Un internet de croissance pérenne et équitable

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🇪🇺🏛 Hier le Parlement Européen a vécu trois temps forts et marquants :

  • Le discours de l’état de l’Union en 2018 du Président de la Commission Européenne M. Juncker.
  • Le vote de l’application de l’article 7 à la Hongrie de Viktor Orban, article qui lance un processus au terme duquel l’État Membre se voit privé de son droit de vote.
  • L’adoption après des débats intenses du projet de réforme de la directive sur le droit d’auteur à l’ère numérique.

Ce dernier vote a été salué par les acteurs professionnels ainsi que par nombre d’élus, dont les députés #LaRem de la Commission des affaires culturelles auxquels j’appartiens, qui avaient appelé à ce vote (cf tribune sur mon blog).

 

Cette issue du long travail du parlement européen démontre que lorsque l’on aborde le sujet d’internet avec bonne foi et lucidité des solutions sont possibles sans tomber dans les excès, soit d’une impossibilité de réglementer, soit de blocage a priori de contenus.

 

🖌📖 Créer des contenus c’est le fondement même du développement économique et culturel. Les rendre accessibles, partageables, « commentables » est aussi une contribution au développement collectif.

 

Rééquilibrer la chaîne de la valeur c’est-à-dire « qui perçoit quoi » dans les rentrées financières liées à cette activité sur le « world wide web » était nécessaire.

 

💻📱 Désormais, l’utilisation de contenus (comme des extraits) par une plate-forme numérique ouvrira droit à contrepartie financière pour son auteur. Il s’agit là d’une avancée majeure pour la protection du droit d’auteur.

 

📰🗞 Cette directive va permettre que les artistes, auteurs et interprètes, maintiennent leur visibilité sur le « web » mais soient mieux rémunérés et puissent garder un contrôle sur leurs œuvre. Plus particulièrement, elle ouvre un droit voisin pour la presse.

 

Une nouvelle phase de discussion débute maintenant entre le Parlement européen, la Commission Européenne et le Conseil. Avec le Gouvernement et le Parlement français, je continuerai d’être pleinement mobilisée afin que la suite des négociations confirme ces avancées.

Pour « un juste partage des revenus » entre créateurs et géants du Net

Tribune publiée dans le journal Le Monde du  7 septembre 2018

Cela fait bien longtemps que l’on ne peut plus considérer le « monde numérique » comme un espace accessoire au « monde physique », tant son emprise sur nos sociétés ne cesse de croître. Chacun le ressent dans tous les aspects de sa vie. L’installation des géants mondiaux du numérique, essentiellement américains et chinois, aux premières places du classement mondial des capitalisations boursières en témoigne.

En tant que citoyens, nous sommes attachés aux opportunités sans égales que cette révolution porte et dont la diffusion des œuvres culturelles, à l’instar d’autres secteurs, a déjà formidablement bénéficié.

Mais nous faisons tous aussi le constat que les fruits de cette économie sont malheureusement injustement répartis. Certaines plates-formes en ligne profitent de leur pouvoir pour s’approprier une part disproportionnée des revenus liés à la diffusion des œuvres, sans juste rétribution de leurs créateurs. Alors que les biens culturels n’ont jamais été aussi présents dans nos vies, le risque plane d’une paupérisation de la création et d’une fragilisation de son écosystème, déjà précaire.

Le projet de directive sur le droit d’auteur dans le monde numérique, qui sera voté le 12 septembre au Parlement européen à Strasbourg, entend associer large diffusion et pérennité financière, opérant de la sorte un net changement de cap. En proposant un mécanisme de juste partage des revenus, plus favorable aux créateurs, il entend stimuler le renouvellement de la production culturelle, qui à défaut ne fera que s’appauvrir et s’uniformiser au fil des années. C’est un tournant déterminant.

Inquiétude légitime

Malheureusement, cette mesure, essentielle, est contestée. La principale critique, véhiculée à travers des campagnes de désinformation abondamment financées par ces plates-formes, porte sur les risques supposés de son application pour la liberté d’expression. Nombre de nos concitoyens sont sensibles à ce discours et le relaient.

Leurs inquiétudes sont légitimes, car jamais ces campagnes ne mentionnent les garanties apportées par la directive, que ce soit à travers des mesures de protection des utilisateurs qui postent des contenus sur ces plates-formes ou du traitement équitable prévu en cas de requêtes abusives de la part des titulaires de droit. Ces campagnes n’évoquent pas plus les conséquences à long terme d’un affaiblissement généralisé de la création et du risque de perte – irréversible – d’une autre liberté au cœur de notre conscience : la liberté de choisir.

(suite…)

Mission Flash Déscolarisation : Synthèse

Voici le synthèse des travaux que nous avons conduit dans le cadre de la mission parlementaire sur la déscolarisation.

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Vous trouverez l’intégralité des travaux ici : Communication mission flash déscolarisation

Communiqué de Presse au sujet de la Mission Flash Déscolarisation

Aujourd’hui j’ai présenté le travail effectué durant la mission Flash Déscolarisation lors de la Commission des Affaires culturelles et de l’Education de l’Assemblée nationale. Vous trouverez-ci-dessous le Communiqué de Presse qui a été transmis.

Commission des Affaires culturelles et de l'éducation © droits réservés
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Le 23 mai dernier, George Pau-Langevin du groupe Nouvelle Gauche et Anne Brugnera du groupe La République En Marche ont été désignées rapporteures de la mission « Flash Déscolarisation ».

La mission « Flash Déscolarisation » permet de retenir des propositions concrètes et utiles pour le travail de la commission des Affaires Culturelles et de l’Education de l’Assemblée nationale. Ces travaux contribueront à la réflexion de la future loi sur l’instruction obligatoire à partir de 3 ans.

Après les auditions d’une trentaine d’acteurs différents (collectivités, associations, services de l’Etat, syndicats, fédérations,…) et l’étude des contributions écrites reçues pendant le mois et demi imparti à cette mission flash, des préconisations ont été présentées ce matin en Commission des Affaires culturelles et de l’Education de l’Assemblée nationale.

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Cette mission a permis de tracer de véritables pistes afin d’améliorer la connaissance et le suivi de la déscolarisation. Nouveaux outils, harmonisation des contrôles, commission de suivi, pistes pour un lien entre familles réalisant l’instruction à domicile et école, sont déclinés en 23 préconisations.

Afin de s’assurer que chaque enfant puisse voir son droit à l’instruction respecté en France, trois modes d’instruction existent en France :

  1. la scolarisation classique (publique ou sous contrat avec l’Etat),
  2. la scolarisation hors contrat,
  3. l’instruction à domicile.

La mission s’est concentrée sur la capacité de la puissance publique à s’assurer que chaque enfant en âge d’être scolarisé puisse avoir accès à l’un des modes d’instruction. Et dans le cas d’un choix porté sur l’instruction à domicile, qu’elle puisse assurer que les conditions de suivi proposées à l’enfant et sa famille sont adaptées aux besoins actuels.

Lors du travail de la mission, il est apparu que le contrôle de la mise en œuvre du droit à l’instruction pour chaque enfant en âge d’être scolarisé n’est pas effectif.

En effet, les Maires, chargés de cette mise en œuvre en tant qu’agents de l’État, n’ont pas les outils nécessaires à la réalisation d’un recensement fiable des enfants en âge scolaire dans leur commune. La France ne met pas en œuvre de registres municipaux de suivi de la population et cet outil fait réellement défaut avec une population devenue plus mobile. Il est possible d’en compenser l’absence par une évolution des méthodes de recensement scolaire qui intègrerait la nouvelle mobilité des familles françaises.

La mission a en particulier retenu deux propositions précises pour remédier à ce manque :

La création d’un INE (Identifiant National Étudiant) unique, national, pour tout enfant en âge scolaire serait un progrès. Suivi correctement, il permettrait à l’État et aux Maires de gérer les parcours des enfants et de se concentrer sur le recensement des enfants entrant dans l’âge scolaire.

La création d’une commission territoriale ad-hoc rassemblant Maires et services déconcentrés de l’État permettrait de formaliser la coopération de tous afin d’aider les Maires dans la mise en œuvre du contrôle de l’obligation d’instruction. En effet, plusieurs institutions publiques disposent de bases de données qui permettraient aux Maires de remplir plus efficacement leur mission. Le partage de ces bases de données devrait être systématique.

D’autres préconisations retenues dans le cadre de cette mission flash déscolarisation ont pour but d’adapter l’instruction à domicile aux réalités de notre société.

Il est nécessaire de pallier au fossé qui s’est installé entre l’instruction à domicile et la scolarisation classique et de sortir des logiques binaires en proposant des sas voire des partenariats pour accompagner les familles et les enfants.

L’instruction à domicile révèle quelque chose du rapport entre notre société et l’école. Elle atteste d’un rôle revendiqué des parents dans l’instruction de leurs enfants et interroge les méthodes pédagogiques avec une attente de modernité et d’inclusion adaptée de chaque enfant.

Travailler avec les acteurs de l’instruction à domicile c’est travailler à l’école de la confiance et cela passe par des évolutions tant dans les pratiques pédagogiques que dans la place que l’école accorde aux parents.

Néanmoins, il faut se garder de tout angélisme. Il existe des situations où l’instruction à domicile est détournée de son objet pour, en réalité, échapper à l’obligation républicaine d’instruction. Ces situations sont marginales mais elles existent. Il est nécessaire d’améliorer l’effectivité et la qualité du suivi des enfants en instruction à domicile afin de détecter ces abus. C’est dans cette perspective, que la méthodologie des enquêtes des Maires et les contrôles de l’Education nationale doivent être précisés et mieux articulés.

Mon intervention au sujet du conventionnement d’Ebulliscience lors du Conseil Municipal du 2 juillet

 

Monsieur le Maire,

Chers collègues,

 

Je suis heureuse d’intervenir au sujet de cette délibération qui incarne la lutte pragmatique, efficace contre les inégalités sociales et pour l’accès à la connaissance.

 

Tout a commencé avec une expérimentation développée par Ebulliscience, avec notre soutien, car notre majorité, progressiste, ne croyait pas en la fatalité de l’échec en mathématiques et dans les matières scientifiques.

 

Ebulliscience c’est un mouvement associatif, avec des bénévoles et des professionnels, un mouvement d’éducation populaire, qui, dans la lignée de l’action lancée par feu Georges Charpak, Prix Nobel de physique, construit depuis 20 ans un nouvel accès à l’apprentissage des sciences par la main à la pâte, par le faire, par des projets concrets qui parlent aux enfants.

 

Ebulliscience est un acteur complémentaire de l’école qui organise également des centres aérés éducatifs sur les sciences pendant les vacances et les jours de semaine non scolaires ainsi que nos classes sciences dans l’école Olympe de Gouge.

 

S’il y a un goût des mathématiques, il n’y a pas, au sens propre du terme, une bosse des mathématiques que l’on aurait ou que l’on aurait pas.

 

Et ce goût des mathématiques et des sciences est la base d’un bon apprentissage. Et c’est pour cette raison que nous souhaitons le voir se développer partout, t également dans nos quartiers et à Mermoz Lyon 8ème.

 

La grande force d’Ebulliscience, c’est l’humilité et la générosité des scientifiques qui s’y engagent. C’est humblement qu’ils savent que leur goût des sciences n’est pas une qualité supérieure qui les dinguerait des autres. C’est généreusement qu’ils consacrent du temps et renoncent à une carrière professionnelle plus rémunératrice pour travailler des voies alternatives au développement du goût pour les mathématiques et les sciences chez nos enfants.

 

Cette innovation nous l’avons soutenue et accompagnée.

 

A chaque évaluation, l’intérêt se confirmait et en même temps la méthode s’améliorait.

 

La valeur de ce trésor pédagogique est d’ailleurs reconnue à l’échelle nationale. A ses côtés, avec mon collègue Franck Lévy, pendant qu’il en faisant la découverte il y a quelques semaines à l’école Pasteur, je peux vous dire tout l’intérêt porté par mon collègue Député Cédric Villani en charge du rapport national sur l’enseignement des mathématiques, à notre travail commun avec Ebulliscience.

 

Cette délibération consolide et amplifie l’intervention d’Ebulliscience, c’est une bonne nouvelle pour tous les enfants de Lyon.

 

Mais surtout cette délibération annonce la démultiplication de cette réussite grâce à son adossement à notre périscolaire. La synergie entre ce projet réussi, reconnu et la sensibilisation de nos animateurs périscolaires va ouvrir des voies prometteuses pour les petits lyonnais.

 

Cette délibération fait le pari de l’intelligence des acteurs professionnels et associatifs lyonnais : je sais qu’ils seront au rendez-vous et j’en suis heureuse car nous allons ainsi faire bouger un des points de blocages des apprentissages scolaires.

 

Cette délibération c’est la promesse réaliste d’enfants qui réussiront mieux scolairement et auront accès au formidable champ culturel des sciences, c’est une chance pour leur avenir et nous nous en félicitons.

Je vous remercie.

Le Ministre de l’Education nationale annonce un « Plan mercredi » ambitieux pour les enfants et les familles

Les Députés La République En Marche de la commission des Affaires culturelles et de l’Education ont souligné l’importance du « Plan mercredi » auprès du Ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer et des services du Premier Ministre. Un travail de fond dans lequel s’est particulièrement engagée Anne Brugnera, Députée de la 4ème circonscription du Rhône.

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Anne Brugnera se félicite de l’aboutissement de ce « Plan mercredi » en une démarche de cohérence pédagogique sur tous les temps de l’enfant, avec des modalités financières et réglementaires fortes et souples propices à l’innovation et au partenariat.

Les financements, renforcés, iront là où les enfants sont réellement accueillis par le quasi doublement de la dotation heure/enfant des Caisses d’Allocations Familiales de 0,54 € à 1€.

Les mercredis reposeront désormais sur les projets éducatifs pilotés par les communes épaulées par le partenariat avec l’Education nationale et les Caisses d’Allocations Familiales : c’est un signal fort pour une synergie sur les territoires entre la politique familiale et la politique éducative.

Le mercredi, organisé comme un accueil de loisir périscolaire, sera un temps de découverte culturelles et sportives et d’apprentissage du respect mutuel cohérent avec celui de l’école.

Ces mercredis sont un outil de lutte contre la pauvreté des enfants en faisant que la précarité économique et culturelle de certaines familles n’empêche plus les enfants d’accéder à des loisirs culturels, sportifs et éducatifs.

Le « Plan mercredi » sera également un moyen efficace pour lever des freins de l’accès à l’emploi et aux formations parfois liés à la garde des enfants.

Cet effet sera d’autant plus significatif pour les femmes qui restent celles qui assument le plus souvent la garde des enfants et se voient encore trop fréquemment obligées d’arbitrer entre la garde de leur enfant et un emploi ou une formation.

Adoption de la loi ELAN : des évolutions majeures pour le secteur du logement et de l’aménagement

Le lien territoire-assemblée est nécessaire à la fabrication de la loi. C’est dans cette perspective que j’ai tenu à porter dans l’hémicycle les attentes des collectivités territoriales, principaux donneurs d’ordre en matière de construction et d’habitat social en proposant 10 amendements.

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Aujourd’hui, l’Assemblée nationale a adopté en première lecture le texte de loi Évolution du Logement, de l’Aménagement et du Numérique (ELAN).

Après près de 92h00 de débat, nourris d’échanges riches et de qualité sur tous les bancs de l’hémicycle, le projet de loi porté par les Ministres Jacques Mézard et Julien Denormandie a été adopté par 342 voix sur 555 votants.

Je me suis particulièrement investie sur ce texte, en amont de son examen en séance. J’ai rencontré les professionnels du secteur, tant à Lyon qu’à Paris, afin d’échanger sur leurs attentes et les nécessaires besoins d’évolution du texte. J’ai organisé un atelier en circonscription afin d’échanger avec les parties prenantes lyonnaises de ce secteur (architectes, bailleurs sociaux, BTP, propriétaires et syndics…).

En effet, en lien avec les associations nationales de collectivités et les élus locaux de l’agglomération, j’ai proposé 10 amendements visant à préciser et enrichir techniquement le projet de loi. Députée d’une partie de la Part-Dieu, j’ai tenu à sensibiliser le Gouvernement sur des questions de procédure urbaines allant dans le sens d’une facilitation de la construction au bénéfice de nos concitoyens.

C’est tout le sens de mon action parlementaire, co-construire la loi en prenant en compte les réalités et les attentes issues des territoires. C’est d’ailleurs le sens de mon engagement à la délégation aux collectivités territoriales et à la décentralisation à l’Assemblée avec laquelle j’ai également cosigné les amendements de notre rapporteur pour avis, le député Mattei.

 

Ma question au gouvernement sur l’accompagnement des lycéens inscrits dans Parcoursup

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Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés,

Ma question s’adresse à Madame Vidal, Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, et concerne l’inscription dans l’enseignement supérieur de nos futurs bacheliers.

Les chiffres, que vous avez rendus publics, nous amènent à constater que la nouvelle plateforme Parcoursup a fonctionné comme prévu. Plus de la moitié des lycéens ont reçu une réponse positive dès hier soir. Et plus de 64 000 ont déjà accepté une des propositions qui leur étaient faites.

J’en tire pour ma part deux enseignements.

Le premier est que notre pari de la confiance en notre jeunesse est gagné. En optant pour un dispositif qui fonctionne avec l’engagement et la réactivité des lycéens, nous avons privilégié :

  • l’humain à la machine,
  • le sens à l’arbitraire,
  • la responsabilité à la passivité.

Je rajoute que l’ergonomie de la plateforme, sa disponibilité sur smartphone, l’envoi de messages aux jeunes, montre que ce nouveau dispositif a bien été pensé pour les usages d’aujourd’hui.

Le deuxième enseignement est que le système fonctionne bien en continu. Dès ce matin des nouvelles propositions sont déjà parvenues aux élèves qui n’en avait pas encore reçu hier. Et ce sera le cas tous les jours.

Avec les Députés La République En Marche impliqués dans la loi Orientation et Réussite des Étudiants, je suis satisfaite de constater que cette plateforme fonctionne très bien. Elle a été construite et pilotée par des scientifiques et informaticiens de haut niveau. Et les bugs d’affichage produits hier par la forte affluence ont été immédiatement corrigés.

Toutefois cette tendance générale positive ne doit pas nous faire oublier les difficultés de l’attente que vivent certains de nos lycéens et leurs familles. De même, j’ai déjà eu connaissance de situations individuelles problématiques.

Aussi Mme la Ministre, pouvez-vous nous dire ce que peuvent faire les lycéens inquiets ainsi que ceux qui se trouveraient dans des situations atypiques ? Quels sont les recours qui leur sont proposés ? Je vous remercie.

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Réponse de Madame Frédérique Vidal, Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation

Mesdames et messieurs les députés, la plateforme Parcoursup a en effet permis, dès hier, à plus de 430 000 lycéens de recevoir des propositions ; 350 000 autres sont en attente. Dès hier, 63 000 lycéens ont accepté des offres, et dès ce matin, de nouvelles propositions ont pu être faites. Ce système fonctionne en effet, vous l’avez rappelé, en continu. J’invite donc tout cet hémicycle à faire la pédagogie de ce que vous avez souhaité pour la nouvelle plateforme d’admission dans l’enseignement supérieur. Je tiens aussi à souligner que beaucoup de fausses informations – par exemple de fausses captures d’écran – ont circulé, notamment sur les réseaux sociaux. Certains ont des buts tout autres que la réussite des futurs étudiants.

En ce qui concerne les jeunes qui n’ont demandé que des filières sélectives et n’ont pas de proposition à ce jour, des commissions rectorales ont été mises en place dès ce matin ; les recteurs et les équipes pédagogiques accompagneront ces jeunes pour leur proposer des solutions, sur la base des préférences qu’ils ont exprimées sur la plateforme Parcoursup.

Il est également possible d’appeler un numéro vert, de prendre contact avec un conseiller d’orientation. De plus, les proviseurs reçoivent les résultats en même temps que les lycéens, et peuvent donc les aiguiller. Enfin, des dizaines de milliers d’« étudiants éclaireurs » se sont mis à la disposition des lycées pour les aider à mieux s’orienter.

Nous voulons plus qu’un plan banlieues !

Tribune publiée le 19 mai dans Libération

Nous, parlementaires de La République en Marche, impliqués dans les quartiers prioritaires de la ville (QPV), dont nous sommes pour beaucoup issus, forts de notre diversité, tenons à être force de propositions pour en finir avec les ghettos et l’assignation à résidence.

Le président de la République s’exprimera le mardi 22 mai pour lancer la mobilisation nationale en faveur des quartiers, alors qu’une résignation forte se fait ressentir dans ces territoires. Dès la campagne présidentielle, puis dans son discours de Roubaix-Tourcoing, le président de la République a fixé un cap clair : l’heure est à l’action et tout se fera ensemble, avec les acteurs de terrain. Encore un plan banlieues, diront certains. Nous voulons sortir de manière claire et définitive d’une politique de la ville inefficace et à bout de souffle, pour aller vers un instrument d’équité de tous les territoires de la Nation, sans opposer nos compatriotes entre eux.

Les quelque 6 millions de Français qui vivent dans ces quartiers en difficulté n’ont pas à justifier la nécessité d’un investissement des pouvoirs publics. L’État doit rendre compte de l’accès équitable de tous les habitants aux services publics. Ce bouleversement de logique est la seule manière de ne plus jamais avoir à réfléchir à un plan banlieues. Il permettra aussi d’assurer une équité de traitement de tous les Français où qu’ils résident, dans nos campagnes ou dans nos villes, en métropole ou en outre-mer.

Les banlieues ne doivent pas être traitées comme étrangères à la République, et le soutien de l’État quasiment assimilé à de l’aide au développement. Celles et ceux qui vivent dans ces territoires ne sont pas des citoyens de seconde zone. Le traitement spécifique doit être remplacé par le même accès aux droits pour tous les Français.

Pour assurer la solidarité nationale, un mécanisme d’évaluation et de correction des inégalités devrait être mis en œuvre par une méthode statistique, en lien avec la réforme de la fiscalité locale. L’objectif serait de mieux mesurer les inégalités sociales et territoriales, pour les combattre avec force.

Éducation, formation et emploi

Les efforts doivent être poursuivis et concentrés sur l’éducation, pour lutter contre les inégalités à la racine. Nous pourrions aller plus loin dans le dédoublement des classes en zones d’éducation prioritaire, notamment en envisageant de l’expérimenter jusqu’au CM2 dans certains quartiers en difficulté. Nous croyons en l’école publique qui, avec des moyens adaptés et l’implication des équipes éducatives, doit parvenir à ouvrir les voies d’excellence à celles et ceux qui le souhaitent, sans la création d’un nouveau parcours spécifique. L’accès aux classes préparatoires et aux grandes écoles, de commerce, d’ingénieurs, ou encore de préparation aux concours de la fonction publique, tout comme à la formation en apprentissage de métiers d’avenir, doit tendre vers une meilleure représentativité sociale et territoriale. Le Président s’est engagé avec détermination pour une politique efficace de lutte contre les discriminations, notamment à l’embauche. Nous devons permettre aux habitants des quartiers, en particulier aux jeunes, d’être pleinement inclus. Pour cela, les entreprises et projets issus de l’économie sociale et solidaire (ESS) représentent un levier puissant contre l’exclusion.

La stigmatisation doit changer de camp. Il convient d’intensifier les campagnes de «testing» contre les discriminations, «traquer les employeurs» qui ne respectent pas la loi et «pénaliser les entreprises qui ont recours à ces pratiques», comme l’a expliqué le chef de l’État. Le «name and shame» sera une mesure forte, en permettant de rendre public le nom des entreprises fautives.

Afin de parvenir à des résultats tangibles et rapides dans nos quartiers, des solutions pragmatiques doivent être co-construites au plus près du terrain. Et pour cela, si la mobilisation de l’ensemble des acteurs est nécessaire, celle des habitants est indispensable. Ainsi, la concertation et le droit à l’expérimentation doivent être renforcés dans les territoires. Les actes sont déjà là : emplois francs, la police de sécurité du quotidien, ou encore le dédoublement des classes de CP et CE1 ont été lancés par gouvernement. Nous saluons ces mesures qui ont été prises dans une logique d’équité et mises en place dans le cadre de dispositifs de droit commun, et non par la politique de la ville. Nous réaffirmons notre confiance envers le gouvernement pour aller plus loin, avec l’ensemble des acteurs.

Députés de la Nation, nous serons au rendez-vous pour veiller à la mise en œuvre des actions à venir, pour rappeler au gouvernement ses engagements, et pour faire remonter la parole des habitants des quartiers. Nous prenons l’engagement de tout faire pour sortir nos quartiers de leur situation de territoires de seconde zone. En somme, nous voulons plus qu’un plan banlieues : une mobilisation nationale pour l’humain.

Signataires
Saïd AHAMADA, député des Bouches-du-Rhône
Nadia HAI, députée des Yvelines
Valérie PETIT, députée du Nord
Pierre-Alain RAPHAN, député de l’Essonne
Damien ADAM, député de Seine-Maritime
Patrice ANATO, député de Seine-Saint-Denis
Didier BAICHERE, député des Yvelines
Belkhir BELHADDAD, député de la Moselle
Anne BRUGNERA, députée du Rhône
Carole BUREAU-BONNARD, députée de l’Oise
Sébastien CAZENOVE, député des Pyrénées-Orientales
Jean-François CESARINI, député du Vaucluse
Sylvie CHARRIERE, députée de Seine-Saint-Denis
Dominique DAVID, députée de Gironde
Nicole DUBRE-CHIRAT, députée du Maine-et-Loire
Stella DUPONT, députée du Maine-et-Loire
Albane GAILLOT, députée du Val-de-Marne
Emilie GUEREL, députée du Var
Stanislas GUERINI, député de Paris
Christophe JERRETIE, député de la Corrèze
Anissa KHEDHER, députée du Rhône
Rodrigue KOKOUENDO, député de Seine-et-Marne
Aina KURIC, députée de la Marne
Mustapha LAABID, député d’Ille-et-Vilaine
Mohamed LAQHILA, député des Bouches-du-Rhône
Frédérique LARDET, députée de Haute-Savoie
Fiona LAZAAR, députée du Val-d’Oise
Annaïg LE MEUR, députée du Finistère
Marion LENNE, députée de Haute-Savoie
Alexandra LOUIS, députée des Bouches-du-Rhône
Laurence MAILLART-MEHAIGNERIE, députée d’Ille-et-Vilaine
Jean François MBAYE, député du Val-de-Marne
Jean-Michel MIS, député de la Loire
Cendra MOTIN, députée de l’Isère
Matthieu ORPHELIN, député du Maine-et-Loire
Catherine OSSON, députée du Nord
Zivka PARK, députée du Val-d’Oise
Anne-Laurence PETEL, députée des Bouches-du-Rhône
Cathy RACON-BOUZON, députée des Bouches-du-Rhône
Cécile RILHAC, députée du Val-d’Oise
Laurianne ROSSI, députée des Hauts-de-Seine
Cédric ROUSSEL, député des Alpes-Maritimes
Sira SYLLA, députée de Seine-Maritime
Aurélien TACHE, député du Val-d’Oise
Hélène ZANNIER, députée de la Moselle
Jean-Marc ZULESI, député des Bouches-du-Rhône

Réunion publique 31 mai – Télévision, radio, culture : quels modèles pour demain ?

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La mission d’information sur une nouvelle régulation de la communication audiovisuelle à l’ère numérique a été créée par la commission des Affaires culturelles et de l’éducation de l’Assemblée nationale. Elle est composée de 18 députés dont je fais partie ainsi qu’Aurore Bergé qui en est la rapporteure et qui sera chargée à ce titre de porter les propositions résultant des travaux de la mission.

Dans ce cadre, nous allons à la rencontre du public dans toute la France pour débattre sur le thème : Télévision, radio, culture : quels modèles pour demain ?

Des réunions ont déjà eu lieu à Marseille et Strasbourg et nous serons à Lyon pour une réunion publique le 31 mai prochain à l’auditorium du Musée des Beaux-Arts.

Pour l’instant, Thierry Chassagne, Président de Warner Music France, Gaël Sanquer, Directeur des antennes du groupe NRJ, Alain Liberty, Président du SIRTI, Directeur général de Radio Scoop ont accepté d’évoquer le secteur de la musique.

Si vous souhaitez participer, réserver votre place sur le lien suivant :

https://goo.gl/forms/qxvCS6dWU6eu7Kux2