Audition de l’Assemblée des départements de France en DCTD – Question sur les notifications MDPH

Mercredi 19 octobre, la délégation aux collectivités territoriales (DCTD) auditionnait l’Assemblée des départements de France. A cette occasion, j’ai interrogé les représentants de cette association sur la question du handicap.

Les délais de traitement des dossiers par les MDPH sont en effet trop différents d’un département à l’autre. Je les ai ainsi interrogé sur comment réduire ces délais et garantir une égalité de traitement des personnes concernées.

Conseil d’arrondissement du mardi 18 octobre 2022 – Intervention sur la question écrite sur l’avenir du musée Guimet

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement, mes chers collègues,

Cela fait maintenant 15 ans que le musée Guimet a fermé ses portes. S’il a rouvert au public dans le cadre de la biennale d’Art contemporain, l’avenir de ce bâtiment emblématique de notre arrondissement et plus largement de Lyon est encore incertain. En effet, depuis que le maire de Lyon a annoncé l’abandon du projet d’ateliers de la Danse, aucun projet pérenne n’a vu le jour.

Le risque est réel que ce bâtiment ne se dégrade irrémédiablement et cette situation est incompréhensible. Il a pourtant un potentiel intéressant, et nous savons que certains acteurs privés ont commencé à réfléchir à sa réhabilitation. J’ai vu par ailleurs qu’un appel à mécénat avait été lancé pour la réhabilitation des serres du Parc de la Tête d’Or, autre monument du 6e arrondissement. Pourquoi ne pas imaginer la même chose pour le musée Guimet. Encore faudrait-il avoir un projet sur ce lieu.

Je voterai bien évidemment favorablement à votre proposition de question.

Je vous remercie.

Conseil d’arrondissement du mardi 18 octobre 2022 – Intervention sur le plan sobriété

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement, mes chers collègues,

Je profite de cette délibération sur les illuminations pour dire quelques mots sur le plan de sobriété de la Ville de Lyon et le Plan Lumière.

Nous sommes tous conscient des impacts de la guerre en Ukraine sur notre approvisionnement en énergie pour cet hiver, et à ce titre je partage totalement la volonté qui a été celle de la ville de Lyon de bâtir ce plan de sobriété avec l’objectif de réduction de 10% de la consommation énergétique.

Je souhaitais toutefois vous faire part de quelques interrogations sur le volet lumière de ce plan.

Depuis la mise en place du premier plan Lumière en 1989, la ville de Lyon et son service d’éclairage public sont devenus des références en la matière au niveau international. En lien avec la dynamique des premières fêtes des lumières, s’est également développé à Lyon un écosystème économique d’excellence dans le domaine de la mise en lumière, sur le plan patrimonial comme sur le plan de l’éclairage des rues, et également sur le volet formation de nos jeunes.

Dans ces domaines, l’innovation a été très forte ces 30 dernières années, à la fois pour réduire la consommation d’énergie et ce qu’on appelle la pollution lumineuse.

Hélas, depuis 2020 et l’élection de M. Doucet, on peut faire le constat que l’éclairage patrimonial de notre ville est progressivement abandonné. De 7 jours par semaine, on est passé à 5. Puis à 4. Désormais, avec le plan sobriété, cet éclairage sera cantonné au samedi. Cette mise en lumière qui sublime notre ville, et qui fait aussi sa fierté et son attractivité, disparaît donc peu à peu.

Aussi je m’interroge : quel est le statut de ces mesures ? Sont-elles provisoires, et destinées à durer le temps que durera la crise énergétique, ou au contraire à être pérennisées? Deuxième question: quel est l’impact escompté en termes de consommation d’énergie de la mise en lumière patrimoniale d’une part, et de l’éclairage public d’autre part ? On sait que l’éclairage public ne constitue qu’une petite partie de la consommation de nos collectivités territoriales. N’y a-t-il pas des gains d’efficacité réalisables avec des mesures moins radicales que l’extinction pure et simple ?

Nous sommes dans une situation d’urgence et il nous faut réduire notre consommation pour faire face à cet hiver, tout en maintenant les services publics à destination des Lyonnais. Cependant, n’oublions pas non plus que la culture, le patrimoine, la mise en valeur de notre ville le soir alors que la nuit tombe fait partie de notre histoire lyonnaise et doivent être préservées en tant que tel.

Je vous remercie.

Conseil d’arrondissement du mardi 18 octobre 2022 – Intervention sur le soutien individuel aux athlètes de haut-niveau

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement, mes chers collègues,

Notre pays accueillera en 2024, pour la première fois depuis un siècle, les jeux olympiques et paralympiques d’été. C’est un événement considérable, pour lequel nous nous préparons depuis plusieurs années et qui aura un retentissement mondial.

Par cette délibération, notre ville fait le choix de soutenir des athlètes licenciés dans des clubs de notre ville qui participeront à ces échéances. 28 sportifs de haut-niveau bénéficieront ainsi de ce soutien.

Je salue cette décision de soutenir nos athlètes et de soutenir à égalité le sport et le handisport, comme nous l’avions fait lors des précédentes olympiades. Je félicite également l’exécutif, une fois n’est pas coutume, de soutenir également les guides des athlètes déficients visuels, ce qui est une façon de reconnaître leur rôle fondamental dans le handisport.

Je voterai cette délibération. Je vous remercie.

Audition de madame Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche par la commission des Affaires culturelles et de l’éducation

Mercredi 21 septembre, la commission des Affaires culturelles et de l’éducation auditionnait Sylvie Retailleau, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche.

A cette occasion, j’ai interrogé la ministre, au nom des députés du groupe Renaissance, sur la rentrée universitaire.

Retrouvez mon intervention en vidéo:

Audition de madame Rima Abdul-Malak, ministre de la Culture, par la commission des Affaires culturelles et de l’éducation

Mardi 12 juillet, la commission des Affaires culturelles et de l’Education, dont je suis membre, a auditionné la ministre de la Culture, Rima Abdul-Malak.

A cette occasion, j’ai pu lui poser une question sur la situation des vitraillistes. Cette profession est aujourd’hui menacée par l’évolution de la réglementation européenne qui prévoit que l’interdiction du plomb devienne la règle. Pourtant, aucune alternative au plomb n’existe aujourd’hui et le savoir-faire de ces artisans est crucial pour la de notre patrimoine, notamment religieux.

Retrouvez ma question à la Ministre:

Conseil d’arrondissement du mardi 15 mars 2022 – Intervention sur le vœu sur l’impact de la ligne de Tramway T9 pour les habitants du 6e arrondissement

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement, mes chers collègues, 

Vous nous proposez d’adopter ce soir un vœu sur l’impact de la ligne de tramway T9 pour les habitants du 6e.

Cette ligne doit relier La Soie à Charpennes, en passant par le centre-ville de Vaulx-en-Velin et le campus de la Doua. 

Comme vous le rappelez, au lancement de la concertation, rien ne laissait présager que cette ligne ait un quelconque impact sur le 6e arrondissement.

C’est donc après la clôture de la concertation préalable, au mois de janvier, que les habitants du quartier Bellecombe ont appris que le terminus de cette nouvelle ligne ne serait pas la station Charpennes existante mais une nouvelle station, située dans notre arrondissement, rue Bellecombe. 

Encore une fois, on constate un véritable problème dans la méthodologie de la concertation. Encore une fois, on constate un réel écart entre les grands discours sur la démocratie inclusive, l’association des habitants et les faits. 

Ce nouveau terminus aura pourtant des impacts importants et négatifs pour le quartier et ses habitants. Il implique une fermeture d’une partie de la rue Bellecombe à la circulation automobile. La cohabitation d’une station de tramway et de la piste cyclable, pourtant très empruntée pose également question.

Je soutiens pleinement la réalisation de cette ligne de tramway, attendue de longue date par les Vaudais. Je soutiens également le principe d’une correspondance avec les lignes A et B du métro à Charpennes. Néanmoins la solution d’un terminus déporté sur la rue Bellecombe n’est pas satisfaisante et des alternatives doivent être étudiées, y compris un terminus à Part-Dieu. En effet, l’argument selon laquelle la ligne serait trop longue ne tient pas : la nouvelle ligne avec un terminus Part-Dieu resterait plus courte que les actuels T2, T3 et T4. 

Pour l’ensemble de ces raisons, je voterai ce vœu. 

Je vous remercie. 

Conseil d’arrondissement du mardi 15 mars 2022 – Intervention sur le rapport développement durable de la Ville de Lyon

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement, mes chers collègues, 

La présentation d’un rapport sur le développement durable est une obligation légale pour les collectivités de plus de 50 000 habitants depuis maintenant une dizaine d’année. 

Cet exercice obligé revêt néanmoins un caractère tout particulier, lorsque l’exécutif qui le présente se revendique écologiste et prétend faire de son mandat le dernier pour le climat.

Il serait fastidieux de commenter chaque mesure de ce document, qui ressemble à un catalogue, plutôt agréable à lire d’ailleurs, des politiques menées par la Ville de Lyon, au prisme des 17 objectifs de développement durable définis par l’ONU.

Je souhaitais néanmoins apporter quelques remarques sur ce rapport. 

Tout d’abord, à lire l’éditorial du Maire de Lyon, on a l’impression que la transition écologique commence avec les élections de 2020 et l’arrivée du nouvel exécutif et qu’une véritable révolution serait en cours. Son adjoint à la Transition écologique est moins catégorique et va jusqu’à « rendre hommage » aux équipes et exécutifs précédents ! Nous n’en demandons pas tant, mais je le remercie d’avoir l’honnêteté de rappeler que la majorité précédente avait déjà à cœur la transition écologique !

Ensuite, le parti pris de ce rapport semble être de nous démontrer la formidable accélération des politiques de développement durable, à tel point qu’il a été rebaptisé « Lyon en transitions ».

A lire le rapport dans le détail, certains « chiffres-clés » mis en exergue permettent de relativiser le constat. 

« 2000 m2 de sols désartificialisés » pour illustrer votre action en matière d’urbanisme et de logement. Si nous partageons la volonté de débitumer notre ville et de diminuer l’imperméabilisation des sols, il semble qu’à l’échelle de la Ville de Lyon ces 2000 m2 soient bien dérisoires.

« 156 enfants associés à l’opération Demos » pour illustrer votre action en matière culturelle. Outre le fait que ce dispositif a été initié à Lyon en 2017, et que je suis très heureuse qu’un tel dispositif qui permet à des enfants issus de quartier politique de la ville d’avoir accès à l’éducation musicale ait vu le jour ici, ce dispositif reste marginal, d’autant qu’il se situe à l’échelle métropolitaine. Il est loin de pouvoir suffire à l’enjeu social des ODD.

Enfin, quelques mots sur le volet démocratie locale. Nous en avons déjà parlé, et nous y reviendrons plusieurs fois ce soir, hélas, mais il y a sur ce point un véritable problème. La majorité affiche comme objectif de cultiver la transparence et de développer un écosystème démocratique. Très bien. Mais concrètement, nous constatons un défaut d’information permanent des oppositions, un refus de nous écouter. Pire, des acteurs associatifs locaux se plaignent d’être ignorés par les élus. Des élus que l’on voit rarement sur le terrain. Des projets se retrouvent bâclés voire abandonnés parce qu’ils n’ont pas été concertés avec les habitants ou les usagers, premiers concernés. Or ce volet est primordial dans les ODD.

Pour conclure sur ce rapport, il n’y a pas de grand soir de la transition écologique. De nombreuses actions citées se situent dans la continuité des politiques précédentes. Actions qui ont été poursuivies, voire amplifiées pour certaines. C’est une bonne chose car nombre d’entre elles vont dans le bon sens. 

Néanmoins plus de modestie et plus de concret serait souhaitable. Moins de mots, plus d’actions.

Et mon groupe, Progressistes et Républicains, souhaite qu’au-delà des mots, la méthode soit plus démocratique, plus ouverte et plus inclusive. 

Le Maire de Lyon a raison de dire que les transitions ne se feront pas « sans les citoyens, sans les acteurs associatifs, sans le monde économique ». Pourquoi le fait-il alors ?

Désormais il est plus que temps de passer des paroles aux actes et de rompre avec la méthode employée jusqu’à maintenant.

Je vous remercie. 

Conseil du 6e arrondissement du mardi 15 mars 2022 – Intervention sur le Plan de Protection de l’Atmosphère

Monsieur le Maire du 6ème arrondissement, mes chers collègues, 

J’interviens rapidement sur ce dossier, non pas sur le fond, mais sur la forme.

Cette délibération sera présentée au conseil municipal extraordinaire du 23 mars. Ainsi, en l’espace de 2 mois, entre le conseil municipal du 27 janvier et celui du 31 mars, le Maire de Lyon aura réussi l’exploit de convoquer 2 conseils municipaux extraordinaires et pour la même raison : un défaut d’anticipation et/ou d’organisation.

1er conseil extraordinaire le 10 février, parce que la Ville devait donner un avis sur la ZFE avant le 22 février et que ce sujet pourtant majeur pour une mairie écologiste a été oublié dans l’ordre du jour du conseil de janvier. Selon le Maire de Lyon, rien n’a été oublié, et c’est délibérément, par esprit démocratique, que ce conseil a été convoqué précipitamment.

Le 23 mars, on recommence. Cette fois-ci c’est l’avis sur le Plan de protection de l’atmosphère, qui doit être rendu avant le 25 mars et qui a été oublié. Là encore, un sujet majeur et un oubli pourtant signalé en amont par des élus. Là encore, le Maire de Lyon a une explication : ça pouvait attendre le 31 mars. La preuve que non.

Il est assez ironique que ces deux cafouillages portent sur des sujets qui sont soi-disant chers à l’exécutif : la qualité de l’air.

Ces deux erreurs, à quelques semaines d’intervalle, sont également assez symptomatiques du fonctionnement de la majorité.

D’abord, l’absence d’écoute, en l’occurrence des opposants. La sonnette d’alarme a été tirée par des élus d’opposition à plusieurs reprises. Si l’exécutif avait écouté, cela aurait permis de rectifier le tir à temps et d’éviter cette impression d’amateurisme. 

Ensuite, elle montre l’extrême difficulté du Maire de Lyon à reconnaître ses erreurs. Pris en défaut à deux reprises en quelques semaines sur le même sujet, il persiste à nous expliquer qu’il n’y a pas de problème, que tout est sous contrôle, et que c’est simplement l’opposition qui polémique. 

Tout ceci est regrettable. Ce n’est surtout pas sérieux et pas à la hauteur des enjeux et de notre ville, 3ème ville de France.

Je terminerai par une explication de vote. 

L’avis proposé au Conseil municipal de Lyon est favorable mais assorti d’un grand nombre de réserves. Cela signifie que pour que l’avis de la Ville de Lyon soit considéré comme favorable, il faut que la totalité des réserves sont levées. Autrement dit, en l’état, cet avis est défavorable. Or, je soutiens le projet de Plan de protection de l’Atmosphère présenté par l’État. Je m’abstiendrai donc sur cette délibération.

Je vous remercie. 

Rapport d’information sur l’application de la loi pour la conservation et la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris

Mercredi 16 février avait lieu la présentation, en commission des Affaires culturelles et de l’éducation, du rapport d’information sur l’application de la loi pour la conservation et la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris, loi dont je suis rapporteure.

Je vous invite à retrouver mon intervention à l’occasion de cette présentation :