est pourquoi je voterai cette délibération. J’espère toutefois que cette délibération sera bien mise en œuvre et qu’il ne s’agit pas là d’un vœu pieux ou d’une simple opération d’affichage. J’ai en effet quelques doutes sur la capacité à réaliser cet objectif de la Mairie.

Les nouveaux exécutifs sont installés depuis cinq mois, à la Ville comme à la Métropole. Mais on peine encore à voir s’esquisser leur véritable vision sur les questions d’urbanisme et de logements. Les quelques signes que l’on perçoit sont même assez contradictoires.

Ainsi j’ai entendu la vice-présidente de la Métropole en charge de l’urbanisme expliquer qu’il fallait construire du logement en reconstruisant la ville sur la ville plutôt que de consommer des terres agricoles. Je souscris pleinement à ce discours. Je travaille au 0% d’artificialisation des sols et j’ai cosigné des amendements en ce sens lors du Projet de Loi de Finances 2021. Mais quand dans le même temps elle explique qu’il faut arrêter de densifier, je ne comprends plus. Comment construire plus de logements, tout en préservant les espaces naturels et agricoles, si ce n’est en densifiant ?

Notre ville, et plus largement notre métropole, sont des territoires attractifs, et pour ma part, j’espère qu’ils le resteront. De nombreuses personnes veulent s’installer durablement à Lyon. Souhaitons-nous les accueillir ? Allons-nous en être capables ? Comment souhaitons-nous le faire ?

L’encadrement des loyers, ça ne fait pas une politique de logement. Si l’on veut satisfaire les besoins en logements d’aujourd’hui et de demain, il faut produire du logement, il faut en produire également dans le cœur de la Métropole, à Lyon, et il faut en produire vite. Nous sommes fin 2020. Plus que de 2 ans pour produire les 6000 promis ici.

J’avoue avoir du mal à comprendre comment la Ville de Lyon et son nouveau Maire comptent réaliser ces objectifs de production de logements sociaux. L’objectif est-il de ne plus construire que des logements sociaux ? D’abandonner la mixité ? S’agit-il de racheter des logements du parc privé pour en faire des logements sociaux ? Se faisant diminuer le parc privé et augmenter le parc social sans construire ?

 Cette dernière option poserait deux problèmes.

Le premier serait celui du financement. Aujourd’hui une part importante de la production de logements sociaux est issue d’opérations portées par le privé. Sans nouveau chantier, plus de production privée.

Le deuxième serait celui du modèle de ville que nous voulons. Voulons-nous d’un côté un marché du logement privé qui se rétrécit, et donc dont les prix augmentent encore plus, et de l’autre une offre de logement social élargie sans offre intermédiaire ? Voulons-nous prendre le risque de voir la ville devenir inaccessible aux classes moyennes, comme est en train de le devenir Paris ? Est-ce là la mixité sociale que nous voulons ?

 Personnellement je ne le veux pas. Au contraire, j’ai cosigné ce week-end une tribune dans le JDD où je réaffirme ma volonté de renforcer cette mixité sociale grâce au logement et de recréer de la mixité au sein même du parc social. Il faut que le parc de logements sociaux accueille à la fois des ménages dans le besoin et des travailleurs prioritaires de la nation, des personnels hospitaliers, des enseignants, des policiers, des caissières, des éboueurs, des commerçants du quartier, dont nous avons tous constaté l’importance pendant la crise. Ils ont pu être les grands oubliés de la République, nous devons leur assurer un logement, dans la ville et non en lointaine banlieue.

J’espère que la Ville de Lyon et la Métropole de Lyon s’engageront pour le logement et pour la mixité sociale, au-delà d’un encadrement des loyers idéologique qui ne permettra pas de construire plus ou mieux si les chantiers ne démarrent pas rapidement. Et j’espère surtout que cet objectif de 6000 logements sociaux en 3 ans n’est pas une vaine promesse.

Je vous remercie. »

 

À l’échelle nationale, j’ai cosignée une tribune parue dans le JDD du 5 décembre, proposée par la ministre déléguée chargée du Logement, Emmanuelle Wargon, et d’autres élus adhérents de Territoires de Progrès. Cette tribune alerte sur la nécessité d’en finir avec les « ghettos », avec l’entre soi. Nous pensons que le logement est un point de départ pour un nécessaire sursaut républicain.

Je vous propose de lire cette tribune ci-dessous ⤵️

 

« Alors que le pays est secoué par une crise sanitaire sans précédent, demain crise économique et sociale aux lourdes conséquences pour nombre d’entre nous, le besoin est plus fort que jamais de refonder notre unité nationale et de faire corps. La question commune à ces crises est en effet celle du vivre-ensemble, fondement de l’idée républicaine, mais aussi défi de l’action publique moderne. Or le logement est un lieu central de socialisation et de ‘l’être ensemble’. C’est pourquoi une politique ambitieuse en la matière peut constituer le point de départ d’un sursaut républicain.

Tout au long de l’année 2020, la crise sanitaire du Covid-19 a mis en évidence les souffrances de nombreuses familles françaises : isolement géographique et social, étroitesse des logements, insalubrité et nuisances diverses, éloignement des services publics et des espaces de vie commune, etc. La crise des Gilets Jaunes les avait déjà mises en évidence, mais le confinement a aussi révélé des conditions de vie difficiles et douloureuses dans de nombreuses villes et banlieues, où les Français ont parfois pu être cloîtrés dans des appartements étroits et sans accès aux espaces verts.

Nous avons entendu leur insatisfaction vis-à-vis de l’habitat et du logement en France, ainsi que leur besoin de lien social de proximité, d’entraide à l’échelle du quartier, de solidarité fondée sur le tissu associatif et le contact entre voisins. Le repli à l’échelle du quartier, de l’immeuble, voire même du simple foyer, a exacerbé l’inégalité des chances que ressentent nombre de nos concitoyens lorsque la concentration des difficultés économiques et sociales est trop forte dans leur ‘espace de vie’.

La mixité sociale à l’échelle d’un quartier ou d’une ville est aujourd’hui une condition essentielle pour retrouver une certaine unité nationale, redonner du sens à l’idée d’égalité des chances et lutter contre le repli sur soi.

Pour déclencher un réveil républicain rapide de notre société, l’objectif est simple : il faut en finir avec les ‘ghettos’, avec l’entre soi et redonner à nos concitoyens l’envie de faire société, de partager entre voisins de palier, d’immeuble, de quartier, et d’être solidaires en toute situation. Il faut, pour atteindre ce but, déployer des moyens humains et financiers à la hauteur de nos ambitions. En recréant de la mixité au sein du parc social, nous favoriserons le dialogue, l’échange, l’entraide ; en somme, nous poserons les bases d’un nouveau pacte solidaire et républicain.

Deux efforts sont aujourd’hui nécessaires en matière de logement. Nous souhaitons d’abord recréer de la mixité dans le logement social. Il faut que le parc de logements sociaux accueille à la fois des ménages dans le besoin et des travailleurs prioritaires de la nation, personnels hospitaliers, enseignants, policiers, caissières et éboueurs, commerçants du quartier, dont nous avons tous constaté l’importance pendant cette période de crise. Ils ont pu être les grands oubliés de la République, c’est à nous de leur assurer un logement, main dans la main avec les bailleurs et les collectivités territoriales.

Pour réussir cette opération de mixité, il nous faut aussi et parallèlement bâtir, construire de nouveaux logements sociaux, transformer nos villes et nos banlieues. C’est pourquoi nous devons réviser les obligations des collectivités territoriales, dans le cadre de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU), qui fixe les obligations des collectivités territoriales en matière de construction de logements sociaux jusqu’en 2025. Cette loi est régulièrement évaluée et le gouvernement a d’ailleurs veillé à ce que là où les engagements n’étaient pas tenus, les élus soient sanctionnés. Au-delà des promesses, nous avons l’obligation de proposer une alternative de vie réelle à chacun, à l’écoute de ses besoins, et de préparer l’avenir au-delà de l’échéance de 2025.

Nous ne pouvons pas continuer à ajouter de la pauvreté à la pauvreté, nous devons poursuivre nos efforts pour lutter contre l’assignation à résidence et donc redéfinir les règles de vie dans le logement social. Une répartition équilibrée des attributions de logements, qui laisse place à une plus grande mixité sociale, et un nouveau choix géographique pour l’implantation des logements sociaux et des centres d’hébergement d’urgence, non plus à la frontière des villes mais à proximité des services publics ou des lieux où se trouvent les emplois et les formations, voilà notre ambition pour redonner vie aux notions de vivre-ensemble, d’égalité et de citoyenneté. »

 

Les signataires : 

Emmanuelle Wargon, ministre déléguée auprès de la ministre de la Transition écologique, chargée du Logement

Saïd Ahamada, député des Bouches-du-Rhône

Christophe Arend, député de Moselle

Sophie Beaudoin-Hubière, députée de Haute-Vienne

Belkir Belhaddad, député de Moselle

Jacky Bontemps, délégué aux relations institutionnelles et syndicales, membre du comité exécutif de Territoires de Progrès (TdP)

Deniz Boy, membre du comité exécutif de TdP

Anne Brugnera, députée du Rhône

Alain Calmet, membre du comité exécutif de TdP

Aude de Castet, déléguée nationale aux relations avec les élus, membre du comité exécutif de TdP

Lionel Causse, député des Landes

Emilie Chalas, députée de l’Isère

Christophe Chamoux, membre du comité exécutif de TdP

Francis Chouat, député de l’Essonne

Stéphanie Do, députée de Seine-et-Marne

Yves Durand, président du Conseil national, membre du comité exécutif de TdP

Pascale Fontenel-Personne, députée de la Sarthe

Alexandre Freschi, député du Lot-et-Garonne

Véronique Hammerer, députée de Gironde

Xavier Iacovelli, sénateur des Hauts-de-Seine

Benjamin Igranaissi, délégué à l’organisation, membre du comité exécutif de TdP

Anissa Kheder, députée du Rhône

Bernadette Laclais, trésorière, membre du comité exécutif de TdP

Anne-Christine Lang, députée de Paris

Brigitte Liso, députée du Nord

Jacqueline Macquet, députée du Pas de Calais

Sandra Marsaud, députée de Charente

Félix Meysen, secrétaire général adjoint, membre du comité exécutif de TdP

Monica Michel, députée des Bouches du Rhône

Jean-Michel Mis, député de Loire

Catherine Osson, députée du Nord

Michèle Peyron, députée de Seine-et-Marne

François Pupponi, député du Val-d’Oise

Rémy Rebeyrotte, député de Saône et Loire

Roland Ries, président du conseil politique, membre du comité exécutif de TdP

Cécile Rilhac, députée du Val-d’Oise

Laurianne Rossi, députée des Hauts-de-Seine

Gilles Savary, délégué général de TdP

Stéphane Testé, député de Seine-Saint-Denis

Irène Tolleret, députée européenne

Ergün Toparslan, membre du comité exécutif de TdP

Stéphane Travert, ancien ministre, député de la Manche

Stéphane Trompille, député de l’Ain

Pierre Venteau, député de Haute-Vienne

Murielle Verges-Caullet, conseillère régionale, membre du comité exécutif de TdP

Dominique Villemot, membre du comité exécutif de TdP

 

 

 

Conseil du 6e arrondissement du 9 novembre 2020 – Intervention reconversion du musée Guimet

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Monsieur le Maire, Mes chers collègues,

Je me réjouis de cette délibération au bénéfice des acteurs culturels, j’en remercie la ville de Lyon et également les services qui ont fait un gros travail d’instruction des demandes.

Je souhaitais profiter de cette délibération pour aborder un sujet important pour notre arrondissement, dont nous n’avons pas débattu, à savoir la réhabilitation du musée Guimet.

Comme vous le savez, un projet a été lancé sous le mandat précédent, projet qui prévoyait une réhabilitation du bâtiment historique et l’accueil de deux institutions, le service archéologique de la Ville de Lyon et des ateliers de la maison de la danse. Nous avons appris il y a peu, par la presse, que le nouvel exécutif a décidé l’arrêt de ce projet.

Cette décision a été prise de façon brutale et sans concertation avec la Maison de la Danse. C’est une méthode dont nous commençons à avoir l’habitude. Cela montre à quel point le Maire fait peu de cas des acteurs de la ville et sa notion de la concertation semble à géométrie variable.

Les ateliers de la Danse verront semble-t-il le jour (c’est ce que nous avons appris dans la presse) dans le 8e arrondissement, sur le tènement du groupe scolaire Kennedy. Mais à quelle échéance ? Et le projet sera-t-il aussi ambitieux que le précédent ? Il est permis d’en douter. Avec quel budget se fera-t-il ? Car ce projet comptait plusieurs financeurs dont on ne sait pas s’ils seront favorables au nouveau projet. Cette décision d’arrêt, c’est 5 ans de travail perdu… Un véritable renoncement, une perte d’ambition et pour la culture et pour notre Ville où la danse occupe une place si particulière.

Se pose également la question du service archéologique, qui fait la fierté de notre Ville, qui continuera donc d’occuper des locaux inadaptés dans l’ancienne école des Beaux-Arts puisqu’aucune autre idée n’a été émise à leur sujet.

Mais revenons dans notre arrondissement. Le musée Guimet a fermé ses portes il y a 13 ans. Son état se dégrade. Plus le temps passe, plus le coût d’une réhabilitation, toutes choses égales par ailleurs, augmente. On nous dit qu’on arrête ce projet pour des raisons financières. Mais est-ce bien là la véritable raison ? Il est permis d’en douter car si l’on met bout-à-bout le projet d’ateliers de la Danse dans le 8e, la nécessaire relocalisation du service archéologique et une rénovation du musée encore retardée, donc plus onéreuse, est-on vraiment sûr du gain financier ?

Je m’interroge également sur la volonté politique de rénover le musée Guimet. Cet abandon ne signe-t-il pas purement et simplement la fin de l’histoire de ce bâtiment emblématique de Lyon et plus particulièrement du 6ème ?

Le message est hélas clair. L’ambition culturelle et le patrimoine ne sont pas des priorités de cet exécutif, malgré les proclamations médiatiques. Car ce qui compte ce ne sont pas les mots mais les actes. Et pas d’acte plus clair qu’un arrêt de projet.

J’ai lu, Monsieur le Maire du 6ème arrondissement, que vous souteniez cet abandon de projet, qui avait pourtant été discuté avec vous en son temps. Je vous pose donc la question : quel projet alternatif soutenez-vous pour ce lieu emblématique et patrimonial de notre arrondissement ? Quel projet réalisable et adapté au lieu? Quelles garanties pouvez-vous apporter à ceux qui s’inquiètent de voir ce patrimoine continuer à se dégrader, faute de réhabilitation, peut-être de manière irréversible ?

Émile Guimet est un nom lyonnais connu nationalement et même au-delà dans l’histoire muséale. C’est une partie de l’histoire de Lyon, faite d’innovation, d’humanisme, de sciences, que vous abandonnez ainsi en vous associant à ce renoncement. Un renoncement qui me fait craindre un manque d’ambition mais surtout un manque de respect pour notre ville, pour son histoire, pour son patrimoine, pour ceux qui l’ont faite avant nous, si ce n’est un simple manque de connaissance de ce qu’est notre ville et un manque d’humilité de ne pas savoir s’inscrire dans une histoire sans rupture dommageable.

Je vous remercie.

Mon intervention au sujet de la maladie de Lyme lors du Conseil Municipal de la Ville de Lyon du 25 mars

Délibération : Approbation d’une convention de partenariat entre la Ville de Lyon, la Métropole de Lyon VetAgro Sup -institut d’enseignement supérieur et de recherche en alimentation santé animale, sciences agronomiques et de l’environnement- et l’ARS, visant à mettre en place une étude de caractérisation du risque Borréliose dans les parcs urbains et péri urbains

Monsieur le Maire,

Chers collègues,

L’approbation de cette convention est l’occasion de s’arrêter quelques instants sur ce partenariat entre la Ville de Lyon, la Métropole de Lyon, VetAgro Sup et l’ARSet surtout d’évoquer ce sujet de santé nationale.

Je voulais saisir cette opportunité afin de saluer le travail accompli par les équipes des différents partenaires, particulièrement de la Direction de l’Ecologie Urbaine de la Ville de Lyon à l’initiative de ce partenariat en 2018 et de souligner l’importance de la prévention et de la lutte contre la maladie de Lyme.

Cette maladie d’origine bactérienne transmise par morsure de tique peut conduire à des complications neurologiques, articulaires ou à une altération grave de l’état général.

Avec plus de 50 000 nouveaux cas par an, la Haute Autorité de Santé a défini des recommandations de bonne pratique en juin 2018 concernant la Borréliose de Lyme et autres maladies vectorielles à tiques.

Cependant cette maladie divise le milieu médical à l’heure où elle se propage.

(suite…)

Mon intervention au sujet de la requalification des places Tolozan et Louis-Pradel dans le 1er arrondissement de Lyon lors du Conseil de la Métropole du 18 mars 2019

Monsieur le Président,

Chers collègues,

© droits réservés
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Cette délibération, concerne la requalification des places Tolozan et Louis-Pradel dans le 1er arrondissement de Lyon.

Malgré des travaux de réparation entrepris en 2017, force est de constater que des dysfonctionnements persistent sur cet espace qui n’est décidément pas à la hauteur de son statut de porte d’entrée de la Presqu’île.

Cette requalification doit permettre à la fois de gérer les flux importants de piétons et de cycles qui viennent des Pentes comme du pont Morand, mais aussi de ménager des espaces de repos et de loisir, pour flâner qu’on soit du quartier ou de passage.

Cette requalification doit aussi permettre de végétaliser le secteur et par là-même de lutter contre les îlots de chaleur, pour une ville plus agréable et moins sensible aux périodes de canicules dont on sait qu’elles vont se multiplier et s’amplifier. C’est un enjeu important dans ce quartier dense du centre de Lyon.

Au-delà du confort des habitants et des usagers, ces espaces publics rénovés permettront de  mettre en valeur deux monuments lyonnais : l’opéra bien sûr, mais aussi la maison Tolozan, un de nos plus beaux hôtels particuliers du XVIIIe siècle et un témoin des grandes heures de la soierie lyonnaise.

(suite…)

Mon intervention au sujet du Nœud ferroviaire lyonnais – CPER lors du Conseil de la Métropole du 28 janvier

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Cette délibération porte sur des études relatives au désengorgement du nœud ferroviaire lyonnais, ainsi que sur une convention avec SNCF réseaux. Cette convention permettra de financer des études complémentaires en vue du débat public sur l’avenir du nœud ferroviaire lyonnais ainsi que de participer au financement de l’organisation de ce débat.

Comme vous le savez le nœud ferroviaire lyonnais est un carrefour important et l’un des principaux goulets d’étranglement du réseau ferré national.

C’est donc un enjeu majeur à court et long terme. À court terme, la congestion menace la régularité et la fiabilité des lignes de train qui desservent la Métropole.

À plus long terme, c’est toute l’accessibilité de notre Métropole qui  est en cause, alors même que nos politiques de mobilité tendent vers un renforcement des transports collectifs. Il sera en effet nécessaire d’augmenter les capacités de l’infrastructure si l’on veut améliorer la desserte de notre agglomération, à la fois en TER et en TGV.

C’est enfin un enjeu de mobilité national, en raison de la situation de carrefour stratégique de notre Métropole,  et du rôle majeur de la gare de la Part-Dieu, premier pôle de correspondance pour la SNCF.

© Tous droits réservés

(suite…)

Je vous souhaite une belle et heureuse année 2019 !

Mes chères concitoyennes, Mes chers concitoyens,

Je vous souhaite une bonne année 2019.

Je vous souhaite une bonne santé, de la satisfaction dans tout ce que vous entreprendrez et beaucoup de joie et de bonheur pour vous et vos proches.

Collectivement, je nous souhaite une année pleine d’action et de réussites.

En 2018, ensemble, avec le gouvernement d’Édouard Philippe, nous avons construit et voté des lois importantes pour notre pays. Pour lever les blocages qui empêchent nos concitoyens de construire leur avenir, pour protéger les plus vulnérables et lutter contre les inégalités de destin, pour améliorer l’éducation des enfants et la formation de chacun.

En 2018, nous avons légiféré pour maîtriser l’immigration et en même temps rendre notre droit d’asile plus effectif, pour interdire les néo-cotinéoïdes dangereux pour nos abeilles, pour transformer le lien entre l’administration et les citoyens par la confiance et la simplification, pour mieux accompagner les étudiants dans leur orientation et améliorer leurs conditions d’études, pour redonner à notre armée les moyens d’être la première armée d’Europe et deuxième du monde libre ou encore pour améliorer la détection de la fraude fiscale et sociale. Nous avons voté une réforme ferroviaire ambitieuse pour remettre notre réseau ferroviaire en bon état, ouvrir le secteur à la concurrence et donner à la SNCF tous les atouts pour être plus efficace et plus performante.

Nous avons adopté un budget dans la continuité de l’action engagée depuis le commencement du quinquennat. Il poursuit trois priorités : libérer l’économie et le travail, protéger les Français, investir pour l’avenir en préparant les défis de demain et en transformant l’action publique.

Nous avons également légiféré en urgence fin décembre pour mettre en œuvre dès janvier 2019 les mesures de hausse du pouvoir d’achat décidées suite au mouvement social des gilets jaunes.

En 2019, nous allons poursuivre ce travail. En abaissant l’âge de l’instruction obligatoire à 3 ans, en mettant en œuvre le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu pour plus de simplification et d’adaptation aux changements de vie. Nous poursuivrons nos efforts de maîtrise de la dépense publique.

En 2019 nous lancerons un grand débat national pour recueillir les avis et propositions des français sur les défis de demain. Fiscalité, écologie,

2019 sera également l’année des élections européennes. Un scrutin majeur pour notre continent et son avenir.

Chers habitants des 3ème, 6ème et 8ème arrondissements, en cette année 2019, vous

pouvez compter sur ma détermination et mon engagement pour Lyon et la 4ème circonscription. Pour vous rencontrer et répondre à vos demandes, je continuerai à vous rencontrer lors de mes permanences dans les quartiers, sur RV et sur les marchés de la circonscription. J’organiserai des réunions publiques mensuelles pour vous rendre compte de mon travail, répondre à vos questions et entendre vos propositions. Mon objectif est et toujours tisser le lien entre nos quartiers, notre ville et métropole et l’Assemblée.

Mes chers concitoyennes et concitoyens, je vous souhaite une bonne année 2019, pour vous et ceux qui vous sont chers, pour notre ville, pour la République, pour la France et pour l’Europe.

A bientôt

 

 

 

 

Mon intervention au sujet du Centre Léon-Bérard lors du Conseil Métropolitain du 5 novembre

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Je souhaite profiter de cette délibération relative au CLARA pour dire quelques mots sur le Centre Léon-Bérard, établissement de soins privé d’intérêt collectif, entièrement dédié à la cancérologie, situé dans le 8ème arrondissement de Lyon et que vous connaissez tous.

Cette délibération propose l’attribution de deux subventions d’équipement, dans le cadre de l’appel à projet « preuve de concept » du CLARA (Cancéropôle Lyon Auvergne-Rhône-Alpes).

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Cet appel à projet vise à soutenir des projets qui cherchent à établir des preuves de concept en oncologie. C’est une spécificité du CLARA. 8 projets ont été déposés, 6 ont été labellisés et deux seront soutenus par la Métropole, celui du Centre Léon-Bérard (projet PELICAN) et celui de Vet’Agro sup (projet UreStentPro).

Le projet PELICAN du Centre Léon-Bérard se déroulera d’octobre 2018 à octobre 2020. Il s’agit de démontrer que l’on peut exploiter les cellules contenues dans le liquide pleural de la plèvre pour le diagnostic et le traitement des patients. Il s’agit d’un projet de recherche associé à un industriel et aux débouchés potentiels nombreux sur plusieurs marchés : les biopsies liquides, la médecine personnalisée, les nouvelles technologies de séquençage ou encore l’analyse sur cellule unique, marchés qui pèseront plusieurs dizaines de milliards d’euros à l’horizon 2020.

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Inauguration de la pension de famille Armée du Salut 51 rue Germain Lyon 6ème arrondissement

 

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J’ai été invitée à prononcer une allocution à l’occasion de l’inauguration de la pension de famille portée par l’Armée du Salut au 51 Rue Germain dans le 6ème arrondissement de Lyon.

La voici retranscrite :

« Monsieur le Secrétaire Général de la Préfecture du Rhône, Préfet délégué pour l’égalité des chances,

Monsieur le Maire de Lyon,

Madame la Vice-Présidente de la Métropole de Lyon,

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement de Lyon,

Monsieur le Directeur des Programmes d’Inclusion Sociale,

Monsieur le Représentant de Lyon Métropole Habitat,

Vous tous habitants et travailleurs sociaux,

 

Le logement et l’emploi sont les deux défis prioritaires de notre pays.

Notre situation nationale sur le logement n’est pas satisfaisante. Nous le savons.

Et nous devons relever ce défi. Nous y travaillons d’ailleurs actuellement à l’Assemblée avec la future loi ELAN.

Pour relever ce défi, il faut regarder les problèmes en face et les dire afin de les résoudre.

Observer ce qui marche et ce qui ne marche pas constitue déjà un pas vers la résolution d’un problème.

Ne pas cacher ce qui ne marche pas pour le résoudre mais nommer aussi ce qui marche pour que cela fasse exemple.

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Mon intervention au sujet du quartier de Mermoz lors du Conseil de la Métropole du 22 janvier

Monsieur le Président,

Cher-e-s collègues,

La transformation du quartier Mermoz continue et entre dans sa deuxième grande phase avec l’opération Mermoz Sud. Notre groupe se félicite de cette délibération qui engage concrètement notre collectivité, au côté du bailleur social Grand Lyon Habitat, à transformer ce quartier à l’image de ce que nous avons déjà réalisé au nord de l’avenue Jean Mermoz.

Pour comprendre le sens de cette opération, il suffit de se remémorer ce quartier il y a encore quelques années : qui reviendrait aujourd’hui sur la démolition de l’autopont, sur la rénovation urbaine réalisée sur la partie nord qui offre aujourd’hui un habitat de qualité, mixte et avec une urbanité plus accomplie à ses habitants ?

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