L’innovation démocratique, puissant levier pour la transition écologique

Retrouvez ci-dessous dans l’Opinion, la tribune que j’ai signée avec plus d’une centaine de collègues députés en faveur de la Convention citoyenne sur le climat voulue par Emmanuel Macron

Le 25 avril, le président de la République a annoncé la mise en place d’une Convention citoyenne chargée de redessiner les aides aux citoyens dans la transition écologique et d’identifier les mesures nouvelles pour renforcer l’action climatique. Surtout, Emmanuel Macron a pris un engagement politique inédit : les propositions qui ressortiront de cette convention seront « soumises sans filtre soit au vote du Parlement, soit à référendum, soit à application réglementaire directe ».

Jamais, depuis le début de la Ve République, un Président ne s’est engagé de la sorte à accorder une telle confiance à ce type d’assemblée délibérative, constituée de citoyens tirés au sort. Cette Convention est une innovation démocratique majeure, qui rompt avec la tradition des instances consultatives débouchant sur des avis et rapports souvent rangés rapidement au fond de tiroirs. Elle repose sur un diagnostic simple : impliquer directement les citoyens dans un mécanisme délibératif et décisionnel qui permet de renforcer la légitimité de l’action démocratique et de produire de l’intelligence collective. Ce diagnostic est encore plus vrai sur les grands sujets qui engagent la société dans son ensemble, ce qui est évidemment le cas de la transition écologique.

Exemple irlandais. Ce type d’expériences a fait ses preuves dans de nombreux pays et notamment en Irlande. Au lendemain de la crise financière de 2008, alors que le système politique était largement contesté par les citoyens, une Convention constitutionnelle composée de citoyens et d’élus fut chargée de proposer des modifications de la loi fondamentale. Au terme d’un an et demi de travail, elle suggéra notamment d’ouvrir le mariage aux personnes de même sexe et de supprimer le délit de blasphème. Consultée par référendum suite à cette Convention citoyenne tirée au sort, la très catholique population irlandaise déjoua tous les pronostics en adoptant massivement ces propositions, dans un contexte social apaisé.

Pour être efficace et acceptée, la démocratie délibérative doit répondre à des impératifs de transparence et d’exigence méthodologique. La future convention citoyenne doit être pilotée par une structure indépendante, garantissant qu’aucun biais ne vienne orienter son travail. Elle doit disposer de tous les moyens nécessaires à l’élaboration de propositions éclairées : l’expertise des scientifiques, l’appui des spécialistes de la démocratie participative, l’expression plurielle et contradictoire des différentes parties prenantes.

Qu’on ne s’y méprenne pas : les citoyens n’ont pas vocation à se substituer aux experts ni aux politiques, mais à s’appuyer sur leur travail pour exprimer des propositions et des choix clairs. Surtout, pour que démocratie délibérative et démocratie représentative convergent, des ponts doivent être créés entre cette convention et les chambres parlementaires. En sortie du grand débat national, le mouvement La République en marche, engagé depuis 2016 dans le renouvellement des pratiques démocratiques, a proposé de créer une « proposition de loi citoyenne » : un moyen de pérenniser la démarche participative inédite que la France venait d’expérimenter, tout en rapprochant les citoyens et leurs élus, et leur permettant de retisser des liens de confiance.

 Nous avons proposé, plus précisément, que les sujets qui mobilisent plus d’un million de personnes puissent déboucher sur des conventions de citoyens tirés au sort chargées d’élaborer des projets de loi. La convention citoyenne annoncée par le président de la République nous offre une opportunité unique de donner corps à cette proposition tout en créant un précédent au niveau mondial. Parce que l’innovation démocratique est certainement le plus puissant levier pour accélérer la transition écologique, saisissons cette chance !

Premiers signataires :
Paula Forteza (Députée Français établis hors de France 2 ème Circonscription), Pascal Canfin (Candidat (et numéro 2) sur la liste Renaissance aux élections Européennes), Stanislas Guerini (Député Paris 3 ème circonscription) et Roland Lescure (Député Français établis hors de France 1 ère Circonscription).

Cosignataires :

Damien Adam (Député Seine-Maritime 1ère Circonscription), Saïd Ahamada (Député Bouches du Rhône 7ème Circonscription), Eric Alauzet (Député Doubs 2ème Circonscription), Ramlati Ali (Députée Mayotte 1ère Circonscription), Delphine Bagarry (Députée Alpes-de-Haute-Provence 1ère Circonscription), Sophie Beaudouin-Hubiere (Députée Haute-Vienne 1ère Circonscription), Belkhir Belhaddad (Député Moselle 1ère Circonscription), Mounir Belhamiti (Député Loire Atlantique 1ère Circonscription), Aurore Bergé (Députée Yvelines 10ème Circonscription), Eric Bothorel (Député Côtes-d’Armor 5ème Circonscription), Pascale Boyer (Députée Hautes-Alpes 1ère Circonscription), Blandine Brocard (Députée Rhône 5ème Circonscription), Anne Brugnera (Députée Rhône 4ème Circonscription), Danielle Brulebois (Députée Jura 1ère Circonscription), Anne-France Brunet (Députée Loire Atlantique 3ème Circonscription), Stéphane Buchou (Député Vendée 3ème Circonscription), Carole Bureau-Bonnard (Députée Oise 6ème Circonscription), Samantha Cazebonne (Députée Français étranger 5ème Circonscription), Jean-François Cesarini (Député Vaucluse 1ère Circonscription), Émilie Chalas (Députée Isère 3ème Circonscription), Philippe Chalumeau (Député Indre-et-Loire 1ère Circonscription), Sylvie Charrière (Députée Seine-Saint-Denis 8ème Circonscription), Guillaume Chiche (Député Deux-Sèvres 1ère Circonscription), Mireille Clapot (Députée Drôme 1ère Circonscription), Fabienne Colboc (Députée Indre-et-Loire 4ème Circonscription), François Cormier-Bouligeon (Député Cher 1ère Circonscription), Olivier Damaisin (Député Lot-et-Garonne 3ème Circonscription), Dominique David (Députée Gironde 1ère Circonscription), Yolaine de Courson (Députée Côte- d’Or 4ème Circonscription), Stéphanie Do (Députée Seine-et-Marne 10ème Circonscription), Coralie Dubost (Députée Hérault 3ème Circonscription), Nicole Dubré-Chirat (Députée Maine-et-Loire 6ème Circonscription), Jean-François Eliaou (Député Hérault 4ème Circonscription), Jean-Marie Fiévet (Député Deux-Sèvres 3ème Circonscription), Alexandre Freschi (Député Lot-et-Garonne 2ème Circonscription), Jean-Luc Fugit (Député Rhône 11ème Circonscription), Anne Genetet (Députée Français étranger 11ème Circonscription), Eric Girardin (Député de la Marne 3ème Circonscription), Valérie Gomez-Bassac (Députée Var 6ème circonscription), Fabien Gouttefarde (Député Eure 2ème Circonscription), Florence Granjus (Députée Yvelines 12ème Circonscription), Romain Grau (Député Pyrénées-Orientales 1ère Circonscription), Emilie Guerel (Députée Var 7ème Circonscription), Nadia Hai (Députée Yvelines 11ème Circonscription), Yannick Haury (Député Loire Atlantique 9ème Circonscription), Christine Hennion (Députée Hauts-de-Seine 3ème Circonscription), Pierre Henriet (Député Vendée 5ème Circonscription), Alexandre Holroyd (Député Français étranger 3ème Circonscription), Philippe Huppé (Député Hérault 5ème Circonscription), Sandrine Josso (Députée Loire-Atlantique 7ème Circonscription), Catherine Kamowski (Députée Isère 5ème Circonscription), Yannick Kerlogot (Député Côtes-d’Armor 4ème circonscription), Fadila Khattabi (Députée Côte-d’Or 3ème Circonscription), Anissa Khedher (Députée Rhône 7ème Circonscription), Aina Kuric (Députée Marne 2ème Circonscription), Daniel Labaronne (Député Indre-et-Loire 2ème circonscription), Frédérique Lardet (Députée Haute-Savoie 2ème Circonscription), Michel Lauzzana (Député Lot-et-Garonne 1ère Circonscription), Pascal Lavergne (Député Gironde 12ème Circonscription), Fiona Lazaar (Députée Val-d’Oise 5ème Circonscription), Sandrine Le Feur (Députée Finistère 4ème Circonscription), Didier Le Gac (Député Finistère 3ème Circonscription), Marion Lenne (Députée Haute-Savoie 5ème Circonscription), Monique Limon (Députée Isère 7ème Circonscription), Laurence Maillart- Méhaignerie (Députée Ille-et-Vilaine 2ème Circonscription), Jacques Marilossian (Député Hauts-de-Seine 7ème Circonscription), Didier Martin (Député Côte-d’Or 1ère Circonscription), Denis Masséglia (Député Maine-et-Loire 5ème Circonscription), Fabien Matras (Député Var 8ème Circonscription), Jean François Mbaye (Député Val-de- Marne 2ème Circonscription), Monica Michel (Députée Bouches du Rhône 16ème Circonscription), Thierry Michels (Député Bas-Rhin 1ère Circonscription), Sandrine Mörch (Députée Haute Garonne 9ème Circonscription), Jean-Baptiste Moreau (Député Creuse 1ère Circonscription), Claire O’Petit (Député Eure 5ème Circonscription), Valérie Oppelt (Députée Loire Atlantique 2ème Circonscription), Xavier Paluszkiewicz (Député Meurthe-et- Moselle 3ème Circonscription), Hervé Pellois (Député Morbihan 1ère Circonscription), Michèle Peyron (Députée Seine-et-Marne 9ème Circonscription), Béatrice Piron (Députée Yvelines 3ème Circonscription), Jean-Pierre Pont (Député Pas-de-Calais 5ème Circonscription), Eric Poulliat (Député Gironde 6ème Circonscription), Natalia Pouzyreff (Députée Yvelines 6ème Circonscription), Cathy Racon-Bouzon (Députée Bouches du Rhône 5ème Circonscription), Isabelle Rauch (Députée Moselle 9ème Circonscription), Hugues Renson (Député Paris 13ème Circonscription), Cécile Rilhac (Députée Val-d’Oise 3ème Circonscription), Stéphanie Rist (Députée Loiret 1ère Circonscription), Marie-Pierre Rixain (Députée Essonne 4ème Circonscription), Laurianne Rossi (Députée Hauts-de-Seine 11ème Circonscription), Cédric Roussel (Député Alpes-Maritimes 3ème Circonscription), Laurent Saint-Martin (Député Val-de-Marne 3ème Circonscription), Nathalie Sarles (Députée Loire 5ème Circonscription), Jean-Bernard Sempastous (Député Haute-Pyrénées 1ère Circonscription), Bertrand Sorre (Député Manche 2ème Circonscription), Sira Sylla (Députée Seine-Maritime 4ème Circonscription), Aurélien Taché (Député Val d’Oise 10ème Circonscription), Stéphane Testé (Député Seine-Saint-Denis 12ème Circonscription), Vincent Thiébaut (Député Bas-Rhin 9ème Circonscription), Sabine Thillaye (Députée Indre-et-Loire 5ème Circonscription), Valérie Thomas (Députée Puy-de-Dôme 1ère Circonscription), Huguette Tiegna (Députée Lot 2ème Circonscription), Jean- Louis Touraine (Député Rhône 3ème Circonscription), Élisabeth Toutut-Picard (Députée Haute-Garonne 7ème Circonscription), Nicole Trisse (Députée Moselle 5ème Circonscription), Frédérique Tuffnell (Député Charente-Maritime 2ème Circonscription), Alexandra Valetta Ardisson (Député Alpes Maritimes 4ème Circonscription), Patrick Vignal (Député Hérault 9ème Circonscription), Corinne Vignon (Députée Haute-Garonne 3ème Circonscription), Cédric Villani (Député Essonne 5ème Circonscription), Guillaume Vuilletet (Député Val d’Oise 2ème Circonscription), et Jean-Marc Zulesi (Député Bouches du Rhône 8ème Circonscription)

Mon intervention au sujet de la maladie de Lyme lors du Conseil Municipal de la Ville de Lyon du 25 mars

Délibération : Approbation d’une convention de partenariat entre la Ville de Lyon, la Métropole de Lyon VetAgro Sup -institut d’enseignement supérieur et de recherche en alimentation santé animale, sciences agronomiques et de l’environnement- et l’ARS, visant à mettre en place une étude de caractérisation du risque Borréliose dans les parcs urbains et péri urbains

Monsieur le Maire,

Chers collègues,

L’approbation de cette convention est l’occasion de s’arrêter quelques instants sur ce partenariat entre la Ville de Lyon, la Métropole de Lyon, VetAgro Sup et l’ARSet surtout d’évoquer ce sujet de santé nationale.

Je voulais saisir cette opportunité afin de saluer le travail accompli par les équipes des différents partenaires, particulièrement de la Direction de l’Ecologie Urbaine de la Ville de Lyon à l’initiative de ce partenariat en 2018 et de souligner l’importance de la prévention et de la lutte contre la maladie de Lyme.

Cette maladie d’origine bactérienne transmise par morsure de tique peut conduire à des complications neurologiques, articulaires ou à une altération grave de l’état général.

Avec plus de 50 000 nouveaux cas par an, la Haute Autorité de Santé a défini des recommandations de bonne pratique en juin 2018 concernant la Borréliose de Lyme et autres maladies vectorielles à tiques.

Cependant cette maladie divise le milieu médical à l’heure où elle se propage.

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Mon intervention au sujet de l’éco rénovation lors du Conseil Municipal de Lyon le 25 mars dernier

Monsieur le Maire,

Mes chers collègues,

Cette délibération prévoit de renforcer l’enveloppe de l’aide à l’éco rénovation du parc privé de logements.

Le dispositif Ecoréno’v a été mis en place par la Métropole de Lyon en 2015 dans le cadre de son plan Énergie-Climat et vise à permettre la rénovation thermique des bâtiments construits avant 1990, aussi bien pour les bailleurs sociaux que pour les propriétaires privés, pour les logements individuels comme pour les immeubles collectifs.

Notre ville a fait le choix d’accompagner ce dispositif métropolitain, en mettant en place une subvention complémentaire qui concerne le parc privé d’après-guerre.

  1. Ce choix est un choix très pertinent, car les logements construits entre 1945 et 1990 représentent quasiment la moitié du parc de logements de notre ville. Les logements construits à cette époque, et notamment ceux construits avant le choc pétrolier, ne l’étaient pas dans un souci de sobriété énergétique et nous savons que ce parc est particulièrement énergivore.

Nous savons également que les charges de copropriété pèsent dans le budget des ménages propriétaires de ces logements, en particulier en raison des frais de chauffage.

Mais les travaux à entreprendre pour réduire ces frais sont particulièrement lourds. Ils sont souvent difficiles, effrayants à financer. Il est donc important d’aider les copropriétés concernées et de les inciter à les entreprendre.

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Mon intervention au sujet de la requalification des places Tolozan et Louis-Pradel dans le 1er arrondissement de Lyon lors du Conseil de la Métropole du 18 mars 2019

Monsieur le Président,

Chers collègues,

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Cette délibération, concerne la requalification des places Tolozan et Louis-Pradel dans le 1er arrondissement de Lyon.

Malgré des travaux de réparation entrepris en 2017, force est de constater que des dysfonctionnements persistent sur cet espace qui n’est décidément pas à la hauteur de son statut de porte d’entrée de la Presqu’île.

Cette requalification doit permettre à la fois de gérer les flux importants de piétons et de cycles qui viennent des Pentes comme du pont Morand, mais aussi de ménager des espaces de repos et de loisir, pour flâner qu’on soit du quartier ou de passage.

Cette requalification doit aussi permettre de végétaliser le secteur et par là-même de lutter contre les îlots de chaleur, pour une ville plus agréable et moins sensible aux périodes de canicules dont on sait qu’elles vont se multiplier et s’amplifier. C’est un enjeu important dans ce quartier dense du centre de Lyon.

Au-delà du confort des habitants et des usagers, ces espaces publics rénovés permettront de  mettre en valeur deux monuments lyonnais : l’opéra bien sûr, mais aussi la maison Tolozan, un de nos plus beaux hôtels particuliers du XVIIIe siècle et un témoin des grandes heures de la soierie lyonnaise.

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« Engageons-nous contre la haine en ligne »

Tribune publiée dans Le Monde le 26 janvier

Un collectif de 245 parlementaires, emmené par la députée (LRM) du Lot Huguette Tiegna, s’indigne, dans une tribune au « Monde », que l’état actuel du droit international et européen ne permette pas de lutter contre le phénomène. J’ai bien sûr signé cette tribune.

« Chimpanzé analphabète », « sodomite judéo-communiste », « grosse truie noire », « juif visqueux », « gros nègre de merde », « la bassine à foutre judéo-nègre », « youpin perfide »… Ces mots, d’une rare violence, sont ceux du site Internet raciste, antisémite, sexiste, islamophobe, négationniste, homophobe et xénophobe Démocratieparticipative.biz.

Créé en 2016, ce site ouvertement néonazi, dont le nom fait honte au fait démocratique, a multiplié les articles débordant d’injures immondes visant de nombreux citoyens et des personnalités publiques. Très connu sur la fachosphère, ce site abject bénéficie d’une audience inquiétante.

Le 27 novembre 2018, le tribunal de grande instance de Paris a pourtant ordonné le blocage du site Internet en France, après avoir ordonné début octobre 2018 à neuf fournisseurs d’accès à Internet français de rendre impossible l’accès à ce site depuis la France. Nous avions alors unanimement salué cette démarche puissante, rare et courageuse.

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Mon intervention au sujet du Nœud ferroviaire lyonnais – CPER lors du Conseil de la Métropole du 28 janvier

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Cette délibération porte sur des études relatives au désengorgement du nœud ferroviaire lyonnais, ainsi que sur une convention avec SNCF réseaux. Cette convention permettra de financer des études complémentaires en vue du débat public sur l’avenir du nœud ferroviaire lyonnais ainsi que de participer au financement de l’organisation de ce débat.

Comme vous le savez le nœud ferroviaire lyonnais est un carrefour important et l’un des principaux goulets d’étranglement du réseau ferré national.

C’est donc un enjeu majeur à court et long terme. À court terme, la congestion menace la régularité et la fiabilité des lignes de train qui desservent la Métropole.

À plus long terme, c’est toute l’accessibilité de notre Métropole qui  est en cause, alors même que nos politiques de mobilité tendent vers un renforcement des transports collectifs. Il sera en effet nécessaire d’augmenter les capacités de l’infrastructure si l’on veut améliorer la desserte de notre agglomération, à la fois en TER et en TGV.

C’est enfin un enjeu de mobilité national, en raison de la situation de carrefour stratégique de notre Métropole,  et du rôle majeur de la gare de la Part-Dieu, premier pôle de correspondance pour la SNCF.

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Je vous souhaite une belle et heureuse année 2019 !

Mes chères concitoyennes, Mes chers concitoyens,

Je vous souhaite une bonne année 2019.

Je vous souhaite une bonne santé, de la satisfaction dans tout ce que vous entreprendrez et beaucoup de joie et de bonheur pour vous et vos proches.

Collectivement, je nous souhaite une année pleine d’action et de réussites.

En 2018, ensemble, avec le gouvernement d’Édouard Philippe, nous avons construit et voté des lois importantes pour notre pays. Pour lever les blocages qui empêchent nos concitoyens de construire leur avenir, pour protéger les plus vulnérables et lutter contre les inégalités de destin, pour améliorer l’éducation des enfants et la formation de chacun.

En 2018, nous avons légiféré pour maîtriser l’immigration et en même temps rendre notre droit d’asile plus effectif, pour interdire les néo-cotinéoïdes dangereux pour nos abeilles, pour transformer le lien entre l’administration et les citoyens par la confiance et la simplification, pour mieux accompagner les étudiants dans leur orientation et améliorer leurs conditions d’études, pour redonner à notre armée les moyens d’être la première armée d’Europe et deuxième du monde libre ou encore pour améliorer la détection de la fraude fiscale et sociale. Nous avons voté une réforme ferroviaire ambitieuse pour remettre notre réseau ferroviaire en bon état, ouvrir le secteur à la concurrence et donner à la SNCF tous les atouts pour être plus efficace et plus performante.

Nous avons adopté un budget dans la continuité de l’action engagée depuis le commencement du quinquennat. Il poursuit trois priorités : libérer l’économie et le travail, protéger les Français, investir pour l’avenir en préparant les défis de demain et en transformant l’action publique.

Nous avons également légiféré en urgence fin décembre pour mettre en œuvre dès janvier 2019 les mesures de hausse du pouvoir d’achat décidées suite au mouvement social des gilets jaunes.

En 2019, nous allons poursuivre ce travail. En abaissant l’âge de l’instruction obligatoire à 3 ans, en mettant en œuvre le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu pour plus de simplification et d’adaptation aux changements de vie. Nous poursuivrons nos efforts de maîtrise de la dépense publique.

En 2019 nous lancerons un grand débat national pour recueillir les avis et propositions des français sur les défis de demain. Fiscalité, écologie,

2019 sera également l’année des élections européennes. Un scrutin majeur pour notre continent et son avenir.

Chers habitants des 3ème, 6ème et 8ème arrondissements, en cette année 2019, vous

pouvez compter sur ma détermination et mon engagement pour Lyon et la 4ème circonscription. Pour vous rencontrer et répondre à vos demandes, je continuerai à vous rencontrer lors de mes permanences dans les quartiers, sur RV et sur les marchés de la circonscription. J’organiserai des réunions publiques mensuelles pour vous rendre compte de mon travail, répondre à vos questions et entendre vos propositions. Mon objectif est et toujours tisser le lien entre nos quartiers, notre ville et métropole et l’Assemblée.

Mes chers concitoyennes et concitoyens, je vous souhaite une bonne année 2019, pour vous et ceux qui vous sont chers, pour notre ville, pour la République, pour la France et pour l’Europe.

A bientôt

 

 

 

 

Mon intervention au sujet du quartier de la Part-Dieu lors du Conseil Municipal du 17 décembre dernier

Monsieur le Maire, Chers collègues,

La présentation du rapport des mandataires de la SPL Part-Dieu est l’occasion de s’arrêter quelques instants sur ce beau projet. Je voulais saisir cette opportunité, d’abord pour saluer le travail  accompli par les équipes de la SPL Part-Dieu et ensuite pour faire un point d’étape sur la transformation de la Part-Dieu, quartier emblématique de notre Ville comme de notre Métropole, au cœur du 3ème arrondissement.

L’objectif que nous nous sommes donnés est ambitieux, il est de réinventer la Part-Dieu.

Réinventer la Part-Dieu implique de faire de ce quartier des années 70 un quartier tertiaire de référence en Europe, un quartier du XXIè siècle. La Part-Dieu est aujourd’hui le second centre d’affaires en France et il faut poursuivre le développement pour répondre à une demande croissante, sur un marché tertiaire lyonnais particulièrement dynamique.

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Mon intervention au sujet de la Charte de Coopération Culturelle lors du Conseil Municipal du 19 novembre dernier

Monsieur le Maire,

Chers collègues

Je voudrais profiter de cette délibération, consécutive à la réception du prix international 2018 CGLU-Ville de Mexico-Culture 21, pour revenir sur ce qui nous a valu cette distinction : notre charte de coopération culturelle.

Cette charte a été mise en place dès 2004, et nous sommes actuellement en cours de mise en œuvre de sa 4è édition signée l’an passé et qui court jusqu’en 2020.

Elle associe désormais 28 structures culturelles : musées, théâtres, établissements d’enseignement, bibliothèque, Opéra, Maison de la danse, service archéologique, direction des événements…

Le principe en est simple : il s’agit d’impliquer ces structures et institutions culturelles dans le cadre du contrat de Ville et d’orienter une partie de leurs actions vers les territoires prioritaires et les publics dits « empêchés ».

Notre Ville est riche de ses institutions culturelles, diverses et prestigieuses. Elles contribuent à l’image de notre ville, à son rayonnement et à son attractivité. Elles construisent surtout l’accès à la culture pour tous en permettant que ce dynamisme culturel profite à tous les lyonnaises et lyonnais.

L’accès à la culture pour tous se travaille pour tous les âges et aussi pour toutes les bourses grâce à des programmes et à des offres adaptés et divers. Son axe le plus complexe reste, dans de nombreux pays et de nombreux territoires, l’accès à la culture pour nos concitoyens des quartiers les plus populaires.

Par cette charte, innovante et exemplaire, notre ville démontre l’importance de la culture au cœur de notre projet de développement, au cœur de notre façon de construire la ville de demain. Car cette charte est à la fois un mode de faire ensemble, un mode de coopération, et un outil pour permettre l’émancipation de chacun en permettant l’accès à la culture à ceux qui en sont les plus éloignés, géographiquement, culturellement, socialement.

D’ailleurs cette expérience lyonnaise fait figure d’exemple en France – où elle a été reprise dans d’autres villes comme à Paris – mais aussi à l’international, comme à Liège ou à Helsinki. Sans oublier bien sûr plus près de nous la signature la semaine dernière de la 2ème charte de coopération culturelle de la Métropole de Lyon qui a réuni les signatures de 20 maires de communes en politique de la Ville, leurs équipements culturels et les 8 établissements culturels métropolitains.

Ce prix attribué à Mexico est une véritable reconnaissance des Cités et Gouvernements Locaux Unis, regroupement de 350 000 collectivités adhérentes. C’est une reconnaissance mondiale pour cette charte qui continue à innover même pour sa 4ème édition. Strictement axée sur les territoires politique de la ville, la charte s’est élargie vers des publics empêchés et intègre de nombreuses thématiques : insertion, social, territorial, égalité, éducation.

Le savoir-faire et l’expertise de la Ville de Lyon dans les champs de la culture et de l’inclusion sociale sont ainsi salués.

Pour conclure, je souhaite bien évidemment saluer le travail qui a été accompli par Georges Képénékian, à l’époque où il était adjoint à la culture qui a permis la concrétisation de ce bel outil, puis par Loïc Graber. Merci à tous les établissements culturels qui s’impliquent ainsi qu’aux services de la Ville de Lyon pour ce travail.

Je vous remercie