Accélérons l’adoption de la proposition de loi sur l’avortement

Tribune publiée dans le JDD du 07/11/2020

J’ai co-signé cette tribune pour appeler le gouvernement à accélérer l’adoption de la proposition de loi sur l’avortement

Le droit à l’avortement est la cible d’une offensive conservatrice planétaire.
En France, l’égalité entre les femmes et les hommes a été érigée en grande cause du
quinquennat. Pourtant, ce droit fondamental y subit également des atteintes. Ce sont les
inégalités sociales et territoriales d’accès à l’avortement, dénoncées par les
professionnels de santé et les associations qui accompagnent les femmes depuis des
années. C’est aussi le refus par certains médecins de pratiquer une interruption volontaire
de grossesse, qui retarde parfois le processus.
Des voix tentent de freiner la navette parlementaire. Nous ne les laisserons pas y parvenir
L’Assemblée nationale a adopté le 8 octobre en première lecture une proposition de loi
transpartisane visant à renforcer l’accès à l’IVG. Le texte s’attaque à ces inégalités en
allongeant les délais légaux de 12 à 14 semaines de grossesse ou en permettant aux
sages-femmes de pratiquer des IVG instrumentales. Rien n’est gagné pour autant. Les
obstacles sont encore nombreux. Des voix individuelles et collectives s’opposent toujours
à ce texte et tentent de freiner la navette parlementaire. Nous ne les laisserons pas y
parvenir.
Nous, parlementaires engagés pour le droit à l’avortement, appelons le gouvernement à
reprendre la proposition de loi et à l’inscrire à l’ordre du jour du Sénat, pour en accélérer
l’adoption. Pour envoyer un message net à ceux qui veulent contrôler le corps des
femmes. Par respect pour la démocratie parlementaire. Et pour que l’IVG soit un droit réel
pour toutes les femmes.

Si le gouvernement est suspendu à la saisine du Comité consultatif national d’éthique
(CCNE), nous estimons que la défense du droit à l’avortement mérite mieux qu’un faux
débat. D’ailleurs, pourquoi avoir saisi le CCNE aussi tardivement, alors même que la
délégation aux droits des femmes de l’Assemblée nationale travaillait sur cette question
depuis plus d’un an?
La proposition de loi que nous soutenons n’est seulement pas la nôtre, c’est celle de toute
Certains prétendent que l’avortement à 14 semaines serait plus dangereux pour la santé
des femmes. Nous rappelons que nos voisins européens le pratiquent déjà bien au-delà
de nos 12 semaines réglementaires, et ce sans risque particulier. De plus, c’est oublier
l’impact d’une grossesse non désirée sur la santé des femmes. Les complications liées à
la poursuite d’une grossesse – qu’elles soient médicales ou psychologiques – sont bien
supérieures à celles liées à l’IVG.
La proposition de loi que nous soutenons n’est seulement pas la nôtre, c’est celle de
toute la société. Celles des femmes d’abord, contraintes d’aller avorter à l’étranger ou de
poursuivre une grossesse non désirée. Celle des associations, qui accompagnent
quotidiennement les femmes. Celle des professionnels de santé, qui nous alertent depuis
des années sur les difficultés d’accès à l’IVG. Celle enfin des progressistes qui affirment
le droit fondamental plein et entier des femmes à disposer librement de leurs corps. Nous
ne pouvons plus les faire attendre.

Les signataires : Cathy Apourceau-Poly (PCF), Clémentine Autain (LFi), Delphine Bagarry
(NI), Erwan Balanant (MoDem), Marie-Noëlle Battistel (PS), Guy Benarroche (EELV),
Esther Benbassa (EELV), Joël Bigot (PS), Hussein Bourgi (PS), Anne Brugnera (LREM),
Rémi Cardon (PS), Emilie Cariou (NI), Emilie Chalas (LREM), Annie Chapelier (Agir
Ensemble), Guillaume Chiche (NI), Laurence Cohen (PCF), Hélène Conway-Mouret (PS),
Marie-Pierre de la Gontrie (PS), Monique de Marco (EELV), Jérôme Durain (PS), Rémi
Féraud (PS), Caroline Fiat (LFi), Jean-Luc Fichet (PS), Paula Forteza (NI), Albane Gaillot
(NI), Guillaume Garot (PS), Raphaël Gérard (LREM), Hervé Gillé (PS), Laurence Harribey
(PS), Dimitri Houbron (Agir Ensemble), Victoire Jasmin (PS), Patrice Joly (PS), Régis
Juanico (PS), Eric Kerrouche (PS), Michel Larive (LFi), Annie Le Houerou (PS), Jean-Yves
Leconte (PS), Marion Lenne (LREM), Claudine Lepage (EELV), Marie-Noëlle Lienemann
(GRS), Monique Lubin (PS), Didier Marie (PS), Serge Mérillou (PS), Michelle Meunier (PS),
Marie-Pierre Monier (PS), Cécile Muschotti (LREM), Sébastien Nadot (NI), Danièle Obono
(LFi), Matthieu Orphelin (NI), Mathilde Panot (LFi), Valérie Petit (Agir Ensemble), Christine
Pirès Beaune (PS), Sébastien Pla (PS), Eric Pouillat (LREM), Angèle Préville (PS), Loïc
Prud’homme (LFi), Richard Ramos (MoDem), Muriel Ressiguier (LFi), Sylvie Robert (PS),
Laurence Rossignol (PS), Daniel Salmon (EELV), Hervé Saulignac (PS), Gabriel Serville
(GDR), Jean-Pierre Sueur (PS), Aurélien Taché (NI), Sophie Taillé-Polian (Génération.s),
Rachid Temal (PS), Jean-Claude Tissot (PS), Sylvie Tolmont (PS), Jean-Louis Touraine
(LREM), Boris Vallaud (PS), Sabine Van Heghe (MRC), Marie-Claude Varaillas (PCF),
Yannick Vaugrenard (PS), Michèle Victory (PS), Stéphane Viry (LR), Delphine Batho
(NI), Patrick Kanner (PS), Cédric Villani (NI).

LA NATION RECONNAISSANTE !

Tribune publiée sur Pompier.fr 18/10/2020

J’ai co-signé cette tribune pour saluer l’engagement de ces héros du quotidien que sont les pompiers.

En cette année 2020, temps de crise sanitaire majeure et de pandémie mondiale, la France se reconnaît plus encore dans ces valeurs cardinales qui constituent l’âme de la Nation. Elles sont multiples : l’altruisme, l’entraide et la solidarité, le secours et l’assistance, la préservation de la vie… elles s’articulent autour du triptyque républicain Liberté – Egalité – Fraternité.

Nous, représentants de la Nation dans sa diversité et ses différences, souhaitons, à la veille d’un congrès national des sapeurs-pompiers limité à la seule assemblée générale de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France pour cause de restrictions sanitaires, saluer l’engagement de ces héros du quotidien :

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À toutes celles et ceux qui revêtent l’uniforme au quotidien dans le cadre professionnel comme dans le cadre d’un engagement volontaire et citoyen, nous adressons notre sincère admiration et notre profonde gratitude.  

Par le nombre de vos interventions, une toutes les 7 secondes en France, par la pluralité des missions menées -les terribles intempéries survenues dans les Alpes-Maritimes en sont un tragique témoignage- vous rappelez la place de l’humain au cœur de nos sociétés et l’exigence de construire une solidarité sans faille.

Au-delà des mots et derrière les schémas, les modèles, les organisations, les représentations, vous, femmes et hommes en qui résident une volonté absolue de répondre aux appels au secours, un désir insurmontable de secourir trop souvent au péril de vos vies, vous incarnez l’expression d’un humanisme qui honore la France.

Face aux violences dont vous êtes trop souvent les victimes, aux risques sanitaires, climatiques, terroristes, industriels dont l’ampleur s’aggrave et la récurrence augmente, notre République sait pouvoir compter sur celles et ceux pour qui la devise est courage et dévouement.

Dans ce contexte, nous parlementaires, souhaitons rappeler par une déclaration républicaine unanime et déterminée que les sapeurs-pompiers de France, comme l’ensemble des forces de sécurité civile, ont de nombreux devoirs qu’ils remplissent chaque jour, mais ils ont aussi des droits, notamment la reconnaissance et la protection de la Nation. 

Reconnaître la qualité de notre système de secours et d’assistance c’est aussi reconnaître l’impératif de le préserver, il est unique au monde.

 

Députés signataires :

 Fabien Matras, Pierre Morel-À-L’Huissier, Christophe Castaner, Yaël Braun-Pivet, Arnaud Viala, Vincent Bru, Huguette Tiegna, , Naïma Moutchou, Rémy Rebeyrotte, Xavier Batut, Mireille Robert, Didier le Gac, Patricia Mirallès, Pascale Boyer, Anne-Laurence Petel, Catherine Kamowski, Caroline Abadie, Séverine Gipson, Lionel Causse, Jean-Claude Leclabart, Jean-Marie Fievet, Jean-Pierre Pont, Carole Bureau-Bonnard, Eric Poulliat, Anthony Cellier, Stéphane Mazars, Jean-Pierre Cubertafon, Guillaume Kasbarian, Jean-Marc Zulesi, Julien Aubert, Stéphane Trompille, Aude Bono-Vandorme, Stéphane Buchou, Guy Bricout, Thibault Bazin, Michel Zumkeller, Sophie Errante,  Alain Perea,  Alexandra Louis, Anaïs Jatière, Anissa Kheder, Anne Brugnera, Carole Grandjean, Delphine Bagarry, Julien Borowczyk,  Françoise Dumas, , Guillaume Chiche, Jean Lassalle,  Jean François Eliaou,  Lise Magnier ,  Marie Tamarelle-Verhaeghe,  Patrice Perrot,  Pierre Cabaré,  Raphaël Gauvain,  Sira Sylla,  Valérie Petit, Agnès Thill, Alain David, Alexandra Valetta Ardisson, Alice Thourot, Anne Blanc, Annie Chapelier,Annie Vidal, Aude Luquet, Barbara Bessot Ballot, Béatrice Descamps, Bénédicte Peyrol, Bernard Deflesselles, Bernard Perrut, Bertrand Sorre, Bruno Joncour, Bruno Questel, Buon Tan, Camille Galliard-Minier, Caroline Janvier, Cécile Muschiotti, Cécile Untermaier, Charles de Courson, Christine Pires Beaune, Christophe Lejeune, Christophe Naegelen, Corinne Vignon, Cyrille Isaac-Sibille, Damien Adam, Daniel Labaronne, , Danièle Hérin, Danielle Brulebois, Dominique Potier, Émilie Guerel, Emmanuelle Antoine, Éric Alauzet, Eric Ciotti, Fabien Gouttefarde, Fabienne Colboc, Fabrice Brun, Florence Morlighem, François André, François Cormier-Bouligeon, François Jolivet, François-Michel Lambert, Frédéric Barbier, Frédéric Reiss, Frédérique Dumas, Frédérique Meunier,  Guillaume Gouffier-Cha, Guillaume Larrivé, Hervé Berville, Hervé Pellois, Jacqueline Dubois, Jacques Cattin, Jacques Marilossian, Jean François Mbaye, Jean Terlier, Jean-Bernard Sempastous, Jean-Charles Colas-Roy, Jean-Claude Bouchet, Jeanine Dubié, Jean-Jacques Bridey, Jean-Luc Fugit, Jean-Marie Sermier, Jean-Michel Mis, Jean-Paul Dufrègne, Jennifer De Temmerman, Laetitia Avia, Laurence Maillart-Méhaignerie, Laurence Trastour-Isnart, Laurianne Rossi ,Loïc Dombreval, Marc Delatte, Marie Guévenoux, Didier Paris, Marine Brenier, Meyer Habib,  Monique Limon, Nathalie Bassire, Nathalie Sarles, Nicole Dubré-Chirat, Nicole Trisse, Olivier Damaisin, Pacôme Rupin, Pascal Bois, Patrick Hetzel, Philippe Chalumeau, Pierre-Yves Bournazel, Raphaël Gérard, Régis Juanico, Sandra Marsaud, Sandrine Josso, Sandrine Le Feur, Sébastien Cazenove, Sonia Krimi, Sophie Beaudouin-Hubiere, Sophie Mette, Stéphane Baudu, Stéphane Claireaux, Stéphane Testé, Stéphane Viry,  Sylvia Pinel, Thierry Benoit, Thomas Gassilloud, Thomas Rudigoz, Valérie Oppelt, Valérie Thomas, Valérie Gomez-Bassac, Véronique Hammerer, Vincent Thiébaut, Virginie Duby-Muller, Xavier Paluszkiewicz, Xavier Roseren, Yannick Haury,  Yves Daniel, Sereine Mauborgne, Florence Granjus

Pour une vaccination massive et solidaire contre la grippe

Tribune publiée dans le JDD le 19/09/2020

J’ai co-signé cette tribune pour demander une vaccination plus systématique contre la grippe, compte tenu de la situation sanitaire.

La chance sourit aux esprits préparés », disait Pasteur. Pour avoir la chance de limiter les conséquences du Covid-19, il faut nous préparer en adoptant une politique de prévention systématique. Ainsi, dans l’attente d’un vaccin spécifique, appliquons scrupuleusement les mesures d’hygiène : port massif du masque, lavage régulier des mains, distanciation sociale, gestes barrières, éviction sociale en cas de contamination. 

Néanmoins à l’approche de l’hiver, le risque est grand de voir s’entrechoquer le Covid-19 avec la grippe, elle-même responsable de 10.000 morts environ chaque année.

Cette cohabitation épidémique pourrait s’avérer délétère en entraînant des retards de diagnostics, en provoquant des complications chez les plus fragiles d’entre nous et en engendrant un afflux massif de malades dans les hôpitaux. Se vacciner contre la grippe deviendra dès cet automne un enjeu de santé publique et surtout un acte citoyen en faveur de sa santé et de celle des autres.

Depuis 2018, nous avons souhaité rendre la vaccination plus systématique. Cette volonté affirmée de notre majorité permet aujourd’hui d’éviter les résurgences de rougeole ou de méningite.

Dès lors, l’effort doit être anticipé, solidaire et citoyen. L’anticipation tout d’abord, c’est la commande récente par Olivier Véran d’un stock de 13 millions de doses de vaccins antigrippaux, soit bien plus que les années précédentes.

Anticiper c’est également prévoir des campagnes de vaccination partout en autorisant tous les professionnels de santé à détenir un stock de vaccins contre la grippe et le pneumocoque. Cela permettrait de proposer systématiquement une vaccination aux patients et tout particulièrement aux personnes à risque (diabète, pathologies cardiaques, …) et plus de 65 ans.

Le collectif c’est l’accès pour tous aux vaccins, un accès pécuniaire que la Sécurité Sociale garantit pour les personnes à risques et les plus de 65 ans. Mais nous pourrions aller plus loin si les mutuelles offraient cette année la prise en charge du vaccin contre la grippe à tous les français.

L’esprit citoyen enfin. C’est à chacun d’entre nous de l’exprimer en nous vaccinant et en promouvant la vaccination autour de nous. 

C’est pour cette raison que, nous, députés de la majorité signataires de cette tribune, nous engageons à nous faire vacciner contre la grippe cette année car nous sommes depuis toujours convaincus de l’intérêt de la vaccination.

Jamais depuis la dernière Guerre Mondiale, le sort de nos vies et de notre pays n’a reposé autant sur l’engagement personnel. Nous le savons maintenant, la guerre contre le coronavirus s’inscrit dans un temps long.

Avec la rentrée, une bataille capitale est en train de se jouer. Gagnons celle-ci grâce au respect strict des mesures d’hygiène et du port du masque. Le prochain combat se jouera sur le terrain du risque d’épidémie croisée. Evitons cet affrontement en nous faisant vacciner massivement contre la grippe.

Nous attendons toutes et tous avec impatience le vaccin contre le coronavirus. Profitons d’ores et déjà des vaccins existants car ils sont nos meilleurs alliés dans cette lutte contre les virus.

La liste des signataires :

Julien BOROWCZYK, Sereine MAUBORGNE, Annie VIDAL, Bruno BONNELL, Jean- Charles COLAS-ROY, Saïd AHAMADA, Véronique RIOTTON, Thierry MICHELS, Pierre VENTEAU, Ludovic MENDES, Damien ADAM, Laurence GAYTE, Monique LIMON, Hervé PELLOIS, Fabien GOUTTEFARDE, Aurore BERGÉ, Benjamin GRIVEAUX, Graziella MELCHIOR, Marion LENNE, Didier BAICHÈRE, Marie TAMARELLE-VERHAEGHE, Laëtitia ROMEIRO DIAS, Mireille ROBERT, Jean-Louis TOURAINE, Cédric ROUSSEL, Jean-René CAZENEUVE, Nicole DUBRÉ-CHIRAT, Laurence VAUCEUNEBROCK- MIALON, Anne BRUGNERA, Jean-Luc FUGIT, Carole BUREAU-BONNARD, Séverine GIPSON, Yannick HAURY, Monique IBORRA, Émilie GUÉREL, Jean-Marc ZULESI, Charlotte LECOQ, Fannette CHARVIER, Jean-Marie FIÉVET, Nathalie SARLES, Jean- Michel MIS, Marc DELATTE, Yannick KERLOGOT, Philippe CHALUMEAU, Thomas RUDIGOZ, Éric ALAUZET, Benoît POTTERIE, Véronique HAMMERER, Stéphanie RIST, Frédéric DESCROZAILLE, Anne GENETET, Dominique DA SILVA, Monica MICHEL, Bertrand SORRE, Daniel LABARONNE, Stéphane TESTÉ, Françoise DUMAS, Huguette TIEGNA, Brigitte LISO, Anne-Laure CATTELOT, Pascale FONTENEL-PERSONNE, Nicole TRISSE, Béatrice PIRON, Stéphane BUCHOU, Martine LEGUILLE-BALLOY, Jacques KRABAL, Rémy REBEYROTTE, Danielle BRULEBOIS, Marie-Christine VERDIER- JOUCLAS, François DE RUGY, Fadila KHATTABI, Liliane TANGUY, Christine HENNION, Sylvie CHARRIÈRE.

Appel au patriotisme touristique

Tribune publiée dans Le Figaro le 21/04/2020

J’ai co-signé cette tribune pour encourager les Français à effectuer des activités touristiques en France après le confinement.

L’État prendra des mesures pour soutenir le secteur touristique français (hôtellerie, restauration, patrimoine…), mais les touristes étrangers ne pourront pas venir tout de suite. À l’appel des députés Didier Martin et Marguerite Deprez-Audebert, une soixantaine de parlementaires invitent les Français à soutenir le secteur touristique après la levée du confinement.

Pour le tourisme, les jours d’après seront déterminants.Avec l’épidémie du Covid-19, la France vit la crise la plus importante de son histoire depuis 1945. Afin d’éviter la propagation du virus et la dégradation de la situation sanitaire, les Français sont dorénavant confinés chez eux. Avec une perte estimée entre 6 et 8 %, l’activité économique a fortement ralenti et continuera de décroître dans les semaines à venir.

Pour lutter contre cette récession, un plan de relance comprenant notamment des mesures destinées à soutenir l’industrie touristique sera présenté d’ici l’été. Permettre un rebond rapide de ce secteur stratégique représentant 7,2% du PIB et environ 2 millions d’emplois directs et indirects est indispensable.

Depuis près d’un mois et pour un temps encore indéterminé puisqu’ils ne pourront rouvrir le 11 mai, nos cafés, nos restaurants, nos hébergements, nos lieux culturels et patrimoniaux sont fermés. Alors que les vacances de Pâques ont débuté le 4 avril et prendront fin le 4 mai, cette période de congés, sans départ en vacances des Français, est une épreuve considérable à surmonter pour les professionnels du tourisme.

Cette filière ainsi que les services qui y sont rattachés font partie des secteurs les plus fortement impactés.

L’immense majorité des salariés est au chômage partiel, faute de touristes et de consommateurs locaux, alors que les frais de fonctionnement n’ont pas disparu. Les investissements sont gelés ou ne rapportent pas les fruits que l’on espérait quand ils ont déjà été engagés.

Le manque à gagner pour la filière est colossal, en particulier pour l’hôtellerie et la restauration qui ont déjà perdu la totalité du tourisme d’affaires et de la consommation locale. Ce sont au total 40 milliards d’euros qui pourraient manquer si la situation devait durer un trimestre et 400 000 personnes qui sont actuellement sans emploi dans ce secteur phare de l’économie.

Des mesures importantes ont déjà été prises par le gouvernement. Il faut souligner les 552 millions d’euros de prêts garantis par l’État au secteur du tourisme ainsi que les aides octroyées aux professionnels permettant une compensation des baisses de chiffre d’affaires, le report et l’annulation de charges, le recours au chômage partiel.

Mais tout cela ne suffira pas à permettre une reprise de l’économie touristique de notre pays. C’est pourquoi il est nécessaire de penser l’après-confinement afin de garantir la pérennité de la filière.

Les vacances d’été et les suivantes seront à ce titre primordiales pour les professionnels. Seule une fréquentation dense des destinations françaises, y compris des territoires ultramarins, aidera le secteur à se relever. Pour ce faire, on ne peut pas compter sur l’afflux massif de touristes étrangers, eux aussi confrontés à la crise sanitaire dans leur pays.

C’est bien à la consommation et à la solidarité nationales qu’il faut en appeler. Les Français doivent rester en France pour permettre à nos territoires de retrouver un nouvel élan. Alors qu’ils étaient près de 9 millions à partir à l’étranger l’année dernière, nos concitoyens doivent se reporter sur la France, fondée sur ses terroirs, sa gastronomie, sa richesse patrimoniale, son art de vivre, et qui répond aux exigences d’authenticité, d’expérience, de proximité et de respect de l’environnement. L’heure est au tourisme de proximité et au tourisme responsable.

Alors, dès cet été et pour les prochaines vacances, restons solidaires, partons en France !

Signataires: Didier Martin, Député de Côte-d’Or ; Marguerite Deprez-Audebert, Députée du Pas-de-Calais (tous deux sont co-rapporteurs de la mission d’information sur le tourisme de la Commission des Affaires économiques) ; Damien Adam, Député de Seine-Maritime ; Éric Alauzet, Député du Doubs ; Serge Babary, Sénateur d’Indre-et-Loire ; Marie-Noëlle Battistel, Députée de l’Isère ; Xavier Batut, Député de Seine-Maritime ; Grégory Besson-Moreau, Député de l’Aube ; Christophe Blanchet, Député du Calvados ; Pierre-Yves Bournazel, Député de Paris; Pascale Boyer, Députée des Hautes-Alpes ; Vincent Bru, Député des Pyrénées-Atlantiques ; Anne Brugnera, Députée du Rhône ; Danielle Brulebois, Députée du Jura ; Stéphane Buchou, Député de Vendée ; Mireille Clapot, Députée de la Drôme ; Michèle Crouzet, Députée de l’Yonne ; Jean-Pierre Cubertafon, Député de Dordogne ; Yves Daniel, Député de Loire-Atlantique ; Typhanie Degois, Députée de Savoie ; Michel Fanget, Député du Puy-de-Dôme ; Pascale Fontenel-Personne, Députée de la Sarthe ; Joël Giraud, Député des Hautes-Alpes ; Yannick Haury, Député de Loire-Atlantique ; Olivier Henno, Sénateur du Nord ; Antoine Herth, Député du Bas-Rhin ; Stéphanie Kerbarh, Députée de Seine-Maritime ; Danièle Herin, Députée de l’Aude ; Fadila Khattabi, Députée de Côte-d’Or ; Sonia Krimi, Députée de la Manche ; Jean-Luc Lagleize, Député de Haute-Garonne ; Mohamed Laqhila, Député des Bouches-du-Rhône ; Frédérique Lardet, Députée de Haute-Savoie ; Fiona Lazaar, Députée du Val-d’Oise ; Marion Lenne, Députée de Haute-Savoie ; Roland Lescure, Président de la Commission des Affaires économiques, Député des Français établis hors de France ; Richard Lioger, Député de Moselle ; Denis Masseglia, Député de Maine-et-Loire ; Philippe Michel-Kleisbauer, Député du Var ; Jean-Michel Mis, Député de la Loire ; Patricia Miralles, Députée de l’Hérault ; Jean-Pierre Moga, Sénateur de Lot-et-Garonne ; Pierre Morel à L’Huissier, Député de Lozère ; Jimmy Pahun, Député du Morbihan ; Didier Paris, Député de Côte-d’Or ; Maud Petit, Députée du Val-de-Marne ; Jean-Pierre Pont, Député du Pas-de-Calais ; Jean-François Portarrieu, Député de Haute-Garonne ; Éric Poulliat, Député de Gironde ; Rémy Rebeyrotte, Député de Saône-et-Loire ; Mireille Robert, Députée de l’Aude ; Denise Saint-Pé, Sénatrice des Pyrénées-Atlantiques ; Jean-Bernard Sempastous, Député des Hautes-Pyrénées ; Éric Straumann, Député du Haut-Rhin ; Liliana Tanguy, Députée du Finistère ; Stéphane Teste, Député de Seine-Saint-Denis ; Huguette Tiegna, Députée du Lot ; Laurence Vanceunebrock, Députée de l’Allier ; Corinne Vignon, Députée de Haute-Garonne.

Information sur l’accueil des enfants pendant les vacances de printemps

Pour les enfants des personnels soignants

Pendant les vacances scolaires qui débutent le vendredi 18 avril, undispositif exceptionnel va être mis en place pour maintenir un accueil pour les enfants des personnels soignants.

Les crèches ouvertes pour eux maintiennent leur capacité d’accueil.

L’accueil dans les écoles est maintenu pendant les vacances grâce à l’implication de la Mairie et de ses agents municipaux. Cet accueil s’inscrit dans le cadre des accueils collectifs de mineurs. Ce dispositif n’a donc pas de finalité pédagogique. Il s’agit d’un accueil de loisirs. Cet accueil s’étend aussi sur les week-ends et jours fériés.

Pour les autres enfants

Les accueils de loisirs restent interdits jusqu’à la fin du confinement (à l’exception de ceux destinés aux enfants des personnels mobilisés dans la gestion de la crise).

Le ministère des solidarités et de la santé, en lien avec la Caisse Nationale d’Allocations Familiales, a annoncé un plan d’actions conjoint pour aider les parents pendant la période de vacances en confinement.

Un « accueil de loisirs à la maison» avec des activités différentes chaque jour pour apprendre en famille tout en s’amusant est proposé sur le site monenfant.fr.

Un fond de 500.000€ va soutenir les projets associatifs à destination des parents, notamment pour financer le fonctionnement de lignes téléphoniques pour les aider, les conseiller (recrutement de personnel supplémentaire, actions de coordination, formation et supervision, actions de communication sur ces lignes) ainsi que pour acheter le matériel nécessaire au travail à distance (achats de logiciel, rédaction, diffusion des supports de communication …).

Enfin, pour aider les parents dont l’activité professionnelle est jugée prioritaire dans la gestion de la crise sanitaire du Coronavirus, la CNAF met en ligne sur www.monenfant.frun questionnaire dédié pour leur permettre d’indiquer leurs besoins d’accueil pour leur(s) jeune(s) enfant(s).

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Pour l’ensemble des parents, un espace dédié COVID-19 : Garde d’enfants, parents et professionnels, disponible dès la page d’accueil du site www.monenfant.fr, fournit les dernières informations actualisées sur les conduites à tenir durant cette période.

Retrouvez ci-dessous le communiqué de presse de la CNAF :

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Mise en place d’une plateforme d’écoute par le Vinatier

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Dans le contexte actuel de crise sanitaire, l’Hôpital du Vinatier met en place une plateforme d’écoute téléphonique afin de délivrer une meilleure information et orientation aux personnes concernées par la santé mentale : patients, familles, entourage, professionnels de santé comme du secteur médicosocial ou social.

Avec cette plateforme, l’hôpital entend mieux répondre aux besoins de suivi et de soins psychiatriques de la population. Et les besoins sont importants car ils peuvent être générés soit par le contexte anxiogène du COVID-19, soit par le confinement qui dure, soit parce que les soins psychiatriques habituels sont difficiles voire impossibles à délivrer, laissant des patients en souffrance.

Sur cette plateforme,

trois professionnels infirmier, psychologue et assistant social

sont joignables 7J/7, de 8h à 20h

par téléphone au 04 37 91 55 99,

ou par mail LIVE@ch-le-vinatier.fr

Cette démarche constitue un dispositif nouveau et expérimental. Cette plateforme verra donc son fonctionnement évalué rapidement et ajusté en fonction des besoins et de l’évolution de la crise sanitaire.

Complémentaire des autres dispositifs existants, cette plateforme ne se substitue ni au centre 15, qui reste le numéro pour les urgences médicales, ni au numéro national d’information sur le COVID-19, ni aux numéros directs des différentes structures de soins psychiatriques, notamment ceux des Centres Médico Psychologiques (CMP) qui restent ouverts et proposent des RV par téléphone à leurs patients.

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Fonds de Solidarité pour les entreprises : assouplissement des critères pour les aides aux petites entreprises

À la suite de nombreux échanges avec les parlementaires et les organisations professionnelles, le Gouvernement a décidé d’élargir l’accès au Fonds de Solidarité en abaissant le critère de perte de chiffre d’affaires de 70 à 50% pour le chiffre d’affaires du mois de mars.

⚠️⚠️ Le site internet gouvernemental indique encore 70% mais il sera mis à jour d’ici la fin de la semaine.

💻📲Les demandes pour obtenir cette aide de 1500€ du fonds de solidarité peuvent être faites dès maintenant sur www.impots.gouv.fr.

Cette aide concerne les TPE de moins de 10 salariés ayant un chiffre d’affaires annuel inférieur à 1 million d’euros et un bénéfice imposable inférieur à 60 000 €. Elle concerne également les indépendants, micro-entrepreneurs et professions libérales.

Ces entreprises doivent avoir fait l’objet d’une fermeture administrative OU avoir subi une baisse de chiffre d’affaires d’au moins 50% entre mars 2019 et mars 2020.

Pour celles créées après mars 2019, c’est le chiffre d’affaires mensuel moyen depuis la création qui est pris en compte dans le calcul.

L’aide peut être composée de deux parties :

▶️ Jusqu’à 1500 € versés par la DGFIP (sur www.impots.gouv.fr)

▶️ Pour les entreprises ayant le plus de difficultés, une aide complémentaire pourra être obtenue auprès de la Région dès le 15 avril.

Retrouvez toutes les informations, les conditions et les démarches pour obtenir cette aide dans le document ci-dessous :

DP-Fonds_de_solidarite

 

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Conférence de presse du Premier Ministre et du Ministre de la santé

Le Premier ministre, Édouard Philippe, a présenté samedi 28 mars avec le Ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, un point complet sur la situation du pays face à l’épidémie de Covid 19. Y ont également participé le Professeur Jérôme Salomon, Directeur général de la Santé, le Professeur Arnaud Fontanet de l’Institut Pasteur, et la professeure Karine Lacombe de l’APHP.

Voici l’essentiel de leur présentation >> Présentation_Point_de_situation_sur_le_Covid_19_28_03_2020

Déclaration du Premier ministre

Il s’agit d’une crise sanitaire sans précédent depuis un siècle.

Près de la moitié de l’humanité est confinée.

Le combat ne fait que commencer.

« Les 15 premiers jours d’avril seront encore plus difficiles que les 15 derniers jours. »

Pr Karine Lacombe, cheffe du service des maladies infectieuses à l’hôpital Saint-Antoine

Le virus est dangereux :

– Il est très contagieux : une personne infectée peut en contaminer entre 2/3 autres.

– Environ 15% des personnes asymptomatiques entrainent des complications.

– Le virus frappe les personnes âgées et les plus fragiles.

– Mais il n’épargne pas les plus jeunes.

Les passages en réanimation ne sont pas proposés aux personnes très âgées car lorsque l’on est âgé, il y a un risque très important de ne pas sortir de réanimation.

Il y a donc beaucoup de choses que l’on ne sait pas : « Le virus est-il présent dans l’environnement ? Est-ce qu’il persiste longtemps dans l’air, dans les surfaces inertes ? On ne sait pas. On sait que l’on peut trouver du virus, mais on ne sait pas si ce virus est infectant » a précisé la professeure.

Professeur Jérôme Salomon, Directeur général de la Santé

Le dispositif national de surveillance de l’épidémie est basé sur 3 sources :

1️. Le nombre de cas de tests positifs

2️. Le suivi hospitalier quotidien des formes sévères de la maladie (plus de 600 hôpitaux signalent tous les jours les nouvelles admissions)

3️. Le recours aux soins en ville (surveillance syndromique de la population)

Concernantla surveillance de la mortalité, elle est assurée grâce :

– à la mortalité recensée dans les hôpitaux

– à la surveillance de la mortalité dans les EHPAD (les chiffres seront disponibles la semaine prochaine)

– à la surmortalité enregistrée par l’INSEE, par rapport à la mortalité habituelle.

Un tableau de bord est disponible sur le site du Gouvernement.

Ici >> https://dashboard.covid19.data.gouv.fr/

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Premier ministre sur la stratégie générale

81 à 85% des cas sont bénins. 15% peuvent êtres des cas sévères.

En France, nous comptions 5.000 lits en réanimation avant l’épidémie.

Nous avons 2 objectifs :

1/ Augmenter notre capacité d’accueil dans les services de réanimation

2/ Aplanir la courbe des hospitalisations : faire en sorte qu’il y ait moins de cas sévères.

« Cette stratégie est parfaitement justifiée au niveau national, mais doit être mise en œuvre au niveau régional. »

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Pr Arnaud Fontanet, Directeur du Département Santé Global à l’institut Pasteur

Pour limiter le nombre de patients en réanimation, la stratégie de confinement a été mise en place. Il convient également d’appliquer les mesures barrières : se laver les mains, utiliser un mouchoir à usage unique… et les mesures de distanciation sociale (télétravail, fermeture des écoles…). Cette association des mesures barrières et des mesures de distanciation sociale va diminuer nos contacts et donc la contamination.

En moyenne, sans ces mesures, chaque malade va infecter 3 personnes. L’objectif est de limiter les contacts, pour limiter ce nombre de personnes infectées. Pour estimer l’impact des mesures de confinement, il va falloir attendre un peu. Les premiers impacts seront connus en fin de semaine prochaine.

Premier ministre

« Au moment où nous avons pris les mesures de confinement, il y avait moins de 8.000 cas sur le territoire national et moins de 200 morts de la maladie. Je ne laisserai personne dire qu’il y a eu du retard sur les mesures de confinement ».

Le confinement sera prolongé au moins jusqu’au 15 avril. Nous ferons un nouveau bilan la semaine prochaine.

Déclaration du Ministre de la Santé et des Solidarités

Sur la préparation des hôpitaux avant l’apparition de l’épidémie :

– le Plan Blanc a été activé partout,

– il y a au moins un hôpital COVID par département,

– mobilisation de tous les hôpitaux publics et privés

– passage de 5.000 à 10.000 lits en réanimation, nous souhaitons atteindre un objectif de 14.000 à 14.500 lits.

Nous avons plusieurs enjeux :

1️. Humain : laréserve sanitaire s’enrichit chaque jour de 1.000 soignants supplémentaires. 40.000 réservistes aujourd’hui (vs 22.000 début mars)

2️. Matériel : il faut assurer l’approvisionnement en médicaments face à une augmentation massive de la consommation des produits liés à la réanimation, jusqu’à +2.000% pour certains produits. Un plan d’action national a été déclenché pour faire face à l’urgence :

a/ renforcement des approvisionnements avec les industriels

b/ allocation des produits entre les régions

c/ identification des alternatives

d/ optimisation des pratiques

Nous optimisons les moyens nationaux en :

1/ Augmentant les capacités de réanimation

2/ Augmentant les équipements et renforts humains

3/ Transférant les malades.

Concernant la protection des soignants et la question des masques : le stock national est de 117.000 millions de masques chirurgicaux. En période d’épidémie, ce n’est pas assez.

Face à l’augmentation massive des besoins pour les professionnels de santé (consommation hebdomadaire = 40 millions), ont été mis en œuvre :

– des réquisitions

– une hausse de la production (x3) grâce à nos producteurs nationaux (production nationale mensuelle = 40 millions)

– une recherche d’augmentation encore de ces capacités de production nationale

– un achat de plus d’un milliard de masques à l’étranger

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Concernant les tests et traitements :

Notre stratégie en matière de tests a évolué : au début, tous les cas suspects étaient testés via des tests PCR.

Tests PCR : en mars, 5.000/jour, fin avril nous serons à 50.000/jour

Il existe des tests rapides avec un rendu de résultats en quelques minutes (30 min maximum). La France a passé une commande pour 5 millions.

30.000/jours en avril, 60.000/jour en mai puis 100.000/jour

Traitement: aucun traitement spécifique n’a fait ses preuves formellement.

13 études cliniques en cours et 16 sont à venir. 7 traitements sont étudiés.

Soutien massif de la France à la recherche : 5 milliards d’euros sur 10 ans

« S’il s’avérait qu’un traitement était efficace, nous mettrions tout en œuvre pour le fournir à tous les Français » a rappelé le ministre de la Santé.

Premier ministre sur lesemplois et revenus des Français

Pas de rupture des droits des plus fragiles :

– Prolongation des allocations chômage pour les personnes qui ont épuisé leurs droits à compter du 12 mars 2020

– Éligibilité aux droits sociaux prolongée sans réexamen de situation (AAH, RSA, PCH…)

– Rémunération des travailleurs en situation de handicap maintenue en cas de réduction de l’activité ou de fermeture de l’établissement

– Trêve hivernale prolongée de 2 mois, jusqu’au 31 mars.

Renforcer les droits des personnes en arrêts maladie :

– Suppression du délai de carence pour les salariés du privé comme pour les fonctionnaires

– Élargissement du champ des bénéficiaires du complément aux indemnités journalières versé par l’employeur

Mesures en faveur de l’économie

1️. Report du paiement d’échéances sociales et/ou fiscales (URSSAF, impôts directs) représentant jusqu’à 32,5 Md€

2️. Un dispositif de chômage partial simplifié et renforcé

3️. Un fonds de solidarité de 1,2Md€ financé par l’État, les Régions et les assureurs ; versement début avril, au titre du mois de mars, une aide allant jusqu’à 1.500 euros pour les TPE, les indépendant, les professions libérales et les micro-entrepreneurs les plus touchés par la crise

4️. Une garantie de l’État à hauteur de 300 mds d’€ sur les lignes de trésorerie bancaires octroyées aux entreprises

5️. Possibilité de report des loyers, des factures d’eau, de gaz et d’électricité pour les TPE en difficulté.

Édouard Philippe : « Nous sommes installés dans un combat qui va durer.Nous devons tous l’intégrer, comprendre que nous devons nous installer dans un combat qui va durer.En respectant les consignes de confinement, les gestes barrières, nous le gagnerons. »

Pendant le confinement, c’est l’école à la maison !

Chaque jour, en cette période difficile, le travail des professeurs et de toute la communauté éducative, leurs initiatives innombrables, permettent d’accompagner les familles dans le suivi de leurs enfants et à ceux-ci de demeurer des élèves.

Le confinement ne doit pas être assimilé à des vacances pour les enfants. Et tout l’enjeu des acteurs de l’éducation est d’assurer cette continuité éducative pour tous les enfants, quels que soient leur niveau, le bagage éducatif de leurs parents et l’équipement numérique de leur famille.

En effet, dans le contexte de la crise sanitaire actuelle, il est fondamental que tous les élèves, qu’ils bénéficient ou non d’une connexion internet, puissent garder le contact et poursuivre leurs apprentissages.

Des dispositifs et des outils ont été développés à cette fin.L’éducation nationale mobilise toutes les ressources possibles afin de permettre la continuité pédagogique de chaque élève.

Le CNED a ainsi développé un service en ligne : Ma classe à la maison, qui propose des séances pédagogiques en ligne pour les élèves de la primaire au lycée.

Les enseignants utilisent l’environnement numérique de travail (pronote, maclasse.com ou autre) de leur établissement pour partager les ressources, supports de cours et exercices avec leurs élèves. Pour les plus grands, des audio ou visioconférences sont proposées pour certains cours.

L’audiovisuel public, à travers France Télévisions, Radio France et Arte, se mobilisent également en proposant des programmes de qualité en lien avec les programmes scolaires.

Retrouvez tout le programme détaillé sur le site internet de Lumni : https://www.lumni.fr et sur le site internet d’Éduc’Arte : https://educ.arte.tv

Un label « Nation apprenante »a été créé. Les émissions diffusées à destination des élèves sont ainsi identifiables par les parents grâce au visuel ⤵️ 200330_TEXTE_COVID6

Un vadémécum est également disponible pour détailler la mise en œuvre de la continuité pédagogique ⤵️

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Pour plus de proximité et d’adaptation aux besoins de chacun, les services académiques ont mis en place des cellules téléphoniques à destination des parents d’élèves, pour être à leur écoute et les guider pas à pas dans la mise en œuvre de cette continuité pédagogique.

Enfin des précisions sur les examens, et notamment le bac 2020, seront données en fin de semaine par le Ministre de l’Éducation nationale.

La date de reprise des cours n’est à ce jour pas connue, elle dépendra de l’évolution de l’épidémie. Ce sont les autorités sanitaires qui en décideront.

Faisons vivre la solidarité locale !

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Dans le cadre de la crise sanitaire que nous traversons, Gabriel ATTAL,Secrétaire d’État auprès du Ministre de l’Éducation nationale et de la jeunesse,et le gouvernement ont lancé la plateformejeveuxaider.gouv.fr.

L’objectif de cette plateforme est de permettre à tous ceux qui le peuvent et qui le souhaitent de venir en aide aux personnes les plus démunies, les plus vulnérables et les plus isolées et ainsi de limiter l’impact social de la crise que nous traversons.

Cette plateforme permet aux structures (associations, CCAS, MDPH, collectivités, opérateurs publics, etc.) de faire connaître leurs besoins d’aide pour 4 missions essentielles :

  • L’aide alimentaire et d’urgence

  • La garde exceptionnelle d’enfantsde soignants et des professionnels de l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE)

  • Le lien avec les personnes fragiles et/ou isolées : personnes âgées, malades ou en situation de handicap par téléphone, visio, e-mail…

  • La solidarité de proximitécomme par exemple les courses de produits essentiels pour les voisins qui en ont besoin.

En se connectant sur jeveuxaider.gouv.fr, les citoyens volontaires pourront connaître les besoins à proximité du lieu où ils sont confinés et s’inscrire pour participer à une ou plusieurs missions.

Ces missions devront être conduites dans le respect absolu des règles de sécurité sanitaire : respect des distances de sécurité d’au moins 1 mètre entre chaque personne, lavage de mains très réguliers.

A Lyon, nous comptons déjà 1200 volontaires inscrits sur la plateforme. Un bon chiffre qui montre l’engagement solidaire de nos concitoyens. Malheureusement, la plateforme manque de missions à leur proposer. Associations, n’hésitez pas à vous inscrire !

Aussi je vous invite dès à présent à faire connaître cette plateforme et à vous inscrire dans la rubrique « je suis une association ou une structure publique ou associative – proposer une mission » si vous avez des missions à proposer. N’hésitez pas à relayer cette information notamment auprès de vos adhérents, bénévoles …

Je reste à votre disposition pour toute question ou suggestion pour améliorer le fonctionnement de cette plateforme et je vous remercie par avance pour votre participation.

Faisons vivre la solidarité locale !